Critique Livre : La légende du lama blanc – Tome 02 : La plus belle Illusion de Alexandro Jodorowsky et Georges Bess

Synopsis: Plusieurs années ont passé depuis l’invasion du Tibet par les troupes chinoises. Le général Lao, basé à Lhassa, dirige le pays d’une main de fer et décide d’y instaurer la loi martiale. Son objectif : réduire à néant la moindre trace de tradition tibétaine. Mais le pays a peut-être encore davantage à craindre… Car des nazis, survivants de la Seconde Guerre mondiale, y développent en secret une arme terrible, plus puissante encore que la bombe atomique ! Qui serait capable de sauver le Tibet de l’apocalypse ? Les amants Issim et Mandarava, à qui le Lama blanc a confié ses pouvoirs ? Ou le quatorzième Dalaï-Lama, Tenzin, si jeune, mais déjà si sage ?

Critique: Ce deuxième tome, réalisé par les mêmes auteurs que la série mère, continue à déployer l’intrigue et le drama qui se prépare au Tibet.  Dans la lignée du Lama Blanc, le ton est dans  le fantastique, sur fond de contexte historique. Les chinois de Mao-Tse-Tong pillent les terres du Tibet et veulent durcir encore plus leurs lois dictatoriales. Le plus étonnant dans cette reprise est le ton d’ensemble. Oscillant constamment entre le bien et le mal, le lecteur découvre des personnages d’une noirceur sans fond, tandis que d’autres ont une âme pure et sublime. Les uns prennent les armes et usent de violence, tandis que les autres ont recours au pouvoir de l’esprit et à la méditation. Des scènes méditatives s’alternent donc aux dialogues philosophico-religieux dont Jodorowsky a le secret. Parallèlement, certaines figures du mal sont totalement repoussantes et écœurantes. On y voit même un Hitler vieillissant qui ressemble presque à un mort-vivant. Le Yin et le Yang sont puissamment évoqués, notamment grâce au talent graphique de Georges Bess. A travers des dessins extrêmement détaillés, chargés de détails et de traits, les planches sont de vraies œuvres d’art. La colorisation est fine et délicate et tranche presque avec le trait puissant et ciselé de Bess. Comme pour le tome 1, l’intrigue se disperse à force de multiplier les personnages. Pourtant, le final réserve une suite très violente et particulièrement riche en actions, avec l’émergence du Dalaï Lama, quatorzième du nom ! Quand Dalaï Lama fâché, lui toujours faire ainsi.

Note : 8/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : GLENAT (3 février 2016)

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