The Handmaid’s Tale : La Servante écarlate-Intégrale des Saisons 1 à 5 Elisabeth Moss (Acteur, Réalisateur), Joseph Fiennes (Acteur), Reed Morano (Réalisateur)

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Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.

Chronique : The Handmaid’s Tale: La Servante écarlate est une série exceptionnelle que je considère comme un chef-d’œuvre. Ayant lu plusieurs livres de Margaret Atwood, je peux affirmer avec confiance que cette adaptation vaut vraiment la peine d’être regardée. Elle conserve la profondeur de l’œuvre originale tout en incorporant subtilement des éléments contemporains, tels que la présence d’Afro-Américains, qui ne sont pas explicitement mentionnés dans le livre, mais justifiés par l’importance de la natalité.

La série excelle par sa subtilité, et l’horreur et le malaise se trouvent dans tout ce qui dépasse cette subtilité. Avant d’écrire cette critique, j’ai lu des avis négatifs sur la série et j’ai basé ma critique sur une réponse à ces avis, principalement trouvés sur IMDb.

« La lenteur » – Je suis d’accord pour dire que la série est incroyablement lente et que peu de choses se passent. En fait, toutes les actions pourraient être montrées en moins de trois heures. Cependant, cette lenteur sert parfaitement la série. Elle insuffle un sentiment d’oppression et d’angoisse que j’ai rarement vu. Les informations sont distillées au compte-gouttes, et les questions trouvent leurs réponses au fil des épisodes. Les premières informations sur la manière dont la société américaine a basculé sont révélées vers les épisodes 4 et 5, et continuent d’être dévoilées progressivement par la suite.

« Il est impossible d’aboutir à un tel débordement avec la religion catholique » (oui, oui, j’ai vraiment vu cet argument sur IMDb :P) À cela, je pourrais répondre que cette société est bien plus que catholique. Il suffit de regarder ce qui s’est produit avec les sorcières de Salem, le mode de vie des Amish et des Mormons… Et pour conclure, je cite les Écritures (que l’on retrouve dans les toutes premières pages du livre et dans la série, et qui est à la base même des Servantes) : (Genèse 30:1) Lorsque Rachel vit qu’elle ne donnait point d’enfants à Jacob, elle porta envie à sa sœur, et elle dit à Jacob : « Donne-moi des enfants, ou je meurs ! » La colère de Jacob s’enflamma contre Rachel, et il dit : « Suis-je à la place de Dieu, qui t’empêche d’être féconde ? » Elle dit : « Voici ma servante Bilha ; va vers elle ; qu’elle enfante sur mes genoux, et que par elle j’aie aussi des fils. » Et elle lui donna pour femme Bilha, sa servante ; et Jacob alla vers elle.

« Les personnages sans charisme/sans profondeur/plats/jeux d’acteur sans émotions » : En effet, nous sommes face à une société où l’individualisme a cédé la place à une théocratie qui régule chaque aspect de la société et de la vie privée (qui n’existe plus). Les désirs et pulsions individuels sont non seulement réprimés, mais sévèrement punis.

L’horreur est sous-entendue ici, et les scènes d’horreur à l’écran ont moins d’impact que ce qui n’est pas montré. Cependant, l’horreur se manifeste principalement au niveau émotionnel. C’est une violence psychologique réelle. Les rares scènes d’horreur physique deviennent un soulagement, car enfin, ce que l’on imagine se concrétise à l’écran, permettant à notre imagination de faire une pause. Mais même alors, ces scènes sont si banales qu’elles ne parviennent pas à apaiser ce sentiment d’oppression.

Les émotions ne sont pas présentées de manière évidente, elles suivent leur propre chemin et parviennent parfois au spectateur. Ces fragments d’émotions sont dérangeants et nous frappent de plein fouet, car ils sont déplacés dans cette société. Ce sont les scènes les plus puissantes, celles qui intensifient le malaise à des sommets. Cependant, comme dans le livre, la série cherche à présenter une description presque clinique de ce que vit Offred. La narratrice parvient à se distancer de son vécu, ce qui peut être considéré comme la seule « incohérence ». Mais à ce sujet, je cite le livre : « Il y a beaucoup de choses auxquelles il n’est pas supportable de penser. Penser peut nuire à nos chances, et j’ai l’intention de durer. »

« Le manque d’informations sur ce qui se passe dans le reste du monde » : En effet, nous ne savons que ce qui se passe sur place, et même dans un district bien précis. Nous savons que les États-Unis d’Amérique sont pratiquement effacés (mais pas complètement ; la capitale est à Anchorage, en Alaska, et il reste deux étoiles sur le drapeau, avec des guerres dans les rues de Boston), laissant place à la République de Gilead. Cependant, l’histoire se déroule à Bangor, dans le Maine (je ne suis pas certain que cela soit mentionné, mais je reconnais la ville 😉 ). Bangor est historiquement connue comme une étape de l' »Underground Railroad », ce qui rend la série encore plus glaçante car la liberté est si proche. Ce genre de détail semble indiquer que toutes ces horreurs ne se produisent que dans les limites de cette république.

En conclusion, The Handmaid’s Tale: La Servante écarlate est une série remarquable qui parvient à capturer l’essence de l’œuvre originale de Margaret Atwood. Elle offre une expérience subtile, oppressante et psychologiquement violente. Malgré sa lenteur délibérée, la série réussit à maintenir l’attention du spectateur grâce à sa narration méticuleuse et à sa capacité à susciter un profond malaise. Les performances des acteurs sont épurées pour refléter la répression et la conformité imposées par la société dystopique. Bien que des informations sur le monde extérieur soient limitées, cela renforce l’atmosphère oppressante et confinée de l’intrigue. Dans l’ensemble, cette série est une œuvre puissante et troublante qui mérite d’être regardée.

Qualité de l’image : L’image des DVD est d’une qualité impressionnante. Les couleurs sont vives et bien rendues, ce qui contribue à créer une atmosphère captivante tout au long de la série. Les tons sombres et les scènes éclairées par des lumières tamisées sont gérés avec précision, permettant de distinguer les détails même dans les moments les plus sombres. Les décors sont magnifiquement représentés, et les costumes détaillés ajoutent à l’esthétique visuelle de l’ensemble. La netteté de l’image permet aux téléspectateurs de ne rien manquer des subtilités visuelles présentes dans chaque épisode. Dans l’ensemble, l’image offre une expérience visuelle immersive et de grande qualité.

Qualité du son : La piste audio des DVD est bien équilibrée et offre une expérience sonore de haute qualité. Les dialogues sont clairs et bien mixés, ce qui permet aux téléspectateurs de suivre facilement les conversations et les interactions entre les personnages. Les effets sonores sont soigneusement rendus, créant une ambiance immersive tout au long de la série. La bande originale, avec sa musique captivante, ajoute une dimension émotionnelle supplémentaire à l’expérience sonore. L’équilibre entre les voix, les effets sonores et la musique est bien géré, offrant une écoute agréable et précise.

Conclusion : Les DVD de « The Handmaid’s Tale : La Servante écarlate – Intégrale des Saisons 1 à 5 » offre une qualité d’image impressionnante, avec des couleurs vives et une netteté remarquable qui contribuent à l’immersion visuelle. La piste audio équilibrée offre une clarté sonore exceptionnelle, permettant aux dialogues et aux effets sonores de se démarquer. L’ensemble de ces éléments techniques contribue à une expérience de visionnage immersive et captivante. Pour les amateurs de cette série acclamée, ce DVD est un incontournable qui leur permettra de plonger encore plus profondément dans l’univers sombre et fascinant de « The Handmaid’s Tale ».

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.78:1 Classé ‏ : ‎ 12 ans et plus Dimensions du colis ‏ : ‎ 19,05 x 13,55 x 1,25 cm; 67 grammes Réalisateur ‏ : ‎ Reed Morano, Mike Barker, Deniz Gamze Ergüven, Elisabeth Moss, Christina Choe Format ‏ : ‎ Couleur, Cinémascope, PAL Durée ‏ : ‎ 48 heures et 20 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 21 juin 2023 Acteurs ‏ : ‎ Elisabeth Moss, Joseph Fiennes, Yvonne Strahovski, Alexis Bledel, Madeline Brewer Doublé : ‏ : ‎ Anglais Sous-titres : ‏ : ‎ Français, Allemand, Suédois, Finnois, Danois, Norvégien Langue ‏ : ‎ Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ MGM / United Artists

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