Les palais des fées – La peinture magique (26 janvier 2017) de Barbara Bongini et Brenda Cole

Un coup de pinceau magique et le palais des fées prend vie : il suffit de tremper le feutre dans un peu d’eau et de le passer sur les illustrations en noir et blanc pour voir apparaître les couleurs comme par enchantement. Le résultat est garanti à chaque fois, grâce à des instructions claires et faciles à suivre.

Chronique : Usborne nous offre un livre magique avec un pinceau, un peu d’eau et le tour est joué! Il suffit de passer le pinceau mouillé sur les trait bleus déjà dessinés et les couleurs apparaissent comme par magie! Et que de belles couleurs!
Les palais apparaissent au fur et à mesure que l’eau arrive…Lorsque le dessin est terminé, l’enfant peut le garder, l’offrir ou l’afficher grâce aux pages détachables. C’est pratique!
Alors si vous ne souhaitez pas sortir la peinture au risque d’en mettre de partout, n’hésitez pas à essayer ce magnifique album!

Note : 9/10

  • Album: 24 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Usborne (26 janvier 2017)
  • Collection : La peinture magique

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Pamphlet Contre un Vampire16 mars 2017) de Jomain Sophie

S il y a bien un truc qui m agace, ce sont les romans à l eau de rose sauce vampire. Mais qu ont-elles, à la fin, ces amoureuses de Dracula d opérette ? Ça ne tourne vraiment pas rond chez elles et ça commence à bien faire ; il est grand temps de rétablir la vérité : les vampires n existent pas. Comment ça, « et s ils existent ? » ? Eh bien, s ils existent, je vais m occuper de leur refaire le portrait, ça changera ! Je vais jeter sur mon blog un pamphlet ; un pamphlet contre les vampires. Et si, par le plus grand des hasards, un certain Hugo Rivoire un garçon aussi mignon qu effrayant décide de me faire fermer mon clapet, il trouvera à qui parler ! Parfaitement ! Sauf que mon petit doigt me dit que je risque de le regretter..

Chronique : L’histoire est racontée à la 1ére personne par Satine, jeune fille de dix sept ans qui immobilisée à la suite d’une chute de cheval a décidé d’écrire un pamphlet sa meilleure amie Carla depuis qu’elle a lu la série Twilight est complètement accro aux vampires  et fait une dépression nerveuse. Ce que Satine pensait juste un petit écrit devient non seulement une affaire démentielle entre les pro-vampires et les anti-vampires. La première chose qui marque dans ce livre est le côté totalement absurde. En effet, le pamphlet et les réactions qu’il suscite ne sont pas crédibles du tout mais si on le lit au second degré le livres est vraiment bien. On se laisse  emmener par cette histoire d’amour gentillette. On se prend très vite au jeu de Satine, de Carla, et d’Hugo, des personnages qui ont du caractère.
Le fait que tout tourne autour d’ados de 17-18 ans est probablement ce qui fait que l’histoire est crédible. C’est une histoire simple mais originale, très bien écrite qui sort des cliches actuels. L’histoire est superbe avec de bons rebondissements. Ce livre très distrayant est à lire sans modération …

Note : 8,5/10

  • Poche: 419 pages
  • Editeur : Mosesu (16 mars 2017)
  • Collection : POCHE

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6Mois N13 Des bêtes et des hommes8 mars 2017)

Dossier : DES BETES ET DES HOMMES
LA PLANÈTE DES GRANDS SINGES de Brent Stirton
Dans le parc des Virunga, avec les hommes qui sauvent les derniers gorilles de montagne

Chronique :  « 6 mois » se lit avec plaisir et les photographies sont de haut niveau. A recommander à tous ceux qui souhaitent recevoir un recueil d’images thématiques de grande qualité. Les photos sont belles, les choix de reportages intéressants et parfois inédits. Le renvoi sur des bibliographies, des sites internet pour en savoir plus est bien Les textes ne sont pas trop long et ne gâche pas le plaisir de découvrir le reportage en photo,avec un magnifique reportage sur la relation entre l’homme et l’animal. Semestriel de 350 pages qui renoue avec le photo journalisme. De 30 à 60 pages superbe chaque reportages et un récit en image. Deux fois par an, ça nous laisse le temps d’apprécier !

Note: 10/10

  • Broché: 304 pages
  • Editeur : 6 Mois (8 mars 2017)
  • Collection : XX1.6 MOIS

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Junk (16 février 2017) de Melvin Burgess

Une mère alcoolique, un père violent. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le suit par défi. Comment s’en sortir, sans ressources, sans abri, dans les rues d’une grande ville ? Squatter, fumer. La première dose d’héroïne signe le début d’une longue descente aux enfers. Nico et Gemma sont devenus junkies. Ils n’en sont pas encore conscients. Un livre à plusieurs voix. Un ton juste. Une lecture bouleversante, nécessaire.

Chronique :  C’est un livre sur la drogue qui décrit ce monde avec le plus grand réalisme. Comment quelques jeunes peuvent basculer dans le monde des paradis artificiels, comment l’entrainement peut aussi être un des ressorts qui peut l’expliquer. Melvin Burgess nous montre aussi les conséquences sur le physique des jeunes drogués, sans parler de l’accoutumance, des effets du manque et des effets de la drogue sur le psychisme des jeunes. Et sur ce que les jeunes sont obligés de faire pour se procurer la drogue et cela sans aucun fard. C’est un livre qui peut être aussi lu par les parents car la drogue concerne de plus en plus de jeunes, y compris ceux qui nous sont proches et que nous ne pouvons même pas soupçonner. Cru, vrai, toujours juste, Burgess possède une aptitude rare à décrire chaque ressenti. L’alternance de point de vue, proche du témoignage, fait de ce roman une peinture réaliste d’une génération perdue en manque de sensations fortes.
Du sexe aux drogues dites « douces » en passant par les substances les plus dangereuses, l’auteur nous entraîne dans les émois, les ébats, les errances d’une bande de jeunes à la recherche de… de quoi d’ailleurs? La réponse n’est pas, en tout cas, dans ces paradis artificiels…
Attachants de par leur vulnérabilité et leur leurre à contrôler leur quotidien, on ne sait si l’on doit les plaindre, les blâmer ou les prendre en affection. On pourrait croire ces personnages soudés et parés contre les coups durs, mais leur amitié, fragile, est prête à se dissoudre au moindre coup d’éclats.

Note : 9,5/10

  • Poche: 416 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (16 février 2017)
  • Collection : Pôle fiction

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The Wicked + the Divine – Tome 02 : Fandemonium (15 février 2017) de Kieron Gillen et Jamie McKelvi

Lucifer a disparu. L ange déchu est tombé pour de bon. « Morte pour nos péchés » qu ils disent. Laura, elle, se sent comme orpheline et reste cloitrée chez elle. Jusqu au jour où elle reçoit une lettre d Inanna… Le dieu de l amour a l intention de retrouver les assassins de Lucifer. Contre toute attente, il s agirait de fans. Pour en savoir plus, Inanna a besoin d une aide extérieure car il ne peut pas faire confiance aux autres membres du Panthéon. Laura l’adore, et il a justement besoin d’elle…
Découvrez la suite du phénomène The Wicked + The Divine, fable de fantasy urbaine où les divinités sont des pop stars ressemblant étrangement aux icônes de notre époque. Sexy, complexe, trépidant et libérateur, un comics dopé à la pop-culture et garanti 100% génération « Y » : pour les gens qui aiment autant Bowie que Batman

Chronique : Voici le tome deux de la série « creator-owned » « The Wicked + The Divine », dont la publication en comic books a commencé au printemps 2014 aux USA, fait suite chez le même éditeur et de la part des mêmes auteurs, les Britanniques Kieron Gillen (scénario) et Jamie McKelvie (dessins), à la série « Phonogram » (cf. ‘Volume 1: Rue Britannia’), qui était déjà originale.
L’histoire est qu’une douzaine de dieux revient à la vie tous les 90 ans, pour deux années seulement. Que vont-ils faire de ces deux années à passer sous forme humaine parmi nous modestes mortels ? Se disputer et s’entre-tuer, apparemment. Qui va les en empêcher ? Qui même peut tenter de s’y opposer ? Ils ont des super-pouvoirs explosifs plutôt expéditifs qui se libèrent sur un simple claquement de doigts…
Les dessins de McKelvie évoquent un mix entre ceux du récemment disparu Steve Dillon et ceux des frères Luna : néo « ligne claire », un peu « classe », beaucoup « raidounets ». Les couleurs de Matthew Wilson rehaussent particulièrement ce graphisme, en contribuant en particulier à lui donner du volume en même temps que du cachet, tour à tour psychédélique ou « années 1980 super-propres »

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L’aspect « popstar » sert surtout à Kieron Gillen de voir ses « dieux » être adulés de façon plus contemporaine et ainsi pouvoir ancrer son histoire à notre époque. Le fait de placer cela à Londres permet à Jamie McKelvie de nous proposer des looks vestimentaires uniques, comme on a toujours pu le voir avec les artistes anglais.
Idem pour la mythologie, si elle est bien présente et importante, elle reste un outil supplémentaire de Gillen à son intrigue. Tout cela tourne autour de Laura, des règles que la vieille Ananké impose et surtout de ce en quoi on croit ou non.

Bref, c’est indéniable, ce seond volume de The Wicked + The Divine est une claque graphique totale et absolue. Jamie McKelvie nous propose comme toujours, des personnages magnifiques, somptueux, parfaits ! The Wicked + the Divine donne une place de premier choix au genre féminin avec des figures fortes et emblématiques à l’opposé des potiches que l’on nous sert habituellement. On navigue plus du côté des productions indépendantes de qualité comme Saga de Brian K. Vaughan et Fiona Staples sans oublier le monument American Gods de Neil Gaiman. .

Note : 9,5/10

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : GLENAT (15 février 2017)

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La voie blanche (8 mars 2017 de Edmund de Waal

«Je grimpe la montagne où l’on trouve la terre blanche.»
La porcelaine est un mystère fait de quêtes ancestrales et de destins brisés. Folie des grandeurs, trahisons, obsessions : de la Chine ancienne aux Appalaches en passant par Venise et les camps de l’Allemagne nazie, la «fièvre de l’or blanc» a fait le tour du monde.
Edmund de Waal, artiste et écrivain, se lance lui aussi à sa recherche et redonne souffle et vie aux empereurs, voyageurs et apprentis-sorciers fascinés par ce matériau quasi mystique. Récit littéraire à l’élégance rare, La Voie blanche nous transporte dans une passionnante aventure artistique à travers l’Histoire.

Chronique : De Waal décrit dans ce roman une véritable obsession et a fait une grande description des nombreuses et variées histoires sur  la porcelaine. L’auteur a travaillé étroitement avec la porcelaine depuis qu’il avait dix-sept ans, et il continue à faire des navires de porcelaine .Son histoire décrit ce pèlerinage comme un dévouement à son amour pour l ‘«or blanc». Il rend hommage à ces trois «collines blanches» en Chine, en Allemagne et en Angleterre et incorpore de nombreux facteurs dans ses découvertes et ses recherches. Tout au long de ses voyages, il rencontre des fours, des instituts de céramique, des musées, des installations de recherche, des usines de porcelaine et des sculpteurs actuels. Il fournit des histoires élaborées d’empereurs, de chimistes et d’expérimentations de porcelaine en utilisant sa recherche étendue de cartes, de photographies, de mémoires, et d’archives de commande de porcelaine. Tous les éléments fournissent un texte complet qui contient une abondance de connaissances sur la vie de la porcelaine.En lisant ce livre, nos pensées et perceptions au sujet de certaines choses vont changé. Mais en lisant ce livre, on commence à apprécier ce  voyage dans la céramique d’une perspective différente. Savoir comment certains ont chéri, valorisé et ses précieux articles de la nature. Très rarement nous avons l’occasion d’apprendre les subtilités de la profondeur et de la largeur d’un livre. Grâce à son obsession particulière, mais intéressante, de Waalfait cela avec beaucoup de succès et a rassemblé ce qui semblait être tout ce qui a été jamais connu sur la porcelaine dans ce texte unique. C’était un exploit impressionnant. On peut apprendre beaucoup si une vie entière doit être consacrée à aimer un article autant que de Waal la fait.

Note : 8,5/10

  • Collection : AUTREMENT LITTE

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Petit manuel pour passer à table (9 mars 2017) de Paule Battault et Anouk Ricard

« À table ! »… Dans de nombreuses maisons cette phrase ouvre le début des hostilités. Pour les malheureux parents, c’est l’heure de courir après l’enfant qui dit « j’arrive » mais n’arrive jamais, de négocier habilement un lavage de mains, de vanter les mérites du brocolis ou de la courgette au plus grand, tout en interrompant le plus petit qui s’apprête à recouvrir de purée l’ensemble de la tablé.

Chronique:  On ne parlera pas de l’apprentissage de la ‘propreté’ car ce terme est d’un autre débat. Mais si vous recherchez un petit livre cartonné pour la manipulation libre de petit bout et qui explique parfaitement en des termes simples comment passer à tàble et que vous ne s’avez comment bien lui donner à manger alors ne cherchez plus! Le livre est juste parfait : avec de belle illustrations et les exemples sont excellents, il y a beaucoup d’humour !
C’est un livre excellent pour tous les âges et convient bien aux 2 âges, grâce à l’humour qui fait passer en douceur les messages éducatifs.

Note 9,5/10

  • Album: 14 pages
  • Editeur : Seuil jeunesse (9 mars 2017)
  • Collection : ALBUM JEUNESSE

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Splat goes to the doctor & Perfect present for Mom and Dad (9 mars 2017 de Rob Scotton

  • Pour Splat, c’est le jour de la visite médicale. Une aventure de Splat en version originale, pour une première approche de l’anglais dès cinq ans.
  • Splat prépare un cadeau pour ses parents. mais comment fabriquer le cadeau parfait ?
    Une aventure originale, pour une première approche de l’anglais dès cinq ans !

Chronique : Une très bonne idée de la part de Nathan de proposer deux livre de Splat en version originale, pour une première approche de l’anglais dès cinq ans. Avec l’application : « Nathan Live » le texte est lu à voix haute par un comédien anglophone.Les textes écrits en anglais spécifiquement pour l’apprentissage de la lecture : avec des mots simples, des phrases courtes, des situations du quotidien facilement reconnaissables pour les 5-7 ans. Une très bonne idée.

Note : 9/10

 

  • Broché: 32 pages
  • Editeur : Nathan (9 mars 2017)
  • Collection : Splat le chat

Le garage de Gustave (8 mars 2017 de Leo Timmers

Gustave est un infatigable bricoleur touche-à-tout. Chaque matin de bonne heure, il rejoint son garage, où défilent bientôt, les uns après les autres, tous ses amis et leurs soucis : Rico a mal au dos, Madame Royal a trop chaud, Arthur a besoin d’eau… Mais pas de panique : Gustave a la solution A tous les problèmes ! Un vieux scooter usagé, une baignoire en morceaux ou un frigo KO et hop, notre roi du recyclage inaugure des véhicules sur mesure, pour le plus grand bonheur de ses proches !

Chronique : Leo Timmer nous offre un trés bon livre  avec des illustrations comme le texte  de qualité pour cette belle histoire de garage. L’histoire est très sympatique, elle permet de parler de différents animaux qui vienne chercher un moyen d’ameliorer leurs vehicules, ce qui permet aux adultes de faire pleins de voix différentes et la chute de l’histoire fait rire les enfants.  Une histoire rigolote avec des phrases répétitives que vos enfants ne se lasseront pas de reprendre.

Note : 9/10

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : GLENAT (8 mars 2017)
  • Collection : JEUNESSE

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Personne n’a oublié (1 février 2017) de Stéphanie Exbrayat

Sam, huit ans, tombe du haut d’une grange et meurt le crâne fracassé. Pour sa mère Colette, impossible de croire à un accident. Elle soupçonne François, son mari, un homme violent et secret, de ne pas être étranger au drame. Dix ans auparavant, Colette, enceinte d’un autre homme, a été contrainte de l’épouser. Dès lors, son mari a imposé la terreur et la tyrannie au sein de leur foyer.
Bravant la violence de cet homme, Colette s’engage dans une dangereuse quête de vérité. Quel rôle a t-il joué dans la mort de Sam ? Et quel est ce trouble passé que François semble vouloir cacher à tout prix ? Au cœur de ce petit village du Morvan, les esprits s’échauffent et les tensions remontant à la guerre atteignent leur paroxysme. Le village bruisse de rumeurs et de douloureux secrets ne tardent pas à resurgir..

Chronique :  Ce premier livre de Stéphanie Exbrayat est une histoire touchante et dramatique que cette femme qui à perdu son enfant. Un drame absolu, dont elle est le protagoniste, et à travers lequel elle devra survivre et se construire. C’est un roman qui raconte tout autant ce drame indicible que la vie dans une petite bourgade entourée de forêts, où tout le monde se connaît et où tout le monde se juge.. On va traverser cette tragédie aux côtés de Colette ; au plus près d’elle, de ses pensées, de sa perception d’une telle situation. Nous découvrons, à travers elle les relations interpersonnelles des habitants. L’histoire est touchante parce qu’elle parle d’enfants et décrit ce drame humain avec beaucoup de délicatesse et de subtilité, ce qui est dommage c’est que ce roman soit court. On aurait aimé passer davantage de temps à Morvan, à côtoyer ces personnages, leurs failles et leurs doute.
Et la fin surtout, vous pensez que c’est un classique et en réalité on y repense encore et encore après avoir fermé le livre… Est-ce un « accident » qui fait basculer votre vie ou le poids de l’entourage, les secrets de chacun, la lâcheté?
C’est un roman simple, limpide et prenant, proche des gens et dégageant une belle sensibilité. À lire sans aucun doute.

Note :  9/10

  • Broché: 268 pages
  • Editeur : CITY (1 février 2017)
  • Langue : Français

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