La Baleine et l’Escargote (9 février 2017) de Donaldson,Julia et Scheffler,Axel

L’escargote de mer rampait sur son rocher en contemplant les flots et les bateaux à quai. Et elle regardait et elle gémissait et elle soupirait :  » La mer est profonde et la terre est ronde… Oh ! j’aimerais tant découvrir le vaste monde !  » Voici la belle histoire de l’escargote qui voulait voir du pays et de son amie, la baleine gris-bleu, qui l’emmena faire un tour du monde sur sa queue.

Chronique :  Donaldson et Scheffler les deux créateurs du Gruffalo nous entraine dans une histoire irrésistible remplie d’aventure et d’amitié avec une véritable incitation à la découverte et au voyageComme les précédents livres du duo l’histoire est simple mais assez riche pour être exploitée pour les enfants. Le vocabulaire est répété, certaines phrases aussi, ce qui permet de jouer l’histoire ou de travailler certains sons. Le livre est coloré et agréable, un vrai bonheur.

Note : 9/10

  • Broché: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (9 février 2017)
  • Collection : L’heure des histoires

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Alice au pays des merveilles (9 février 2017) de Emma Chichester Clark

D’après l’œuvre originale de Lewis Carroll

Chronique : Emma Chichester Clark nous offre ce grand classique adapté et illustré pour les jeunes enfante et on en ressort ébloui de cette lecture . Le monde imaginé par Lewis Carroll est très bien transposé surtout par la douceur des dessins et de ce monde de convenances absurdes, de non-sens complet et d’une imagination débridée et qui arrive à évoquer ces moments demi-somnolents où les pensées flottent comme des nuages dans le ciel et s’enchaînent sans lien apparent. La disparition du chat dans l’arbre est une des plus belles pages illustrées telle une peinture.
La richesse créative est partout et on a hâte de relire la version d’origine mais avec les superbes dessins d’Emma Chichester Clark .

Note : 9/10

 

  • Album: 48 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (9 février 2017)
  • Collection : L’heure des histoires

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L’amie prodigieuse, II : Le nouveau nom (23 février 2017) de Ferrante,Elena. Lu par Marina Moncade

«Si rien ne pouvait nous sauver, ni l’argent, ni le corps d’un homme, ni même les études, autant tout détruire immédiatement.» Le soir de son mariage, Lila, seize ans, comprend que son mari Stefano l’a trahie en s’associant aux frères Solara, les camorristes qu’elle déteste. De son côté, Elena, la narratrice, poursuit ses études au lycée. Quand l’été arrive, les deux amies partent pour Ischia. L’air de la mer doit aider Lila à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano.

Chronique : Magnifiquement raconté par Marina Moncade ce livre est une très bonne surprise. N’ayant pas lu « l’Amie Prodigieuse »  c’est l’occasion de ce plongé dans ce récit bien loin du conte de fée. On apprend que Lisa est devenue la signora Caracci et avec tout ce que cette nouvelle condition implique : privilèges, statut, respect, belle maison … mais elle est malheureuse car son mari la bat, l’a trahie et elle n’a pas pu poursuivre ses études. De son côté, Elena continue d’étudier brillamment et se rapproche davantage du monde cultivé, de l’intelligentsia auprès d’autres fréquentations ; on sait qu’elle ira loin dans la vie même si elle ne se sent pas toujours à la hauteur en raison de ses origines.
Par moment, on déteste vraiment Lila et son caractère bien trempé, on la trouve abjecte, sans cœur et puis on la plaint aussi. L’histoire d’amitié qui les lie est fort complexe et sort des sentiers battus !
La richesse du caractère des personnages qui paraissent si réels, les liens qui se tissent entre eux et les changements de situation inattendus nous poussent à vouloir connaître la suite. Et Marina Moncade arrive à nous passionné durant 16h où l’on évolue avec les personnages et leur milieu : on y parle de la culture et de l’importance de s’en sortir pour fuir la pauvreté, de l’argent qui ne fait pas le bonheur, de l’amour, la misère …  Une très belle découverte et un récit qui s’écoute tel un turn over.

Note : 9,5/10

 

  • CD
  • Editeur : Gallimard (23 février 2017)
  • Collection : Ecoutez lire
  • Langue : Français

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Profil bas (2 février 2017 de Nugent,Liz

« Mon mari n’avait pas l’intention de tuer Annie Doyle, mais cette petite menteuse l’avait bien cherché ». Lydia vit dans une superbe demeure dublinoise avec son mari, le très respectable juge Fitzsimons, et leur fils adolescent. Ils forment une famille unie et heureuse. Il manque juste un petit quelque chose pour que le bonheur de Lydia soit total… et ce petit quelque chose, elle est prête à tout pour l’obtenir. Même à tuer ? Comme dans Oliver ou La fabrique d’un manipulateur (Denoël, 2015), Liz Nugent nous livre les pensées les plus sombres d’un être capable de causer la perte de tous ceux qu’elle aime sans éprouver le moindre remords.

Chronique :Profil bas est un roman effrayant rempli de jeux de puissance, nauséabond de secrets où la culpabilité et la folie sont au rendez-vous. C’est la recette parfaite pour un thriller psychologique sombre et tordu. On lit ce livre d’une traite. Il nous pend du début et on ne peut pas le poser. Il est clair dès le début qu’une série de catastrophes se met en marche et qu’on est fasciné et repoussé par ce qui s’y passe. Liz Nugent a écrit une histoire impressionnante remplie de suspense et de terribles surprises.
Le style d’écriture est facile à lire avec un contraste entre la manière accessible que l’auteur écrit et les choses horribles qui se produisent dans l’histoire. On se sent fasciné et indigné en même temps. L’écriture de Liz Nugent est comme un spectacle de théâtre, elle est le maître de marionnettes qui contrôle tout et tout le monde et elle sait exactement quand elle a besoin de tirer quelle corde. Cela rend cette histoire extraordinaire.
Profil bas est un livre étonnant. C’est une histoire dont on s’en souviendra. Il y a tellement de bonté dans certains des personnages principaux, mais il y a aussi un grand mal. C’est une histoire remplie d’oppositions, de scrupules et de décisions impossibles avec beaucoup de torsions et de tours intéressants et l’auteur réussit à surprendre le lecteur encore et encore. La fin est fantastique et inattendue, créative et brillamment mise en scène. Si vous aimez le genre du policier à suspense, vous ne voulez pas manquer cette histoire.

Note : 9/10

 

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Denoël (2 février 2017)
  • Collection : POLICIER – SUSP

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Joyeux anniversaire & Bonne nuit ! (2 février 2017) de Yu-hsuan Huang

Tire, tourne et déplace les volets dans les livres.

Chronique : Deux livres solide, adapté aux petites mains, cette collection permettent aux enfants de déplacer les animaux qui jouent à cache dans les pages; avec plein de belles couleurs, ses deux livres abordent soit l’anniversaire où la nuit. Ce sont des livres faciles à lire, pas très long du coup parfait pour un enfant d’environ 2 ans. Cela aide l’imaginaire de l’enfant à travailler sur le sujet du livre et le fait que le livre est avec des tirettes fait que l’enfant y joue.

Note : 9/10

 

  • Album: 10 pages
  • Editeur : Editions Gründ (2 février 2017)
  • Langue : Français

 

Drôles d’oiseaux (2 février 2017) de Lucy COUSINS

Au fil des grandes pages colorées de ce livre, des oiseaux multicolores parlent, s’agitent et invitent le petit lecteur à faire de même : chanter comme le coq, sautiller comme le moineau ou encore se dandiner comme le pingouin.
Un bel album signé Lucy Cousins, la créatrice de Mimi la souris.

Chronique : Lucy COUSINS signe un album où mes enfants vont s’amuser avec les oiseaux. On connait l’auteur surtout avec Mimi la souris mais grâce à ce superbe album avec des illustrations simples et agréables l’enfant s’amuse de manière ludique et fait marcher sa motricité fine afin de découvrir mille est une merveille à faire avec les oiseaux.

Note : 9/10

 

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Grund (2 février 2017)
  • Collection : Le coin des histoires

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Demain n’est pas un autre jour (2 février 2017) de Schneider,Robyn

Avant le diagnostic, la vie de Lane était plutôt banale.Au sanatorium pour ados, il rencontre l’irrésistible Sadie et sa bande de copains. Rebelles, excentriques et résolument vivants, dans le monde rigide de l’établissement, ces adolescents ne suivent que leurs propres règles.À leurs côtés, Lane réalise que la maladie n’est pas nécessairement une fin : quand l’amour et l’amitié viennent tout bousculer, elle pourrait même constituer un nouveau départ.

Chronique :  Robyn Schneider nous offre un roman grave et drôle où les vies de deux adolescents malades s’entrechoquent.  C’est l’histoire de  Lane et Sadie, deux adolescents qui ont une souche incurable de la tuberculose.
Les chapitres alternent entre la perspective de Lane et celle de Sadie. Quand le livre commence, Lane vient d’arriver à Latham ; Sadie est là depuis des mois. La plus grande préoccupation de Lane est de suivre ses cours. Malgré le diagnostic, il ne sera pas dissuadé de son objectif d’entrer dans Stanford. L’attitude méprisante des professeurs, et le travail acharné que les étudiants se sont donnés est un choc pour Lane. Mais tout le monde ici est malade, et pas tout le monde a de l’énergie pour suivre le cours.
Sadie n’a pas une opinion favorable de Lane, basée sur un incident au camp il y a des années avant. Mais quand il n’empêche Sadie et ses amis de se mettre dans le pétrin, elle se rend compte qu’il pourrait ne pas être le garçon, elle pensait qu’il était.
Comme Lane devient un membre à part entière du groupe de Sadie, il commence à valoriser ce qu’ils ont à offrir. Comme ses amis de la maison semblent changer, il trouve une nouvelle appréciation pour ses nouveaux amis. Sadie offre une nouvelle perspective, et les deux adolescents se rendent compte qu’ils ont des sentiments pour l’autre.

« Demain n’est pas un autre jour  » ne va pas éviter les comparaisons avec « Nos étoiles contraires » mais il n’a rien de commun et ce n’est pas facile de recréer l’angoisse et la tristesse dans un livre sur les adolescents avec des maladies incurables. Une des choses les plus convaincantes sur le livre est la rapidité relative que les patients se trouvent affligés avec la tuberculose. La maladie est encore à l’état de pandémie dans les régions en développement du monde, mais elle n’est pas aussi commune aux États-Unis qu’elle l’était autrefois. Schneider invente un monde où la tuberculose est revenue à des niveaux sans précédent. Le concept de sanatorium avait été en sommeil pendant des décennies, mais il doit être ressuscité pour séparer ceux qui sont infectés pour empêcher la propagation de la maladie extrêmement contagieuse.
En plaçant les adolescents dans un environnement isolé, Schneider crée une dynamique intéressante. Tout le monde à Latham est malade, et il n’est pas surprenant quand quelqu’un succombe à la maladie. Comme un nouvel arrivant, Lane bouge les choses. Il n’a pas nécessairement l’intention, mais il le fait. Rien n’est pareil après son arrivée.
C’est une lecture merveilleuse. On y vit une gamme complète d’émotions. Schneider est un écrivain talentueux, et elle cite Mann et Ishiguro comme des inspirations pour cette histoire. Une histoire unique à recommander.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (2 février 2017)
  • Collection : ROMANS ADO

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Folio Bilingue :Le rendez-vous et autres contes de Poe / Trois chevaux de De Luca 16 février 2017)

  • Cinq nouvelles « oubliées » par Baudelaire qui offrent une image différente de l’auteur des Histoires fantastiques. Ici, dans une langue aux termes et expressions méticuleusement choisis, se mêlent absurde et dérision, comique et tragicomique, parodie et détournement. Poe, fasciné par la mort, en dissèque le processus, plonge le lecteur au coeur de la noirceur absolue. Son imagination morbide le rapproche de la littérature gothique, mais à l’inverse des contes de terreur classique, ses textes introduisent des individus inquiétants dans le monde normal. Poe excelle dans l’art de la nouvelle introspective, une fois encore, dans le génie de communiquer l’angoisse en quelques pages seulement.
  • « Une vie d’homme dure autant que celle de trois chevaux ». Trois chevaux, trois vies. Le narrateur, émigré en Argentine par amour, fuit le pays après l’assassinat de sa femme par la dictature. Il retrouve sa terre natale où, jardinier solitaire et silencieux aux rituels sacrés, il rencontre Làila, dont il tombe amoureux. Dans un récit aussi dépouillé que vibrant, Erri De Luca livre, mêlant passé et présent, les choix existentiels d’un homme dont la vie s’articule autour de l’amour et de la mort : sans cesse il faut choisir entre partir et rester, tuer et laisser vivre, vivre et mourir. « Je ne crois pas aux écrivains, mais à leurs histoires ».

Chronique : Folio Bilingue nous offre deux grand : Poe et De Luca. C’est de l’excellente littérature et les lecteurs pourront lire en anglais et en italien. Mais le vocabulaire est tellement riche que cela rend les textes originaux très difficile à lire pour les débutants. Heureusement, on peut tricher en regardant la traduction. Finalement, on risque de ne lire que le français, ce qui donne déjà du plaisir car ce sont des récits de qualité.

Note : 10/10

 

  • Editeur : Folio (16 février 2017)
  • Collection : Folio bilingue

 

Bienvenus (18 janvier 2017) de Barroux

Chaque jour, des enfants, des femmes et des hommes risquent leur vie pour se mettre à l’abri. Ils fuient les persécutions, la guerre, la famine…Que les causes soient politiques ou climatiques (réchauffement de la planète, dégradations environnementales), n’oublions jamais que l’asile est un droit constitutionnel. L’accueil des réfugiés est l’affaire de tous !

Chronique : Grâce à cet album Barroux sensibilise les enfants à un sujet délicat pour leur expliquer qu’accueillir les réfugiés est évident. En quelque page Barroux arrive sans racisme n’y polémique à montrer du doigt l’horreur du monde et inculquer des valeurs et parler de sujets humains et politiques avec les enfants. Un livre à lire à plusieurs degrés. Une vraie réussite..

Note : 9/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Kaléidoscope (18 janvier 2017)

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Pas Beau, Coco ? (18 janvier 2017) de Diez Sylvain / Leroy Jean

Oh ! Coco ! Ce n’est pas beau de se moquer ! Et tu vas l’apprendre à tes dépens…

Chronique : Diez Sylvain et Leroy Jean nous font découvrir avec cet album les méfaits de la moquerie ! Le texte simple et répétitif où Coco dit ses méchancetés nous agace mais on ne sait qu’elle va être son sort… Le titre de cet album rapproche deux termes que leurs sens devraient éloigner. Le mot coco évoque un perroquet rassurant… Alors que le mot terrible évoque au contraire l’idée du négatif. Il en va de même pour le portrait du héros de cette histoire qui figure sur la couverture du livre. Sur un fond vert couleur qui symbolise souvent le calme se détache la bouille attendrissante d’un drôle d’oiseauLes illustrations sont très réussies, le décor du salon et des animaux cette aventure qui se fait traiter avec par Coco sont dessiné avec une grande sensibilité.
L’auteur aborde avec beaucoup d’humour une question importante et profonde qu’est la moquerie . Certains enfants préfèrent énerver leurs pairs plutôt que d’en être ignorés. Un livre qui a toutes les qualités pour intéresser les petits.

Note : 9/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : KALEIDOSCOPE (18 janvier 2017)

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