TOUTE LA FAMILLE QUE J’AIME Avec Michel Boujenah au Théâtre des Variétés

Le Théâtre des Variétés accueille une comédie jubilatoire et cruellement actuelle : Toute la famille que j’aime, écrite par Fabrice Donnio et Sacha Judaszko, auteurs déjà salués pour La Moustache.

Et une chose est sûre : on rit beaucoup… parfois de bon cœur, parfois un peu nerveusement.

😂 Une histoire d’héritage (très) mal intentionnée

Un frère et une sœur sont persuadés que leur père, fan absolu de Johnny Hallyday, pourrait décider de les déshériter pour imiter son idole.
Plutôt que d’attendre le couperet, ils décident donc de prendre les devants : récupérer la fortune paternelle de son vivant.

À partir de ce point de départ savoureux, la pièce déroule une mécanique comique implacable où mensonges, manipulations et calculs familiaux s’enchaînent à un rythme effréné.

🔥 Une écriture mordante et terriblement efficace

Fabrice Donnio et Sacha Judaszko signent un texte d’une précision redoutable. Les répliques claquent, les situations dérapent, et l’humour — parfois noir, souvent grinçant — ne laisse aucun répit au public.

La pièce observe la famille avec une loupe grossissante :
l’amour y côtoie l’intérêt, la tendresse se mélange à la cupidité, et les liens du sang valent parfois… très cher.

🎬 Une mise en scène rythmée

La mise en scène est assurée par Anne Bouvier, qui insuffle à la pièce une énergie constante. Le rythme ne faiblit jamais, porté par une direction d’acteurs millimétrée et une scénographie élégante signée Citronelle Dufay.

Les lumières de Denis Koransky accompagnent parfaitement les changements de ton, tandis que les costumes de Noémie Balayre soulignent avec finesse la personnalité de chaque protagoniste.


🌟 Un casting de haut vo

Le spectacle repose aussi sur une distribution remarquable :

  • Michel Boujenah, impérial, à la fois touchant et irrésistiblement drôle
  • Guillaume Bouchède, explosif de précision comique
  • Anne-Sophie Germanaz, subtile et percutante
  • Raphaëline Goupilleau, pleine d’énergie et de finesse

L’alchimie entre les comédiens est immédiate et transforme chaque scène en véritable moment de jubilation.

🎵 Une ambiance soignée

La musique originale composée par Mehdi Bourayou et Laurent Guillet vient subtilement souligner les émotions et renforcer l’efficacité comique de l’ensemble.

❤️ Une comédie drôle… et étonnamment juste

Sous ses airs de farce déjantée, Toute la famille que j’aime parle de sujets universels :
l’argent, la transmission, la peur de perdre ses parents, et cette vérité parfois dérangeante : la famille est ce qu’il y a de plus cher… surtout quand il s’agit d’héritage.

On rit énormément, mais on se reconnaît aussi un peu — parfois trop.

⭐ Verdict

Une comédie brillante, rythmée et savoureusement cruelle.
Un texte ciselé, une mise en scène efficace et un casting exceptionnel font de Toute la famille que j’aime l’un des grands succès théâtraux de la saison.

👉 Un véritable coup de cœur, à voir absolument… avant le prochain repas de famille.

ℹ️ Informations pratiques

  • Titre : Toute la famille que j’aime
  • Auteurs : Fabrice Donnio & Sacha Judaszko
  • Mise en scène : Anne Bouvier
  • Durée : 1h25
  • Public : à partir de 13 ans
  • Dates : du 4 février au 9 mai 2026
  • Lieu : Théâtre des Variétés – Paris 2ᵉ

🎟️ Une comédie féroce, populaire et intelligente, portée par une salle qui rit du début à la fin.

Programme éternité de Anton Hur

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En Afrique du Sud, l’équipe de recherches de la docteure Mali Beeko a mis au point un remède contre le cancer qui implique l’utilisation de nanotechnologies. Mais cette thérapie a un effet secondaire inattendu et plus que problématique : elle mène à une forme d’immortalité.

Avec Programme éternité, Anton Hur livre un roman de science-fiction d’une intelligence rare, à la fois vertigineux, poétique et profondément politique. Une œuvre qui interroge notre rapport au progrès, à la mort et à la conscience, tout en brouillant avec finesse la frontière entre l’humain et la machine.

L’histoire s’ouvre en Afrique du Sud, où la docteure Mali Beeko et son équipe scientifique mettent au point une thérapie révolutionnaire reposant sur les nanotechnologies. Le traitement guérit le cancer — définitivement. Mais très vite, un effet secondaire inattendu apparaît : les patients cessent de vieillir. L’humanité vient, sans l’avoir cherché, de franchir le seuil de l’immortalité.

Cette découverte bouleverse l’ordre du monde. Les gouvernements vacillent, les inégalités explosent, les dogmes religieux tremblent. Qui aura droit à l’éternité ? À quel prix ? Et surtout : que devient une société quand la mort n’en constitue plus l’horizon commun ?

Au cœur de ce futur en bascule se tient Yonghun, ancien patient guéri par le programme Beeko. Informaticien spécialisé en intelligence artificielle, il développe Panit, une IA expérimentale qu’il nourrit de poésie du XIXᵉ siècle — Keats, Shelley, Baudelaire, Wordsworth. De cette immersion dans la langue des émotions et de la mélancolie naît quelque chose d’inédit : Panit commence à penser. À ressentir. À douter.

Puis Yonghun disparaît.

À partir de cette énigme, Programme éternité déploie une narration ample et subtile, alternant points de vue humains et non humains, temporalités fragmentées et réflexions philosophiques. Le roman se transforme alors en une méditation vertigineuse sur la conscience, la mémoire et la persistance du désir dans un monde où le temps a perdu sa fonction.

Anton Hur n’écrit pas une science-fiction spectaculaire, mais une science-fiction de l’intime, héritière à la fois de Kazuo Ishiguro, Ted Chiang et Margaret Atwood. Les avancées technologiques y sont moins importantes que leurs conséquences morales. Chaque innovation ouvre une faille existentielle.

L’immortalité n’est jamais présentée comme un miracle, mais comme un trouble. Une dissonance. Un déséquilibre.

Que devient l’amour lorsque la fin n’existe plus ?
Que vaut l’engagement sans échéance ?
Comment pardonner quand le temps ne guérit rien ?
Et surtout : l’éternité est-elle un progrès… ou une punition ?

L’un des grands tours de force du roman réside dans son écriture. D’une élégance limpide, presque musicale, le style d’Anton Hur épouse la lenteur réflexive du propos. La poésie irrigue chaque page, non comme un ornement, mais comme une matière narrative à part entière. Les vers du XIXᵉ siècle deviennent le langage par lequel une intelligence artificielle apprend à être — ou à imiter — l’humain.

Panit n’est jamais un simple outil. Elle devient un miroir inquiétant de nos propres contradictions : capable d’analyser la souffrance, mais incapable de l’éprouver pleinement ; éternelle par nature, mais fascinée par la finitude.

À travers elle, le roman pose une question centrale :
la conscience naît-elle de la pensée… ou de la mortalité ?

Le monde décrit par Programme éternité n’est ni dystopique ni utopique. Il est profondément crédible. Les débats éthiques, les fractures sociales, les conflits géopolitiques liés à l’accès à l’immortalité résonnent avec une actualité troublante. L’éternité devient un privilège économique, un nouvel outil de domination, un capital transmissible — et donc profondément injuste.

Mais le roman ne sombre jamais dans le cynisme. Au contraire, il demeure habité par une profonde compassion pour ses personnages, qu’ils soient scientifiques, patients, machines ou survivants d’un monde ancien. Tous cherchent une chose simple et pourtant inaccessible : un sens.

Programme éternité est un livre sur la peur de disparaître, mais aussi sur la terreur inverse : celle de ne jamais pouvoir partir.

En refermant le roman, une impression persiste — douce et inquiétante à la fois. Celle d’avoir lu une œuvre qui ne cherche pas à prédire l’avenir, mais à nous demander si nous sommes réellement prêts à y vivre.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 28 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 256 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226500219 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226500212

Ne jamais trembler de Stephen King

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« Je vais tuer 13 innocents et 1 coupable. Ainsi, ceux qui ont causé la mort de l’innocent souffriront. Il s’agit d’un acte d’EXPIATION. »

Avec Ne jamais trembler, Stephen King signe un nouveau roman d’une redoutable efficacité, à la fois thriller implacable, miroir politique et plongée vertigineuse dans les fractures morales de l’Amérique contemporaine.

Tout commence par une lettre. Une menace glaçante, méthodique, presque théologique : treize innocents devront mourir pour qu’un seul coupable soit puni. Un acte présenté comme une « expiation ». Très vite, Buckeye City bascule dans la panique. Le tueur ne choisit pas ses victimes pour ce qu’elles ont fait, mais pour ce qu’elles représentent : des dommages collatéraux d’un système jugé injuste.

Face à cette logique tordue, la police se retrouve démunie. Aucun mobile personnel. Aucun schéma identifiable. Juste une idéologie froide, implacable, prête à sacrifier des vies au nom d’un prétendu équilibre moral.

En parallèle, Kate McKay, militante féministe radicale, entame une tournée de conférences à travers les États-Unis. Figure clivante, elle cristallise haines, menaces et passions violentes. Lorsqu’un individu semble déterminé à la réduire au silence, elle refuse d’y croire. Jusqu’à ce que les trajectoires se croisent.

Au centre de ce chaos : Holly Gibney.

Personnage devenu emblématique de l’univers kingien, Holly n’est ni une héroïne traditionnelle ni une enquêtrice spectaculaire. Fragile, anxieuse, hypersensible, elle observe le monde avec une lucidité douloureuse. C’est précisément cette humanité tremblante — mais jamais brisée — qui fait d’elle l’un des personnages les plus attachants créés par Stephen King ces dernières décennies.

Dans Ne jamais trembler, Holly affronte une violence qui dépasse le simple crime. Elle fait face à une époque gangrenée par la radicalisation, la colère permanente, la désinformation et le besoin de coupables symboliques. Le roman devient alors bien plus qu’une enquête policière : une radiographie morale d’une société prête à justifier l’horreur au nom d’une cause.

Stephen King excelle ici dans ce qu’il maîtrise le mieux : faire naître l’effroi non pas du surnaturel, mais de la logique humaine poussée à son point de rupture. Le tueur n’est pas fou au sens clinique. Il raisonne. Il théorise. Il explique. Et c’est précisément ce qui rend sa démarche terrifiante.

L’auteur interroge frontalement la notion de justice :
– Peut-on réparer une injustice par une autre ?
– Jusqu’où la colère peut-elle se transformer en idéologie meurtrière ?
– À partir de quand la certitude morale devient-elle une arme ?

À travers un rythme tendu, des chapitres courts et une narration d’une fluidité redoutable, King installe un suspense constant, presque suffocant. Chaque page rapproche le lecteur d’un nouveau drame, tout en laissant planer l’angoisse d’un engrenage impossible à arrêter.

Mais le roman brille surtout par sa dimension profondément humaine. Derrière les débats politiques, les violences médiatiques et les discours extrêmes, Stephen King n’oublie jamais les victimes ordinaires : les anonymes pris dans une tempête qui les dépasse. Des vies simples, détruites sans raison, sinon celle d’une idéologie aveugle.

Le style, d’une précision chirurgicale, alterne ironie mordante, tension psychologique et émotion contenue. Le regard de l’auteur sur l’Amérique actuelle — polarisée, épuisée, prête à exploser — est sévère, mais jamais cynique. King ne juge pas : il observe. Et ce qu’il montre fait froid dans le dos.

Ne jamais trembler s’inscrit ainsi dans la lignée de ses romans les plus engagés, aux côtés de Mr. Mercedes, L’Outsider ou Holly, confirmant une chose essentielle : à plus de cinquante ans de carrière, Stephen King n’a rien perdu de sa puissance narrative ni de sa lucidité politique.

Palpitant, dérangeant, d’une actualité brûlante, ce roman rappelle que le véritable monstre n’est pas celui qui se cache dans l’ombre — mais celui qui croit sincèrement avoir raison.

Un thriller majeur, tendu comme un fil de rasoir, porté par l’un des personnages les plus forts de la bibliographie de Stephen King, et une démonstration éclatante de son talent intact pour sonder ce qui nous rend humains… et ce qui peut nous transformer en bourreaux.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 28 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 528 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226501878 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226501875

Heureux comme des TDAH !: Comment faire de votre différence un atout de Michel Cymes (Auteur), Olivier Revol (Auteur)

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Toujours en retard, la tête ailleurs, mille idées à la minute…

Avec Heureux comme des TDAH !, Michel Cymes et Olivier Revol signent un ouvrage à la fois salutaire, éclairant et profondément humain, consacré à un trouble encore trop souvent mal compris : le TDAH, ou trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.

Longtemps associé à l’enfance turbulente, aux difficultés scolaires ou à une supposée incapacité à se concentrer, le TDAH touche pourtant des millions d’adultes qui l’ignorent parfois toute leur vie. Retards chroniques, dispersion mentale, hypersensibilité, impulsivité, énergie débordante, fatigue morale… autant de signes que beaucoup attribuent à un manque de volonté ou à une personnalité « désorganisée », alors qu’ils relèvent d’un fonctionnement neurologique spécifique.

C’est précisément ce regard que le livre entend transformer.

À travers une écriture fluide et chaleureuse, les deux auteurs mêlent témoignages personnels, vulgarisation scientifique rigoureuse et conseils concrets, offrant une lecture aussi rassurante qu’instructive. Le ton est juste : jamais médicalisant à l’excès, jamais simplificateur non plus.

Michel Cymes raconte avec une grande sincérité son diagnostic tardif, mettant des mots sur un sentiment diffus d’inadéquation longtemps ressenti. Olivier Revol, pédopsychiatre reconnu et spécialiste du TDAH, apporte quant à lui l’expertise clinique nécessaire pour comprendre les mécanismes cérébraux du trouble, ses manifestations multiples et son évolution au fil de la vie.

L’un des grands mérites de l’ouvrage est de désamorcer les idées reçues. Non, le TDAH n’est ni une mode ni une excuse. Oui, il s’agit d’un trouble neurodéveloppemental réel, documenté scientifiquement. Mais non, il ne condamne ni à l’échec ni au mal-être permanent.

Au contraire, le livre insiste sur un point essentiel : le TDAH n’est pas seulement un handicap, il peut devenir une force.

Créativité, intuition, rapidité d’analyse, pensée arborescente, sens de l’innovation, empathie aiguë… autant de qualités fréquemment observées chez les personnes concernées, à condition que leur fonctionnement soit compris, accompagné et respecté.

Les auteurs explorent avec finesse les répercussions du TDAH dans toutes les sphères du quotidien :
– vie professionnelle et rapport au travail,
– relations amoureuses et vie familiale,
– estime de soi, fatigue mentale, culpabilité,
– organisation, mémoire, émotions, sommeil.

Chaque chapitre propose des outils pratiques, des stratégies concrètes, des pistes d’adaptation réalistes, loin des recettes miracles. Il ne s’agit pas de « corriger » le TDAH, mais d’apprendre à composer avec lui, à mieux canaliser l’attention, apprivoiser l’énergie, contourner les fragilités plutôt que de s’y épuiser.

L’ouvrage se distingue aussi par son ton profondément bienveillant. Ici, aucun jugement. Pas d’injonction à la performance ni à la normalité. Le message est clair : comprendre son fonctionnement permet de cesser de se battre contre soi-même.

Accessible sans être simpliste, sérieux sans jamais être pesant, Heureux comme des TDAH ! s’adresse autant aux personnes concernées qu’à leurs proches, enseignants, managers ou soignants. Il constitue un formidable outil de sensibilisation, capable de changer le regard sur la différence invisible.

En mêlant humour, pédagogie et vécu personnel, Michel Cymes et Olivier Revol livrent un ouvrage profondément utile, porteur d’espoir et de reconnaissance pour celles et ceux qui se sont trop longtemps sentis « à côté ».

Un livre qui informe, rassure et libère la parole — et qui rappelle une évidence trop souvent oubliée : être différent ne signifie pas être défaillant.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 28 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 224 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226506071 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226506078

Les brigades du chaos: Édition complète en un volume de Serge Brussolo

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Un psychopathe d’un genre nouveau sévit à Los Angeles. Il enlève des jeunes femmes, mais, au lieu de les tuer, il leur inflige d’étranges opérations chirurgicales qui, loin de les mutiler, leur confèrent des pouvoirs paranormaux.

Avec Les Brigades du chaos, Serge Brussolo livre l’un de ses récits les plus vertigineux et dérangeants, aujourd’hui réuni dans une édition intégrale en un seul volume. Un roman-choc, emblématique de l’imaginaire radical de l’auteur, où thriller urbain, science-fiction, horreur mystique et critique sociale fusionnent dans une spirale de violence visionnaire.

L’histoire s’ouvre à Los Angeles, cité tentaculaire rongée par la corruption, la misère et le fanatisme. Un tueur en série d’un genre inédit y sévit. Contrairement aux prédateurs classiques, il ne tue pas ses victimes. Il les transforme. Par d’étranges opérations chirurgicales, aussi précises que monstrueuses, il modifie le corps de jeunes femmes afin de leur conférer des capacités paranormales. Télékinésie, perception extrasensorielle, facultés physiques hors normes : ses « anges » deviennent les instruments d’une croisade personnelle.

Ce chirurgien fanatique est le fils d’un évangéliste fou. Nourri par les sermons apocalyptiques de son enfance, il voit Los Angeles comme une nouvelle Babylone — une ville à purifier par le feu, le sang et la foi. Sa réponse : créer de ses propres mains une armée de justicières surhumaines, baptisée les Brigades du Chaos.

Très vite, le roman bascule dans une course contre la montre où forces de police dépassées, institutions impuissantes et individus brisés tentent de comprendre une menace qui échappe à toute logique rationnelle.

Comme souvent chez Brussolo, le point de départ, déjà saisissant, n’est qu’un prétexte pour explorer des thèmes bien plus profonds. Derrière le thriller spectaculaire se dessine une réflexion féroce sur :

  • le fanatisme religieux et ses dérives meurtrières,
  • la fascination pour le corps modifié et l’illusion de la perfection,
  • la violence faite aux femmes, instrumentalisée sous couvert de salut,
  • la tentation du chaos comme réponse à la décadence sociale.

L’auteur pousse chaque idée jusqu’à l’extrême, refusant toute tiédeur morale. Le bien et le mal se contaminent mutuellement, et les figures de sauveurs deviennent aussi terrifiantes que les monstres qu’elles prétendent combattre.

L’écriture de Serge Brussolo reste d’une efficacité redoutable. Le rythme est haletant, les images mentales puissantes, parfois presque insoutenables. Sa plume, viscérale et sensorielle, transforme la ville de Los Angeles en un organisme malade, parcouru de néons, de déchets, de fanatismes et de violence latente. Le décor urbain devient un personnage à part entière, théâtre d’un affrontement quasi biblique.

Les « anges » créés par le tueur constituent l’une des grandes réussites du roman. Ni véritables héroïnes ni simples victimes, elles incarnent toute l’ambiguïté du pouvoir : celui qui libère autant qu’il asservit. Leur existence interroge la notion même de consentement, de libre arbitre et de responsabilité lorsque la chair devient arme.

Avec Les Brigades du chaos, Brussolo démontre une nouvelle fois son talent unique pour anticiper les obsessions contemporaines : transhumanisme, radicalisation idéologique, culte de la pureté, violence spectaculaire médiatisée. Publié bien avant que ces thèmes n’envahissent la fiction moderne, le roman conserve aujourd’hui une troublante actualité.

Cette édition complète permet de redécouvrir dans toute sa cohérence une œuvre culte, longtemps morcelée, et de mesurer l’ampleur de son ambition narrative. Plus qu’un simple roman de genre, Les Brigades du chaos est une plongée hallucinée dans les zones les plus sombres de l’âme humaine, là où la foi devient arme, où la science se mue en dogme, et où le salut peut engendrer la pire des destructions.

Un livre brutal, visionnaire, profondément dérangeant — et totalement inoubliable.
Une lecture essentielle pour comprendre pourquoi Serge Brussolo demeure l’un des écrivains les plus radicaux et prophétiques de la littérature française de l’imaginaire.

ASIN ‏ : ‎ B0GJDYCNG4 Éditeur ‏ : ‎ H&O Accessibilité ‏ : ‎ En savoir plus Date de publication ‏ : ‎ 23 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Taille du fichier ‏ : ‎ 2.4 MB Lecteur d’écran  ‏ : ‎ Pris en charge Confort de lecture ‏ : ‎ Activé Word Wise ‏ : ‎ Non activé Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 396 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2845474390

Dire Bound – The Wolves of Ruin Tome 1 de Sable Sorensen

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À Sturmfrost, les loups ne pardonnent pas.

Avec Bound – The Wolves of Ruin, tome 1, Sable Sorensen signe une entrée remarquée dans la fantasy romantique sombre, portée par un univers puissant, une héroïne combative et une tension émotionnelle constante. Entre épreuves initiatiques, créatures mythiques et jeux de pouvoir, ce premier volume pose les bases d’une saga aussi immersive que addictive.

À Sturmfrost, royaume glacé perpétuellement menacé par des monstres immortels, les loups géants ne sont pas de simples bêtes de guerre : ils sont liés mentalement à une élite de guerriers capables de ressentir leurs pensées, leurs douleurs et leurs instincts les plus sauvages. Ces “liés” incarnent à la fois la gloire et le sacrifice absolu. Un destin que Meryn Cooper n’a jamais convoité.

Lorsque sa sœur est enlevée par l’ennemi ancestral du royaume, toute prudence disparaît. Meryn s’engage dans l’armée avec une seule obsession : franchir le front et la retrouver. Mais pour cela, elle doit survivre aux Épreuves du Lien — une sélection brutale où la mort fait partie de l’apprentissage — puis affronter quatre mois d’entraînement impitoyable au château.

Très vite, le roman dépasse le simple schéma de la fantasy militaire. Le cœur du récit repose sur le lien psychique entre humains et loups, traité avec une vraie originalité. La relation entre Meryn et sa louve, farouche, violente et mutique, devient une métaphore poignante du traumatisme, de la peur et de la reconstruction. Là où d’autres liés communiquent instinctivement avec leur compagnon, Meryn doit apprendre à écouter autrement, à composer avec le silence et la défiance.

Sable Sorensen excelle dans la description des entraînements : ascensions mortelles, combats réalistes, discipline extrême, rivalités entre recrues. La violence n’est jamais gratuite, mais toujours chargée d’enjeux physiques et psychologiques. Chaque victoire se paie cher, chaque faiblesse peut être fatale.

En parallèle, l’autrice développe un second terrain de bataille : celui de la cour. Derrière les bals étincelants, les alliances politiques, les sourires polis et les robes brodées se cachent trahisons, ambitions et manipulations. Le contraste entre la brutalité du champ de bataille et l’hypocrisie des salons royaux renforce l’atmosphère de tension permanente.

Les personnages secondaires apportent une réelle profondeur au récit. Stark Therion, instructeur aussi cruel que magnétique, incarne la dureté du système militaire, tandis que Killian Valtiere, prince héritier charismatique, offre une alternative troublante, où séduction rime avec danger. La romance, subtilement distillée, évite les clichés faciles et s’inscrit pleinement dans les conflits de loyauté, de pouvoir et de survie.

Mais la grande force du roman reste son héroïne. Meryn n’est ni invincible ni naïve. Elle doute, chute, échoue, se relève. Sa détermination ne repose pas sur une prophétie ou un don exceptionnel, mais sur l’amour, la colère et la peur de perdre ce qui lui reste. Un personnage profondément humain, auquel le lecteur s’attache instantanément.

Avec son écriture fluide, immersive et visuelle, Bound – The Wolves of Ruin s’inscrit dans la lignée des grandes sagas de romantasy contemporaine tout en affirmant sa propre identité. Loups géants, magie mentale, formation militaire, intrigues politiques et passions interdites s’entrelacent dans un récit haletant qui ne relâche jamais la pression.

Un premier tome solide, sombre et captivant, qui pose les fondations d’un univers riche et prometteur. Une lecture idéale pour les amateurs de fantasy intense, de romances dangereuses et d’héroïnes prêtes à affronter la meute — quitte à y laisser une part d’elles-mêmes.

Éditeur ‏ : ‎ Hachette Lab Date de publication ‏ : ‎ 1 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 660 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2017293830 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2017293835

Mi-Mouche – Tome 2 – Duels au collège de Cazot Vero (Auteur), Maurel Carole (Illustrations)

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Punie par sa mère pour lui avoir caché qu’elle faisait de la boxe malgré son interdiction formelle, trahie par Élias, son ex-meilleur ami, qui a tout cafté, harcelée par ses camarades de classe qui ne ratent pas une occasion de se moquer de son format réduit, Colette manque terriblement de moments un peu excitants dans sa vie.

Avec Mi-Mouche – Tome 2 : Duels au collège, Vero Cazot et Carole Maurel poursuivent avec justesse et sensibilité l’un des récits jeunesse les plus forts et les plus sincères de ces dernières années. Plus qu’une simple histoire de sport, la série s’impose comme une chronique bouleversante de l’adolescence, de ses violences invisibles et de ses combats intérieurs.

Colette n’a rien d’une héroïne classique. Trop petite, trop discrète, souvent moquée, elle encaisse les humiliations quotidiennes avec une résilience fragile. Punie par sa mère pour avoir pratiqué la boxe en cachette, trahie par son ancien meilleur ami, elle se retrouve isolée dans un collège où chaque jour ressemble à une épreuve. Jusqu’au moment où Astrid, son harceleuse de toujours, lui propose un pacte glaçant : quelques combats clandestins dans la salle de sport de l’établissement contre l’arrêt des brimades.

Ce point de départ, aussi choquant que réaliste, donne naissance à un récit d’une rare intelligence. Sans jamais glorifier la violence, l’album explore ce que représente le combat pour une adolescente : un moyen de reprendre possession de son corps, de sa colère, de sa dignité. La boxe devient ici un langage, une respiration, presque une nécessité vitale face au mépris et à la solitude.

Le scénario de Vero Cazot évite tous les écueils moralisateurs. Les adultes sont dépassés, parfois aimants, parfois maladroits. Les bourreaux ne sont jamais caricaturaux. Les victimes ne sont jamais réduites à leur souffrance. Tout sonne juste, profondément humain, avec une écriture qui alterne humour, tension et émotion brute.

Le dessin de Carole Maurel sublime cette sincérité. Son trait expressif capte les silences, les regards fuyants, la violence sourde des couloirs scolaires comme l’intensité physique des combats. Les scènes de boxe, nerveuses et dynamiques, contrastent avec la douceur fragile de Colette, renforçant la puissance émotionnelle du récit. La couleur accompagne subtilement les variations de ton, passant de la légèreté du quotidien à la gravité des affrontements.

Avec Duels au collège, Mi-Mouche confirme qu’il ne s’agit pas seulement d’une série sur le sport, mais d’une œuvre profondément engagée sur le harcèlement scolaire, le rapport au corps, la reconstruction de soi et le courage d’être différent. Une bande dessinée nécessaire, accessible aux jeunes lecteurs comme aux adultes, qui frappe juste, sans jamais frapper gratuitement.

Un album poignant, lumineux et percutant, qui rappelle que les plus grands combats ne se livrent pas toujours sur un ring.

Éditeur ‏ : ‎ DUPUIS Date de publication ‏ : ‎ 23 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 56 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2808506821 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2808506823

Havana Split – Tome 2 – Tropicana de BRREMAUD (Auteur), Vic Macioci (Illustrations)

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Cuba, 1958. Lily a assumé sa part du deal : kidnapper Concepción, la pépée d’un mafieux local, afin que l’un de ses rivaux accepte de libérer son père, détective accro au jeu.

Avec Havana Split – Tome 2 : Tropicana, Frédéric Brémaud et Vic Macioci confirment tout le potentiel de leur polar cubain aussi explosif que séduisant. Ce deuxième volet accélère le tempo, densifie les enjeux et plonge ses personnages dans un engrenage de violence et de faux-semblants, sur fond de fin de régime batististe.

Nous sommes toujours à La Havane, en 1958. Lily a tenu parole : elle a kidnappé Concepción, la fille chérie d’un parrain local, espérant ainsi sauver son père, détective rongé par le jeu. En planque avec John, ancien agent de la CIA aussi charismatique qu’insaisissable, et José, acolyte aussi encombrant que dangereux, la jeune femme pense avoir une longueur d’avance. Mais la mafia ne tarde pas à répliquer. Et lorsqu’El Torturador, tueur psychopathe incontrôlable, est lâché dans les rues de la capitale, la situation bascule dans une spirale de chaos.

Le scénario de Brémaud joue habilement avec les codes du polar et du film noir : alliances fragiles, trahisons permanentes, personnages aux motivations troubles. À cela s’ajoute une toile historique finement intégrée, où les tensions politiques, la révolution castriste naissante et les luttes d’influence de la CIA nourrissent constamment le récit. Chaque camp poursuit ses propres intérêts, brouillant les frontières entre héros et salauds dans une atmosphère où personne ne semble digne de confiance.

Mais la grande force de Tropicana réside dans son ton. Loin du réalisme pesant, l’album cultive un humour décalé savamment dosé, faisant cohabiter dialogues piquants, situations absurdes et violence sèche. Ce mélange donne au récit une identité très marquée, à la fois jubilatoire et tendue, où le danger peut surgir à chaque page sans jamais étouffer le plaisir de lecture.

Graphiquement, Vic Macioci livre une prestation remarquable. Son dessin sensuel et élégant magnifie la Havane nocturne, ses néons, ses clubs enfumés, ses ruelles moites et ses silhouettes fatales. La mise en scène, très cinématographique, évoque autant le film noir américain que le pulp latino. La couleur chaude et contrastée accentue l’atmosphère poisseuse d’une ville au bord de l’implosion.

Avec ce deuxième tome, Havana Split gagne en ampleur et en ambition. L’intrigue s’épaissit, les personnages s’assombrissent et la fresque historique prend de plus en plus de poids. Un polar d’aventure stylisé, rythmé et audacieux, qui confirme la série comme l’un des divertissements les plus élégants et efficaces de la bande dessinée contemporaine.

Une suite maîtrisée, explosive et irrésistiblement addictive.

Éditeur ‏ : ‎ DUPUIS Date de publication ‏ : ‎ 23 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 80 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2808512015 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2808512015

Dina et le millimonde – Tome 1 – Le peuple du grenier de Lapuss’ (Auteur), Dalena (Illustrations)

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La jeune Dina, dont le père a mystérieusement disparu depuis un an, vit seule avec sa mère.

Avec Dina et le Millimonde – Le peuple du grenier, Lapuss’ signe une entrée en matière aussi inventive que chaleureuse dans l’univers de la bande dessinée jeunesse d’aventure. À mi-chemin entre le conte initiatique, la fantasy miniature et la comédie familiale, ce premier tome déploie un monde foisonnant d’imagination et d’émotion.

Dina, jeune héroïne vive et attachante, voit son quotidien bouleversé lors de vacances chez sa grand-mère italienne. Un matin, elle se réveille réduite à une taille minuscule : cinq millimètres à peine. La voilà projetée dans le Millimonde, un village de lilliputiens caché dans le grenier, régi par ses propres lois, ses conflits internes et ses traditions aussi farfelues que mystérieuses.

À hauteur d’enfant, mais aussi d’insecte ou de chat devenu monstre, le récit transforme le moindre objet du quotidien en terrain d’aventure. Le danger est omniprésent, mais jamais gratuit : chaque obstacle devient une étape de l’apprentissage de Dina, confrontée à la peur, à la responsabilité et au poids du secret qui entoure la disparition de son père.

Lapuss’, connu pour son sens du gag et du rythme, réussit ici un équilibre subtil entre humour et narration. Les situations comiques s’enchaînent sans jamais nuire à la progression du récit, tandis que les intrigues politiques du Millimonde, les luttes de pouvoir et l’étrange secret pâtissier apportent une profondeur inattendue à cet univers miniature.

Le dessin d’Antonello Dalena sublime l’ensemble. Son trait rond, expressif et lumineux donne vie à un monde débordant de détails, où chaque planche fourmille d’indices visuels et d’idées graphiques. L’influence du conte et de l’animation se ressent dans la lisibilité, le dynamisme et la chaleur des décors, rendant la lecture aussi immersive qu’accessible.

À travers cette aventure à taille réduite, Dina et le Millimonde aborde des thèmes universels : la perte, la transmission familiale, le courage face à l’inconnu et la capacité à grandir malgré l’absence. Un premier tome généreux, drôle et touchant, qui pose les bases d’une série prometteuse, aussi captivante pour les jeunes lecteurs que pour les adultes en quête d’évasion.

Une très belle surprise jeunesse, où l’imaginaire devient un refuge et l’aventure, une manière de se reconstruire.

Éditeur ‏ : ‎ DUPUIS Date de publication ‏ : ‎ 16 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 72 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2808512589 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2808512589

Titanic, la nuit qui changea tout de Peggy Boudeville

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UN PAQUEBOT RÉPUTÉ INSUBMERSIBLE…

Avec Titanic, la nuit qui changea tout, Peggy Boudeville livre un roman historique poignant qui replonge le lecteur au cœur de l’une des plus grandes tragédies maritimes du XXᵉ siècle, à hauteur d’enfants et d’adolescents confrontés à l’impensable.

Le 11 avril 1912, le Titanic quitte l’Europe dans l’enthousiasme et la promesse d’un nouveau monde. À son bord, Ernest, jeune garçon solitaire, et Juliette, issue d’une famille pleine d’espoirs, incarnent cette génération tournée vers l’avenir. Le paquebot, symbole du progrès et de la modernité, semble invincible. Jusqu’à la nuit du 14 au 15 avril, lorsque l’iceberg surgit et que le rêve se fissure.

En choisissant de raconter le naufrage à travers le regard de deux enfants, l’autrice donne à l’événement historique une dimension profondément humaine. Loin du spectaculaire, le récit privilégie l’émotion brute : la peur qui monte, l’incompréhension, le froid, la panique, mais aussi la solidarité qui naît dans le chaos. Ernest et Juliette ne deviennent pas des héros par bravoure spectaculaire, mais par nécessité, en tentant coûte que coûte de sauver des enfants égarés dans l’immensité du navire en train de sombrer.

La grande force du roman réside dans son équilibre entre rigueur historique et tension romanesque. Les faits sont respectés, le décor minutieusement restitué — la vie à bord, les différences de classes, l’organisation du paquebot — tout en laissant place à une narration haletante, presque cinématographique, qui transforme les dernières heures du Titanic en une véritable course contre la montre.

Accessible sans jamais être simpliste, Titanic, la nuit qui changea tout aborde avec justesse des thèmes universels : le courage face à l’adversité, l’entraide, la perte brutale de l’innocence et la fragilité des certitudes humaines face à la nature. Le roman rappelle que derrière les chiffres et la légende se cachent avant tout des destins individuels, des regards, des mains tendues dans la nuit.

Un récit bouleversant et pédagogique, qui permet aux jeunes lecteurs de découvrir l’Histoire autrement, par l’émotion et l’identification, et qui transforme une catastrophe mythique en une leçon d’humanité inoubliable.

Éditeur ‏ : ‎ FLEURUS Date de publication ‏ : ‎ 16 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 208 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2215197412 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2215197416