Le Théâtre des Variétés accueille une comédie jubilatoire et cruellement actuelle : Toute la famille que j’aime, écrite par Fabrice Donnio et Sacha Judaszko, auteurs déjà salués pour La Moustache.
Et une chose est sûre : on rit beaucoup… parfois de bon cœur, parfois un peu nerveusement.
😂 Une histoire d’héritage (très) mal intentionnée
Un frère et une sœur sont persuadés que leur père, fan absolu de Johnny Hallyday, pourrait décider de les déshériter pour imiter son idole. Plutôt que d’attendre le couperet, ils décident donc de prendre les devants : récupérer la fortune paternelle de son vivant.
À partir de ce point de départ savoureux, la pièce déroule une mécanique comique implacable où mensonges, manipulations et calculs familiaux s’enchaînent à un rythme effréné.
🔥 Une écriture mordante et terriblement efficace
Fabrice Donnio et Sacha Judaszko signent un texte d’une précision redoutable. Les répliques claquent, les situations dérapent, et l’humour — parfois noir, souvent grinçant — ne laisse aucun répit au public.
La pièce observe la famille avec une loupe grossissante : l’amour y côtoie l’intérêt, la tendresse se mélange à la cupidité, et les liens du sang valent parfois… très cher.
🎬 Une mise en scène rythmée
La mise en scène est assurée par Anne Bouvier, qui insuffle à la pièce une énergie constante. Le rythme ne faiblit jamais, porté par une direction d’acteurs millimétrée et une scénographie élégante signée Citronelle Dufay.
Les lumières de Denis Koransky accompagnent parfaitement les changements de ton, tandis que les costumes de Noémie Balayre soulignent avec finesse la personnalité de chaque protagoniste.
🌟 Un casting de haut vo
Le spectacle repose aussi sur une distribution remarquable :
Michel Boujenah, impérial, à la fois touchant et irrésistiblement drôle
Guillaume Bouchède, explosif de précision comique
Anne-Sophie Germanaz, subtile et percutante
Raphaëline Goupilleau, pleine d’énergie et de finesse
L’alchimie entre les comédiens est immédiate et transforme chaque scène en véritable moment de jubilation.
🎵 Une ambiance soignée
La musique originale composée par Mehdi Bourayou et Laurent Guillet vient subtilement souligner les émotions et renforcer l’efficacité comique de l’ensemble.
❤️ Une comédie drôle… et étonnamment juste
Sous ses airs de farce déjantée, Toute la famille que j’aime parle de sujets universels : l’argent, la transmission, la peur de perdre ses parents, et cette vérité parfois dérangeante : la famille est ce qu’il y a de plus cher… surtout quand il s’agit d’héritage.
On rit énormément, mais on se reconnaît aussi un peu — parfois trop.
⭐ Verdict
Une comédie brillante, rythmée et savoureusement cruelle. Un texte ciselé, une mise en scène efficace et un casting exceptionnel font de Toute la famille que j’aime l’un des grands succès théâtraux de la saison.
👉 Un véritable coup de cœur, à voir absolument… avant le prochain repas de famille.
ℹ️ Informations pratiques
Titre :Toute la famille que j’aime
Auteurs : Fabrice Donnio & Sacha Judaszko
Mise en scène : Anne Bouvier
Durée : 1h25
Public : à partir de 13 ans
Dates : du 4 février au 9 mai 2026
Lieu : Théâtre des Variétés – Paris 2ᵉ
🎟️ Une comédie féroce, populaire et intelligente, portée par une salle qui rit du début à la fin.
Inutile de chercher bien loin pour comprendre le ton de Cactus. En donnant ce nom à son nouveau spectacle, Élie Semoun annonce d’emblée la couleur : ça va piquer.
Après plus de trente ans de carrière, l’humoriste demeure l’une des figures les plus incisives, audacieuses et singulières de la scène française. Son humour grinçant, jamais confortable mais toujours finement observé, a marqué plusieurs générations et continue d’influencer la nouvelle scène comique.
Pour ce huitième spectacle, Élie Semoun opère un virage subtil mais assumé : le stand-up y occupe une place plus importante, une évolution notable dans son écriture. Pourtant, les amateurs de ses célèbres personnages peuvent se rassurer : Cactus reste profondément fidèle à son ADN.
La galerie de portraits qu’il déploie est aussi dérangeante que savoureuse. On y croise Jean Abdul, chargé d’assurer la première partie, un fils emmenant son père visiter un EHPAD, Xavier, handicapé moteur, présentant sa femme à sa mère, un père déstabilisé par la transition de son fils, un professeur de karaté raciste, ou encore des tableaux féroces autour du harcèlement sexuel, de la religion et des non-dits sociaux.
Comme souvent chez Semoun, le rire surgit là où on ne l’attend pas. Derrière la provocation se cache une véritable observation humaine, parfois cruelle, souvent bouleversante. L’humoriste ne juge pas : il expose, il met en lumière, il confronte le public à ses propres contradictions.
Avec Cactus, Élie Semoun livre un spectacle à la fois drôle, inconfortable et profondément humain. Une plongée dans une société traversée par la peur de l’autre, l’intolérance et les tabous, traitée sans filtre mais toujours avec intelligence.
Un humour qui pique, oui — mais un humour qui réveille, interroge et fait réfléchir, longtemps après les applaudissements.
Découvrez l’explication complète de la fin de la saison 1 de Wonder Man. Attention, spoilers !
Wonder Man est disponible sur Disney+. Si la conclusion de la série vous a laissé des questions, voici tout ce qu’il faut comprendre sur le destin de Simon Williams, de Trevor Slattery… et sur ce que prépare réellement Marvel.
Rappel des événements avant le final
Comme les spectateurs s’en souviennent, Simon Williams découvre en plein tournage de Wonder Man que son nouvel ami et partenaire à l’écran, Trevor Slattery, travaille en réalité pour le Département de contrôle des dégâts (Damage Control).
Chargé de l’espionner, Trevor récoltait des informations sur Simon et ses mystérieux pouvoirs.
Dévasté par cette trahison, Simon se rend dans un studio d’enregistrement et laisse exploser ses capacités ioniques, manquant de détruire entièrement le bâtiment.
Pour protéger la carrière hollywoodienne naissante de Simon — et surtout son secret — Trevor prend alors une décision radicale : il endosse la responsabilité de l’explosion en se faisant passer une nouvelle fois pour le Mandarin dans une vidéo publique.
Arrêté par Damage Control, Trevor disparaît derrière les barreaux… tandis que Simon reste libre, son identité de surhumain toujours inconnue.
Explication de la fin de la saison 1 de Wonder Man
Le dernier épisode nous emmène dans la vallée de Yucca, lieu qui donne son nom à la série.
Simon se trouve dans un bar, discutant avec Chuck Eastman, un habitant de la région qu’il prétend observer pour préparer un futur rôle au cinéma. Il suit le quotidien de cet homme et de sa famille, cherchant à comprendre leur mode de vie — tout en restant volontairement discret.
Mais très vite, la vérité apparaît.
Simon ne prépare aucun film.
Chuck est en réalité gardien dans la prison où Trevor est détenu.
Un changement profond chez Simon
Cette longue séquence n’est pas anodine. Depuis le début de la série, un reproche revient constamment : Simon est égocentrique, enfermé dans ses propres doutes et incapable de réellement s’intéresser aux autres.
Or, dans ce final, quelque chose change.
Simon écoute. Il observe. Il partage des moments simples avec la famille de Chuck.
Pour la première fois, il s’ouvre sincèrement aux autres — même si son objectif final reste de sauver Trevor.
Il comprend alors que son rêve n’a jamais été de devenir une star hollywoodienne, mais de trouver sa propre voie, au-delà de celle que son père avait imaginée pour lui.
Une prison sans super-vilains… mais pleine de sens
Chuck finit par accepter d’emmener Simon à son travail sous une fausse identité : Alfonso.
Les fans du MCU s’attendaient sans doute à découvrir :
des caméos de super-vilains
des références cachées
des cellules secrètes
Mais la série prend volontairement le contre-pied.
Il n’y a aucun grand méchant ici.
Comme depuis le premier épisode, l’histoire reste centrée uniquement sur Simon et Trevor.
La révélation de Damage Control
Pendant que Simon cherche la cellule de Trevor, P. Cleary fait une découverte capitale.
Après avoir reproduit les analyses de l’explosion du studio, il comprend enfin la nature exacte des pouvoirs de Simon :
« Cette fois-ci, nous avons testé au niveau ionique. Les ions étaient perturbés dans tout ce que nous avons analysé. S’il est capable d’exploiter cette énergie… Simon Williams représente une menace extraordinaire. Ou un atout. »
Le MCU confirme officiellement la véritable origine de Wonder Man : l’énergie ionique.
Le dernier geste de Simon
Au même moment, la femme de Chuck l’appelle : un dépôt bancaire anonyme vient d’arriver, contenant suffisamment d’argent pour qu’il n’ait plus jamais besoin de travailler.
Il est fortement suggéré que Simon a utilisé l’argent gagné grâce à la série Wonder Man, conscient que Chuck allait perdre son emploi à cause de ce qui allait suivre.
Une manière silencieuse de réparer les dégâts collatéraux.
L’évasion finale expliquée
Simon atteint enfin la cellule de Trevor.
Sans hésiter, il arrache les barreaux à mains nues et libère son ami.
La chanson « Everybody’s Talkin’ » de Harry Nilsson retentit — le thème du film Midnight Cowboy, que Simon et Trevor regardaient ensemble lors de leur première rencontre.
Un symbole fort.
Alors que Damage Control lance une poursuite massive, Simon déchaîne ses pouvoirs et fait exploser le toit de la prison.
Les deux hommes s’envolent littéralement vers la liberté.
Qui est mort dans Wonder Man ?
👉 Personne.
Contrairement à ce que certains spectateurs craignaient :
Trevor ne meurt pas
Simon survit
aucun personnage principal n’est tué
La vraie transformation n’est pas physique — elle est émotionnelle.
Une conclusion sur les personnages, pas sur l’univers
La saison 1 ne se termine pas sur un cliffhanger spectaculaire, mais sur l’achèvement d’un arc narratif intime.
Simon a appris à lâcher prise, à regarder au-delà de lui-même et à assumer pleinement qui il est.
Trevor a enfin payé le prix de ses mensonges passés (le Mandarin) et accompli un véritable acte altruiste en protégeant Simon.
Leur histoire peut continuer… mais elle n’en a plus besoin.
Le seul véritable perdant reste P. Cleary, dépassé par une situation qu’il croyait enfin maîtriser.
Mais rassurez-vous : on le reverra sans doute très vite dans un futur projet du MCU.
Une fin volontairement humaine
Avec Wonder Man, Marvel signe une série étonnamment modeste, presque introspective, qui préfère parler :
d’identité
d’amitié
de rédemption
et de choix personnels
plutôt que de multivers ou de menaces cosmiques.
Une conclusion douce-amère, sincère, et profondément différente du reste du MCU.
Si vous cherchez à comprendre la conclusion du film Osiris, voici une explication complète de sa fin.
Réalisé par William Kaufman, ce film de science-fiction horrifique plonge le spectateur dans un huis clos brutal où une unité de forces spéciales américaines est mystérieusement enlevée lors d’une mission et transportée à bord d’un vaisseau extraterrestre.
À leur réveil, les soldats découvrent qu’ils ont été maintenus en stase. Fait étonnant : leurs sacs et leurs armes les ont suivis. Un détail qui leur permet de survivre face aux créatures monstrueuses qui peuplent le vaisseau.
Au cours de leur fuite, ils libèrent une prisonnière humaine, Ravi, dont la présence va s’avérer déterminante. Le groupe comprend rapidement que ces extraterrestres enlèvent des humains à grande échelle, vraisemblablement pour s’en nourrir ou les utiliser comme cobayes.
Malgré l’infériorité numérique et l’environnement hostile, Kelly et son équipe refusent de se résigner et utilisent leurs compétences militaires pour organiser une contre-attaque.
Explication de la fin de Osiris
Dans le dernier acte du film, Nash et Ravi se retrouvent acculés. L’un d’eux doit se sacrifier pour permettre à l’autre de survivre. Nash prend la décision et pousse Ravi à se cacher, semblant se faire exploser avec un groupe d’extraterrestres.
Mais ce sacrifice n’était qu’une diversion.
Kelly et Ravi sont finalement capturés à leur tour et enfermés dans une cellule géante où se trouvent de nombreux prisonniers humains venus du monde entier, chacun parlant une langue différente. Cette scène confirme l’ampleur du phénomène : les extraterrestres ne s’attaquent pas à une nation, mais à l’humanité entière.
Le retour inattendu de Nash
La situation devient critique lorsqu’un extraterrestre traîne Kelly vers une salle d’exécution. Alors que la créature s’apprête à lui trancher la tête, Nash surgit de l’ombre, bien vivant.
Ensemble, les deux soldats déclenchent une insurrection. Les prisonniers sont libérés et Ravi sauvée. Les couloirs du vaisseau se transforment alors en champ de bataille sanglant.
Un à un, les extraterrestres tombent sous les balles humaines… jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un seul.
Le combat final contre Scars
Alors que les munitions viennent à manquer, Nash fournit ses dernières grenades à Kelly, lui permettant de contenir l’ultime assaut. Convaincus que tout est terminé, les survivants laissent échapper un instant de soulagement.
Mais celui-ci est de courte durée.
Le dernier extraterrestre, Scars, surgit. Plus grand, plus résistant et animé par une rage absolue, il est désormais le dernier représentant de son espèce à bord du vaisseau.
Nash est tué.
Kelly comprend alors qu’il doit affronter seul le monstre afin de protéger Ravi.
Une victoire in extremis
Le duel final oppose deux forces totalement déséquilibrées. Le combat débute à l’arme blanche, se poursuit à mains nues, et semble perdu d’avance face à une créature trois fois plus imposante.
Mais Kelly attire Scars au centre d’une immense porte circulaire mécanique.
Au moment où l’extraterrestre se jette sur lui, Kelly actionne un levier : la structure se referme brutalement de tous côtés, sectionnant Scars en deux.
La menace extraterrestre est enfin éliminée.
La scène finale expliquée
Kelly et Ravi parviennent à quitter le vaisseau. À l’extérieur, ils découvrent un paysage dévasté évoquant une ville européenne post-apocalyptique, probablement Paris — bien que le film ne le confirme jamais explicitement.
Une révélation majeure accompagne cette scène : le vaisseau extraterrestre ne voyageait pas dans l’espace. Il était dissimulé à l’intérieur d’une montagne sur Terre.
Les extraterrestres vivaient donc parmi les humains, opérant leurs enlèvements depuis la planète elle-même.
Que signifie réellement la fin d’Osiris ?
La conclusion suggère plusieurs éléments clés :
l’invasion extraterrestre est peut-être déjà terminée
ou bien elle pourrait encore être en cours ailleurs sur Terre
les humains capturés n’étaient probablement qu’une infime partie des survivants
Même si le monde semble ravagé, l’humanité n’a pas disparu.
La survie de Kelly et Ravi symbolise la résistance humaine face à une menace écrasante : malgré la technologie extraterrestre et la brutalité de l’ennemi, l’ingéniosité et la solidarité permettent de renverser l’impossible.
Une fin ouverte, mais concluante
Osiris s’achève sans teaser explicite de suite, mais laisse volontairement planer le doute sur l’état réel du monde.
Le film privilégie une conclusion simple et efficace : le cauchemar est terminé… pour eux.
Rien ne garantit cependant qu’il le soit pour le reste de l’humanité.
Découvrez l’explication de la fin du film La Petite. Attention, spoilers !
Sorti en 2023, La Petite est un film français réalisé par Guillaume Nicloux, porté par une interprétation bouleversante de Fabrice Luchini. Ce drame intime raconte l’histoire de Joseph, un ébéniste solitaire d’une soixantaine d’années, veuf, taiseux et profondément marqué par la disparition brutale de son fils unique et de son gendre dans un accident.
Alors qu’il tente de survivre à ce deuil insupportable, Joseph découvre que le couple attendait un enfant grâce à une gestation pour autrui (GPA) réalisée en Belgique. La mère porteuse, une jeune femme flamande prénommée Rita, se retrouve soudain abandonnée, le contrat de GPA devenant caduc à la suite de la mort des futurs parents.
Malgré l’opposition de sa fille, Joseph décide de partir à la rencontre de Rita. Ce voyage, autant géographique qu’intérieur, devient une tentative désespérée de redonner un sens à sa vie brisée.
Explication de la fin de La Petite
La dernière partie du film se concentre sur l’évolution du lien entre Joseph et Rita. Cette dernière élève seule une petite fille de neuf ans et vit dans une situation financière fragile, privée de la rémunération promise par la GPA désormais interrompue.
Au départ, Joseph agit avec une idée fixe : récupérer l’enfant, comme s’il pouvait ainsi prolonger l’existence de son fils disparu. Mais au fil des rencontres, sa posture change. L’homme bourru et méfiant apprend à voir Rita non comme un simple intermédiaire biologique, mais comme une femme vulnérable, confrontée elle aussi à l’abandon et à la peur de l’avenir.
Peu à peu, une relation ambiguë mais profondément humaine se noue entre eux, faite de tensions, de silences, de maladresses — et d’une empathie grandissante.
Une filiation réinventée
À la fin de La Petite, Joseph accepte une vérité essentielle : il ne sera jamais le grand-père « officiel » de l’enfant, ni juridiquement ni biologiquement. Pourtant, il trouve sa place autrement.
Il devient une présence bienveillante, un repère affectif pour le bébé à naître, mais aussi pour Rita et sa fille aînée. Le film refuse toute résolution simpliste : il ne s’agit ni d’une adoption miracle ni d’un happy end artificiel, mais d’une recomposition silencieuse des liens familiaux.
Guillaume Nicloux choisit la retenue, laissant les émotions affleurer sans jamais forcer le trait.
La scène finale expliquée
Dans les dernières minutes du film, la naissance a lieu. Joseph est présent — ou du moins tout proche — lors de cet événement décisif.
L’image du vieil homme tenant le nourrisson, le berçant ou l’observant avec pudeur, marque un profond renversement : celui d’un être autrefois fermé au monde, désormais capable d’accueillir la vie à nouveau.
Rita, de son côté, ne voit plus Joseph comme une menace ou une contrainte, mais comme un soutien inattendu, presque un membre de cette famille fragile qu’ils construisent ensemble.
Une fin tout en nuance
La conclusion de La Petite se veut résolument réaliste. Joseph ne guérit pas de sa douleur. Sa solitude demeure. Mais il trouve un nouveau rôle, une nouvelle manière d’aimer, dans cette « petite » qui porte à la fois l’absence et la continuité de son fils.
Le film s’achève sur une note d’espoir discret, sans triomphe ni promesse excessive. Il parle avant tout de transmission, de résilience et de la possibilité de créer du lien là où tout semblait définitivement brisé.
Une fin profondément humaine, à l’image de ce drame délicat, qui préfère la vérité émotionnelle à l’effet spectaculaire.
Blind Sherlock est désormais disponible sur Netflix. Si vous vous interrogez sur la conclusion de la saison 1, voici une explication complète de la fin de la série.
À première vue, Blind Sherlock pourrait sembler être une idée née dans une salle de rédaction : un enquêteur hors norme, une approche sensorielle unique et une atmosphère policière tendue. Pourtant, la série est inspirée d’une histoire bien réelle — celle d’un véritable enquêteur aveugle dont la capacité exceptionnelle à analyser les voix, les accents et les sons d’ambiance en a fait un atout précieux pour la police.
Produite aux Pays-Bas, la série coche toutes les cases chères à Netflix : une intrigue sombre, un rythme haletant et un héros atypique qui, malgré son handicap, devient l’homme le plus redoutable lorsqu’il s’agit de résoudre une enquête criminelle.
Explication de la fin de la saison 1 de Blind Sherlock
Dans le final de la saison 1, l’opération policière entre dans sa phase décisive. McCartney est filmé en train d’évoquer le meurtre de Lennon et accepte un accord commercial avec Juliana. La police prévoit de les arrêter dès l’arrivée à quai.
Mais tout ne se déroule pas comme prévu. Yaqub, extrêmement nerveux, attire l’attention de McCartney, qui commence à soupçonner une trahison.
Sur le bateau, une série d’événements imprévus provoque le chaos. Des enfants jouent sur le pont supérieur et brisent accidentellement la canne de Roman. Profitant de la situation, Naima repère un insecte dissimulé et ordonne à l’un de ses hommes de capturer Roman.
Au même moment, Caro se rend au commissariat après avoir reçu un message vocal inquiétant de Roman. Comprenant le danger, la police mobilise immédiatement des renforts.
Une révélation choc et un affrontement final
À bord du bateau, les criminels repèrent l’arrivée des forces de l’ordre. McCartney comprend alors qu’il y a une taupe parmi eux. Naima fait un signe discret vers Yaqub : la vérité éclate.
Avant que la situation ne dégénère davantage, Nico intervient arme à la main. McCartney prend Roman en otage, mais ce dernier parvient à se défendre : il lui assène un coup de coude et se jette par-dessus bord.
Caro panique — Roman ne sait pas nager. Heureusement, Tess et Saafi réussissent à le sauver à temps.
Les policiers prennent d’assaut le bateau. Une fusillade éclate. Acculé, McCartney se réfugie avec Yaqub. Ce dernier tente de justifier sa trahison, expliquant qu’il a agi uniquement pour protéger son fils. Bouleversé, McCartney l’abat.
Tous les complices sont arrêtés, et comprenant qu’il n’a plus aucune issue, McCartney finit par se rendre. Juliana est interpellée dans le même temps.
Un épilogue émouvant
Après les événements, Roman retrouve Caro. Elle lui avoue avoir eu peur de le perdre. Les deux personnages se réconcilient et s’embrassent, laissant entrevoir un avenir possible pour leur relation.
Roman reste néanmoins profondément affecté par la mort de Yaqub.
Lors d’une conférence de presse, le gouvernement annonce avoir porté un coup majeur au réseau de trafic de drogue. La police de Rotterdam est officiellement félicitée, et Roman reçoit un surnom symbolique qui scelle sa légende : Blind Sherlock.
Une dernière révélation bouleversante
L’épilogue de la saison révèle enfin une dimension profondément authentique : Bart Kelchtermans, l’acteur qui incarne Roman, est lui-même malvoyant. Le personnage est directement inspiré d’un véritable enquêteur surnommé le “Blind Sherlock”, Sacha Van Loo, dont l’histoire a servi de fondement à la série.
🎬 Une fin à la fois spectaculaire et humaine, qui mêle action, émotion et hommage à une histoire vraie — tout en laissant clairement la porte ouverte à une saison 2.
Ça vaut quoi la vie d’un homme ? D’un homme comme lui. Un homme sans rien.
Avec Les Tourmentés, Lucas Belvaux signe un film sombre, tendu et profondément politique, qui interroge frontalement la valeur d’une vie humaine dans une société où l’argent peut tout acheter — jusqu’au droit de tuer.
Skender, ancien légionnaire sans attaches, sans travail et sans avenir, erre dans une France qui ne veut plus de lui. C’est un homme brisé, survivant plus qu’il ne vit. À l’autre bout de l’échelle sociale, une riche veuve que tous appellent simplement “Madame” s’ennuie. Passionnée de chasse, entourée de luxe et de domestiques, elle cherche une distraction ultime. Par l’intermédiaire de son majordome, elle imagine alors l’impensable : organiser une chasse à l’homme, contre rémunération, dans un huis clos forestier où le gibier serait humain.
Le film bascule rapidement dans un thriller implacable. Skender accepte, poussé par la misère, sans mesurer l’ampleur de ce pacte faustien. Mais la traque ne se déroule pas selon les règles établies. Très vite, la mécanique de domination se fissure, et la victime désignée se transforme en adversaire imprévisible.
Lucas Belvaux détourne ici les codes du film de chasse et du survival pour en faire une allégorie sociale violente et dérangeante. Plus qu’un simple jeu de massacre, Les Tourmentés observe la fracture entre ceux qui possèdent tout et ceux qui n’ont plus rien — au point de devoir louer leur propre mort pour survivre. La forêt devient un théâtre primitif où s’effondrent les faux-semblants de la civilisation.
Le casting porte le film avec une intensité remarquable. Niels Schneider incarne Skender avec une brutalité contenue et une fragilité bouleversante, donnant au personnage une densité morale rare. Face à lui, Ramzy Bedia, dans un contre-emploi glaçant, impressionne par son minimalisme et son ambiguïté trouble. Linh-Dan Pham, magnétique, apporte à Madame une froideur presque abstraite, symbole d’une élite déshumanisée, coupée de toute empathie.
La mise en scène de Belvaux est sèche, sans emphase inutile. Les silences, les regards, les respirations comptent autant que la violence physique. La caméra épouse les corps, la fatigue, la peur, et laisse la nature envahir progressivement le cadre, comme si la civilisation reculait à mesure que la chasse avançait. La tension ne repose pas sur l’action pure, mais sur une lente montée d’angoisse morale.
Les Tourmentés s’inscrit dans la lignée des grands récits de chasse humaine — de La Proie à Battle Royale — mais y ajoute une dimension profondément française et contemporaine : celle d’un monde où l’exclusion sociale devient un terrain de jeu pour les puissants. Le film pose une question simple et terriblement actuelle :
combien vaut la vie d’un homme quand il n’a plus rien ?
Un thriller nerveux, politique et implacable, qui laisse une impression durable et confirme Lucas Belvaux comme l’un des cinéastes français les plus lucides sur la violence sociale de notre époque.
Dès les premières minutes, Les Tourmentés impose une identité visuelle forte, austère et profondément immersive. Lucas Belvaux opte pour une mise en image réaliste, presque rugueuse, qui épouse le destin de son personnage principal et refuse toute esthétisation gratuite de la violence.
Image
La photographie privilégie des teintes froides, terreuses et désaturées, où dominent les verts sombres, les gris métalliques et les noirs profonds. Cette palette renforce la sensation d’un monde sans horizon, écrasant les personnages sous le poids du décor. La forêt, lieu central du récit, n’est jamais montrée comme un refuge naturel mais comme un espace hostile, labyrinthique, presque mental.
Les cadres sont souvent resserrés, parfois étouffants, isolant Skender dans l’image comme il l’est dans la société. À l’inverse, les plans larges surgissent brutalement pour rappeler la petitesse de l’homme face à la nature et à ceux qui le traquent. La caméra à hauteur d’homme, souvent portée à l’épaule, accentue la sensation d’urgence et de danger permanent.
Belvaux privilégie une mise en scène sèche et frontale, sans effets ostentatoires. Les scènes de chasse sont filmées avec une lisibilité exemplaire, refusant le montage hystérique au profit d’une tension continue. La violence n’est jamais spectaculaire : elle est crue, rapide, parfois hors champ — bien plus dérangeante de cette manière.
Le travail sur la lumière naturelle est remarquable. Les scènes nocturnes, souvent difficiles à maîtriser, conservent ici une excellente lisibilité tout en respectant l’obscurité du lieu, renforçant l’angoisse sans jamais perdre le spectateur.
Son
Le design sonore joue un rôle central dans l’expérience du film. La bande-son est volontairement minimaliste, laissant une large place aux sons organiques : pas dans la boue, branches qui craquent, respiration haletante, frottement des vêtements, battements du cœur.
Le silence devient une véritable arme narrative. Belvaux l’utilise comme un espace de menace, rendant chaque bruit potentiellement fatal. Le spectateur partage l’hypervigilance du personnage traqué.
Les effets sonores sont d’une grande précision : tirs étouffés, échos lointains, voix portées par le vent, créant une spatialisation efficace qui accentue l’immersion, notamment lors des scènes de poursuite.
La musique, discrète et parcimonieuse, n’intervient jamais pour souligner artificiellement l’émotion. Lorsqu’elle surgit, c’est par nappes graves, presque imperceptibles, renforçant l’oppression psychologique plus que le suspense mécanique.
Les dialogues, volontairement peu nombreux, bénéficient d’un mixage soigné, parfaitement intelligible même dans les séquences nocturnes ou sous tension. Le film fait confiance au son pour raconter autant que l’image.
Rapport de forme : 2.35:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19,2 x 13,4 x 1,7 cm; 70 grammes Audio description : : Français Réalisateur : Lucas Belvaux Format : PAL Durée : 1 heure et 53 minutes Date de sortie : 17 janvier 2026 Acteurs : Déborah François, Linh-Dan Pham, Mahé Boujard, Niels Schneider, Ramzy Bédia Langue : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1) Studio : UGC
Cet album est le récit d’un voyage imaginaire dans l’espace, à bord de la Station Spatiale Internationale, à travers les émotions ressenties au fil des différentes étapes. Le compositeur et producteur, également multi-instrumentiste et interprète de cet opus, nous invite à fermer les yeux et à partager ce périple avec lui. Décollage immédiat !!!
Avec Space Projekt U.M.O., Éric Serra propose bien plus qu’un album : une véritable expérience sensorielle et cinématographique, fidèle à l’ADN du compositeur mythique du Grand Bleu, de Léon ou de GoldenEye. Ici, aucune image à l’écran, mais un film intérieur que chacun est invité à projeter en soi.
Pensé comme le journal sonore d’un voyage imaginaire dans l’espace, l’album nous embarque à bord de la Station spatiale internationale. Dès les premières notes, la gravité terrestre semble s’effacer. Les nappes électroniques, les pulsations organiques et les textures synthétiques dessinent un environnement flottant, presque tactile, où chaque son évoque une étape du périple : le compte à rebours, le décollage, l’apesanteur, la solitude cosmique, la contemplation silencieuse de la Terre.
Compositeur, producteur, multi-instrumentiste et interprète, Éric Serra signe une œuvre profondément personnelle, presque méditative. Loin de la démonstration technique, Space Projekt U.M.O. privilégie l’émotion pure : celle du vertige face à l’infini, du calme absolu après la poussée des moteurs, de la poésie qui naît dans le vide spatial. L’album avance comme une dérive contrôlée, alternant tensions électroniques, respirations ambient et envolées mélodiques discrètes mais puissantes.
On retrouve la patte Serra : ce mélange singulier de science-fiction, de mélancolie et de spiritualité. La musique ne cherche jamais à illustrer l’espace de manière spectaculaire, mais plutôt à traduire ce que l’on ressent lorsqu’on s’y trouve — l’isolement, la fragilité humaine, la beauté hypnotique du cosmos.
À écouter idéalement au casque, dans l’obscurité, Space Projekt U.M.O. devient une traversée intime, presque contemplative. Un album qui invite à fermer les yeux, ralentir le temps et accepter de se laisser porter, comme en orbite.
Dimensions du produit (L x l x h) : 0,5 x 14 x 12,5 cm; 64 grammes Fabricant : Polydor Label : Polydor ASIN : B0G1ZMYVDX Pays d’origine : France
« Put Your Soul on Your Hand and Walk » est ma réponse en tant que cinéaste, aux massacres en cours des Palestiniens.
Il est des films qui naissent du cinéma. Et d’autres qui naissent de l’urgence. Put Your Soul on Your Hand and Walk appartient à cette seconde catégorie : une œuvre forgée dans la nécessité absolue de témoigner, là où les images manquent, là où les voix sont étouffées, là où la réalité se dérobe sous les bombardements.
Face aux massacres en cours à Gaza, la cinéaste Sepideh Farsi choisit de filmer autrement — à distance, dans la fragmentation, dans l’échange fragile de pixels et de sons. Le film repose sur une rencontre déterminante : celle de Fatem Hassona, jeune femme gazaouie qui documentait la guerre depuis l’intérieur, caméra à la main, au cœur même de ce qu’elle appelait sa « prison de Gaza ».
De cette relation singulière naît un lien vital. Fatem devient les yeux de la réalisatrice sur le terrain ; Sepideh Farsi, depuis l’extérieur, devient un relais, un passage, une respiration vers le monde. Ensemble, elles inventent une forme de cinéma sans précédent : un film tissé de messages vocaux, de vidéos compressées, d’appels instables, de silences contraints. Une correspondance filmée traversée par la peur, l’épuisement, mais aussi par une détermination farouche à continuer de regarder.
Le dispositif, d’une extrême simplicité apparente, se révèle d’une puissance bouleversante. Ici, aucune reconstitution, aucun commentaire surplombant. Seulement la persistance d’un dialogue, maintenu pendant près d’un an malgré les coupures d’électricité, la destruction des infrastructures et la menace constante de la mort. Chaque image devient un acte de résistance.
Le film interroge profondément la nature même du cinéma. Que peut une caméra lorsque tout s’effondre ? Que signifie filmer quand survivre est déjà un combat ? Put Your Soul on Your Hand and Walk ne prétend jamais expliquer le conflit. Il montre ce que les chiffres et les discours ne peuvent saisir : l’attente, la peur diffuse, la fatigue des corps, la banalité tragique du quotidien sous les bombes.
Fatem Hassona n’est pas une simple témoin. Elle est une présence lumineuse, une conscience en éveil, une voix qui refuse de se taire. Sa parole, parfois douce, parfois traversée d’une lucidité implacable, donne au film une humanité rare. Elle parle de sa ville, de sa famille, de sa peur de mourir, mais aussi de son désir obstiné de vivre, de transmettre, de rester digne.
L’assassinat de Fatem, le 16 avril 2025, lors d’une attaque israélienne visant sa maison, bouleverse irréversiblement la nature du film. Ce qui était un journal de guerre devient une œuvre-mémoire. Ce qui était un échange vivant se transforme en testament cinématographique. Chaque image acquiert soudain une dimension tragique et sacrée : celle d’une voix désormais réduite au silence.
Sans pathos ni démonstration, Sepideh Farsi signe un geste de cinéma politique au sens le plus noble du terme. Un cinéma qui ne cherche pas l’effet, mais la présence. Qui ne parle pas à la place de, mais avec. Qui ne transforme jamais la souffrance en spectacle.
Put Your Soul on Your Hand and Walk est un film sur la transmission quand tout s’effondre, sur la responsabilité de regarder, sur la nécessité de porter la parole de ceux à qui l’on refuse le droit d’exister. Il rappelle que filmer peut être un acte vital, et que parfois, tenir une caméra revient à tenir une main à distance.Voici une chronique presse professionnelle – édition DVD, rédigée dans un ton éditorial sobre et culturel, prête à publication (magazine, site cinéma, dossier presse), incluant image / son / bonus avec entretien de la réalisatrice.
Put Your Soul on Your Hand and Walk – Édition DVD
L’édition DVD de Put Your Soul on Your Hand and Walk prolonge l’expérience bouleversante du film de Sepideh Farsi dans un écrin respectueux, pensé avant tout comme un support de transmission et de mémoire.
Œuvre née de l’urgence, du dialogue à distance et de la résistance par l’image, le film trouve ici une édition qui accompagne avec sobriété la puissance de son propos, sans jamais chercher à l’esthétiser artificiellement.
Image
Le transfert respecte pleinement la nature singulière du film. Composé majoritairement de vidéos captées à distance — appels mobiles, images compressées, fichiers envoyés dans l’instabilité des réseaux gazaouis — le long métrage revendique une texture brute, parfois heurtée, souvent fragmentée.
L’édition DVD n’en gomme jamais les aspérités. Les variations de définition, les artefacts numériques, les coupures visuelles font partie intégrante du langage du film. L’image conserve cette matière fragile, presque tremblante, qui devient le reflet direct des conditions de tournage.
Les rares séquences filmées hors champ de guerre, plus stables visuellement, créent un contraste saisissant avec les images venues de Gaza, accentuant encore la tension entre deux mondes séparés par la violence et la distance.
Un respect total de l’intention artistique, sans lissage ni artificialisation.
Son
Le travail sonore constitue l’un des piliers émotionnels du film, et l’édition DVD en restitue toute la complexité.
Voix enregistrées à la volée, respirations, silences, saturations, coupures de communication : chaque élément sonore participe à la dramaturgie. Le mixage conserve volontairement ces imperfections qui traduisent l’urgence et la précarité des échanges.
Les paroles de Fatem Hassona, souvent captées dans des conditions extrêmes, demeurent bouleversantes de proximité. Le spectateur entend parfois le monde s’effondrer autour d’elle — explosions lointaines, bruits sourds, interférences — sans jamais tomber dans l’effet spectaculaire.
Le rendu sonore privilégie l’intime à la démonstration, renforçant la sensation d’un dialogue suspendu au bord du silence.
Bonus – Entretien avec la réalisatrice
Le supplément principal de cette édition est un entretien approfondi avec Sepideh Farsi, d’une grande valeur documentaire et humaine.
La cinéaste y revient sur la genèse du film, née d’un sentiment d’impuissance face aux massacres en cours et de la nécessité de trouver une autre manière de filmer quand l’accès au territoire est impossible.
Elle évoque sa rencontre avec Fatem Hassona, la construction progressive de leur relation, la confiance mutuelle, mais aussi la responsabilité morale de filmer une personne exposée à un danger permanent. Le dialogue éclaire les choix éthiques fondamentaux du film : ne jamais voler une image, ne jamais contraindre la parole, laisser l’autre décider de ce qui peut être montré.
L’entretien prend une dimension particulièrement poignante lorsque la réalisatrice aborde la mort de Fatem, survenue après la finalisation du film. Elle explique comment cet événement transforme irrémédiablement l’œuvre, désormais traversée par une mission mémorielle : préserver une voix que la guerre a tenté d’effacer.
Ce bonus apporte un éclairage essentiel sur le dispositif, la fabrication du film et la place du cinéma face à la destruction.
Isabelle Adjani et Laure Calamy explorent le courage féminin dans une adaptation théâtrale captivante de La Fin du courage au Théâtre de l’Atelier.
Il est rare qu’une pensée philosophique trouve une traduction scénique aussi juste, aussi incarnée et profondément humaine que La fin du courage. Adaptée librement de l’essai éponyme de Cynthia Fleury, cette lecture mise en scène transforme une réflexion intellectuelle majeure en expérience sensible, portée par la puissance du théâtre et la grâce de l’interprétation.
Sur scène, deux femmes se font face. Une auteure — philosophe, penseuse du politique et de l’intime — et une journaliste. Deux figures contemporaines, deux manières d’habiter le monde, deux postures face à la violence sociale, à l’usure morale, au sentiment d’impuissance. À travers quatre actes, quatre situations, leurs échanges dessinent une cartographie du découragement moderne : fatigue démocratique, effritement du sens, brutalité du réel, difficulté à « tenir » sans se renier.
Le texte avance par fragments, par élans et résistances, refusant toute démonstration figée. Ici, la philosophie ne surplombe jamais l’émotion : elle la traverse. Les mots interrogent la chute, le doute, la honte parfois, mais aussi la nécessité vitale du courage — non comme héroïsme spectaculaire, mais comme exercice quotidien, fragile, recommencé.
La mise en scène de Jacques Vincey choisit la retenue et la précision. Une scénographie épurée, presque nue, laisse toute la place aux corps, aux silences et aux regards. Rien n’illustre : tout accompagne. Le théâtre devient un espace de pensée vivante, un lieu où l’écoute importe autant que la parole.
La singularité du projet réside dans son dispositif : six duos de comédiennes se relaient pour incarner les deux personnages. Chaque duo apporte sa couleur, sa respiration, sa tension propre. Cette pluralité de voix, loin d’affaiblir le propos, l’enrichit. Elle prolonge la pensée de Cynthia Fleury elle-même, pour qui le courage ne peut se construire qu’à plusieurs, dans la confrontation des expériences et des sensibilités.
Parmi ces interprétations, la rencontre entre Isabelle Adjani et Laure Calamy frappe par sa justesse. L’une, habitée par une intensité presque tellurique ; l’autre, ancrée dans une modernité nerveuse, lucide, souvent traversée d’ironie. Ensemble, elles donnent chair à ce dialogue où la gravité n’exclut jamais l’humour, où la lucidité se pare d’autodérision, où la pensée respire.
La fin du courage ne propose ni réponse toute faite ni leçon morale. Elle pose une question essentielle : comment continuer à faire face quand le monde devient brutal, instable, parfois vulgaire ? Comment ne pas céder au cynisme ni à la fuite ? Où puiser la force — et auprès de qui ?
À mesure que le spectacle avance, quelque chose se déplace. Ce qui semblait opposition devient reconnaissance. Ce qui paraissait faiblesse devient point d’appui. Le courage n’est plus une injonction, mais un lien. Une capacité à tenir ensemble.
Plus qu’une lecture théâtralisée, La fin du courage est une traversée intérieure, une fable contemporaine sur la dignité, le doute et la persévérance. Un moment rare où la philosophie cesse d’être abstraite pour redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une manière de vivre.