Le retour de Jules (3 mai 2017) de Didier Van Cauwelaert

« Guide d’aveugle au chômage depuis qu’Alice a recouvré la vue, Jules s’est reconverti en chien d’assistance pour épileptiques. Il a retrouvé sa fierté, sa raison de vivre. Il est même tombé amoureux de Victoire, une collègue de travail. Et voilà que, pour une raison aberrante, les pouvoirs publics le condamnent à mort. Alice et moi n’avons pas réussi à protéger notre couple ; il nous reste vingt-quatre heures pour sauver notre chien ». Au coeur des tourments amoureux affectant les humains comme les animaux, Didier van Cauwelaert nous entraîne dans un suspense endiablé, où se mêlent l’émotion et l’humour qui ont fait l’immense succès de Jules.

Chronique :  Une suite inattendue. Cette histoire est très bien avec plein de suspense de rebondissements, qui vous fait voyager dans toute la France. On va suivre à nouveau les péripéties du chien Jules.
Un livre humoristique qui fait du bien, une petite parenthèse entre deux journaux télévisés relatant des horreurs, une bulle de tendresse et d’optimisme, dans un style moderne, avec des dialogues qui font mouche et des personnages sympathiques. Même s’il n’en restera pas un souvenir impérissable cette suite se lit d’une traite et qui ne laisse pas indifférent !  Il va se passer de choses incroyables dans la vie de notre héros à quatre pattes. Didier Van Cauwelaert joue avec un talent remarquable sur notre crédulité, face aux découvertes les plus récentes des sciences de la communication, de l’intelligence collective des bactéries aux pouvoirs paranormaux humains et canins. Le tout habillé dans un style enlevé, avec une belle qualité d’écriture jusqu’à une fin heureuse pour tous les protagonistes. De la fraîcheur, de la verdeur même par moments, et de l’humour en veux-tu en voilà

Note : 9/10

  • Broché: 176 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (3 mai 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Le plus beau reste à venir (3 mai 2017) de Hélène Clément

Venus d’horizons différents, quatre adolescents se rencontrent au lycée, peu à peu soudés par leur fascination pour un prof d’Histoire que l’on dirait sorti du Cercle des poètes disparus. Une personnalité géniale et hors-norme qui va libérer en eux les plus belles et les plus folles envies. Se surpasser, braver les obstacles, croire en soi… pour faire en sorte que les rêves deviennent réalité : grâce à lui, ils savent que le plus beau reste à venir. Au plus près des émotions de l’adolescence, Hélène Clément nous invite à retrouver l’élan et la fougue de ces années-là, sur un air de Jean-Jacques Goldman, dans un roman qui évoque avec justesse le passage à l’âge adulte. Tendre et grave, une véritable ode à l’amitié qui réveille des rêves que l’on croyait enfouis.

Chronique : C’est le premier roman d’Hélène Clément et elle nous entraine rapidement au Lycée Picasso et dans le sillage de Raphaël, Gustave Rose et Mallory.
Raphaël a 16 ans et son père est professeur d’histoire au lycée Picasso.
Les adolescents développent très vite des liens d’amitié forts, chacun a son histoire, ses problèmes et ses révoltes et le quotidien, partagé les uns avec les autres, les lient à jamais.
Les quatre amis se reverront une dizaine d’années plus tard, lors d’un événement douloureux.
Arrivé à  la dernière page du livre, on à du mal à retrouver son quotidien.
Ce roman est une magnifique ode à la vie et une sacré réussite
La qualité littéraire du livre est indéniable, et malgré les passages tristes , le roman délivre au final, un sacré message d’optimisme et de bonheur de vie.

Note : 9,5/10

  • Broché: 560 pages
  • Editeur : Albin Michel (3 mai 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Noir comme la mer (10 mai 2017) de Mary Higgins Clark

La croisière promettait d’être sublime. Mais peu après avoir levé l’ancre, le luxueux Queen Charlotte est le théâtre d’un mystérieux assassinat : celui de lady Em, une riche octogénaire. Et son inestimable collier d’émeraudes, censé avoir appartenu à Cléopâtre, a disparu… Le coupable est à bord, sans aucun doute. Mais qui est-ce ? Son assistante apparemment dévouée ? Le jeune avocat qui voulait persuader lady Em de rendre le collier à l’Egypte, son propriétaire légitime ? Ou Célia Kilbride, l’experte en pierres précieuses qui s’était liée avec la vieille dame ? La liste des suspects s’allonge au fur et à mesure que le Queen Charlotte fend les flots et que la croisière tourne au drame. Préparez-vous à embarquer avec une Mary Higgins Clark toujours aussi surprenante dans le rôle du commandant de bord pour une croisière dont vous ne reviendrez… peut-être pas.

Chronique : Voici le nouveau Mary Higgins Clark qui arrive pour l’été avec des personnages bien développés et intrigants. Il s’agit dans ce nouveau roman d’un mystère «confortable» et bien mené. Pas un grand livre mais fort agréable et prenant.
Certes, il a un peu de répétition dans des endroits, et il y a eu quelques incidents qui mettent en doute la crédibilité du récit mais au fur et à mesure que l’histoire progresse plus il rappelle un roman dans le style d’Agatha Chrisie.
La plupart des chapitres se concentrent sur les détails des passagers spécifiques; Ted Cavanaugh, par exemple, veut convaincre les personnes âgées Lady Em de renvoyer son célèbre collier en émeraude Cleopatra en Egypte au lieu du Smithsonian, comme elle le prévoit. Le collier, disait-il, a été volé du pays par ses ancêtres et devrait être renvoyé à son propriétaire légitime.
Mais pas longtemps après le départ, un passager passe à la mer. Ensuite, trois jours plus tard, Lady Em est retrouvée morte – assassinée dans sa cabine – et le collier émeraude manque. Tous ces événements sont-ils liés? Le voleur international est-il vraiment à bord et si oui, qui est-il? Qui a le collier? Roger Pearson, comptable de Lady Em et Brenda Martin, Son assistant personnel de longue date sont il vraiment les employés loyaux qu’ils semblent être? À peu près tout le monde à bord, semble-t-il, cache un secret; Peu à peu, chapitre par chapitre, ces secrets sont révélés et aboutissent à la conclusion. .
L’écriture est comme toujours fluide et l’histoire ne manque pas de suspense et de rebondissements. Un bon livre qui se lit d’une traite.

Note : 8/10

  • Editeur : Albin Michel (10 mai 2017)
  • Collection : A.M. SP.SUSPEN

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Les orages de l’été (3 mai 2017) de Tamara McKinley

1947. Accompagnée d’un ami d’enfance secrètement amoureux d’elle, Olivia Hamilton retourne en Australie, sa terre natale, où sa mère Eva vient de mourir. Avant de disparaître, cette dernière lui a transmis des documents qui ont ébranlé ses certitudes concernant ses origines.
Sur place, Olivia retrouve sa sœur aînée, qui cultive à son égard une franche hostilité. Les archives léguées par leur mère seraient-elles à l’origine d’une telle animosité ? Aidée par Maggie, la gérante de la pension où elle loge, Olivia tentera de percer un à un les secrets qui nimbent son enfance.
Avec cette saga, dans la lignée de ses grands succès, Tamara McKinley signe son roman le plus personnel, celui qui lui tient le plus à cœur.

Chronique : Les livres de Tamara McKinley sont comme des petites parenthèses avec ses grandes sagas dépaysantes et humaines. Ce roman se passe en Australie, pays cher au cœur de l’auteur, elle y dépeint comme personne et on en ressent l’atmosphère. Olivia est une jeune femme dont la maman vient de décéder, accompagné de son meilleur ami Giles elle va revenir en Australie, deux ans après la Seconde Guerre mondiale. Elle va découvrir des documents qui vont la bouleverser, car ils vont poser des questions sur sa naissance, son origine. C’est un roman très féminin, un roman à trois voix où l’on en apprend sur chacune d’elle, leurs vies. Beaucoup de secrets de famille sont dévoilés au fur et à mesure de l’histoire, on alterne entre passé et présent et tout s’éclaire petit à petit. L’histoire est vraiment bien rythmé et  la façon qu’a Tamara McKinley de mêler histoire et description des paysages australiens nous entraîne dans une histoire de famille dont on devine pourtant plus ou moins la fin , sans qu’on ai envie d’arrêter la lecture.  Valeur sûre pour tout lecteur aimant les grands espaces, l’Australie, les grandes sagas ou les personnages féminins forts et déterminés, alors vous ne pouvez , ne devez pas passer à côté de ce roman.

Note : 9/10

  • Poche: 544 pages
  • Editeur : Archipoche (3 mai 2017)
  • Collection : Roman étranger

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La guerre des mondes (3 mai 2017) de Herbert George Wells

1894. Terreur sur Terre : des météores venus de Mars se rapprochent dangereusement. Le comté de Surrey, en Angleterre, est le premier touché. Les badauds s’attroupent autour d’un énorme objet cylindrique de près de 30 mètres émergeant d’un cratère… lorsqu’un puissant « rayon ardent » projeté par l’engin pulvérise les humains alentour ! D’autres « ovnis » s’écrasent sur le reste du pays. À l’intérieur, des machines contrôlées par d’étranges créatures tentaculaires. Ces tripodes sèment la panique et la désolation sur leur passage, désintégrant tout ce qui pourrait entraver leur désir de conquête. Prêtes à lutter, les populations sont incapables de rivaliser contre ces envahisseurs qui aspirent le sang humain et laissent dans leur sillage un monde ravagé, où plus aucune vie n’est possible. Les dernières heures des Terriens sont-elles arrivées ? Premier roman de science-fiction faisant cas d’une invasion martienne, le chef-d’oeuvre de Wells laissera un héritage considérable à la littérature d’anticipation, jusqu’à inspirer le cinéma, puisque le roman sera adapté une nouvelle fois en 2005 par Steven Spielberg, avec Tom Cruise.

Chronique : Considéré, au même titre que Jules Verne, comme le père fondateur de la littérature d’anticipation, Herbert George Wells a abordé des thématiques « neuves ». Le voyage dans le temps, les extra-terrestres, ou encore l’invisibilité font partie de l’imagination fertile de cet auteur anglais dont la véritable vocation est le progrès scientifique et la perfectibilité de l’homme.
Lorsqu’il aperçoit dans le télescope de son ami d’étranges activités sur la planète Mars, notre héros est loin de se douter que les petites étincelles qu’il observe à travers la lunette sont en vérité le décollage des navettes martiennes en partance pour la Terre. Lorsque la première météorite percute une petite forêt aux alentours de Londres, il se rend sur les lieux, partageant ainsi l’excitation de tous les badauds. Y a-t-il un être vivant enfermé dans cette capsule métallique enfoncée profondément dans la terre ? Peut-être a-t-il besoin d’aide ? Soudain, celle-ci s’éveille, et se dresse de toute sa hauteur. Rapidement, notre héros saisit que les intentions de ces visiteurs de l’espace sont tout sauf amicales ! Que peut-on faire face à ce rayon ardent qui pulvérise tout sur son passage ? Les autorités militaires londoniennes tentent de riposter avec les moyens du bord : canons, cavalerie et flotte de guerre. Autant tuer un éléphant avec un morceau de paille… Dans sa fuite, notre héros va trouver refuge dans le pire endroit qu’il aurait jamais pu imaginer…
Incroyable. Un roman essentiellement incroyable, où toutes nos peurs ancestrales prennent une dimension qu’on ne pouvait imaginer dans les années 90 du XVIIIème siècle. Auteur visionnaire, H. G. Wells tisse une intrigue à couper le souffle, où l’humanité devra affronter l’impensable. En sortira-t-elle vivante ? Grandie ? Dieu l’aidera-t-elle ? Alors que Jules Verne mêlait aventure, voyage et science-fiction, H. G. Wells, lui, se fait l’observateur du genre humain, et soulève des questions sociologiques et philosophiques bouleversantes.  HG Wells s’attaque en second plan aux effets de la colonisation britannique. Les martiens avaient une telle puissance technologique, un tel dédain pour les hommes, que face à la fuite il n’existait plus que la soumission. Or ces envahisseurs ne sont pas faits pour vivre dans notre monde, et c’est ce qui vaudra leur perte : Wells laisse entendre que les britanniques ne sont pas faits pour vivre dans le monde soumis des colonies, et que tôt ou tard ils vont devoir les perdre. Ce qui s’est bien produit.
Le roman de Wells se dévore, et il ne s’oublie pas. Notons l’excellente préface de cette édition par Jean Pierre Croquet.
La Guerre des Mondes est une pièce maîtresse de la science-fiction, elle mérite une place de choix dans votre bibliothèque.

Note : 10/10

  • Nombre de pages : 192 pages
  • Editeur : Archipoche (3 mai 2017)

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Jamais sans mes soeurs (3 mai 2017) de Celeste Jones et Kristina Jones

Elles n’ont que trois ans, et pourtant Juliana, Céleste et Kristina connaissent l’horreur au sein de la secte dans laquelle elles sont éduquées, « les Enfants de Dieu ».
Sous couvert de les protéger et de leur transmettre leurs dogmes, les « Gardiens » de la secte, qui les séparent de leurs parents, les punissent très sévèrement et les initient à la sexualité dès leur plus jeune âge. Elles sont conduites de pays en pays sous de fausses identités, contraintes de participer à des orgies et sont victimes de viols.
Si leur mère, accablée par la culpabilité, finit par s’enfuir avec Kristina, les deux autres filles n’ont recouvré que très tard la liberté.
Elles témoignent ici de leur calvaire au sein de cette organisation qui, tout en prônant des valeurs altruistes, ont fait vivre à ces jeunes filles, comme à nombre d’autres enfants, un véritable enfer. Le témoignage bouleversant d’une jeunesse sacrifiée et d’un difficile combat pour se reconstruire.

Chronique :  Celeste, Kristina et leur demi-soeur Juliana ont passé leur enfance et leur jeunesse dans la secte des « Enfants de Dieu » fondée par un certain David Berg, gourou alcoolique et pédomane qui vivait caché de tous et même de ses adeptes et qui préconisait l’amour libre et le « flirty fishing ». Leur père, qui fut un personnage important de la secte  a eu au total 15 enfants avec sept femmes différentes. Très vite, la cellule familiale explosa. Celeste ne revit plus sa mère et Kristina son père. Les enfants furent ballotés de pays en pays (Etats-Unis, Angleterre, Inde, Philippines, Chine, Ouganda) au fur et à mesure des migrations du groupe qui restait très mobile pour toujours échapper à la justice. A cause de l’enseignement délirant du « prophète », les trois filles durent subir toutes sortes de mauvais traitements : humiliations, sévices, fouet et autres châtiments corporels, absence de soin et d’éducation et toutes sortes de perversions criminelles : rapports sexuels avec des adultes dès l’âge de six ans, viols, inceste… Une telle enfance eut des conséquences terribles : de nombreux enfants devinrent dépressifs, d’autres sombrèrent dans la drogue, l’anorexie ou l’alcoolisme dès l’adolescence. Certains allèrent jusqu’à se suicider…
Un témoignage bouleversant et fort utile sur des enfances et des jeunesses gâchées par la folie sectaire. Une plongée hallucinante dans un monde devenu paranoïaque, attendant perpétuellement la fin du monde, lavant les cerveaux et vivant dans la mendicité et le mensonge pour complaire à un gourou invisible. Les trois soeurs ont fini par sortir plus ou moins difficilement des griffes de cette secte qui perdure aujourd’hui alors que Berg est mort, que les abus ont été dénoncés dans les médias du monde entier. L’épilogue du livre est assez terrible. Le lecteur y découvre que les successeurs continuent de vivre cachés, mais dans de magnifiques propriétés, qu’ils ne se sont jamais amendés, n’ont pas été inquiétés et peuvent même se permettre de rejeter les témoignages des enfants abusés et poursuivre leurs monstrueuses activités sous forme d’ONG à but caritatif. Si l’on veut se faire une idée sur la dangerosité de certaines sectes pour de jeunes enfants, il faut lire ce livre honnête, touchant et pudique.

Note : 9/10

  • Poche: 482 pages
  • Editeur : Archipoche (3 mai 2017)
  • Collection : Témoignage

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La Dernière Expérience (11 mai 2017) de Annelie WENDEBERG

Après une première enquête menée avec Sherlock Holmes (voir Le Diable de la Tamise), Anna Kronberg s’est retirée dans son cottage du Sussex. La jeune femme médecin pensait qu’elle et son célèbre coéquipier étaient parvenus à annihiler une organisation secrète qui expérimentait des bactéries pour en faire des armes de guerre. Mais le professeur Moriarty, véritable dirigeant de l’organisation, a survécu. Et il a décidé d’utiliser Anna pour entamer des recherches sur la peste…

Chronique : Suite supérieur au livre précédent de cette série, le style d’écriture de ces livres,est vraiment très bien faite on ce sens comme si on peut vraiment entrer dans la tête d’Anna, mais elle maintient aussi la sensation fraîche et déconnectée de Holmes. Cependant, on sent dans ce roman que son monologue interne devient un peu fastidieux parfois mais c’est aussi dû à l’intrigue de celle-ci. Il y a moins d’action, les choses bougeaient un peu plus lentement, et Anna a moins de contrôle sur sa situation et donc plus de temps pour ruminer. Mais la force de ce livre est plutôt sur les relations et sur la dureté de la. On est dans un livre avec beaucoup de mystère médical avec un peu de violence et de sexe. Ce tome permet de montrer tout le talent de l’auteur  pour nous conter des histoires passionnantes en mélangeant les univers et les époques. La fin quant à elle est à la hauteur du reste, aussi inattendue et loufoque que cette série en général.Un tome devrait plaire davantage que le premier à tous ceux qui ont découvert cette série. L’auteur précise sont univers et nous plonge dans une nouvelle enquête toute aussi passionnante que la première. du grand art pour une série qui sort de l’ordinaire!

Note : 10/10

  • Editeur : Presses de la Cité (11 mai 2017)
  • Collection : SANG D’ENCRE

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La Terre et les Hommes (13 avril 2017) de Hubert REEVES

Depuis plusieurs années, Hubert Reeves s’est beaucoup consacré à la défense de notre planète. Son autorité de scientifique comme son talent de conteur et sa générosité d’humaniste ont assuré à son message un rayonnement sans équivalent.

Chronique :  Grand émerveillement à la lecture de ce Savant-Poète, qui au fil des ans a écrit de nombreux ouvrages et dont la renommée est internationale. Hubert Reeves a bien compris que cet Univers recels des trésors de beauté, et plus encore d’émerveillement. Ce mot revient souvent sous sa plume.
Les passionnés de ce savant hors normes auront ici matière à réflexion de toute sorte. Toutes les grandes questions, toutes les réponses possibles sont traitées et abordées le plus clairement afin que le lecteur le moins averti ne soit pas mis dans l’embarras.
Toute la pensée du savant se trouve ainsi livrée dans sa pureté et sa naïveté d’homme qui s’interroge sans cesse et fait partager son émotion vive et puissante. On est toujours dans l’admiration, voire la sidération en parcourant ces lignes où la pensée examine tout et nous incite à ouvrir non seulement nos yeux mais aussi notée cœur
Prendre son temps et essayer de se souvenir, de plonger dans le passé pour fixer des moments inoubliables et miraculeux, faire et être le Poète qui voit l’invisible et essaie de le comprendre, de le prendre avec lui, d’être à la fois le grand Tout Et le Voyant, le faux mortel qui un jour sera ce qu’il fut avant sa fécondation : de la poussière d’étoiles.
Ce que veut Reeves, c’est non seulement nous transmettre toute sa science d’astrophysicien  et aussi de « militant écologiste mais encore nous faire prendre conscience que nous devons nous émerveiller de ce miracle permanent qui est la Vie, la Terre bleue dans toute sa splendeur, et l’immense poésie qui en découle. L’univers est comme le Poète : un créateur merveilleux. À nous d’en profiter et vite, sans attendre.

Note : 10/10

  • Broché: 704 pages
  • Editeur : Bouquins (13 avril 2017)
  • Collection : Bouquins

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L’Ile des monstres (11 mai 2017) de Tuutikki TOLONEN

La petite Mimi a suivi Grah, son ami monstre, dans son monde souterrain. Mais elle a perdu sa trace et la robe de chambre magique ne lui parle plus… Pendant ce temps, Koby et Halley, restés à la surface, cherchent à tout prix le moyen de retrouver leur soeur.
Nos trois héros ne sont pas au bout de leurs surprises : de nombreuses créatures étranges se cachent au centre de la Terre, et toutes ne sont pas aussi gentilles que Grah !

Chronique : Suite de « Le monstre nounou » ce roman, réside dans son univers fantastique parfaitement maîtrisé. Bien qu’étant un roman jeunesse, cet univers ne se verra pas simplifier pour autant, au contraire, il fourmille de petits détails, le rendant extrêmement complet. Tout un monde prend forme devant nos yeux, avec ce monstre , c’est toute une culture qui va prendre forme. Nous allons alors découvrir ici  d’où il vient, comment il vit, ce dont il a peur ou encore le véritable but de sa présence. Tout un folklore va venir l’entourer et le mystère qui l’accompagne va s’épaissir de pages en pages, apportant avec lui une belle dose de magie, qui va venir nous faire rêver un peu plus. C’est dans ce cadre que nous suivons Halley, Koby et Mimi, une fratrie qui va vivre des aventures extraordinaires en l’absence de leurs parents. Tuutikki Tolonen va nous plonger dans une histoire littéralement incroyable avec une écriture, très addictive, elle reste cependant totalement abordable pour les plus jeunes, tout en étant assez riche pour ne pas les infantiliser. Elle va faire vivre des rebondissements exceptionnels à ces enfants, leur faisant traverser des péripéties époustouflantes. Au fil des pages, ils vont faire preuve d’intelligence, de débrouillardise et également d’un bel esprit de solidarité qui sera l’élément clé de leur réussite. Au cours de leurs expéditions, ils vont tout simplement grandir, nous faisant partager de beaux messages de tolérance et bien d’autres valeurs tout aussi importantes, qui viendront nous toucher immanquablement. Jusqu’à la fin, ils feront preuve de détermination pour aider leur monstre et retrouver la petite Mimi.

Note : 9/10

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : R jeunesse (11 mai 2017)

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Sharko (11 mai 2017) de Franck THILLIEZ

Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir

Chronique : Si vous aimez le  style de Franck Thilliez, foncez sans hésiter car vous serez comblés. C’est vraiment un très bon roman, un vrai page turner. Ne vous fiez pas au 576 pages, vous ne les verrez pas passez.
On retrouve les deux personnages principaux, et toute l’équipe du 36, quai des orfèvres deux ans après les événements de Pandémia, en septembre 2015. Après une restructuration, l’équipe est désormais dirigée par Grégory Manien. Sont également présents Robillard, Levallois ,Bellanger toujours très affecté par le décès de Camille ou encore Chénaix, le légiste.
Sharko, qui nous livrera tout du long deux enquêtes en une.
Et on le sait, tout peut arriver dans les romans de Thilliez. Ses personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, ne sont jamais totalement épargnés.
Les deux enquêteurs ont la même importance au sein de l’enquête, mais de ce livre ce seront surtout des images de Sharko qui resteront en mémoire. Il faudra attendre l’épilogue pour être convaincu que le titre de ce roman est adapté.
La peur, qu’elle soit génétique ou liée à un apprentissage sera un des thèmes exploités par le roman. Cette émotion si incontrôlable, parfois lâche, est pourtant prioritaire pour notre survie.
Franck Thilliez nous propose un thriller extrêmement documenté, très riche en informations de toutes sortes. Très complexe, l’histoire ne cesse de rebondir et de nous offrir de nouvelles pistes tout en enrichissant notre culture, sur des sujets aussi divers que la balistique ou le bio-art. Alors qu’au début, l’enquête est très portée sur l’ésotérisme, la sorcellerie ou le satanisme le roman revient rapidement à une trame scientifique . Son thème principal, c’est cette fois le sang. Ce roman impose immédiatement un rythme infernal, et la tension ne fera que croître tout au long des pages.

Note : 9/10

  • Broché: 576 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (11 mai 2017)

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