Mission Mobilus : Le grand zozo de l’espace et Les disparus de Kolos (1 février 2018) de Anne-Gaëlle Balpe et Roland Garrigue

Égaré dans l’espace intergalactique, l’équipage du Mobilus cherche à rentrer chez lui !

Chronique : Du fantastique et de l’humour nous voici dans la science-fiction, les parents reconnaîtront sûrement les nombreuses références de ses deux lives quand aux plus jeunes, ils auront tout simplement le plaisir de découvrir une histoire complètement folle,de cette équipage du Mobilus pleine de courage.  L’écriture de Anne-Gaëlle Balpe est efficace et énergique et donnent encore plus de pep’s qui enrichissent l’humour déjà bien présent de l’histoire et des personnages. Les illustrations de Roland Garrigue, riches et colorées se marient parfaitement. Un duo qui fonctionne à merveille et que l’on a hâte de retrouver pour un tome 3.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 64 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Nathan (1 février 2018)
  • Collection : PREMIERS ROMANS

 

La Buveuse d’encre de Chine (18 janvier 2018) de Éric Sanvoisin et Olivier Latyk

Draculivre, Odilon et Carmilla se rendent à Chengde, en Chine, pour célébrer l’anniversaire d’un vieil ami de la famille. Sur les murs du palais dans lequel ils sont hébergés, se trouvent de nombreuses calligraphies très appétissantes. Mais attention, l’encre de Chine peut avoir des effets secondaires ! Il est déconseillé de la boire… Carmilla et Odilon sauront-ils résister à la tentation ?

Chronique : Un livre un peu plus noir que les autres mais qui nous fait voyager en chine. L’histoire est très touchante et émouvante. Eric Sanvoisin a fait un très beau travaille dans le récit qui va toucher beaucoup de gens, adulte ou enfant puisqu’il aborde également le thème de la différence et de l’acceptation de cette différence. C’est le tome le plus réussi de la série. Un vrai coup de cœur de lecture à mettre entre toutes les mains.
Si vous connaissez déjà la série mais que vous n’avez pas lu tous les tomes, lisez celui là. Un petit bijou jeunesse à lire et à partager absolument.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 48 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Nathan (18 janvier 2018)
  • Collection : PREMIERS ROMANS

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Qui ment ? (22 mars 2018) de Karen M. McManus

Seulement, Simon ne sort jamais de cette classe. Avant la fin de la détention, Simon est mort. Et selon les enquêteurs, sa mort n’était pas un accident. Lundi, il est mort. Mais mardi, il avait prévu d’afficher des révélations juteuses sur ses quatre camarades de classe, ce qui fait qu’ils sont tous les quatre suspects de son meurtre.

Chronique : Ce qui fait un roman c’est le mystère. Le premier roman de McManus est plein de mystère et d’intrigue et s’agrippe fermement et ne lâche pas jusqu’ à la fin. Il se passe beaucoup de choses ici. Oui, c’est un roman pour jeunes adultes, mais ses thèmes portent sur des sujets universels et d’actualité. Les personnages sont fascinants. Ils sont à un âge où les hormones et les émotions sont enflammées, alors les scénarios du livre sont réalistes et engageants. La prose de Karen est rapide et vibrante. Elle vous donne assez de détails pour esquisser la scène, mais permet à votre esprit de remplir les espaces. C’est le signe d’un grand écrivain. Quelqu’un qui crée la scène mais qui n’écrase pas l’esprit de détails infimes. C’est une aventure palpitante et trépidante. Quand Simon meurt, les autres enfants sont les principaux suspects. L’un d’eux ment? Ils l’ont planifié ensemble? Ou est-ce l’un d’entre eux le coupable? Pire, quelqu’un d’autre les piège? Ce sont toutes des questions valides que Karen M. McManus fait un beau travail pour les démêler. Nate a eu une mauvaise affaire. Il vient d’un foyer brisé avec un père alcoolique et une mère non présente. Il s’est élevé lui-même et il a pris de mauvaises décisions pour payer les factures. Il a déjà des ennuis avec la loi. Son avenir en tant que suspect semble sombre. Bronwyn est intelligente et protectrice de sa sœur cadette. Son personnage grandit au fur et à mesure que on tourne les pages. Sa loyauté et son dévouement envers un autre personnage nous convient.  La vie d’Addy s’écroule devant ses yeux quand la mort de Simon affecte sa relation parfaite. Elle cherche du réconfort dans sa famille, en particulier chez sa sœur aînée qui ne lui pose pas de questions. On est content qu’elle l’ait. Addy est le personnage qui grandit le plus. On ne sait pas trop quoi penser de Cooper au début. mais c’est lui qui subit le plus de pression. Il cache des choses qui, si elles sont connues, pourraient affecter le reste de sa vie. Même quand son avenir est menacé, il a le temps de faire des petites choses pour soutenir les autres suspects. Ils ont  la combinaison parfaite du suspense, de l’intrigue et des personnages captivants. L’intrigue, ainsi que le dialogue, sont bien développés et divertissants. Un super roman.

 

 Note : 9,5/10

 

  • Editeur : Nathan (22 mars 2018)
  • Collection : GRAND FORMAT DI

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The Hate U Give de Angie Thomas

À 16 ans, l’héroïne du roman – une lycéenne prénommée Starr – a déjà vu tomber sous les balles deux amis d’enfance : le premier victime d’un gang ; le second, quelques années plus tard, descendu par un policier alors qu’il s’enfuyait, sans arme, d’une soirée où avait éclaté une fusillade. Le livre s’ouvre sur cette scène dont Starr a été l’unique témoin. La jeune fille va devoir défendre la mémoire de son ami décédé face au policier, qui assure avoir agi en situation de légitime défense.

Chronique :Un vrai coup de cœur mais ce est livre assez difficile à lire, parfois surtout à cause de tous les commentaires sur les relations interraciales. Mais encore une fois, la façon dont on dois faire face au racisme n’est pas la même que celle dont les Noirs doivent faire face, de sorte que la réaction à ce livre ne sera évidemment pas la même que celle des Noirs. Alors oui, je vois – mais je condamne quand même – pourquoi les Blancs – la plupart du temps ne sont  pas contents de certains sujets de ce livre, mais encore une fois ce livre n’est pas à propos de vous, il ne parle pas de ce que vous ressentez à propos du mouvement BLM, ni de ce que vous vous sentez « insulté » par un Noir qui dit qu’il ne fait pas confiance aux Blancs, ni de ce que les Blancs racistes ont créé au fil des ans. Aussi, à tous ceux qui disent que le racisme n’est plus une chose….. Comment oses-tu? Comment oses-tu?! Le racisme est partout, peu importe que vous le croyiez ou non, mais il l’est. Le racisme nous est enseigné dès la maternelle, quand quelqu’un se moque de l’accent de quelqu’un d’autre, de la culture de quelqu’un d’autre, c’est TOUT, alors arrêtez de dire qu’il n’existe plus. C’est le cas. Et les gens sont tués au nom du racisme, et ils n’obtiennent jamais la justice qu’ils méritent, parce que le racisme OUI est toujours une chose, même de nos jours dans notre soi-disant « société avancée ». Racisme, racisme, racisme, racisme, RACISME. Habituez-vous à ce mot parce que c’est une réalité pour beaucoup d’entre nous.
Et ce livre montre exactement de quoi il parle parce que ça fait mal de voir que certaines personnes sont toujours aussi aveugles, ignorantes et méchantes.Dans ce livre, les gens disent que Khalil est mort parce qu’il est un dealer et qu’il serait mort de toute façon… mais dans quel monde vivons-nous? Les gens se font assassiner sur des suppositions et c’est de leur faute? Qu’est-ce que ça peut te faire? Ce livre est EXTRÊMEMENT important. Si vous pensez qu’il est hypertrophié, cela signifie qu’il y a un problème avec vous, parce que ce livre ne l’est pas. Ce livre parle de la vérité, de la vilaine vérité. Et il dit explicitement que tous les flics ne sont pas de mauvais flics, que tous les flics ne sont pas comme celui qui a tué Khalil, parce que c’est important de se rappeler. Et le couple interracial est bien fait. Oui, Chris et Starr sont t mignons, mais ce n’était pas que ça. Chris est respectueux, il n’essaie pas de « voler » la culture de Starr, mais il fait tout pour la comprendre et apprendre de ses erreurs. Outre cet aspect politique, The hate u give est aussi un formidable journal quotidien de la vie dans les ghettos. Bien évidemment, on y parle de trafic de drogues ou d’affrontements entre gangs, mais on y montre surtout la solidarité qui lie les habitants, leur détermination et leur courage.
C’est un roman qui parle aussi beaucoup de liens familiaux ou amicaux, avec beaucoup d’amour et d’émotions brutes.
C’est un livre à lire absolument et à faire lire le plus largement possible car si l’histoire se passe aux Etats-Unis, la situation en France commence dangereusement à s’en rapprocher.
Sachez aussi que les droits d’adaptation ont été achetés et que le film, mettant en scène Amandla Steinberg, devrait arriver sur nos écrans prochainement.

Note : 9,5/10

Broché: 362 pages

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Le Grand Vizir de la nuit (7 mars 2018) de Catherine Hermary-Vieille

Au coeur de l’Orient romantique et violent . Dans l’Empire ottoman, en 785 ans après J.-C., le jeune Harun al-Rachid devient Calife impérial. Énamouré d’un Persan, Djafar, il voit ses espoirs s’envoler quand il découvre que celui-ci lui préfère sa soeur, Abassa. Si Harun accepte leur union, il décide, de rage, d’interdire la consommation de leur mariage.Néanmoins, n’écoutant que leurs coeurs, les deux amants décident de désobéir, et mettent au monde des jumeaux. Ayant défié leur sultan, ils auront à en asssumer les conséquences.Inspiré par la légende des Barmakides, ce conte des Mille et Une Nuits revisité n’a rien perdu de sa modernité. Et nous invite à un voyage dans un Orient fantasmé fait de chants voluptueux, dans la contemplation, à la fois sombre et romantique, de l’amour tragique qui se consume jusqu’à la mort.

Chronique : Les amours de Djafar et du calife scandés par le vieux serviteurs Ahmed dans la nuit de Damas. Repris d’un conte des mille et une nuit, ce livre nous propulse au IX siècle dans l’empire abbaside de la Damas flamboyante. La passion amoureuse dévorante et dévoreuse de Djafar résistera t elle a la jalousie du Calife ? Tellement bien écrit, un vocabulaire si riche que l’on est directement transporté dans l’ambiance de la ville de Bagdad du 1er siècle. Un livre pour les amoureux de l’histoire, des contes et des mots.

Note : 9/10

 

  • Broché: 264 pages
  • Editeur : Archipel (7 mars 2018)
  • Collection : Romans

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Passager 23 (7 mars 2018) de Sebastian Fitzek

Imaginez un lieu isolé.
Un lieu où disparaissent, année après année, des dizaines de personnes…
Sans laisser de trace. Un lieu rêvé pour des crimes parfaits.
Bienvenue à bord. La croisière ne fait que commencer…

Chronique : L’intrigue entoure un enquêteur (Beesley) dont la femme et l’enfant ont disparu par-dessus bord lors d’une croisière il y a quelques années. On a supposé que les décès étaient suicidaires. Par conséquent, il est devenu imprudent et sauvage, prenant part aux opérations d’infiltration les plus risquées sans craindre pour sa propre sécurité. Il s’en fiche, c’est tout. Mais un jour, il reçoit un coup de fil qui remet en question l’hypothèse concernant le sort de sa famille. Afin d’en apprendre plus, il est attiré par une croisière où une étrange dame semble s’être installée de façon permanente à bord du navire d’où sa femme et son fils auraient fait un saut. Ce livre réaffirme que Sebastian Fitzek est l’un des meilleurs auteur de thrillers du moment. C’est admirable sa capacité à ne pas laisser une seule fin en suspens et à avoir l’audace de faire croire au lecteur qu’il a une longueur d’avance sur lui et de l’humilier ensuite avec une résolution qui dépassera chacune de ses attentes. Non seulement il ferme l’étui proprement et clairement, toutes les pièces s’emboîtant parfaitement, mais il joue aussi avec l’esprit du lecteur qui retourne le plateau à la dernière minute, présentant une conclusion tout aussi parfaite mais beaucoup plus choquante. Dans ce livre, vous pouvez voir un saut dans son écriture. Des descriptions plus détaillées et des personnages mieux développés. Et l’auteur maintient, bien sûr, sa maîtrise magistrale des points culminants, pour raviver le mystère au bon moment afin de rendre la lecture plus addictive et de distribuer stratégiquement des petites et grandes intrigues, de telle sorte qu’elle provoque une sorte de vertige déductif chez le pauvre individu qui lit donc nous.

Note : 9,5/10

 

 

  • Broché: 418 pages
  • Editeur : Archipel (7 mars 2018)
  • Collection : Suspense

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