Troupe 52 (14 novembre 2016) de Nick Cutter

Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça.
Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.

À mi-chemin entre Sa Majesté des mouches et 28 jours plus tard, ce thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au cœur des ténèbres, à la frontière de la folie.

Critique :Il est évident que ce livre est un conte horrible avec quelques scènes horribles de la violence et l’imagerie inquiétante qu’elle en dégage. Si vous n’êtes pas tolérant de ce fait, vous devriez probablement passer à un genre différent. Nick Cutter est un écrivain très bien avec une bonne mécanique et une excellente représentation de l’imagerie.  » Troupe 52″ ne se lit pas comme un livre d’un nouvel auteur . La façon dont l’auteur  utilise des documents officiels et d’ autres articles écrits pour changer le rythme de l’histoire et de donner un aperçu de l’ endroit où le parasite est originaire et ce qui se passait autour de l’île pendant le péril des personnages est original. Le style d’écriture de Cutter est impeccable. Il a un sens très vif pour la description, que ce soit lors de la gestion des émotions, le paysage, ou le gore, lui – même, et sa prose est majestueuse en quelque sorte, comme ce que vous trouverez dans la littérature britannique.  La partie centrale du livre est un peu lent, et il y avait peut être trop de trame de fond. Il est très gore, et comme d’ autres l’ ont écrit, il y a des cas de maltraitance animale.Ceci est un roman d’horreur, après tout. Il est censé être dégoûtant et faire ressortir vos émotions, et cela étant dit, si c’est ce que vous cherchez, vous êtes à la bonne place.

Note : 9/10

  • Nombre de pages  : 448 pages
  • Editeur : Editions Denoël (14 novembre 2016)

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Le pic à glace (16 novembre 2016) de Philippe Candeloro

Davos, fin du congrès de la Fédération internationale des sports de glace. Durant la nuit précédant l’élection du président, Lorena, chef de la sécurité de l’hôtel, est informée de la disparition de Norton, ex-champion visant la direction de la Fédération. Elle découvre près des poubelles un patin à glace maculé de sang.
Elle fouille l’établissement en vain ; mais ne peut se rendre à l’extérieur : la tempête fait rage. Mais déjà, Lorena soupçonne un meurtre. Elle prévient la police de Zürich qui ne peut intervenir à cause du mauvais temps. Et commence à mener l’enquête avec pour principal souci d’éviter un autre meurtre.
La dernière personne à avoir croisé Norton est Rosalie Sélavy, également candidate au fauteuil de président. Rosalie dira un peu plus tard que Norton  se sentait menacé.
Au fil des interrogatoires menés par Lorena, les langues se délient. Lorena découvre que le milieu des sports de glace est un univers où règnent des méthodes dignes de la mafia.

Critique : Philippe Candeloro en tant qu’écrivain et en plus dans le registre du polar est plus qu’étonnant et a cette demande comment ce livre va être; mais Candelero est accompagné de Serge Filippini. À la lecture de ce livre on retrouve bien sûr le monde du patinage et le lecteur est placé dans un huis clos à Davos. L’exercice d’écriture n’est pas simple et pour un premier roman aborder le huis clos est culotté mais il est réussi et répond à la fois aux figures imposées par le genre, le lecteur est toujours sous pression et ne peut s’empêcher de tourner les pages, se perdant de chapitre en chapitre, afin de savoir jusqu’où ils devront aller dans l’horreur. La construction du roman est parfaite, et lors du huis clos, il s’agit d’une prouesse remarquableAinsi, les points positifs sont nombreux, c’est un sans-faute concernant le scénario. Pour ce qui est de l’écriture, il n’y a aucune lourdeur, le style de Candelro reste simple, rythmé et efficace. Aucun de ses personnages n’est stéréotypé, chacun a ses ambiguïtés, là aussi le travail est époustouflantQuant aux décors et aux descriptions, on n’est pas déçu, malgré le peu d’horizons qui nous sont offerts dans cet espace clos. On visualise les scènesMais ce n’est pas tout, impossible de révéler un des gros rebondissements de l’histoire, mais il nous fait basculer dans une autre dimension, tel un triller paranoïaque, il nous fait vibrer et nous questionner encore plusLe livre est un vrai turn-over, on le dévore d’une traite, pour assécher cette soif de savoir qui nous conduit vers la fin. Un super roman à lire, où on ne s’ennuie jamais.

Note : 9/10

  • Broché: 240 pages
  • Editeur : Archipel (16 novembre 2016)
  • Collection : Suspense

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Qui es-tu Alaska ? (21 novembre 2016) de John Green et Julien Allou

Premier verre, premiers amis, première fille… Dernières paroles. Miles Halter est fasciné par les dernières paroles célèbres et impatient de quitter sa vie protégée dans le cocon familial. Il part en pensionnat en quête de ce que Rabelais, mourant, appelait son « Grand Peut-être ». Beaucoup de découvertes attendent Miles à Culver Creek, notamment Alaska Young. Intelligente, drôle, écorchée et mortellement sexy, Alaska va attirer Miles dans son labyrinthe et le propulser dans le Grand Peut-être.

Qui es-tu Alaska ? témoigne brillamment de l’influence indélébile qu’une personne peut avoir sur une autre.

Critique :  Julien Allouf nous fait plonger durant 7H30 d’écoute sur le nouveau roman de l’auteur de Nos étoiles contraires  avec ce livre audio qu’est : Qui es-tu Alaska ? Vous ne serez pas déçu de ce voyage auditif parce que Julien Allouf avec sa voix est maître dans l’art de vous faire passer des émotions d’un tel livre.
On y écoute son talent de conteur et en particulier grâce à la force de présence des personnages écrit par John Green. Toutes les émotions sont décrites avec une incroyable justesse. Comme avec Nos Etoiles Contraires, on peut passer du rire aux larmes en un clin d’œil.
Au départ,on ne pense pas apprécier les personnages. Des jeunes faisant la fête, aimant l’alcool, faisant des blagues aux autres,  et pourtant on les aime tous. Takumi va vous faire sourire voir rire avec l histoire de renard…                                                 Et bien sur Alaska qui est un personnage tout en justesse qu’on essaye de comprendre mais qui semble toujours nous glisser entre les doigts. Comme Miles, on ne la comprend jamais alors qu’elle est le point gravitationnel du groupe. Miles, quand à lui, est de plus en plus attachant durant l’histoire. Ce lieu clos exacerbe les désirs et les passions : les amitiés sont fusionnelles, la perte devient ainsi une épreuve intolérable et douloureuse. Ce qu’il se trame à Culver Creek est secret. Les adolescents entre eux adoptent des noms de code, ils dégagent aussi une image plutôt positive avec leurs réussites scolaires et leur érudition exemplaire. .
Tout semble tellement disproportionné dans cette histoire, voilà qui peut marquer sa singularité.                                                                                                                                           Pour les personnes qui on déjà lu le livre où ce qui souhaite le découvrir ce livre audio est passionnant, flamboyant par ses excès, et grâce à Julien Allouf  on passe facilement du rire aux larmes, sans rien y comprendre ! Une grande réussite.

Note : 9,5/10

  • Durée : 7 heures et 30 minutes
  • Type de programme : Livre audio
  • Version : Version intégrale
  • Editeur : Gallimard
  • Date de publication : 21 novembre 2016
  • Langue : Français

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La chasse au tuc-tuc-tuc (10 novembre 2016) de Astrid Desbordes et Marc Boutavant

C’est la nuit dans la clairière. Tout le monde dort sauf Edmond, qui a peur d’un bruit mystérieux, tuc tuc tuc…Georges Hibou est prêt à en découdre avec ce tuc tuc tuc et, aidé par la chauve-souris Mitzi, à faire aimer la nuit à son ami Edmond.

Critique : Des aventures simples, ponctuées de péripéties amusantes, servies par des illustrations aux couleurs fraîches avec une nouvelle aventure d’Edmond et ses amis qui nous dans une aventure avec de l’amitié, des émotions, des rêves et nous plonge ici dans le monde de la nuit avec des objets qu perdent leurs contours et les bruits, que l’on identifierait sans problème la journée, prennent des résonances effrayantes le soir. Mais qu’est ce que le tuc-tuc-tuc ?  Edmond  va s’entourer de ses amis pour résoudre le problème. Un très belle album pour les enfants avant de dormir.

Note : 9/10

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Nathan (10 novembre 2016)
  • Collection : Edmond et ses amis

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Panique dans la mythologie : Hugo contre le Minotaure ( 7 septembre 2016) de Fabien Clavel

Hugo, féru de mythologie, anti-héros par excellence au sein de sa classe de 5e, devient en revanche un précieux allié des Dieux lorsqu’il bascule dans le passé.
Quand  Hugo  observe sur un vase antique que Thésée a disparu du Labyrinthe, il suspecte la magicienne Médée et part à la recherche du héros de l’Attique.

Critique : Ce second tome de Panique dans la mythologie s’adresse aux jeunes lecteurs passionnés de mythologie. A travers les missions d’Hugo on redécouvre de façon ludique et originale les plus célèbres mythes de la mythologie grecque. Pour ce second épisode, direction la Crète sur les traces de Thésée dans le labyrinthe du minotaure car le jeune héros semble être en danger ! Le plus sympathique, c’est de voir la psychologie du jeune Hugo s’étoffer.Plongé dans la mythologie, il s’épanouit, savourant l’aventure, son rôle valorisant de mythoplaste… et la présence de la jolie Blanche à ses côtés ! Son émerveillement pour ce monde disparu qui renaît sous ses yeux est communicatif.

Note : 8,5/10

 

  • Poche: 160 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (7 septembre 2016)
  • Collection : Rageot Romans

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Panique dans la mythologie : l’odyssée d’Hugo (7 septembre 2016) de Fabien Clavel

Hugo, féru de mythologie, anti-héros par excellence au sein de sa classe de 5e, devient en revanche un précieux allié des Dieux lorsqu’il bascule dans le passé.
Lors d’une visite au Louvre, Hugo est projeté dans l’Antiquité. Il découvre qu’Ulysse a disparu et Hadès lui confie la mission de le retrouver.

Critique : Ce premier tome de Panique dans la mythologie inaugure une série de courts romans pour les jeunes lecteurs passionnés de mythologie. On redécouvre de façon ludique et originale les plus célèbres mythes de la mythologie grecque. Pour ce premier épisode, direction Troie pour revivre l’Odyssée d’Ulysse car ce dernier a disparu !
Le format court de chaque tome rend l’histoire très dynamique et le duo Blanche/Hugo fonctionne à merveille.

Note : 8,5/10

 

  • Poche: 160 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (7 septembre 2016)
  • Collection : Rageot Romans

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Léo a disparu (21 septembre 2016) de Roselyne Bertin

Pour suivre un chat, Léo se glisse à travers un soupirail et tombe dans une cave abandonnée dont il est impossible de sortir. Livré à lui-même, il explore les lieux et découvre le butin caché de cambrioleurs. À l’extérieur, sa disparition suscite l’angoisse de ses parents, l’inquiétude de ses camarades et une enquête de gendarmerie menée par l’inspecteur Valérian.
Léo sera-t-il délivré grâce à la ténacité de ses camarades ?

Critique: Léo va avoir 13 ans dans 22 jours. Ses parents viennent de se séparer et il vit avec sa mère dont il est très proche. Son existence se partage entre le collège malgré son aversion terrible pour les leçons de grammaire, ses copains Olivier et Clément et la passion qu’il voue au monde animalier. D’ailleurs c’est simple, plus tard, il sera vétérinaire!
Cette petite vie tranquille et sans histoire se trouve bouleversée le jour où il ne se présente pas au collège.
Pourtant il est parti le matin comme d’habitude, un peu contrarié certes car son premier cours proposait un contrôle ardu de grammaire. En plus, Estelle, une camarade de classe secrètement amoureuse du jeune garçon, l’a vu devant la grille de l’établissement scolaire. Elle en est sûre et en témoigne face au policier, Gilles Valérian, chargé de l’enquête.
Car il faut bien se rendre à l’évidence. Léo a disparu ce mardi matin à 7h45 devant son collège et en présence des quelques centaines d’autres élèves venus en cours tout comme lui.
Alors enlèvement? Fugue? Le mystère reste entier.Roselyne Bertin nous offre une lecture passionnante tant par le contenu de son récit, que par la manière dont elle nous le livre et surtout l’approche de style singulière à laquelle elle nous confronte.Entre les lettres anxieuses et pourtant résolument optimistes qu’écrit sa mère à Léo pour garder espoir, l’avancée de l’enquête avec toutes ses incertitudes de Gilles et surtout le récit par Léo lui-même qui va passer peu à peu de l’inquiétude que doit susciter sa disparition aux pires craintes pour sa sécurité, rien n’est laissé au hasard et on se laisse prendre au rythme et au ton de ce récit enlevé jusqu’à la dernière ligne.

Note :9/10

 

  • Poche: 96 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (21 septembre 2016)
  • Collection : Heure noire

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500 000 euros d’argent de poche (21 septembre 2016) de Rémi Stefani

La nuit dernière, un meurtre a eu lieu derrière la maison d’Aurélien, sur le chemin qui borde la Moselle. Le cadavre d’un comptable criblé de balles a été retrouvé, ainsi que l’arme du crime. Au matin, le garçon découvre dans les broussailles une sacoche renfermant 500 000 euros. Qu’en faire ? Partagé entre le désir de garder le pactole et le sentiment de faire quelque chose de mal, Aurélien hésite…

Critique: Un roman policier agréable à lire avec la figure d’anti héros du père qui introduit l’humour dans le récit. L’histoire est complète avec le voisin qu’il faut écarter, la mère pleine de droiture et le flic ripoux. Alors, que ferions-nous avec 500 000 euros d’argent de poche? Cela ne vaut-il pas tous les efforts pour tenter de les conserver en dépit du danger?

Note : 9/10

 

  • Poche: 160 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (21 septembre 2016)
  • Collection : Heure noire

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Plus fort que la police (21 septembre 2016) de Rémi Stefani

Alors qu’il rentre chez lui, Antoine assiste à l’arrestation de sa mère pour vol au supermarché. Son père, braqueur, est en prison pour plusieurs années. Résolu à échapper à la police et craignant un placement en famille d’accueil, le garçon se réfugie dans son grenier et échafaude alors un plan infaillible. Après tout, il est le meilleur élève de sa classe…

Critique :Un roman rythmé qui devrait plaire aux jeunes lecteurs (cm2/6°). Il aborde le thème délicat d’une famille où le père est en prison.Facile à lire, cette histoire est mouvementée, rythmée et pleine de suspense. le héros est attachant.Ce roman est bien et l’histoire de cette famille est très attachante. Ce livre est une bonne découverte et ce lit très vite.

Note : 9/10

 

  • Poche: 192 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (21 septembre 2016)
  • Collection : Heure noire

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Oceania T2 : horizon blanc (14 septembre 2016) de Hélène Montardre

Revenue en Europe sur les traces de son passé, Flavia découvre un continent pris dans les glaces. Accompagnée d’Anita, de Roberto et d’oies des neiges, elle gagne en traîneau la base secrète de Landvik, et remet à des scientifiques la clé alpha riche des savoirs de l’humanité. Mais cette clé ne peut être lue sans… sa sœur jumelle, Amalia ! Tandis que Chris l’attend à New York avec Amalia, Flavia se confronte à son passé familial. Puis elle monte sur le brick goélette Samantha pour rejoindre celui qu’elle aime et celle qu’elle rêve de connaître

Critique : la recherche de son passé, Flavia est retournée en Europe. Entre temps le pire est arrivé, les eaux ont envahi les côtes, un froid polaire règne sur le vieux continent fui par ses habitants. À travers un paysage enneigé Flavia se dirige vers la fameuse base scientifique, porteuse d’un message d’avenir. de l’autre côté de l’Atlantique Chris fait une rencontre très surprenante…
Beaucoup de rebondissements, de situations assez rocambolesques. de la dystopie on glisse parfois vers le fantastique ou le mélo. C’est de la littérature de jeunesse. Il faut savoir accrocher les lecteurs parfois fragiles. du coup ce tome fait la part belle à l’aventure, aux sentiments et laisse de côté les critiques avancées dans le tome précédent sur l’aveuglement des gouvernements face au dérèglement climatique. Il se dégage une atmosphère de conte dans cette lecture. Les oies sauvages, les sternes voyageuses, le pourfendeur de nuages qui trône fièrement sur son chameau, une île du Pacifique mystérieuse, une jeune-fille liée aux oiseaux. Pourtant on sent à la fin comme un frémissement sur l’emprise des médias sur le monde.

Note : 9/10

 

  • Poche: 352 pages
  • Editeur : Rageot Editeur (14 septembre 2016)
  • Collection : Hors collection

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