La mémoire des vaincus T1 de Bleuenn Guillou

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À Novi Zora, tout s’achète, même les souvenirs.

Avec La Mémoire des Vaincus, Bleuenn Guillou signe un roman de fantasy politique d’une remarquable densité, où l’intime et le collectif s’entrelacent autour d’une question vertigineuse : que reste-t-il d’un peuple lorsqu’on lui a volé sa mémoire ?

À Novi Zora, cité meurtrie par une guerre perdue, les souvenirs sont devenus une monnaie d’échange. Dans cette société brisée, la poussière mémorielle permet d’effacer les douleurs… ou de les exploiter. Anastasia, voleuse de souvenirs, survit en pillant le passé des autres, quitte à y laisser peu à peu le sien. À l’opposé de cette existence clandestine, Lev tente de se construire une place au sein du Parlement des Trente, cœur politique d’un régime fondé sur l’oubli organisé. Fils de traîtres condamnés à la damnatio memoriae, il rêve de restaurer la grandeur d’une nation humiliée.

En croisant ces deux trajectoires que tout semble opposer, Bleuenn Guillou compose un récit d’une grande intelligence narrative, où chaque souvenir devient enjeu de pouvoir. Le roman explore avec finesse la manipulation de l’Histoire, la fabrication des mythes nationaux et la violence symbolique de l’effacement. Ici, oublier n’est jamais neutre : c’est un acte politique.

L’univers, solidement construit, se distingue par sa cohérence et sa profondeur. Le système mémoriel n’est jamais un simple artifice de fantasy, mais un véritable moteur dramatique, utilisé pour interroger la responsabilité individuelle face au passé. Les scènes de vol de souvenirs, souvent saisissantes, donnent lieu à des passages sensoriels puissants, où les émotions, les traumatismes et les mensonges se confondent.

La force du roman tient également à ses personnages. Anastasia, marquée par la perte de son identité, incarne une génération sacrifiée, contrainte de survivre dans les ruines morales de la défaite. Lev, quant à lui, est animé par une ambition sincère mais dangereuse, révélant toute l’ambiguïté du patriotisme lorsque celui-ci s’appuie sur un passé reconstruit. Aucun n’est totalement innocent, aucun entièrement coupable : tous sont prisonniers d’une mémoire fragmentée.

Portée par une écriture élégante et tendue, La Mémoire des Vaincus évite le manichéisme pour proposer une réflexion profondément actuelle sur la réécriture de l’Histoire, la tentation du révisionnisme et la valeur du souvenir dans les sociétés traumatisées. Le suspense politique s’y mêle à une émotion constante, jusqu’à un final qui interroge autant qu’il bouleverse.

Éditeur ‏ : ‎ Didier Jeunesse Date de publication ‏ : ‎ 14 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 576 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2278132156 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2278132157

Chronique spectacle : Élie Semoun – Cactus

Un humour qui pique juste… et profondément

Inutile de chercher bien loin pour comprendre le ton de Cactus. En donnant ce nom à son nouveau spectacle, Élie Semoun annonce d’emblée la couleur : ça va piquer.

Après plus de trente ans de carrière, l’humoriste demeure l’une des figures les plus incisives, audacieuses et singulières de la scène française. Son humour grinçant, jamais confortable mais toujours finement observé, a marqué plusieurs générations et continue d’influencer la nouvelle scène comique.

Pour ce huitième spectacle, Élie Semoun opère un virage subtil mais assumé : le stand-up y occupe une place plus importante, une évolution notable dans son écriture. Pourtant, les amateurs de ses célèbres personnages peuvent se rassurer : Cactus reste profondément fidèle à son ADN.

La galerie de portraits qu’il déploie est aussi dérangeante que savoureuse. On y croise Jean Abdul, chargé d’assurer la première partie, un fils emmenant son père visiter un EHPAD, Xavier, handicapé moteur, présentant sa femme à sa mère, un père déstabilisé par la transition de son fils, un professeur de karaté raciste, ou encore des tableaux féroces autour du harcèlement sexuel, de la religion et des non-dits sociaux.

Comme souvent chez Semoun, le rire surgit là où on ne l’attend pas. Derrière la provocation se cache une véritable observation humaine, parfois cruelle, souvent bouleversante. L’humoriste ne juge pas : il expose, il met en lumière, il confronte le public à ses propres contradictions.

Avec Cactus, Élie Semoun livre un spectacle à la fois drôle, inconfortable et profondément humain. Une plongée dans une société traversée par la peur de l’autre, l’intolérance et les tabous, traitée sans filtre mais toujours avec intelligence.

Un humour qui pique, oui —
mais un humour qui réveille, interroge et fait réfléchir, longtemps après les applaudissements.

Wonder Man – Saison 1 : Explication de la fin !

Découvrez l’explication complète de la fin de la saison 1 de Wonder Man. Attention, spoilers !

Wonder Man est disponible sur Disney+. Si la conclusion de la série vous a laissé des questions, voici tout ce qu’il faut comprendre sur le destin de Simon Williams, de Trevor Slattery… et sur ce que prépare réellement Marvel.


Rappel des événements avant le final

Comme les spectateurs s’en souviennent, Simon Williams découvre en plein tournage de Wonder Man que son nouvel ami et partenaire à l’écran, Trevor Slattery, travaille en réalité pour le Département de contrôle des dégâts (Damage Control).

Chargé de l’espionner, Trevor récoltait des informations sur Simon et ses mystérieux pouvoirs.

Dévasté par cette trahison, Simon se rend dans un studio d’enregistrement et laisse exploser ses capacités ioniques, manquant de détruire entièrement le bâtiment.

Pour protéger la carrière hollywoodienne naissante de Simon — et surtout son secret — Trevor prend alors une décision radicale : il endosse la responsabilité de l’explosion en se faisant passer une nouvelle fois pour le Mandarin dans une vidéo publique.

Arrêté par Damage Control, Trevor disparaît derrière les barreaux… tandis que Simon reste libre, son identité de surhumain toujours inconnue.


Explication de la fin de la saison 1 de Wonder Man

Le dernier épisode nous emmène dans la vallée de Yucca, lieu qui donne son nom à la série.

Simon se trouve dans un bar, discutant avec Chuck Eastman, un habitant de la région qu’il prétend observer pour préparer un futur rôle au cinéma. Il suit le quotidien de cet homme et de sa famille, cherchant à comprendre leur mode de vie — tout en restant volontairement discret.

Mais très vite, la vérité apparaît.

Simon ne prépare aucun film.

Chuck est en réalité gardien dans la prison où Trevor est détenu.


Un changement profond chez Simon

Cette longue séquence n’est pas anodine. Depuis le début de la série, un reproche revient constamment :
Simon est égocentrique, enfermé dans ses propres doutes et incapable de réellement s’intéresser aux autres.

Or, dans ce final, quelque chose change.

Simon écoute.
Il observe.
Il partage des moments simples avec la famille de Chuck.

Pour la première fois, il s’ouvre sincèrement aux autres — même si son objectif final reste de sauver Trevor.

Il comprend alors que son rêve n’a jamais été de devenir une star hollywoodienne, mais de trouver sa propre voie, au-delà de celle que son père avait imaginée pour lui.


Une prison sans super-vilains… mais pleine de sens

Chuck finit par accepter d’emmener Simon à son travail sous une fausse identité : Alfonso.

Les fans du MCU s’attendaient sans doute à découvrir :

  • des caméos de super-vilains
  • des références cachées
  • des cellules secrètes

Mais la série prend volontairement le contre-pied.

Il n’y a aucun grand méchant ici.

Comme depuis le premier épisode, l’histoire reste centrée uniquement sur Simon et Trevor.


La révélation de Damage Control

Pendant que Simon cherche la cellule de Trevor, P. Cleary fait une découverte capitale.

Après avoir reproduit les analyses de l’explosion du studio, il comprend enfin la nature exacte des pouvoirs de Simon :

« Cette fois-ci, nous avons testé au niveau ionique.
Les ions étaient perturbés dans tout ce que nous avons analysé.
S’il est capable d’exploiter cette énergie… Simon Williams représente une menace extraordinaire.
Ou un atout. »

Le MCU confirme officiellement la véritable origine de Wonder Man :
l’énergie ionique.


Le dernier geste de Simon

Au même moment, la femme de Chuck l’appelle : un dépôt bancaire anonyme vient d’arriver, contenant suffisamment d’argent pour qu’il n’ait plus jamais besoin de travailler.

Il est fortement suggéré que Simon a utilisé l’argent gagné grâce à la série Wonder Man, conscient que Chuck allait perdre son emploi à cause de ce qui allait suivre.

Une manière silencieuse de réparer les dégâts collatéraux.


L’évasion finale expliquée

Simon atteint enfin la cellule de Trevor.

Sans hésiter, il arrache les barreaux à mains nues et libère son ami.

La chanson « Everybody’s Talkin’ » de Harry Nilsson retentit — le thème du film Midnight Cowboy, que Simon et Trevor regardaient ensemble lors de leur première rencontre.

Un symbole fort.

Alors que Damage Control lance une poursuite massive, Simon déchaîne ses pouvoirs et fait exploser le toit de la prison.

Les deux hommes s’envolent littéralement vers la liberté.


Qui est mort dans Wonder Man ?

👉 Personne.

Contrairement à ce que certains spectateurs craignaient :

  • Trevor ne meurt pas
  • Simon survit
  • aucun personnage principal n’est tué

La vraie transformation n’est pas physique — elle est émotionnelle.


Une conclusion sur les personnages, pas sur l’univers

La saison 1 ne se termine pas sur un cliffhanger spectaculaire, mais sur l’achèvement d’un arc narratif intime.

  • Simon a appris à lâcher prise, à regarder au-delà de lui-même et à assumer pleinement qui il est.
  • Trevor a enfin payé le prix de ses mensonges passés (le Mandarin) et accompli un véritable acte altruiste en protégeant Simon.

Leur histoire peut continuer… mais elle n’en a plus besoin.

Le seul véritable perdant reste P. Cleary, dépassé par une situation qu’il croyait enfin maîtriser.

Mais rassurez-vous :
on le reverra sans doute très vite dans un futur projet du MCU.


Une fin volontairement humaine

Avec Wonder Man, Marvel signe une série étonnamment modeste, presque introspective, qui préfère parler :

  • d’identité
  • d’amitié
  • de rédemption
  • et de choix personnels

plutôt que de multivers ou de menaces cosmiques.

Une conclusion douce-amère, sincère, et profondément différente du reste du MCU.

Osiris : Explication de la fin ! Qui est mort ?

Si vous cherchez à comprendre la conclusion du film Osiris, voici une explication complète de sa fin.

Réalisé par William Kaufman, ce film de science-fiction horrifique plonge le spectateur dans un huis clos brutal où une unité de forces spéciales américaines est mystérieusement enlevée lors d’une mission et transportée à bord d’un vaisseau extraterrestre.

À leur réveil, les soldats découvrent qu’ils ont été maintenus en stase. Fait étonnant : leurs sacs et leurs armes les ont suivis. Un détail qui leur permet de survivre face aux créatures monstrueuses qui peuplent le vaisseau.

Au cours de leur fuite, ils libèrent une prisonnière humaine, Ravi, dont la présence va s’avérer déterminante. Le groupe comprend rapidement que ces extraterrestres enlèvent des humains à grande échelle, vraisemblablement pour s’en nourrir ou les utiliser comme cobayes.

Malgré l’infériorité numérique et l’environnement hostile, Kelly et son équipe refusent de se résigner et utilisent leurs compétences militaires pour organiser une contre-attaque.


Explication de la fin de Osiris

Dans le dernier acte du film, Nash et Ravi se retrouvent acculés. L’un d’eux doit se sacrifier pour permettre à l’autre de survivre. Nash prend la décision et pousse Ravi à se cacher, semblant se faire exploser avec un groupe d’extraterrestres.

Mais ce sacrifice n’était qu’une diversion.

Kelly et Ravi sont finalement capturés à leur tour et enfermés dans une cellule géante où se trouvent de nombreux prisonniers humains venus du monde entier, chacun parlant une langue différente. Cette scène confirme l’ampleur du phénomène : les extraterrestres ne s’attaquent pas à une nation, mais à l’humanité entière.


Le retour inattendu de Nash

La situation devient critique lorsqu’un extraterrestre traîne Kelly vers une salle d’exécution. Alors que la créature s’apprête à lui trancher la tête, Nash surgit de l’ombre, bien vivant.

Ensemble, les deux soldats déclenchent une insurrection. Les prisonniers sont libérés et Ravi sauvée. Les couloirs du vaisseau se transforment alors en champ de bataille sanglant.

Un à un, les extraterrestres tombent sous les balles humaines… jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un seul.


Le combat final contre Scars

Alors que les munitions viennent à manquer, Nash fournit ses dernières grenades à Kelly, lui permettant de contenir l’ultime assaut. Convaincus que tout est terminé, les survivants laissent échapper un instant de soulagement.

Mais celui-ci est de courte durée.

Le dernier extraterrestre, Scars, surgit. Plus grand, plus résistant et animé par une rage absolue, il est désormais le dernier représentant de son espèce à bord du vaisseau.

Nash est tué.

Kelly comprend alors qu’il doit affronter seul le monstre afin de protéger Ravi.


Une victoire in extremis

Le duel final oppose deux forces totalement déséquilibrées. Le combat débute à l’arme blanche, se poursuit à mains nues, et semble perdu d’avance face à une créature trois fois plus imposante.

Mais Kelly attire Scars au centre d’une immense porte circulaire mécanique.

Au moment où l’extraterrestre se jette sur lui, Kelly actionne un levier : la structure se referme brutalement de tous côtés, sectionnant Scars en deux.

La menace extraterrestre est enfin éliminée.


La scène finale expliquée

Kelly et Ravi parviennent à quitter le vaisseau. À l’extérieur, ils découvrent un paysage dévasté évoquant une ville européenne post-apocalyptique, probablement Paris — bien que le film ne le confirme jamais explicitement.

Une révélation majeure accompagne cette scène :
le vaisseau extraterrestre ne voyageait pas dans l’espace. Il était dissimulé à l’intérieur d’une montagne sur Terre.

Les extraterrestres vivaient donc parmi les humains, opérant leurs enlèvements depuis la planète elle-même.


Que signifie réellement la fin d’Osiris ?

La conclusion suggère plusieurs éléments clés :

  • l’invasion extraterrestre est peut-être déjà terminée
  • ou bien elle pourrait encore être en cours ailleurs sur Terre
  • les humains capturés n’étaient probablement qu’une infime partie des survivants

Même si le monde semble ravagé, l’humanité n’a pas disparu.

La survie de Kelly et Ravi symbolise la résistance humaine face à une menace écrasante : malgré la technologie extraterrestre et la brutalité de l’ennemi, l’ingéniosité et la solidarité permettent de renverser l’impossible.


Une fin ouverte, mais concluante

Osiris s’achève sans teaser explicite de suite, mais laisse volontairement planer le doute sur l’état réel du monde.

Le film privilégie une conclusion simple et efficace :
le cauchemar est terminé… pour eux.

Rien ne garantit cependant qu’il le soit pour le reste de l’humanité.

Lucy : Explication de la fin ! Qui est mort ? Signification ?

Si vous souhaitez comprendre la fin de Lucy, le film de science-fiction réalisé par Luc Besson avec Scarlett Johansson, voici une analyse complète de sa conclusion.

À l’origine, Lucy semble suivre les codes classiques du thriller de vengeance : une jeune étrangère livrée à elle-même dans un pays qu’elle ne connaît pas, kidnappée par un réseau criminel violent à Taïwan, puis brutalement transformée par les circonstances. Mais très vite, le film bascule vers une tout autre dimension.

À mesure que l’intrigue progresse, ce récit de survie devient une fable de science-fiction métaphysique, où l’héroïne acquiert des capacités surhumaines qui dépassent largement le cadre du film d’action traditionnel.


Une ouverture symbolique

Le film s’ouvre sur une séquence marquante : l’apparition de Lucy, l’australopithèque dont le squelette fut découvert en 1974 et souvent considéré comme l’un des plus anciens ancêtres de l’humanité.

Une voix off de Scarlett Johansson accompagne ces images :

« La vie nous a été donnée il y a un milliard d’années. Qu’en avons-nous fait ? »

Dès cette première scène, Lucy annonce son véritable sujet : l’évolution de l’intelligence humaine, bien plus que la vengeance ou le pouvoir.


Que se passe-t-il à la fin de Lucy ?

À la fin du film, Lucy atteint progressivement 100 % de ses capacités cérébrales grâce à la drogue synthétique CPH-4. À ce stade ultime, elle n’est plus soumise aux lois physiques humaines.

Elle commence alors à transcender :

  • le temps
  • l’espace
  • la matière
  • la causalité

Son esprit voyage à travers les époques, jusqu’à la préhistoire, où elle se retrouve face à la Lucy originelle.

Dans une scène hautement symbolique, elle tend la main pour toucher celle de son ancêtre, dans une image qui évoque directement La Création d’Adam de Michel-Ange.

Autour d’elle, l’univers se décompose : les cellules se forment, les planètes apparaissent, le temps s’inverse, comme si Lucy observait la naissance et la fin du monde simultanément.


Lucy devient-elle une entité divine ?

Une fois les 100 % atteints, Lucy n’a plus besoin de corps physique. Elle se désintègre progressivement pour ne laisser derrière elle qu’un dispositif noir, sorte de clé universelle contenant l’intégralité de son savoir.

Elle transmet alors au professeur Norman toutes les connaissances accumulées au cours de son évolution.

Ce geste représente :

  • la transmission du savoir
  • l’héritage de l’humanité
  • la possibilité d’une évolution collective

Lucy ne cherche plus à survivre ni à se venger : elle devient un vecteur de connaissance.


Un paradoxe temporel volontaire

La scène du contact entre Lucy et son ancêtre introduit un possible paradoxe temporel.

On peut interpréter cette séquence comme :

  • Lucy retournant dans le passé pour insuffler l’intelligence à la première humaine
  • ou une simple représentation symbolique de la continuité de la conscience

Le film suggère que le temps n’est pas linéaire, mais dépend entièrement de notre capacité à le percevoir.

Comme Lucy l’explique au professeur Norman :

« Le temps nous paraît réel uniquement parce que nous le vivons de façon limitée. »

Ce qui semble impossible ou paradoxal pour un humain utilisant 10 % de son cerveau devient parfaitement cohérent pour une conscience ayant atteint son plein potentiel.


La signification de la dernière phrase

Dans les toutes dernières secondes, Lucy répète la phrase du début :

« La vie nous a été donnée il y a un milliard d’années. Maintenant, vous savez quoi en faire. »

Cette réplique s’adresse autant au professeur Norman qu’au spectateur.

Elle constitue un appel à la responsabilité humaine :
le savoir n’a de valeur que par ce que l’on choisit d’en faire.


Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de Lucy 2 ?

Malgré son immense succès commercial — plus de 460 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget d’environ 40 millionsLucy n’a jamais connu de suite.

La raison principale tient à sa conclusion :

  • Lucy dépasse l’humanité
  • devient omniprésente
  • fusionne avec le temps et la matière

Il devient alors presque impossible de poursuivre l’histoire sans en annuler le sens.

Plus de dix ans après sa sortie en 2014, aucun projet officiel de Lucy 2 n’a été annoncé par Universal Pictures, malgré l’évident potentiel financier.


Une fin ouverte mais définitive

La fin de Lucy n’est pas conçue comme un cliffhanger, mais comme une élévation philosophique. Le film se termine là où il a commencé : sur la question de l’intelligence humaine et de sa responsabilité.

Lucy n’est plus un personnage —
elle devient une idée.

Une œuvre imparfaite scientifiquement, souvent critiquée pour son postulat des « 10 % du cerveau », mais qui reste une fable métaphysique spectaculaire, assumée et singulière dans le paysage du cinéma de science-fiction.

La Petite : Explication de la fin !

Découvrez l’explication de la fin du film La Petite. Attention, spoilers !

Sorti en 2023, La Petite est un film français réalisé par Guillaume Nicloux, porté par une interprétation bouleversante de Fabrice Luchini. Ce drame intime raconte l’histoire de Joseph, un ébéniste solitaire d’une soixantaine d’années, veuf, taiseux et profondément marqué par la disparition brutale de son fils unique et de son gendre dans un accident.

Alors qu’il tente de survivre à ce deuil insupportable, Joseph découvre que le couple attendait un enfant grâce à une gestation pour autrui (GPA) réalisée en Belgique. La mère porteuse, une jeune femme flamande prénommée Rita, se retrouve soudain abandonnée, le contrat de GPA devenant caduc à la suite de la mort des futurs parents.

Malgré l’opposition de sa fille, Joseph décide de partir à la rencontre de Rita. Ce voyage, autant géographique qu’intérieur, devient une tentative désespérée de redonner un sens à sa vie brisée.


Explication de la fin de La Petite

La dernière partie du film se concentre sur l’évolution du lien entre Joseph et Rita. Cette dernière élève seule une petite fille de neuf ans et vit dans une situation financière fragile, privée de la rémunération promise par la GPA désormais interrompue.

Au départ, Joseph agit avec une idée fixe : récupérer l’enfant, comme s’il pouvait ainsi prolonger l’existence de son fils disparu. Mais au fil des rencontres, sa posture change. L’homme bourru et méfiant apprend à voir Rita non comme un simple intermédiaire biologique, mais comme une femme vulnérable, confrontée elle aussi à l’abandon et à la peur de l’avenir.

Peu à peu, une relation ambiguë mais profondément humaine se noue entre eux, faite de tensions, de silences, de maladresses — et d’une empathie grandissante.


Une filiation réinventée

À la fin de La Petite, Joseph accepte une vérité essentielle :
il ne sera jamais le grand-père « officiel » de l’enfant, ni juridiquement ni biologiquement. Pourtant, il trouve sa place autrement.

Il devient une présence bienveillante, un repère affectif pour le bébé à naître, mais aussi pour Rita et sa fille aînée. Le film refuse toute résolution simpliste : il ne s’agit ni d’une adoption miracle ni d’un happy end artificiel, mais d’une recomposition silencieuse des liens familiaux.

Guillaume Nicloux choisit la retenue, laissant les émotions affleurer sans jamais forcer le trait.


La scène finale expliquée

Dans les dernières minutes du film, la naissance a lieu. Joseph est présent — ou du moins tout proche — lors de cet événement décisif.

L’image du vieil homme tenant le nourrisson, le berçant ou l’observant avec pudeur, marque un profond renversement : celui d’un être autrefois fermé au monde, désormais capable d’accueillir la vie à nouveau.

Rita, de son côté, ne voit plus Joseph comme une menace ou une contrainte, mais comme un soutien inattendu, presque un membre de cette famille fragile qu’ils construisent ensemble.


Une fin tout en nuance

La conclusion de La Petite se veut résolument réaliste.
Joseph ne guérit pas de sa douleur. Sa solitude demeure. Mais il trouve un nouveau rôle, une nouvelle manière d’aimer, dans cette « petite » qui porte à la fois l’absence et la continuité de son fils.

Le film s’achève sur une note d’espoir discret, sans triomphe ni promesse excessive. Il parle avant tout de transmission, de résilience et de la possibilité de créer du lien là où tout semblait définitivement brisé.

Une fin profondément humaine, à l’image de ce drame délicat, qui préfère la vérité émotionnelle à l’effet spectaculaire.

Blind Sherlock – Saison 1 : Explication de la fin

Blind Sherlock est désormais disponible sur Netflix. Si vous vous interrogez sur la conclusion de la saison 1, voici une explication complète de la fin de la série.

À première vue, Blind Sherlock pourrait sembler être une idée née dans une salle de rédaction : un enquêteur hors norme, une approche sensorielle unique et une atmosphère policière tendue. Pourtant, la série est inspirée d’une histoire bien réelle — celle d’un véritable enquêteur aveugle dont la capacité exceptionnelle à analyser les voix, les accents et les sons d’ambiance en a fait un atout précieux pour la police.

Produite aux Pays-Bas, la série coche toutes les cases chères à Netflix : une intrigue sombre, un rythme haletant et un héros atypique qui, malgré son handicap, devient l’homme le plus redoutable lorsqu’il s’agit de résoudre une enquête criminelle.


Explication de la fin de la saison 1 de Blind Sherlock

Dans le final de la saison 1, l’opération policière entre dans sa phase décisive. McCartney est filmé en train d’évoquer le meurtre de Lennon et accepte un accord commercial avec Juliana. La police prévoit de les arrêter dès l’arrivée à quai.

Mais tout ne se déroule pas comme prévu. Yaqub, extrêmement nerveux, attire l’attention de McCartney, qui commence à soupçonner une trahison.

Sur le bateau, une série d’événements imprévus provoque le chaos. Des enfants jouent sur le pont supérieur et brisent accidentellement la canne de Roman. Profitant de la situation, Naima repère un insecte dissimulé et ordonne à l’un de ses hommes de capturer Roman.

Au même moment, Caro se rend au commissariat après avoir reçu un message vocal inquiétant de Roman. Comprenant le danger, la police mobilise immédiatement des renforts.


Une révélation choc et un affrontement final

À bord du bateau, les criminels repèrent l’arrivée des forces de l’ordre. McCartney comprend alors qu’il y a une taupe parmi eux. Naima fait un signe discret vers Yaqub : la vérité éclate.

Avant que la situation ne dégénère davantage, Nico intervient arme à la main. McCartney prend Roman en otage, mais ce dernier parvient à se défendre : il lui assène un coup de coude et se jette par-dessus bord.

Caro panique — Roman ne sait pas nager. Heureusement, Tess et Saafi réussissent à le sauver à temps.

Les policiers prennent d’assaut le bateau. Une fusillade éclate. Acculé, McCartney se réfugie avec Yaqub. Ce dernier tente de justifier sa trahison, expliquant qu’il a agi uniquement pour protéger son fils. Bouleversé, McCartney l’abat.

Tous les complices sont arrêtés, et comprenant qu’il n’a plus aucune issue, McCartney finit par se rendre. Juliana est interpellée dans le même temps.


Un épilogue émouvant

Après les événements, Roman retrouve Caro. Elle lui avoue avoir eu peur de le perdre. Les deux personnages se réconcilient et s’embrassent, laissant entrevoir un avenir possible pour leur relation.

Roman reste néanmoins profondément affecté par la mort de Yaqub.

Lors d’une conférence de presse, le gouvernement annonce avoir porté un coup majeur au réseau de trafic de drogue. La police de Rotterdam est officiellement félicitée, et Roman reçoit un surnom symbolique qui scelle sa légende : Blind Sherlock.


Une dernière révélation bouleversante

L’épilogue de la saison révèle enfin une dimension profondément authentique :
Bart Kelchtermans, l’acteur qui incarne Roman, est lui-même malvoyant. Le personnage est directement inspiré d’un véritable enquêteur surnommé le “Blind Sherlock”, Sacha Van Loo, dont l’histoire a servi de fondement à la série.


🎬 Une fin à la fois spectaculaire et humaine, qui mêle action, émotion et hommage à une histoire vraie — tout en laissant clairement la porte ouverte à une saison 2.

Pas de fumée sans feu de M. J. Arlidge

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Nulle part où se cacher.

Avec Pas de fumée sans feu, M. J. Arlidge signe l’un de ses romans les plus sombres et les plus nerveux, offrant une plongée implacable dans la violence urbaine et la solitude morale de son héroïne emblématique, Helen Grace.

Désormais loin de la police, Helen pensait avoir enfin tourné la page. Mais lorsque, témoin d’une agression nocturne, elle voit une jeune femme se faire enlever sous ses yeux, l’instinct reprend le dessus. Incapable de rester spectatrice, elle replonge dans l’ombre — sans badge, sans protection, sans filet.

Privée du soutien de ses anciens collègues, Helen mène seule une enquête officieuse qui la confronte à une réalité terrifiante : la disparition de la victime n’est pas un cas isolé. D’autres femmes sont menacées. Et plus elle s’approche de la vérité, plus le danger se resserre autour d’elle.

Arlidge excelle une nouvelle fois dans l’art du thriller urbain sous haute tension. Les chapitres courts s’enchaînent à un rythme effréné, chaque scène se terminant sur une menace, une révélation ou un compte à rebours. Le suspense est constant, presque étouffant, porté par une écriture sèche et visuelle qui ne laisse aucun temps mort.

Mais au-delà de l’intrigue, Pas de fumée sans feu approfondit brillamment la psychologie d’Helen Grace. Loin de l’héroïne invincible, elle apparaît ici plus vulnérable que jamais, tiraillée entre son besoin de justice et la peur de perdre ceux qu’elle aime. En quittant l’institution policière, elle a gagné sa liberté — mais aussi son isolement.

Le roman interroge frontalement la notion de justice individuelle, la responsabilité morale du témoin et le prix du courage lorsqu’il n’existe plus de cadre légal pour le protéger. Jusqu’où peut-on aller pour sauver une vie ? Et à partir de quand le justicier devient-il une cible ?

Avec ce nouvel opus, M. J. Arlidge confirme sa maîtrise du polar britannique contemporain, mêlant efficacité narrative, noirceur sociale et héroïne iconique. Un thriller haletant, brutal et profondément humain, qui rappelle que lorsque la fumée apparaît… le feu n’est jamais bien loin.

Éditeur ‏ : ‎ Les escales éditions Date de publication ‏ : ‎ 5 février 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 448 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 238698012X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2386980121

Une pension en Italie de Philippe Besson

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Mêlant suspense et sensualité, Une pension en Italie est un roman solaire sur le prix à payer pour être soi, en écho à Chambre avec vue et Sur la route de Madison.

*Une pension en Italie s’inscrit dans la lignée la plus sensible et maîtrisée de l’œuvre de Philippe Besson. Avec ce roman aux parfums d’été brûlant et de secrets enfouis, l’écrivain livre une méditation bouleversante sur la mémoire familiale, le désir et le poids du silence.

Nous sommes au milieu des années 1960, en Toscane. La chaleur écrase les corps autant que les certitudes. Une famille française passe quelques jours dans une pension italienne, lieu hors du temps, suspendu entre insouciance et vertige. En l’espace de trois jours, un événement inattendu vient fissurer l’équilibre apparent. Quelque chose se produit, irréversible, et le monde d’avant cesse d’exister. La stupeur commande alors le silence — un silence qui durera des décennies.

Des années plus tard, un écrivain, héritier indirect de cette histoire, entreprend de remonter le fil du passé. À travers sa quête, Philippe Besson déploie une narration à double temporalité, où l’enquête intime se mêle au souvenir, et où chaque révélation éclaire autant qu’elle brûle.

L’écriture, d’une grande sensualité, capte la lumière italienne avec une précision presque cinématographique : les pierres chauffées par le soleil, les corps alanguis, les regards qui s’attardent trop longtemps. La Toscane devient un personnage à part entière, écrin de liberté autant que théâtre du basculement. Le désir y affleure partout, fragile, interdit, incandescent.

Comme souvent chez Besson, le roman interroge le prix à payer pour être soi dans une époque corsetée par les normes sociales. Les sentiments y sont tus plus qu’exprimés, les gestes retenus plus lourds que les mots. L’auteur excelle dans l’art de suggérer, de faire naître l’émotion dans l’ellipse, laissant au lecteur le soin de combler les silences.

À la croisée du récit d’été, du roman de filiation et du drame intime, Une pension en Italie dialogue ouvertement avec les grandes histoires d’amours empêchées, évoquant la mélancolie de Sur la route de Madison ou la tension élégante de Chambre avec vue. Mais Philippe Besson y imprime sa signature : une pudeur douloureuse, une nostalgie lumineuse et cette capacité rare à transformer le non-dit en vertige.

Roman du souvenir et de la révélation, Une pension en Italie est une œuvre solaire et grave, où la beauté des paysages contraste avec la violence intime des choix impossibles. Un livre sur ce que l’on tait pour survivre, et sur ce que la vérité, même tardive, peut enfin réparer.

Éditeur ‏ : ‎ Julliard Date de publication ‏ : ‎ 8 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ 1er Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 240 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2260056784 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2260056782

Les Tourmentés De Lucas Belvaux | Par Lucas Belvaux Avec Niels Schneider, Ramzy Bedia, Linh-Dan Pham

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Ça vaut quoi la vie d’un homme ? D’un homme comme lui. Un homme sans rien.

Avec Les Tourmentés, Lucas Belvaux signe un film sombre, tendu et profondément politique, qui interroge frontalement la valeur d’une vie humaine dans une société où l’argent peut tout acheter — jusqu’au droit de tuer.

Skender, ancien légionnaire sans attaches, sans travail et sans avenir, erre dans une France qui ne veut plus de lui. C’est un homme brisé, survivant plus qu’il ne vit. À l’autre bout de l’échelle sociale, une riche veuve que tous appellent simplement “Madame” s’ennuie. Passionnée de chasse, entourée de luxe et de domestiques, elle cherche une distraction ultime. Par l’intermédiaire de son majordome, elle imagine alors l’impensable : organiser une chasse à l’homme, contre rémunération, dans un huis clos forestier où le gibier serait humain.

Le film bascule rapidement dans un thriller implacable. Skender accepte, poussé par la misère, sans mesurer l’ampleur de ce pacte faustien. Mais la traque ne se déroule pas selon les règles établies. Très vite, la mécanique de domination se fissure, et la victime désignée se transforme en adversaire imprévisible.

Lucas Belvaux détourne ici les codes du film de chasse et du survival pour en faire une allégorie sociale violente et dérangeante. Plus qu’un simple jeu de massacre, Les Tourmentés observe la fracture entre ceux qui possèdent tout et ceux qui n’ont plus rien — au point de devoir louer leur propre mort pour survivre. La forêt devient un théâtre primitif où s’effondrent les faux-semblants de la civilisation.

Le casting porte le film avec une intensité remarquable.
Niels Schneider incarne Skender avec une brutalité contenue et une fragilité bouleversante, donnant au personnage une densité morale rare. Face à lui, Ramzy Bedia, dans un contre-emploi glaçant, impressionne par son minimalisme et son ambiguïté trouble. Linh-Dan Pham, magnétique, apporte à Madame une froideur presque abstraite, symbole d’une élite déshumanisée, coupée de toute empathie.

La mise en scène de Belvaux est sèche, sans emphase inutile. Les silences, les regards, les respirations comptent autant que la violence physique. La caméra épouse les corps, la fatigue, la peur, et laisse la nature envahir progressivement le cadre, comme si la civilisation reculait à mesure que la chasse avançait. La tension ne repose pas sur l’action pure, mais sur une lente montée d’angoisse morale.

Les Tourmentés s’inscrit dans la lignée des grands récits de chasse humaine — de La Proie à Battle Royale — mais y ajoute une dimension profondément française et contemporaine : celle d’un monde où l’exclusion sociale devient un terrain de jeu pour les puissants. Le film pose une question simple et terriblement actuelle :

combien vaut la vie d’un homme quand il n’a plus rien ?

Un thriller nerveux, politique et implacable, qui laisse une impression durable et confirme Lucas Belvaux comme l’un des cinéastes français les plus lucides sur la violence sociale de notre époque.

Dès les premières minutes, Les Tourmentés impose une identité visuelle forte, austère et profondément immersive. Lucas Belvaux opte pour une mise en image réaliste, presque rugueuse, qui épouse le destin de son personnage principal et refuse toute esthétisation gratuite de la violence.

Image

La photographie privilégie des teintes froides, terreuses et désaturées, où dominent les verts sombres, les gris métalliques et les noirs profonds. Cette palette renforce la sensation d’un monde sans horizon, écrasant les personnages sous le poids du décor. La forêt, lieu central du récit, n’est jamais montrée comme un refuge naturel mais comme un espace hostile, labyrinthique, presque mental.

Les cadres sont souvent resserrés, parfois étouffants, isolant Skender dans l’image comme il l’est dans la société. À l’inverse, les plans larges surgissent brutalement pour rappeler la petitesse de l’homme face à la nature et à ceux qui le traquent. La caméra à hauteur d’homme, souvent portée à l’épaule, accentue la sensation d’urgence et de danger permanent.

Belvaux privilégie une mise en scène sèche et frontale, sans effets ostentatoires. Les scènes de chasse sont filmées avec une lisibilité exemplaire, refusant le montage hystérique au profit d’une tension continue. La violence n’est jamais spectaculaire : elle est crue, rapide, parfois hors champ — bien plus dérangeante de cette manière.

Le travail sur la lumière naturelle est remarquable. Les scènes nocturnes, souvent difficiles à maîtriser, conservent ici une excellente lisibilité tout en respectant l’obscurité du lieu, renforçant l’angoisse sans jamais perdre le spectateur.

Son

Le design sonore joue un rôle central dans l’expérience du film. La bande-son est volontairement minimaliste, laissant une large place aux sons organiques : pas dans la boue, branches qui craquent, respiration haletante, frottement des vêtements, battements du cœur.

Le silence devient une véritable arme narrative. Belvaux l’utilise comme un espace de menace, rendant chaque bruit potentiellement fatal. Le spectateur partage l’hypervigilance du personnage traqué.

Les effets sonores sont d’une grande précision : tirs étouffés, échos lointains, voix portées par le vent, créant une spatialisation efficace qui accentue l’immersion, notamment lors des scènes de poursuite.

La musique, discrète et parcimonieuse, n’intervient jamais pour souligner artificiellement l’émotion. Lorsqu’elle surgit, c’est par nappes graves, presque imperceptibles, renforçant l’oppression psychologique plus que le suspense mécanique.

Les dialogues, volontairement peu nombreux, bénéficient d’un mixage soigné, parfaitement intelligible même dans les séquences nocturnes ou sous tension. Le film fait confiance au son pour raconter autant que l’image.

Rapport de forme ‏ : ‎ 2.35:1 Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du colis ‏ : ‎ 19,2 x 13,4 x 1,7 cm; 70 grammes Audio description : ‏ : ‎ Français Réalisateur ‏ : ‎ Lucas Belvaux Format ‏ : ‎ PAL Durée ‏ : ‎ 1 heure et 53 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 17 janvier 2026 Acteurs ‏ : ‎ Déborah François, Linh-Dan Pham, Mahé Boujard, Niels Schneider, Ramzy Bédia Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ UGC