Cathy Ytak raconte l’histoire de Camille et Baptiste sans tomber dans les clichés, c’est le moins qu’on puisse dire. Avec beaucoup de sensibilité mais aussi de pudeur, elle décrit la naissance de leurs sentiments amoureux.
Chronique : Dans ce livre, nous faisons la connaissance de Camille et Baptiste et de leurs sentiments d’amour.
Un album qui aborde la différence et montre que chacun au droit au bonheur.
Un livre qui est rempli de tendresse avec de l’émotion auquel le lecteur va être touché de voir ces deux personnes devenir amoureux.
Les illustrations accompagnent bien l’histoire pour mieux la magnifier dans un esprit de blancheur et de couleur douce, on entre dans ce conte pouvoir y retourner un tour.
Note : 9/10
Tranche d’âges: 3 années et plus
Editeur : L’Atelier du Poisson Soluble (10 mars 2017)
Un premier casse à treize ans et Tom a basculé dans la délinquance. Après un braquage, envoyé dans un centre de détention fermé pour mineurs, il ne veut toujours rien dire de ses blessures, de sa souffrance, de sa haine du monde adulte. De la vie, il ne connaît que la brutalité.
Jusqu’au jour où sa route croise celle de Cynthia, une adolescente en galère, comme lui. Ensemble, ils fuguent. Tom n’a qu’une idée : se venger de son beau-père. Lancés à leur recherche, , deux éducateurs, ont un seul objectif : retrouver les deux adolescents, avant qu’ils ne commettent l’irréparable…
Comme dans un road movie, de la Normandie jusqu’à l’île d’Ouessant, Claude Couderc met en scène deux jeunes face à la violence de la vie.
Chronique : Voici un roman qui peut changer la vision des lecteur sur la violence en France avec ce roman dans ce genre que ont peux appelé un western moderne, contemporain et impeccablement mis à l’écrit. Si le fil conducteur du livre est classique, il fait surtout le portrait en biais d’une France exsangue qui tire la gueule devant le capitalisme omnipotent et que la crise a mis à genoux. Tout y est, sans cliché, juste avec une authenticité réelle et savoureuse. Mais le succès du livre est dû aussi à la présence de deux duos distincts et hautement remarquables. D’un côté, Tom et Cynthia, et, de l’autre, Antoine et Nadira dans ce qu’ils ont de plus authentique. L’histoire est haletante du début jusqu’à la fin, les dialogues sont savoureux surtout qu’ils sont empreints d’un humour et les paysages sont somptueux , un superbe live pour ce moi d’avril.
Pour sa nouvelle mission, Mickie Katz, décoratrice d’intérieur au sein de l’Agence 13, doit remettre en état le manoir de Savannah Warlock, célèbre romancière disparue il y a dix ans dans des conditions demeurées obscures.
Située aux confins du désert, à proximité d’un lac insalubre, la demeure est devenue un musée assiégé par les fans. Savannah Warlock, aujourd’hui oubliée, a été un auteur de thrillers contesté mais vénéré telle une idole. Les légendes les plus absurdes circulent à son sujet. Ses livres, jugés insoutenables, ont provoqué maints scandales. Certains n’hésitent pas à voir en Savannah une tueuse en série, dont chaque roman serait en réalité un récit autobiographique !
Très vite, Mickie découvre que les mystères du manoir prennent racines dans son histoire personnelle…
Chronique : Michelle Annabella Katz est originaire de Suisse. Son père français l’a abandonnée toute jeune pour aller s’installer en Inde dans un ashram. Quant à sa mère, artiste peintre, elle est devenue alcoolique particulièrement dépendante. Désireuse de se lancer dans la vie, Michelle s’installe un temps à Paris mais finalement préfère New-York où elle commence une carrière de décoratrice d’intérieur dans l’agence de la célèbre Michelle. L’ennui, c’est que Michelle est aussi créative que dérangée. Elle accuse Michelle d’un vol d’objet d’art qu’elle n’a pas commis. Michelle se retrouve taularde et ruinée par son avocat…
« Le Manoir de l’écureuil, Première partie» est le quatrième roman d’une série regroupée sous le titre générique d’Agence 13. Ce qui devait être un job assez simple, se transforme vite en plan survie.
Pas de chasse au meurtrier, pas d’enquête poussée à l’extrême, mais des gens banals qui tentent de lutter contre des phénomènes inexpliquées.
Serge Brussolo est un maitre dans l’art d’embrouiller ses lecteurs. On ne sait pas où mènent ses mots, mais on est happé dans une spirale de confusion, d’étrangeté, de pistes plausibles. Toutes ces histoires ne laissent pas respirer le lecteur: il est assailli de théories, de preuves contradictoires, il ne sait plus que croire. En outre, on croise plusieurs personnes à l’esprit dérangé, des fanatiques qui croient dur comme fer à ce qu’ils disent, et qui savent se rendre crédibles. Tout cela fait que jusqu’au dernier moment, on ne sait pas quelle solution Brussolo va choisir. Et même lorsqu’il finit par en choisir une, on doute encore. Il y a beaucoup de rebondissements, et pas seulement à cause de toutes les histoires racontées, Mickie va apprendre des choses troublantes sur elle-même, son passé, sur les gens qui l’entourent. On ne s’attend pas du tout à ces révélations.
C’est donc un bon Brussolo, où on retrouve certaines ficelles chères à l’auteur: les histoires rocambolesques, les personnages extrêmes, fous ayant une obsession et ne vivant que pour et par cette obsession, les rebondissements en cascade (une chose en entraîne une autre)… Ces ficelles reviennent souvent chez Brussolo, mais elles ne sont pas éculées, étant utilisées dans d’autres contextes, le seul point négatif est d’attendre la seconde partie.
Le commissaire Roy Grace comptait se consacrer à son déménagement, mais ses projets sont bousculés : une jeune femme de Brighton vient de se volatiliser et son cas émeut la ville entière. Le seul indice : un téléphone, retrouvé sur les lieux de sa disparition.
Chronique :Peter James est de retour pour créer un mystère réfléchi. Cette histoire continue quelques-unes des lignes du précédent roman , surtout en ce qui concerne la longue femme disparue de Roy, Sandy, et les personnages continuent également d’être présent . Norman Potting est aussi attachant que jamais, Glen, le grand ami de Roy revient, et l’épouse de Roy, Cleo, a encore un rôle.Même la brève description de Marlon – le poisson rouge est intéressant,on peut le voir nager autour. De nouveaux personnages sont introduits et le nouvel administrateur adjoint Cassian Pewe nouvellement nommé est réuni avec Grace. Lui et Grace ont une histoire difficile, et nous n’avons aucune idée de la façon dont tout cela fonctionnera. Le rythme est rapide, les crimes horribles, les nouveaux personnages fascinants et l’intrigue ont été remis à l’auteur par un détective d’un crime qu’il avait couvert. L’histoire est racontée sous trois angles différents, du point de la victime, Logan Somerville et l’auteur.Nous voyons cette histoire de tous les côtés.Et, comme toujours, le mystère toujours présent de la femme disparue de Sandy, Sandy, est au premier plan. Elle a disparu il y a dix ans et a été déclarée morale. Excellent.
Au XII e siècle, au pays du Levant, le trône d’Antioche et les trésors de l’Orient attisent les convoitises. Mais l’arrogance des hommes venus de l’Occident et leurs ambitions sont bien peu de choses face aux sortilèges ancestraux, aux pouvoirs des Djinns et à la secte des Assassins…
Chronique : Si l’intrigue met du temps à trouver son rythme de croisière, on est conquis par la sensualité distinguée et mystérieusement du XII e siècle. Ceux qui ont lu la trilogie des elfes du même auteur vont être étonnés, car là, pas de fantasy à la « Seigneurs des anneaux », mais un pur roman historique, sur une époque plutôt méconnue.Les héros du romans ne sont pas vraiment des personnes pour lesquelles on peut se prendre d’affection, mais leurs tribulations en partie véridiques accrochent facilement l’attention. La plume de Fetjaine est une pure merveille et vous envoute sans que vous puissiez vous en défaire, l’hémoglobine ne manque pas.
Les héros sont entiers, attachants, un vrai plaisir de se retrouver avec eux.
Les descriptions des combats sont époustouflantes et les détails gore ne manquent pas, même un peu trop pour certaines âmes sensibles…
Fetjaine sait donner vie à ces personnages si éloignés de nous et tout simplement il rend l’histoire vivante.
Les petits soldats d’Erdo an
Ils sont les remparts du nouveau Père des Turcs . Par Emmanuel Carrère
Chronique : Ni magazine, ni revue. C’est broché comme un livre, avec des reportages de magazines. Mais des reportages faits autrement, racontés comme des histoires, avec plein de photos et de dessins. Vraiment du haut de gamme. Un numéro par trimestre. 15,50 €. Vu la qualité, ça les vaut. Vente en librairie.
Les titres de ce dernier numéro : « Les petits soldats d’Erdogan » « La dernière « La marieuse d’Antioche». Et bien d’autres choses passionnantes, une bande dessinée, par exemple. Si l’actu vous intéresse, c’est une autre façon de la lire et de vous informer dans les détails. Belle équipe d’auteurs et d’illustrateurs de grand talent.
Lorsque de mystérieux vaisseaux venus du fond de l’espace surgissent un peu partout sur Terre, une équipe d’experts est rassemblée sous la direction de la linguiste Louise Banks afin de tenter de comprendre leurs intentions.
Face à l’énigme que constituent leur présence et leurs messages mystérieux, les réactions dans le monde sont extrêmes et l’humanité se retrouve bientôt au bord d’une guerre absolue. Louise Banks et son équipe n’ont que très peu de temps pour trouver des réponses. Pour les obtenir, la jeune femme va prendre un risque qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais détruire le genre humain…
Chronique Film: Avez-vous déjà vu un film de science-fiction qui soit un OVNI ? Il serait vraiment dommage que cette œuvre captivante, pacifique et intelligente ne trouve pas son public. Ce film est un joyau unique à l’extrême opposé des blockbusters du genre (Independence Day particulièrement). Ici, point de violence, point d’effets spéciaux à chaque plans et point de bêtise affligeante. Denis Villeneuve nous livre un film au scénario ultra travaillé et intelligent (tiré de l’œuvre de Ted Chiang) avec une mise en image sublime de Bradford Young . Si le film fait un bel hommage à Kubrick avec des combinaisons et un monolithe proches de ceux de 2001 L’odyssée de l’espace, il parvient surtout à créer un univers visuel unique, oscillant entre un présent aux couleurs glaciales et des flash-back aux couleurs chaudes. L’importance et la beauté du langage, fondement de la communication orale mais aussi écrite est le point central du film. Amy Adams dans le rôle d’une linguiste porte superbement le film sur ses frêles épaules, car ici, il est question de délicatesse et d’humanité. Loin de tous les clichés habituels, c’est de façon originale que l’on découvre la représentation des aliens ainsi que la façon de les aborder. Le film est doux, poétique et pourtant contrasté par une tension palpable de bout en bout. Second point majeur du film, le temps est représenté par de nombreuses cases temporelles qui s’imbriquent en douceur, le spectateur n’est jamais vraiment perdu mais il perd ses repères habituels. Et que dire de la scène du premier contact, ce tunnel noir qui n’en finit pas avec au bout, la lumière. Tant de symboles, tant de puissance, porté à l’écran de façon pourtant simple et talentueuse. Au final, le film véhicule des messages importants sur le temps (profitons de l’instant présent), sur nos rapports aux autres, et sur la façon dont notre langue nous influence… Mais surtout, le film nous donne un avertissement qu’il faut vraiment entendre : c’est qu’il en faut des malheurs pour enfin unir les terriens qui n’ont pas une langue commune…
Note : 9,5/10
Test Blu-Ray :
Image :Le tournage du film a été réalisé à l’aide de caméras Arri Alexa XT et le master intermédiaire augure obligatoirement d’un excellent résultat en terme d’image pour cette édition. Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails .
Son : Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique avec les dialogues que ce soit en vo et en vf donnent du volume et ne se laissent pas déborder par des effets sonores . La musique fait vibrer l’installation et plonge le spectateur dans une certaine mélancolie .
Bonus : Côté Bonus, les making of sont intéressants ce qui qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création du film, la bonne ambiance du tournage et surtout les impressions des acteurs au fur et à mesure que le tournage progresse. Du très bon travail.
Bonus :
« La xénolinguistique » : comprendre « Premier Contact »
« Récurrence éternelle » : la BO
« Signatures acoustiques » : la conception sonore
« Pensée non linéaire » : le processus du montage
« Principes du temps, de la mémoire et du langage »
Acteurs : Amy Adams, Jeremy Renner, Forest Whitaker, Michael Stuhlbarg
Samuel vit sa vie sans attaches ni responsabilités, au bord de la mer sous le soleil du sud de la France, près des gens qu’il aime et avec qui il travaille sans trop se fatiguer. Jusqu’à ce qu’une de ses anciennes conquêtes lui laisse sur les bras un bébé de quelques mois, Gloria : sa fille ! Incapable de s’occuper d’un bébé et bien décidé à rendre l’enfant à sa mère, Samuel se précipite à Londres pour tenter de la retrouver, sans succès. 8 ans plus tard, alors que Samuel et Gloria ont fait leur vie à Londres et sont devenus inséparables, la mère de Gloria revient dans leur vie pour récupérer sa fille…
Chronique Film: »Demain tout commence », une comédie dramatique française qui ne passe pas inaperçue . La présence d’Omar Sy au casting ainsi qu’un scénario touchant et poignant y sont pour quelque chose, bien évidemment. La réalisation d’Hugo Gélin est minutieuse et perfectionniste et permet au film d’être bien plus profond qu’une comédie similaire à tant d’autres. Il y a ce casting incroyable, totalement hétérogène, qui forme un très bel ensemble : entre Omar Sy, dans le top du star system français, Clémence Poésy qui revient en force après une absence marquée et signe un rôle difficile à comprendre mais émouvant, Antoine Bertrand, acteur québécois méconnu au caractère comique puissant et la jeune Gloria Colston, toute pimpante et remplie d’énergie ! L’humour est touchant et l’histoire est efficace et offre la meilleure performance d’acteur à la totalité de son casting ! C’est une bonne surprise qu’on attendait pas, à la fois poignante et drôle. Un peu à l’image d’un conte de fée, « Demain tout commence » est un rêve où la dure réalité vient interférer sans prévenir. Le résultat est réussit, inattendu et divertissant !
Note : 9/10
Test Blu ray :
Image :Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs. Les ambiances sont parfaitement retranscrites surtout lors des scène dans Londres et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble
Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonore et il est parfait. Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.
Une sélection des meilleurs classiques du catalogues, à lire et à relire à l’heure du coucher ou à tout moment de la journée.3 histoires de petit chats pour ronronner de plaisir
– Marion et Simon les chatons d’Antoon Krings
– MacPat le chat chanteur de Julia Donaldson et Axel Scheffler
– Le chat ne sachant pas chasser de John Yeoman et Quentin Blake
L’Âne Trotro : Zaza et les oeufs de pâques de Bénédicte Guettier
Pierre Lapin de Beatrix Potter
Adrien le Lapin d’Antoon Krings
Chronique : Deux très beaux albumx de la part des Editions Gallimard car il contient chacun 3 histoires superbement illustrées.
Les histoires ne sont pas trop longues et peuvent donc aisément être racontées à des petits.les thèmes sont les chats et pâques et avec ses trois histoires l’enfant n’a pas le temps de s’ennuyer grâce aux merveilleuses illustrations qui accompagnent le récit.
Le texte est écrit en gros caractère ce qui permet aux enfants en âge de lire de le faire par eux-même. La reliure est magnifique; de même que les illustrations. Chaque conte est illustré par différents dessinateurs ayant des styles différents mais très beaux.
Ne dites jamais jamais
… parce qu’à force de voyager dans le temps, vous savez que rien ne se passe jamais comme prévu.
… parce que dans le futur on fait des trucs dingues, comme se baigner nue dans la Seine.
… parce qu’il vous reste encore pas mal de boulot pour sauver les hommes !
Chronique : Nathalie Stragier clôture sa saga avec Pénélope et Andrea dans ce monde du futur dont on avait qu’une envie, c’est d’en découvrir beaucoup plus.
L’auteur réussit à nous embarquer dans cette folle aventure qui met l’accent sur des problèmes bien de notre époque. Gaspillage, pollution, sexisme, spécisme, l’air de rien avec un soupçon d’humour et beaucoup de légèreté Nathalie Stragier aborde des thèmes à prendre très au sérieux. Il y a beaucoup de suspens, on assiste à une vaste partie de cache-cache. On s’amuse, on stresse, on s’inquiète. On traverse cet épisode dans une atmosphère ludique et survoltée. À travers ces voyages temporels, on adopte un sentiment de curiosité d’abord et de réflexion ensuite. L’écriture est dynamique, spontanée et addictive.
On passe un bon moment qui s’écoule très vite. La série est cohérente et avec ce troisième et dernier volet, on ne pouvait pas espérer mieux que l’ouverture, l’échange et des liens d’amitié inoubliables et inespérés.