Ils ont cloné le passé. Maintenant le passé se venge.
Avec Un Monde perdu, Jean d’Aillon s’aventure sur le terrain du thriller scientifique en imaginant les conséquences d’une expérience capable de ressusciter des créatures disparues. Le roman repose sur une idée simple et inquiétante : que se passe-t-il lorsque l’humanité tente de ramener le passé à la vie ?
Au cœur de l’intrigue se trouve Jacques Asgardi, un puissant milliardaire américain à la tête de la société Hatching Therapeutic. Installé dans une vaste propriété près d’Aix-en-Provence, il mène des recherches dont les objectifs restent obscurs. Parallèlement, il tente de racheter la propriété voisine appartenant à Stéphanie Dorgeval, en utilisant des méthodes pour le moins contestables.
Mais rapidement, des événements troublants se produisent. Des attaques inexplicables surviennent en France et aux États-Unis, impliquant des animaux inconnus ou supposés disparus depuis longtemps. Ces incidents attirent l’attention de Maxence Cavendish, agent du FBI en Californie et neveu de Stéphanie. Inquiet pour sa tante et intrigué par ces phénomènes, il décide de se rendre en France pour comprendre ce qui se trame.
Son enquête va progressivement révéler une réalité bien plus inquiétante que prévu. Derrière les recherches d’Asgardi pourrait se cacher une expérience scientifique capable de bouleverser l’ordre naturel.
Entre thriller, science et aventure, Jean d’Aillon construit un récit rythmé autour d’une question centrale : jusqu’où peut-on manipuler le passé sans en subir les conséquences ? Dans ce monde où la science franchit des limites dangereuses, les créatures disparues pourraient bien reprendre leur place… et rappeler à l’humanité que certaines frontières ne devraient jamais être franchies.
Éditeur : Robert Laffont Date de publication : 29 janvier 2026 Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 480 pages ISBN-10 : 2221280857 ISBN-13 : 978-2221280850
Une trilogie culte de la science-fiction française.
Figure majeure de la science-fiction française, Michel Jeury a marqué le genre avec La trilogie chronolytique, dont le premier volet, Le Temps incertain, a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire en 1974. Cette œuvre, aujourd’hui considérée comme un classique, explore avec audace les paradoxes du temps et les conséquences vertigineuses des voyages temporels.
Dans cet univers, les hommes ont découvert une technique appelée la chronolyse, qui permet d’effectuer des plongées subjectives dans le passé ou dans l’avenir. Mais ces incursions dans le flux temporel ne sont pas sans danger. Les différentes possibilités du futur et du passé se superposent, se modifient et s’affrontent, créant une réalité instable où les lignes du temps se croisent et se recomposent sans cesse.
Au cœur de ce monde mouvant apparaissent des entités ou « spectres temporels », traces des différentes versions possibles de l’Histoire. Ces forces invisibles s’opposent dans une lutte silencieuse pour influencer le cours du temps et déterminer l’avenir de l’humanité.
À travers cette trilogie, Michel Jeury développe une réflexion ambitieuse sur la nature du temps, la multiplicité des réalités possibles et le rôle de l’homme face à l’Histoire. Son écriture mêle concepts scientifiques, spéculations philosophiques et atmosphère étrange, donnant à l’ensemble une dimension à la fois intellectuelle et poétique.
Cette nouvelle édition est enrichie d’une préface de Natacha Vas-Deyres et de textes de Gérard Klein et Joëlle Wintrebert, qui replacent l’œuvre dans l’histoire de la science-fiction française et soulignent son influence durable. La trilogie chronolytique demeure ainsi une œuvre essentielle pour comprendre l’évolution du genre et l’une des explorations les plus singulières du voyage dans le temps.
Éditeur : Robert Laffont Date de publication : 26 février 2026 Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 654 pages ISBN-10 : 222128478X ISBN-13 : 978-2221284780
QUAND LES FANTÔMES DU PASSÉ REMONTENT DES ENTRAILLES DE LA TERRE
Avec Les Malveillants, Sandrine Destombes signe un thriller sombre où une catastrophe naturelle fait ressurgir des secrets enfouis depuis des années. L’histoire s’ouvre dans le sud de la France, frappé par des pluies cévenoles d’une violence exceptionnelle. Le déluge transforme le paysage et met au jour ce que la terre semblait avoir gardé caché.
Au cœur de cette tempête, une jeune femme est retrouvée ensevelie sous la boue. Elle est vivante, mais plongée dans le coma. Son identité demeure incertaine, jusqu’à ce que son visage fasse remonter un souvenir troublant : celui d’Océane, une adolescente disparue huit ans plus tôt dans la même région.
Cette découverte relance une affaire longtemps restée sans réponse. Gab Zeller, enquêteur spécialisé dans les dossiers non élucidés au sein de la gendarmerie, est chargé d’examiner cette piste inattendue. Il travaille aux côtés de Domitille Fourest, capitaine de la brigade de recherches de Nîmes. Ensemble, ils tentent de comprendre ce qui relie cette jeune femme à la disparition ancienne.
Au fil de l’enquête, les deux policiers explorent un passé marqué par des blessures profondes : des histoires d’abandon, de violence et de silence. Les révélations s’enchaînent, dessinant un réseau de secrets qui relient plusieurs destins.
Sandrine Destombes construit ici un récit à la fois tendu et labyrinthique, où chaque découverte remet en question les certitudes des enquêteurs. Fidèle à son style, l’autrice plonge le lecteur dans les méandres psychologiques de ses personnages et dans une intrigue où les vérités apparaissent progressivement, souvent de manière inattendue.
Éditeur : XO Date de publication : 16 octobre 2025 Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 363 pages ISBN-10 : 2374486885 ISBN-13 : 978-2374486888
Pour célébrer une décennie de succès, Kendji Girac a investi la scène de l’Accor Arena à Paris pour un concert anniversaire placé sous le signe du partage et de la fête. Devant près de 20 000 spectateurs, le chanteur a offert un spectacle généreux de près de deux heures, revisitant les moments marquants de sa carrière et ses titres les plus emblématiques.
Révélé au grand public en 2014 grâce à sa victoire dans l’émission The Voice: la plus belle voix, Kendji Girac s’est rapidement imposé comme l’une des figures les plus populaires de la scène musicale française. Dès ses débuts, sa voix singulière et son univers musical mêlant pop, influences gitanes et rythmes festifs ont su séduire un très large public. Des titres devenus incontournables comme Color Gitano ou Andalouse ont naturellement trouvé leur place dans la setlist de cette soirée anniversaire, provoquant une véritable communion avec la salle.
Une soirée rythmée par les plus grands succès
Tout au long du concert, Kendji Girac a proposé un véritable voyage à travers les différentes étapes de sa carrière. De ses premiers tubes à ses titres plus récents, l’artiste a alterné moments festifs, passages plus intimes et séquences acoustiques, offrant une palette musicale fidèle à son univers.
Le public, particulièrement enthousiaste, a accompagné le chanteur en reprenant en chœur plusieurs de ses chansons. L’énergie communicative de Kendji et son aisance sur scène ont contribué à installer une atmosphère chaleureuse et conviviale, transformant l’Accor Arena en immense salle de fête.
La scénographie, à la fois dynamique et lumineuse, mettait en valeur l’artiste et son groupe, tout en laissant une grande place à la musique et à l’interaction avec le public.
Des invités prestigieux pour marquer l’événement
Pour célébrer cet anniversaire symbolique, Kendji Girac avait également réservé plusieurs surprises au public. Au fil du concert, plusieurs artistes sont venus le rejoindre sur scène pour partager des duos et des moments de complicité musicale.
Parmi eux figuraient Louane, Emma Peters, Claudio Capéo, Marine et Soprano. Chacun de ces invités a apporté sa propre sensibilité artistique, enrichissant le spectacle de collaborations inattendues et très appréciées par les spectateurs.
L’un des moments marquants de la soirée fut également la présence du musicien P3GASE, compagnon de Louane, qui a accompagné Kendji Girac au piano pour un passage plus intime. Ce moment suspendu a offert une respiration musicale dans le concert, contrastant avec l’énergie festive de plusieurs autres séquences.
Un artiste fidèle à son public
Au-delà du spectacle et des invités prestigieux, ce concert anniversaire a surtout mis en lumière la relation très forte que Kendji Girac entretient avec son public. À plusieurs reprises, le chanteur a quitté la scène principale pour se rapprocher des spectateurs, chantant au milieu de la foule et multipliant les échanges spontanés avec ses fans.
Cette proximité, devenue une signature de l’artiste, a contribué à créer une atmosphère particulièrement chaleureuse dans la salle. Les spectateurs ont ainsi eu le sentiment de partager un moment privilégié avec un artiste qui n’a jamais oublié ses débuts et le soutien de son public.
Dix ans de carrière et une popularité intacte
Dix ans après sa victoire dans The Voice, Kendji Girac confirme avec ce concert anniversaire qu’il occupe une place singulière dans le paysage musical français. Avec plusieurs albums à succès, des millions de disques vendus et des tournées à guichets fermés, l’artiste a su construire une carrière solide tout en restant fidèle à son identité musicale.
Ce concert à l’Accor Arena apparaît ainsi comme une véritable célébration de son parcours, mais aussi comme un nouveau point de départ pour la suite de sa carrière.
Entre tubes fédérateurs, moments d’émotion et collaborations surprises, Kendji Girac a offert au public parisien une soirée à la hauteur de cet anniversaire symbolique, confirmant l’attachement durable du public à l’artiste.
Grenalf est un vieux sage connu de tous et respecté par le petit peuple de la mare où il a établi son laboratoire. Il a la lourde tâche de préparer la potion qui fait venir le printemps tous les ans. Mais cette année, catastrophe !, quelqu’un a saboté ses ingrédients, laissant comme seul indice un message menaçant signé VdT. Grenalf, accompagné de sa petite troupe d’amis magiciens, va devoir mener l’enquête sous la terre…
Avec Grenalf et la potion du printemps, Héloïse Solt propose un conte jeunesse teinté de magie et d’aventure. L’histoire se déroule dans l’univers paisible d’une mare où vit tout un petit peuple d’animaux et de créatures qui dépendent d’un rituel bien particulier : la préparation de la potion qui fait revenir le printemps.
Cette mission essentielle revient à Grenalf, un vieux sage respecté de tous, installé dans son laboratoire au cœur de ce monde miniature. Chaque année, il prépare avec soin la fameuse potion censée réveiller la nature et annoncer la nouvelle saison. Mais cette fois, rien ne se passe comme prévu.
Au moment de rassembler les ingrédients, Grenalf découvre que tout a été saboté. Les éléments nécessaires à la préparation ont disparu ou ont été altérés. Sur place, un étrange message signé « VdT » laisse penser qu’un mystérieux adversaire est à l’origine de cette manœuvre.
Déterminé à résoudre l’énigme et à sauver le retour du printemps, Grenalf part enquêter avec l’aide de ses amis magiciens. Leur recherche les entraîne dans un voyage inattendu sous la terre, à la rencontre de créatures et de secrets enfouis.
À travers cette aventure, le récit mêle humour, mystère et imagination dans un univers accessible aux jeunes lecteurs. Grenalf et la potion du printemps propose ainsi une histoire ludique autour de l’entraide, de la curiosité et de la découverte, où une petite communauté doit unir ses forces pour préserver l’équilibre de la nature.
ASIN : B0G4SVG1BB Éditeur : SEUIL JEUNESSE Date de publication : 6 mars 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 48 pages ISBN-13 : 979-1023523089
La série One Piece est disponible sur Netflix. Après une première saison qui adaptait les débuts de l’aventure de Monkey D. Luffy, cette seconde saison poursuit l’épopée des Chapeaux de paille avec un arc narratif centré sur le royaume de Drum et l’arrivée d’un nouveau membre dans l’équipage.
La bataille finale oppose les pirates à l’ancien roi tyrannique Wapol, tandis que chaque membre de l’équipage joue un rôle clé. Zoro et Usopp combattent l’armée de Wapol aux côtés de Dalton et du Dr Kureha, pendant que Sanji et Chopper affrontent les lieutenants du roi déchu. Luffy, lui, mène l’affrontement principal avec l’aide de la princesse Vivi.
Après un combat intense, Wapol est finalement vaincu. Une pluie symbolique de pétales roses, semblables à des fleurs de cerisier, s’abat alors sur l’île de Drum : un moment poétique qui marque la renaissance du royaume et la fin du règne de la peur.
La défaite de Wapol
Dans la séquence finale de l’affrontement, Wapol tente une dernière attaque contre les Chapeaux de paille. Chopper révèle alors toute la puissance de son fruit du démon, se transformant en une impressionnante forme de combat. Pendant que Luffy et Vivi affrontent directement Wapol, Sanji et Chopper neutralisent ses deux principaux lieutenants.
Mais la bataille ne s’arrête pas là : Wapol se relève et tente de détruire le Jolly Roger de Chopper, symbole précieux hérité du Dr Hiriluk. Luffy intervient alors et encaisse un tir de canon pour protéger ce symbole. Grâce à un ultime assaut combiné, Wapol est finalement vaincu et expulsé du château.
Sa chute met fin à la domination tyrannique qu’il exerçait sur l’île. Les médecins auparavant capturés peuvent enfin venir en aide aux habitants blessés.
L’arrivée de Tony Tony Chopper dans l’équipage
L’un des moments les plus émouvants de la fin de saison concerne Tony Tony Chopper. Touchés par son courage et ses talents de médecin, les Chapeaux de paille lui proposent de rejoindre leur équipage.
Chopper hésite d’abord. Devenir pirate est son rêve, mais quitter l’île et le Dr Kureha représente un véritable déchirement. Finalement, encouragé par l’enthousiasme de Luffy, il accepte de partir à l’aventure.
Avant son départ, Kureha lui adresse des paroles volontairement dures, comme pour masquer son émotion. Mais elle veille discrètement à ce qu’il n’oublie rien pour son voyage, notamment son sac médical.
Chopper emporte également un mystérieux flacon contenant des sphères métalliques : les Rumble Balls, qui lui permettent d’étendre les capacités de transformation de son fruit du démon.
Le symbole des fleurs de cerisier
Dans une scène particulièrement marquante, le Dr Kureha et Dalton réalisent le rêve du défunt Dr Hiriluk. Grâce à une substance lancée dans le ciel, la neige tombe sur l’île sous forme de pétales de cerisier roses.
Ce spectacle symbolise la guérison du royaume de Drum, exactement comme Hiriluk l’avait imaginé. En découvrant ce miracle, Chopper fond en larmes, comprenant que l’héritage de son mentor perdure.
La mystérieuse “volonté du D.”
Alors que les pétales tombent sur l’île, Dalton évoque la conviction que Luffy pourrait un jour trouver le légendaire trésor laissé par Gol D. Roger.
Kureha glisse alors une phrase énigmatique :
« Que la volonté de D. vive à jamais. »
Cette référence mystérieuse, bien connue des lecteurs du manga de Eiichiro Oda, laisse entendre que Luffy partage un héritage particulier lié aux grands pirates de l’histoire.
Le cliffhanger vers l’arc d’Alabasta
La saison se termine sur une nouvelle menace. Un escargophone des Marines diffuse un enregistrement partiel d’une conversation entre Sanji et un membre de Baroque Works. Le message donne l’impression que les Chapeaux de paille ont kidnappé la princesse Vivi.
Les officiers Smoker et Tashigi décident alors de se rendre à Alabasta, le royaume de Vivi.
Dans le même temps, le véritable antagoniste de la prochaine intrigue apparaît : Crocodile, également connu sous le nom de M. Zero, chef de l’organisation criminelle Baroque Works. À ses côtés se tient Nico Robin, alias Miss All Sunday.
Leur objectif : lancer l’Opération Utopia, un complot visant à assassiner le roi Cobra et à prendre le contrôle du royaume d’Alabasta.
Une saison qui prépare la suite
Cette fin de saison remplit donc deux fonctions : conclure l’arc du royaume de Drum avec l’arrivée de Chopper dans l’équipage, tout en préparant le prochain chapitre de l’aventure.
Les Chapeaux de paille mettent désormais le cap sur Alabasta, où les attend un conflit bien plus vaste. Entre intrigues politiques, organisation criminelle et secrets anciens, la suite promet d’élever encore les enjeux de la série.
La série Scarpetta est désormais disponible sur Amazon Prime Video. Adaptée des célèbres romans de Patricia Cornwell, cette nouvelle production marque enfin l’arrivée à l’écran du personnage culte de la médecin légiste Kay Scarpetta, attendu depuis de nombreuses années par les lecteurs.
Particularité de la série : le personnage est incarné à deux moments de sa vie. Nicole Kidman interprète Kay Scarpetta à l’âge adulte, tandis que Rosy McEwen incarne une version plus jeune du personnage. La narration alterne ainsi entre deux lignes temporelles, explorant les enquêtes criminelles menées par la célèbre légiste tout en éclairant son passé.
Lors d’un entretien, Nicole Kidman a d’ailleurs souligné l’importance de ce projet longtemps resté en développement :
« Je suis très fière que cette série ait finalement vu le jour. Pendant longtemps, ce projet n’a pas abouti. Peut-être que le public n’était pas prêt à l’époque, ou peut-être pensait-on simplement qu’il ne l’était pas. Pourtant, les décennies ont prouvé que les spectateurs s’intéressent profondément aux personnages féminins complexes. »
Explication de la fin de la saison 1
La conclusion de la première saison laisse de nombreuses zones d’ombre. Plusieurs intrigues restent volontairement ouvertes, notamment autour de certains personnages clés.
Le mystère demeure notamment autour de Benton, dont les motivations et le rôle réel dans l’histoire restent flous. De même, le Dr Reddy apparaît encore comme une figure énigmatique dont les intentions ne sont pas totalement éclaircies.
Autre évolution surprenante : Maggie (Stephanie Faracy), qui opère un retournement inattendu en choisissant finalement de soutenir Kay dans sa lutte. Cette décision soudaine renforce le sentiment que certaines trajectoires narratives ont été amorcées mais pas encore pleinement développées.
Le personnage de Bill Boltz (Mike Vogel), quant à lui, reste largement sous-exploité dans cette première saison. Son histoire semble n’être qu’esquissée, laissant présager un rôle plus important dans la suite de la série.
Par ailleurs, l’homme initialement accusé des crimes du tueur en série se révèle finalement être un élément secondaire de l’intrigue. Cette révélation contribue à brouiller les pistes et à renforcer l’impression d’un récit volontairement fragmenté.
Un final pensé comme un cliffhanger
La fin de la saison 1 intervient de manière relativement abrupte. En réalité, la série a été conçue dès le départ avec une commande de deux saisons, ce qui explique que ce final ressemble davantage à un épisode charnière qu’à une véritable conclusion.
L’identité du nouveau tueur est finalement révélée, mais le moment le plus marquant reste la réaction de Kay Scarpetta lorsqu’elle parvient à le neutraliser. Cette scène met en lumière les tensions psychologiques du personnage et son rapport complexe à la violence et à la justice.
Le dernier plan introduit également un cliffhanger majeur : alors que Kay traverse une crise émotionnelle intense, une silhouette mystérieuse s’approche de sa porte. Tout laisse penser qu’il pourrait s’agir de Pete, sans que cela soit explicitement confirmé.
Une saison dense mais parfois déséquilibrée
Au-delà de l’enquête criminelle, Scarpetta aborde des thématiques plus philosophiques, notamment la relation à la mort et les dilemmes éthiques liés à la prolongation artificielle de la vie. La série interroge ainsi la difficulté d’accepter la finitude et le processus du deuil.
Cependant, ces thèmes restent parfois périphériques à l’intrigue principale et ne sont pas toujours développés avec la profondeur que l’on pourrait attendre. La multiplication des intrigues secondaires donne parfois l’impression d’un récit dense mais légèrement déséquilibré.
Malgré ces imperfections, la série se révèle suffisamment intrigante pour donner envie d’y revenir. Une seconde vision permettrait d’ailleurs de repérer les nombreux détails disséminés dans la narration.
La bonne nouvelle pour les spectateurs : la saison 2 devrait approfondir ces pistes et offrir une conclusion plus complète aux nombreuses questions laissées en suspens.
Avec La Grande Histoire de Picsou, Don Rosa poursuit le récit de la jeunesse et de l’ascension de l’un des personnages les plus célèbres de l’univers Disney : Balthazar Picsou. Créé par Carl Barks en 1947, le canard milliardaire est rapidement devenu une figure incontournable de la bande dessinée, célèbre pour son coffre-fort rempli de pièces d’or et son caractère à la fois colérique, obstiné et profondément aventurier.
Dans les années 1990, Don Rosa entreprend de raconter de manière cohérente l’histoire complète de Picsou. S’appuyant sur les récits et les indices laissés par Carl Barks, il construit une véritable saga retraçant la vie du personnage depuis son enfance en Écosse jusqu’à sa fortune légendaire. Son travail constitue à la fois un hommage et une extension de l’œuvre originale.
Ce deuxième volume s’inscrit dans cette grande fresque narrative. On y retrouve Picsou à différentes étapes de sa jeunesse, confronté aux épreuves, aux voyages et aux défis qui vont forger sa personnalité. Les aventures prennent souvent une dimension épique, mêlant exploration, quête de richesse et découverte du monde.
Le style de Don Rosa se distingue par un dessin très détaillé et dynamique, riche en références visuelles et en touches d’humour. Ses histoires accordent également une place importante aux émotions et aux moments dramatiques, donnant au personnage une profondeur rarement atteinte dans les récits humoristiques traditionnels.
Cette édition s’inscrit dans une collection en dix volumes qui permet de redécouvrir l’ensemble de cette œuvre majeure dans un nouveau format. Avec La Grande Histoire de Picsou, Don Rosa a durablement marqué l’univers Disney en donnant à Picsou une biographie complète et une dimension mythique qui continue de séduire les lecteurs.
Éditeur : Glénat Disney Date de publication : 11 février 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 216 pages ISBN-10 : 2344074090 ISBN-13 : 978-2344074091
Avec Le Cocon, Alexandre de Moté et Natacha Sicaud consacrent un roman graphique à la vie de Judith Scott, artiste américaine aujourd’hui reconnue comme une figure importante de l’Art Brut. L’ouvrage retrace un parcours singulier, marqué par l’exclusion mais aussi par la découverte tardive d’une forme d’expression artistique qui changera sa vie.
Née en 1943 dans l’Ohio, Judith Scott est atteinte de trisomie 21 et souffre également de surdité. Dans l’Amérique des années 1950, ces handicaps sont mal compris et les institutions spécialisées se substituent souvent aux familles. Très jeune, Judith est ainsi séparée de ses parents et surtout de sa sœur jumelle Joyce, avec laquelle elle partageait pourtant un lien très fort malgré l’absence de langage verbal.
Commence alors une longue période d’institutionnalisation. Pendant plus de trente ans, Judith vit éloignée de sa famille, dans un environnement où ses capacités et sa sensibilité sont rarement reconnues.
La situation change lorsque Joyce, devenue adulte, parvient à obtenir la tutelle de sa sœur. Judith rejoint alors Oakland, en Californie, où elle intègre le Creative Growth Art Center, un lieu dédié à la création artistique pour les personnes en situation de handicap. C’est là, à l’âge de 44 ans, qu’elle découvre la sculpture textile.
Ses œuvres prennent la forme d’objets enveloppés de fils, de tissus et de matériaux divers, créant des formes mystérieuses et organiques. À travers ces créations, Judith développe un langage personnel et intuitif, qui lui permet de s’exprimer sans mots et de renouer avec le monde qui l’entoure.
Le roman graphique retrace ce cheminement avec sensibilité, de l’enfance marquée par la séparation jusqu’à la reconnaissance progressive de son travail artistique. Le dessin de Natacha Sicaud accompagne ce récit en mettant en valeur l’émotion et la dimension intérieure du parcours de Judith.
Préfacé par Lucienne Peiry, spécialiste de l’Art Brut, Le Cocon propose ainsi une biographie touchante et documentée qui interroge notre regard sur la différence, la création et la place de l’art comme moyen d’expression et de liberté.
Éditeur : Glénat BD Date de publication : 25 février 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 128 pages ISBN-10 : 2344064702 ISBN-13 : 978-2344064702
« Si tu me possèdes, tu posséderas tout. Mais ta vie m’appartiendra. Dieu l’a voulu ainsi. » (Honoré de Balzac, La Peau de Chagrin)
Avec Chagrin, Rodolphe au scénario et Griffo au dessin proposent une adaptation en bande dessinée de La Peau de chagrin, le célèbre roman d’Honoré de Balzac publié en 1831. Cette relecture graphique revisite l’un des récits les plus singuliers de La Comédie humaine, où réalisme social et fantastique se mêlent pour raconter la destinée tragique d’un homme consumé par ses désirs.
L’histoire se déroule dans le Paris des années 1830. Raphaël de Valentin, jeune aristocrate ruiné après une succession de mauvais choix et de revers de fortune, erre dans la capitale à la recherche d’une issue à son désespoir. Au bord du suicide, il entre dans une boutique d’antiquités où un vieil antiquaire lui présente un objet mystérieux : une peau magique capable d’exaucer tous les souhaits de son propriétaire. Mais ce pouvoir a un prix. À chaque désir accompli, la peau rétrécit, emportant avec elle une partie de la vie de celui qui la possède.
À travers cette malédiction fantastique, le récit explore la tension entre ambition, désir et fatalité. Raphaël se retrouve prisonnier d’un objet qui lui offre tout ce qu’il souhaite tout en précipitant sa fin. Le destin du personnage devient ainsi une réflexion sur les excès du désir et les illusions de la réussite.
L’adaptation met également en lumière l’atmosphère du Paris romantique du XIXᵉ siècle, peuplé d’artistes, de poètes et d’intellectuels. On y croise les figures de la bohème littéraire et artistique, dans une ville marquée par l’effervescence culturelle et les contrastes sociaux.
Le dessin de Griffo accompagne cette ambiance avec un trait expressif et élégant qui accentue la dimension gothique et mélancolique du récit. Les décors et les visages participent à restituer le climat sombre et passionné propre au romantisme.
Avec Chagrin, Rodolphe et Griffo proposent une adaptation fidèle à l’esprit du texte original tout en lui donnant une nouvelle lecture visuelle. Entre fantastique, drame et portrait d’une époque, la bande dessinée redonne vie à l’une des grandes tragédies imaginées par Balzac.
Éditeur : Glénat BD Date de publication : 4 mars 2026 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 136 pages ISBN-10 : 2344068457 ISBN-13 : 978-2344068458