Avec Susie à l’école de la nature, Susie Morgenstern nous offre un album plein de fantaisie et d’enthousiasme, comme elle seule sait les écrire. Inspirée par sa propre enfance et son goût pour la curiosité joyeuse, l’autrice nous invite à suivre la jeune Susie lors d’une classe verte pas tout à fait comme les autres.
C’est le grand départ pour l’école de la nature : bottes en caoutchouc, sac à dos et copains surexcités. Mais Susie, elle, n’est pas convaincue. Dormir dans un dortoir, se passer de ses parents, affronter les insectes, tout cela l’inquiète. Heureusement, à force de découvertes, de surprises et de rires, elle apprendra que la nature peut être une formidable école de liberté, d’amitié et de confiance en soi.
Les illustrations tendres et colorées de Séverine Cordier accompagnent avec légèreté cette aventure à hauteur d’enfant. Elles rendent l’histoire vivante, drôle et réconfortante, et offrent aux jeunes lecteurs un repère visuel familier et joyeux.
Susie à l’école de la nature est un album tendre et énergique, qui célèbre l’apprentissage en dehors des murs de la classe. C’est aussi un beau récit d’émancipation douce, où l’on découvre qu’on peut grandir un peu… même loin de chez soi.
Éditeur : Grund Date de publication : 5 juin 2025 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 24 pages ISBN-10 : 2324036177 ISBN-13 : 978-2324036170
Jérôme Toledano, librairie Les Cyclades L’agent du FBI Atlee Pine arrive au terme d’un long périple pour découvrir ce qui est arrivé à sa sœur jumelle, Mercy, qui a été enlevée alors qu’elles n’avaient que six ans – un drame qui a détruit sa famille et laissé Atlee marquée physiquement et mentalement.
Avec Mercy, David Baldacci livre la conclusion poignante et haletante de la saga consacrée à Atlee Pine, une héroïne marquée dans sa chair et son âme par un drame fondateur : l’enlèvement de sa sœur jumelle à l’âge de six ans. Ce traumatisme, moteur de toute son existence, trouve enfin ici un aboutissement. Mais comme souvent chez Baldacci, la vérité n’apporte pas la paix : elle blesse, secoue, oblige à se redéfinir.
Après des années de recherches et d’obstacles, Atlee, toujours accompagnée de la fidèle Carol Blum, met au jour ce qu’elle redoutait autant qu’elle espérait : le sort de Mercy. Et au cœur de cette révélation, une toile de secrets, de manipulations et de violences restées longtemps enfouies. L’enquête devient alors un double combat : contre des forces extérieures encore menaçantes, et contre elle-même, cette part d’ombre forgée par des décennies d’attente, de colère et de douleur.
Baldacci maîtrise à la perfection les ressorts du thriller psychologique et de l’action pure. Les chapitres s’enchaînent avec efficacité, portés par une tension constante et une empathie réelle pour ses personnages. Atlee Pine, loin des clichés du genre, est une héroïne complexe, vulnérable et déterminée, dont le parcours touche autant qu’il impressionne.
Avec Mercy, l’auteur américain boucle un cycle intense et profondément humain. Plus qu’une simple enquête, c’est un récit sur la résilience, le pardon, et les liens du sang que rien, pas même le temps ou le mensonge, ne peut totalement briser.
Éditeur : Talent Editions Date de publication : 11 juin 2025 Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 448 pages ISBN-10 : 2378154615 ISBN-13 : 978-2378154615
Le troisième tome de la grande saga de fantasy baroque VAMPYRIA, cycle de Jeanne, par Victor Dixen.
Avec ce troisième tome du Cycle de Jeanne, Victor Dixen élève encore d’un cran son opéra baroque et sanguinolent. La Cour des Ouragans délaisse les couloirs dorés du château de Versailles vampyrique pour se jeter à corps perdu dans l’univers fascinant de la piraterie : flibustiers maudits, navires hantés, pactes sanglants, et tempêtes d’âme. Tout est là pour faire de ce volet l’un des plus haletants de la saga Vampyria.
Dans un monde où Louis XIV règne toujours – immortel et tout-puissant –, les Amériques sont la source vitale du pouvoir vampyrique. Mais voilà que ce commerce sacré est mis à mal par une vague de piraterie sauvage, incarnée par le terrifiant Pâle Phoebus, capitaine au nom de poème noir. Pour contrer cette menace, le Roi-Soleil ordonne à Diane, alias Jeanne, de l’épouser. D’un côté, l’ordre royal. De l’autre, la Fronde, qui la pousse à séduire le pirate pour mieux le retourner contre la monarchie vampyrique.
Pris entre deux feux, deux identités, deux serments, Jeanne n’a jamais été aussi vulnérable — ni aussi dangereuse. Victor Dixen excelle à décrire cette tension intérieure, ce théâtre d’ombres où l’héroïne vacille, déchirée entre ses idéaux, son désir d’exister librement et le rôle qu’on lui impose. La mer, ici, devient le miroir de son chaos intérieur : imprévisible, ravageuse, indomptable.
Le style, toujours lyrique et tendu, épouse à merveille cette nouvelle ambiance : un souffle de cape et d’épée, de sortilèges, d’intrigues politiques et de passions ténébreuses. Les scènes de batailles maritimes sont spectaculaires, les dialogues ciselés, et le mythe vampyrique s’élargit dans un imaginaire aux mille éclats.
La Cour des Ouragans est à la fois un roman d’aventures, un drame psychologique, et une épopée de fantasy gothique. C’est l’âge d’or de la piraterie réinventé sous un ciel noir de suie, où chaque vague semble prête à emporter le monde. Victor Dixen y confirme qu’il est non seulement un grand conteur, mais aussi un alchimiste du genre.
Un tome charnière, vibrant, cruel et somptueux, où Jeanne navigue entre illusions et vérités, jusqu’à frôler l’abîme. En Vampyria, le sang ne suffit plus : il faut aussi y perdre son âme.
Ancien éditeur chez Dupuis et Glénat, Daniel Bultreys est aujourd’hui l’un des scénaristes les plus actifs dans la bande dessinée humoristique jeunesse. Avec la série Foot Furieux Kids, il conjugue sens du gag, tendresse pour ses personnages et regard lucide sur le monde du sport. Rencontre.
Vous avez longtemps travaillé comme éditeur chez Dupuis et Glénat avant de devenir scénariste. Qu’est-ce qui vous a poussé à franchir le pas vers l’écriture ?
C’est clairement Dimitri Kennes, ancien directeur général de Dupuis, puis fondateur de sa propre maison d’édition, qui m’a mis le pied à l’étrier. Il me répétait souvent que j’avais « une bonne plume » et « une bonne dose d’humour ». Un jour, faute de trouver un scénariste pour adapter en BD la série de romans Passepeur, il me l’a proposé directement.
Après quelques secondes d’hésitation, j’ai accepté. À ma grande surprise, ma proposition a plu à Jean-Marc Krings, le dessinateur, et l’aventure a commencé ainsi. J’écrivais déjà auparavant, mais sans jamais terminer mes projets, car je trouvais l’exercice trop solitaire. La BD m’a permis de découvrir une vraie dynamique d’équipe, qui me convient parfaitement.
Votre formation en lettres a-t-elle influencé votre manière d’aborder le récit et la bande dessinée ?
Probablement dans les deux sens ! Si j’ai fait des études de lettres, c’est avant tout parce que je lisais énormément, romans comme BD. J’ai toujours accordé autant d’importance à la forme qu’au fond.
Aujourd’hui, j’attache un soin extrême au choix des mots, même pour des histoires légères. J’aime quand le style résonne et que la musicalité des phrases accompagne la lecture. Ce travail invisible, je le fais avec sérieux, en espérant qu’il touche le lecteur, même inconsciemment.
Après Momie en folie ou Brèves de caissières, vous vous consacrez à l’univers du football avec Les Foot Furieux Kids. Qu’est-ce qui vous a attiré vers cette thématique jeunesse et sportive ?
Là encore, ce sont les circonstances ! Pour la sortie d’un album BD des Diables Rouges avant la Coupe du monde au Qatar, Dimitri Kennes cherchait un scénariste. Par un concours de circonstances et de désistements, j’ai été sollicité. Le délai était très court, mais le projet a très bien pris avec le dessinateur Gürcan Gürsel.
Depuis, nous formons une équipe soudée. Le football, je le connais bien, ayant joué dans une petite équipe belge, et j’en suis toujours l’actualité. Cela me fournit une matière narrative inépuisable.
Dans Fini de rire, le président Duchemin impose aux enfants des règles absurdes. Cherchez-vous à pointer certains travers du sport amateur ?
Je cherche avant tout à faire rire. Mais il est vrai que la pression que certains adultes mettent sur les enfants dans le sport est une source d’inspiration. Ces projections démesurées sont à la fois drôles, absurdes… ou inquiétantes.
Comment se déroule la collaboration avec Gürcan Gürsel ?
Nous travaillons à distance, surtout par mail et Messenger. Gürcan, qui vit entre la Belgique et la Turquie, traduit souvent mes textes via Google Translate (rires). Il comprend mes intentions, et même s’il y a parfois des malentendus, ils sont vite réglés.
Ajoutons à cela que notre coloriste vit au Brésil ! On peut dire que notre série est une des plus internationales du paysage BD.
Le ton est très burlesque, parfois absurde. Quel rôle joue l’humour dans votre écriture ?
Je suis incapable d’écrire une histoire sérieuse. L’humour est mon mode d’expression naturel, dans la vie comme dans la BD. Même quand j’essaie, je finis toujours par glisser une vanne.
À qui s’adresse Les Foot Furieux Kids selon vous ?
À tout le monde, pas seulement aux passionnés de football ! Ce sont des histoires de groupe, de dynamique adulte/enfant, où chacun peut se retrouver. Le sport est une toile de fond. Ce qui compte, ce sont les relations humaines et les situations absurdes qu’elles génèrent.
Comment maintenez-vous un équilibre entre les gags et l’évolution des personnages ?
C’est fondamental ! Le format court nous permet d’alterner entre moments drôles et développement des personnages. Cette continuité est ce qui crée l’attachement chez les lecteurs. Contrairement à la série Foot Furieux, plus épisodique, ici les personnages grandissent avec les tomes.
Vous avez aussi scénarisé la série mère Les Foot Furieux. Quelles différences majeures avec Kids ?
La grande différence, c’est l’absence de personnages récurrents dans Les Foot Furieux. Cela change totalement la dynamique. On ne peut pas créer la même empathie. On est sur un format gag pur, souvent en une seule page.
Le trio enfants – coach – président fonctionne très bien. Comment avez-vous conçu cette dynamique ?
Ce sont les défauts qui font rire. Le coach est dépassé, le président autoritaire… Ce sont souvent les adultes les plus absurdes dans nos histoires, ce qui les rend drôles et attachants.
Quel est votre rythme de création ?
Je travaille le soir et le week-end, car j’ai un autre métier à temps plein. Je n’ai pas de plan détaillé en avance : j’écris au fil de l’eau, en fonction des idées, des dessins déjà réalisés, et parfois même des improvisations qui naissent d’un croquis.
Le tome 9 vient de paraître. La série évolue-t-elle avec les personnages ?
Oui, de plus en plus. Ce tome s’intitule Un seul être vous manque… et aborde les choix difficiles entre camaraderie et ambition. On tente d’ancrer la série dans des problématiques humaines, sans jamais perdre l’humour.
Comment travaillez-vous l’humour visuel avec Gürcan Gürsel ?
J’y mets évidemment mon grain de sel, à travers mes découpages, mais je dois humblement reconnaître à Gürcan une faculté incroyable à « humoriser » les personnages, notamment à travers des mimiques toutes plus drôles les unes que les autres. Il est vraiment très fort pour ça.
En tant qu’ancien éditeur, comment recevez-vous les retours des lecteurs ?
Je participe aux dédicaces avec plaisir, ce qui est rare pour un scénariste. Les retours des enfants et parents sont précieux : ils nous indiquent quels personnages plaisent, ce qui fonctionne… et ça m’aide beaucoup pour les albums suivants.
Vous avez aussi écrit Au grand magasin, plus adulte. Souhaitez-vous alterner entre genres ?
Au grand magasin, c’était certes plus adulte, mais on y a aussi remporté un Prix de l’Humour, donc je ne me refais pas ! Si j’avais plus de temps, je le ferais volontiers. Même sur des sujets plus graves, je glisserais toujours une touche d’humour. C’est plus fort que moi.
Les Foot Furieux Kids, tome 9 : Un seul être vous manque… est disponible aux éditions Kennes.
À l’occasion de la sortie de La pire année de ma vie, Catherine Girard-Audet, autrice québécoise bien connue des ados pour La vie compliquée de Léa Olivier, dévoile une œuvre plus intime et plus sombre. Dans ce nouveau roman jeunesse, elle aborde le deuil, la solitude, la reconstruction, tout en conservant ce ton juste et chaleureux qui lui est propre. Elle revient ici sur cette nouvelle aventure littéraire, son évolution personnelle, et le lien qui l’unit à ses lecteurs et lectrices.
Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire La pire année de ma vie, un roman plus brut et plus sombre que vos précédents ? Disons qu’avec Léa, j’ai exploré mon déracinement et mon déménagement avec une touche d’humour et de caricature. Mais cette fois, je voulais toucher au côté plus sensible de l’ado en moi, et peut-être me montrer avec plus de vulnérabilité.
Aviez-vous besoin d’explorer une facette plus réaliste et parfois douloureuse de l’adolescence ? Je crois que je voulais surtout aborder le stress de performance et mon côté un peu « nerd ». Et oui, des thématiques peut-être plus sérieuses, mais qui font aussi partie de la vie. Je crois toutefois avoir su garder une touche d’humour qui me ressemble.
Ce nouveau roman parle de reconstruction après une épreuve. Est-ce inspiré d’un vécu personnel ou d’un besoin d’aborder ce genre de sujet en littérature jeunesse ? Je crois que la vie est parsemée d’épreuves et de reconstruction, mais comme j’ai changé trois fois d’écoles et de programmes au secondaire, ce sont des thématiques qui sont assez proches de moi !
Comment avez-vous travaillé les émotions de votre héroïne, entre deuil, solitude et colère, sans tomber dans le pathos ? Mon secret, c’est l’humour. Même dans le drame, il faut savoir en rire. Et je crois que La pire année de ma vie reflète la « vraie » réalité des jeunes, qui est parsemée de hauts et de bas. Donc, une émotion plus difficile à vivre peut être suivie d’une plus douce.
Est-ce essentiel pour vous de faire confiance à vos jeunes lecteurs, même quand le sujet est difficile ? Le plus important, c’est surtout de sentir que mes thématiques les interpellent. Je veux qu’on puisse s’identifier aux personnages et à ce qu’ils traversent. Et oui, je leur fais entièrement confiance. S’ils n’ont pas vécu telle ou telle situation, alors ça pourra les sensibiliser au sujet, ou les préparer.
La pire année de ma vie s’adresse-t-elle aussi à celles et ceux qui ont grandi avec Léa Olivier et attendent aujourd’hui des récits plus matures ? Je pense que je m’adresse à un public ado en 2025. Comme le récit est peut-être un peu plus mature, je sais que je pourrai aussi rejoindre certains fans de Léa plus matures qui ont envie de me suivre. C’est gagnant-gagnant !
Que représente pour vous la réédition en poche de La vie compliquée de Léa Olivier ? Est-ce une nouvelle vie pour la série ? Léa Olivier fera toujours partie de ma vie. Et si la réédition peut lui donner un autre souffle, alors tant mieux ! Mais à mes yeux, elle n’est pas terminée, cette série. Je prépare d’ailleurs un roman de Noël de Léa Olivier au Québec. C’est comme renouer avec ma meilleure amie !
Qu’avez-vous ressenti en relisant les débuts de Léa, avec le recul de ces années de succès ? Je ne regrette rien et je suis si fière de ce que j’ai accompli. Mais c’est sûr qu’en treize ans, je crois que ma plume s’est améliorée et a pris de l’assurance. Ceci dit, je ne changerais rien. L’aventure de Léa est parfaite comme elle est !
Pensez-vous qu’il existe un lien intime, même discret, entre Léa et l’héroïne de La pire année de ma vie ? Bien sûr ! Ce sont deux facettes de moi. Je suis Léa, et je suis Gabrielle. Quelque part, ces héroïnes se retrouvent. Dans leur sensibilité, leur humour, leurs doutes. Il y a moi en dessous des deux !
Montrer que la force peut naître du doute, de la chute, de la douleur : est-ce le cœur de votre travail d’écrivaine ? Oui, tout à fait. Et aussi toucher par les émotions pures et brutes. Les épreuves nous façonnent. Je veux montrer aux jeunes qu’on peut tout surmonter.
Était-ce un défi pour vous de passer d’un ton léger et dialogué à une écriture plus tendue et épurée ? J’adore les dialogues. Même dans La pire année, c’est ma force et mon dada ! Donc oui, c’est parfois un défi de passer à une narration différente. Mais je me devais de créer un nouveau style !
Quel retour vous touche le plus : celui d’un lecteur qui rit avec Léa ou d’un autre qui se reconnaît dans la détresse de votre nouveau roman ? Les deux vont me toucher chacun à leur façon. Savoir que Léa puisse donner le goût de la lecture à un jeune, c’est extraordinaire. Et savoir qu’un autre se sent interpelé par Gabrielle aussi !
Envisagez-vous de continuer à explorer cette veine plus mature dans vos projets futurs ? Ce que je veux, c’est continuer de parler des sujets d’actualité et de résonner chez les jeunes. Depuis les débuts de Léa, les temps ont changé aussi. Mais quoi que je fasse, j’y mettrai mon cœur, et on pourra toujours rire en lisant mes romans.
Comment parvenez-vous à concilier vos rôles d’autrice, traductrice, maman et conférencière tout en gardant votre souffle créatif ? Cette année, je me consacre uniquement à deux rôles : autrice et maman. Sinon, j’avoue que je me sentais un peu épuisée et à sec. J’ai besoin de nourrir mon imaginaire dans mon quotidien. Ma fille est par ailleurs une préado qui me sert de grande source d’inspiration !
Quel message aimeriez-vous transmettre aujourd’hui à vos lecteurs, anciens ou nouveaux, à travers vos livres ? Qu’ils ne sont pas seuls. Et que tout, même les pires tempêtes, finit toujours par passer.
La pire année de ma vie, de Catherine Girard-Audet, est publié aux Éditions Kennes. Disponible en librairie.
Attention, spoilers ! Si vous avez terminé la Saison 2 de Barracuda Queens sur Netflix, vous avez sans doute des questions : qu’est-ce qui arrive réellement aux filles ? Est-ce une victoire ou une illusion ? Voici une analyse complète du final de cette saison aussi déjantée que jubilatoire.
Retour aux cambriolages et à la complicité
Dans cette nouvelle saison, les Barracuda Queens reprennent là où elles s’étaient (presque) arrêtées : toujours riches, toujours frustrées, toujours en manque de sensations. L’arrivée de Lollo, de retour de Paris, agit comme un catalyseur : ses amies sont coincées chez leurs parents, sans indépendance, et les rêves d’émancipation se sont évaporés. L’idée de replonger dans le crime pour financer leur liberté devient vite irrésistible.
Très vite, un cambriolage dans une galerie d’art relance la machine, mais leur soif d’argent et de frissons les pousse à viser plus haut… au risque de se heurter à des criminels plus aguerris et à une police moins tolérante.
L’amour, l’illusion et la fuite
Amina et Calle : l’amour impossible
À la fin de la saison, Amina et Calle réalisent qu’ils ont encore des sentiments l’un pour l’autre. Mais la nuit où Amina disparaît pour aider ses amies dans une planque au milieu de la forêt, elle abandonne Calle sans explication. Il comprend rapidement qu’il ne pourra pas lui faire confiance, surtout après avoir vécu la même situation auparavant. Il décide donc de rester avec Sofia, sa fiancée autoritaire et étouffante.
Interprétation : Calle semble condamné à reproduire le schéma familial toxique. Il choisit la stabilité apparente au détriment de l’amour sincère… mais on sent qu’il en paiera le prix à long terme.
Lollo et Jesper : le rêve brisé (encore)
Lollo croit une nouvelle fois au prince charmant. Jesper lui offre un cendrier gravé, lui promet Bora Bora, mais elle découvre vite que ses cheveux dans sa voiture appartenaient à sa femme. Comme Tobbe avant lui, Jesper s’effondre à ses yeux. Et pourtant, dans un dernier coup de génie (ou de chance), Lollo met la main sur les billets d’avion de Jesper, les transfère au nom des filles, et utilise sa carte bancaire pour les payer.
Est-ce crédible ? Non. Mais c’est Barracuda Queens. Et c’est précisément cette irrévérence qui fait tout le charme de la série.
Une victoire insolente… mais bancale
À la fin de la Saison 2, les filles partent ensemble à Bora Bora, riches de 10 millions, fières, libres… et toujours impunies. Cette victoire, aussi invraisemblable soit-elle, est étrangement satisfaisante. Pourquoi ? Parce qu’elles arnaquent des hommes plus ou moins médiocres, manipulateurs ou infidèles, jamais des innocents.
Leur complicité est intacte, leur esprit rebelle aussi. Même Klara, désormais fiancée à Nikolas (on ne sait pas trop comment ni pourquoi), semble plus légère. Là où la Saison 1 mettait l’accent sur leur besoin d’évasion, la Saison 2 creuse la complexité de leurs relations et la tentation de l’illégalité comme échappatoire permanente.
Conclusion : des reines sans merci, prêtes pour la suite
Barracuda Queens ne cherche pas la vraisemblance, mais la jubilation. Cette saison 2 pousse les curseurs plus loin, mêlant humour noir, féminisme pop et délinquance de luxe dans un cocktail toujours aussi addictif.
La dernière image – les filles en bikini, mojito à la main, à Bora Bora avec l’argent volé – résume tout : elles s’assument, elles exagèrent, mais elles restent solidaires. Et si elles sont devenues accros à la transgression… alors une Saison 3 semble inévitable.
dernier souffle – vidé de haine, privé d’ennemis, mais aussi de but. Il est probable qu’il meure, non pas de ses blessures, mais de ce vide intérieur après avoir tout détruit, sans pouvoir réparer.
Conclusion : une saison 1 intense et désespérée
Sans Merci ne se contente pas d’être une série de vengeance. Elle parle de transmission brisée, de familles détruites par la violence, et de la solitude des hommes qui se croyaient invincibles. Si Geum-Son incarne l’ambition aveugle, Gi-Jun représente le sacrifice inutile, la justice qui n’apaise rien.
Il aura vengé son frère, oui. Mais à quel prix ? Et surtout, pour quoi ? Il ne reste plus personne pour célébrer cette victoire.
Attention, spoilers ! Si vous avez terminé la Saison 1 de Les Survivants, disponible sur Netflix, voici une analyse complète de sa fin, marquée par les révélations, les ruptures et les derniers adieux.
Une adaptation tendue et chargée de culpabilité
Basée sur le roman à succès de Jane Harper, Les Survivants est une mini-série australienne en six épisodes réalisée par Tony Ayres. Le showrunner, habitué des récits intimes et corrosifs (The Slap, Stateless), y aborde à nouveau la fragilité humaine, la culpabilité et les ravages de secrets enfouis trop longtemps.
Si l’intrigue s’organise autour d’une enquête criminelle, le véritable cœur de la série réside dans les traumatismes collectifs d’une petite communauté côtière, marquée par la disparition d’enfants et la corrosion des liens familiaux.
La vérité éclate dans les grottes
À la fin de la série, tout converge vers un affrontement sous-terrain. Sean, personnage trouble depuis le début, tente de tuer Kieran dans les grottes pour l’empêcher de révéler la vérité : il est le meurtrier de Gabby et Bronte. Il espérait dissimuler son crime comme jadis, grâce aux eaux traîtresses d’Evelyn Bay. Mais cette fois, Kieran parvient à lui tenir tête et à survivre.
Pendant ce temps, Julian, le grand-père autoritaire, essaie d’empêcher Verity de parler à la police. Grâce à Liam, elle parvient à s’échapper et à rejoindre le commissariat, révélant aux inspecteurs Pendlebury et Dan l’identité réelle du tueur.
La police se rend immédiatement dans les grottes et arrête Sean, qui est inculpé pour le meurtre de Bronte. Les ossements de Gabby sont retrouvés dans les cavernes, apportant enfin une forme de clôture à une disparition vieille de 15 ans.
Justice rendue, mais cicatrices profondes
Les conséquences sont multiples :
Brian est innocenté. Le père de Kieran, autrefois soupçonné, est blanchi, et Pendlebury doit admettre que sa vision cynique de l’humanité — « il n’y a pas de bons gars » — ne tenait pas.
L’ordinateur portable de Bronte est retrouvé dans le jardin d’Ash, liant une fois de plus les tragédies à cette famille.
Julian, bien que non inculpé, est puni symboliquement : il perd l’estime de son petit-fils Liam, qui choisit de rester auprès de Verity plutôt que de suivre la voie toxique de son grand-père.
Des départs, des ruptures, et une lueur d’apaisement
La fin de Les Survivants ne se contente pas de clore une enquête, elle redéfinit les trajectoires de ses personnages :
Mia s’éloigne de Kieran, persuadée un temps qu’il était encore amoureux d’Olivia. Mais elle comprend son erreur et l’encourage à rester à Evelyn Bay pour aider Verity et Brian à déménager à Hobart. Une main tendue qui ouvre la voie à une réconciliation.
Verity, longtemps rongée par la haine, amorce un travail sur elle-même. Reconnaître qu’elle a besoin de Kieran dans sa vie est une avancée majeure après tant d’années d’isolement.
Olivia part s’installer à Melbourne, tournant définitivement la page avec Ash, qu’elle avait surpris avec une touriste. Elle lui pardonne, en partie, mais refuse de construire sa vie avec un homme infidèle.
Enfin, toute la communauté – Trish, Audrey, Mia, Kieran, Liam, Verity, Brian, Olivia, Ash – accompagne Trish pour rendre hommage à Gabby et Bronte devant les grottes. Un dernier adieu, sobre et douloureux, durant lequel Andrea, la mère de Bronte, remet à Trish le projet artistique de sa fille – ultime trace de deux vies volées par la violence masculine et l’omerta sociale.
Une fin poignante et critique
Les Survivants se termine sur une note douce-amère : la vérité a été dévoilée, mais les plaies restent à vif. À travers ce dénouement, la série pointe la culture du silence, la masculinité toxique et les héritages émotionnels délétères qui gangrènent les petites communautés. Une conclusion sobre, puissante, et profondément humaine.
Attention, spoilers ! Si vous avez vu Dragons (2025), vous vous interrogez peut-être sur sa fin et sur les différences avec le film d’animation original. Voici notre décryptage.
Un remake attendu… et stratégique
Sorti au cinéma le 21 mai 2025, Dragons (2025) marque l’entrée de DreamWorks dans l’arène des remakes en prises de vue réelles. Après le succès durable de la trilogie animée initiée en 2010 avec How to Train Your Dragon, le studio emboîte logiquement le pas à Disney, qui exploite depuis longtemps la veine nostalgique des relectures live-action, du Livre de la jungle à Lilo & Stitch (2024).
Ce remake mise à la fois sur la découverte pour les nouvelles générations et sur la fibre nostalgique de ceux qui ont grandi avec Harold et Krokmou. Et le pari semble réussi : sans bouleverser le récit original, Dragons (2025) en reprend la trame tout en apportant quelques nuances bienvenues.
Explication de la fin : une fidélité quasi intégrale
La conclusion du film reste très proche de celle de la version animée. Harold, désormais accepté par son père Stoick, tente de le convaincre de la nature pacifique de Krokmou. Mais Stoick, méfiant, capture le dragon pour qu’il les mène au repaire de la redoutable Mort Rouge.
Avec l’aide de ses amis et montés sur leurs propres dragons, Harold mène une attaque courageuse contre la créature. Ils parviennent à la vaincre, au prix d’un lourd tribut : Harold perd une jambe lors de la bataille.
Malgré cette blessure, la fin est lumineuse. Le peuple de Berk change de regard sur les dragons et les intègre pleinement dans la vie du village. Une cohabitation pacifique et symbolique s’installe, portée par le lien indéfectible entre Harold et Krokmou.
Qu’est-ce qui change dans Dragons (2025) ?
Les grandes lignes restent, mais plusieurs personnages secondaires bénéficient ici d’un traitement plus riche, notamment Astrid et Snoutlout (Rustik le Morveux en VF).
Astrid : une rivalité avant l’amour
Dans le remake, Astrid gagne en stature. Elle est dépeinte comme une aspirante cheffe, déterminée, respectée par les autres jeunes Vikings. Face à Harold, qu’elle perçoit d’abord comme un rival inexpérimenté mais privilégié, elle nourrit une forme de jalousie mêlée d’admiration. Ce développement rend leur romance plus crédible et moins soudaine que dans l’original. Elle devient également une sorte de mentor de terrain, porteuse d’un leadership naissant.
Snoutlout : plus qu’un simple faire-valoir
Snoutlout, autrefois réduit au rôle de brute jalouse et comic relief, gagne ici en humanité. Moins antagoniste envers Harold, il est davantage montré comme un jeune homme en quête de reconnaissance paternelle. La présence de son père, qui le juge durement tout au long du film, renforce ce thème. Dans la bataille finale, sa bravoure lui vaut enfin une forme de validation familiale, illustrée par une simple tape sur l’épaule qui en dit long. Ce geste anodin rend le personnage plus touchant et moins caricatural.
Une adaptation fidèle, mais nuancée
En somme, Dragons (2025) reste très respectueux de l’original, jusque dans sa conclusion, qui reprend les mêmes enjeux et aboutissements. La transition vers le live-action ajoute un peu plus de gravité à certaines scènes, notamment la perte de la jambe de Harold, traitée avec davantage de réalisme.
Mais ce qui distingue vraiment ce remake, ce sont les efforts apportés à l’écriture de certains personnages secondaires. Le développement d’Astrid et Snoutlout apporte de nouvelles dimensions aux dynamiques du récit sans jamais trahir son esprit.
Un remake donc inutile ? Pas forcément. Car même si le film n’invente rien, il approfondit avec intelligence, et offre aux fans une relecture plus mature de cette histoire de dragons, de famille, et d’amitié.
Embarquez pour des courses effrénées autour du monde. Ensemble, où vous voulez, quand vous voulez.
La série Mario Kart franchit un nouveau cap avec Mario Kart World, titre de lancement événement de la Nintendo Switch 2. Fidèle à ses bases tout en se réinventant profondément, ce nouvel épisode propose une vision ambitieuse : un monde interconnecté, dynamique, où la course ne s’arrête jamais vraiment. Plus beau, plus fluide, plus vaste, plus multijoueur : Mario Kart World est un tourbillon de fun et de compétitivité qui mérite clairement son nom.
Une nouvelle philosophie du circuit
Fini les courses figées dans leur boucle. Dans Mario Kart World, les circuits sont reliés entre eux. On passe d’un tracé à l’autre sans transition, comme dans une grande carte vivante du Royaume Champignon. Exemple : la Coupe Champignon démarre sur le Circuit Mario Bros. avant d’enchaîner directement avec Trophéopolis, une métropole urbaine rutilante. Chaque course devient un segment d’un long voyage, et la topographie elle-même raconte une histoire.
24 pilotes, et personne ne reste derrière
Un record pour la série : 24 pilotes sur la ligne de départ. Le chaos est total, jouissif, géré à la perfection par les performances de la Nintendo Switch 2. Le framerate reste fluide même dans les situations les plus explosives, et le HDR fait briller les carapaces comme jamais.
Des modes inédits : Survie et Balade
Deux grands ajouts viennent dynamiter l’expérience :
Mode Survie : un sprint sous tension. À chaque point de passage, les derniers sont éliminés. Il ne suffit plus de gagner, il faut survivre. L’adrénaline grimpe à chaque tour, surtout dans le final, où les 4 derniers se battent pour la victoire.
Mode Balade : Mario Kart lève le pied. On explore, on admire les paysages, on collecte des pièces, on remplit des missions. Une manière apaisée de découvrir le monde du jeu, seul ou à plusieurs, avec même la possibilité de prendre des selfies en pleine course.
Des nouveautés de gameplay bien senties
Mario Kart World introduit une panoplie de nouvelles mécaniques :
Techniques : les sauts chargés permettent de franchir des obstacles ou de coller aux parois, façon parkour. Enchaînez-les pour découvrir des raccourcis secrets.
Objets : la fleur de glace fige les adversaires, le méga champignon vous rend géant, la plume acrobate permet d’esquiver en bondissant dans les airs, et les marteaux viennent percuter avec brutalité vos concurrents.
Personnages : des visages inattendus rejoignent la course — Goomba, Spike… et même une vache. Oui, une vache.
Multijoueur, GameChat et caméra : un Mario Kart social
Local : jusqu’à 4 joueurs en écran partagé sur une console, et jusqu’à 8 via le sans-fil local (2 joueurs par console max).
En ligne : affrontez des amis ou des inconnus dans tous les modes, avec un ajout majeur : GameChat. Discutez en vocal avec micro intégré, partagez vos écrans, et même vos visages si vous possédez la Camera Nintendo Switch 2 (vendue séparément). L’effet est saisissant, entre éclats de rire et provocations en direct.
Offre : GameChat est gratuit jusqu’au 31 mars 2026, puis nécessitera un abonnement Nintendo Switch Online.
Circuits : du neuf et du culte remixé
La diversité des tracés impressionne :
Nouveaux venus : Cinéma Boo, ambiance hantée et séquences en pleine obscurité ; Pic de l’observatoire, un parcours alpin ; Trophéopolis, circuit urbain flamboyant.
Anciens revisités : les classiques de Double Dash ou Mario Kart Wii font peau neuve avec textures HD, nouvelles routes et événements dynamiques.
Classé : 3 ans et plus Langue : Français Dimensions du produit (L x l x h) : 16,1 x 1 x 20,8 cm; 50 grammes Date de sortie : 5 juin 2025 Date de mise en ligne sur Amazon.fr : 1 avril 2025 ASIN : B0F3J9FTLC