Élise se réveille dans une cave froide et humide. Attachée par des chaînes. Son ravisseur : un homme étrange et silencieux, tourmenté par la disparition de ses parents.
Chronique : « La Dernière danse de Sabry Jarod » est un film à suspense captivant qui plonge le spectateur dans un univers à la fois sombre et artistiquement riche. Réalisé par Sabry Jarod et mettant en vedette Jessica Errero et Sabry Jarod lui-même, le film explore les thèmes de l’obsession, de l’art et de la captivité de manière unique et inquiétante.
L’intrigue s’articule autour d’Élise, jouée par Jessica Errero, qui se retrouve prisonnière dans une cave froide et humide, aux mains d’un ravisseur tourmenté par la perte de ses parents. Ce ravisseur, incarné par Sabry Jarod, est un personnage complexe, à la fois effrayant et fascinant. Son obsession pour la danse et son besoin de recréer un monde artistique au sein de son garage transformé en théâtre révèlent des couches profondes de douleur et de désir.
La performance de Jessica Errero est remarquable, capturant l’horreur et la résilience d’Élise face à une situation terrifiante. Sa transformation de victime à participante dans le ballet forcé est à la fois troublante et émouvante. Le jeu de Sabry Jarod, quant à lui, est nuancé et intense, rendant son personnage à la fois répulsif et étrangement attachant.
Le film excelle dans sa capacité à maintenir une tension constante, poussant le spectateur à se demander jusqu’où ira cette relation captive-captif et quelles en seront les conséquences. La danse devient un langage à part entière dans ce huis clos, un moyen d’expression mais aussi de manipulation.
Visuellement, « La Dernière danse de Sabry Jarod » est une réussite, avec des séquences de danse chorégraphiées de manière envoûtante, qui ajoutent une dimension esthétique au récit. La musique joue également un rôle crucial, accentuant l’atmosphère claustrophobique et la tension psychologique du film.
« La Dernière danse de Sabry Jarod » est un thriller psychologique intense qui explore de manière originale la relation entre ravisseur et captive, tout en interrogeant les limites de l’art et de l’obsession. Ce film est à la fois une expérience cinématographique troublante et une réflexion profonde sur les facettes sombres de l’âme humaine.
Quand Alain doit jouer Brel, son destin se mélange à celui de l’artiste. Cette rencontre va le rapprocher de sa fille et bouleverser sa vie.
Chronique : « Sous le vent des Marquises », réalisé par Pierre Godeau et porté par les performances de François Damiens, Salomé Dewaels et Roman Kolinka, est un film qui tisse avec finesse les thèmes de la filiation, de l’art et de la confrontation à la maladie. L’histoire suit Alain, interprété par François Damiens, un acteur en pleine préparation pour le rôle de Jacques Brel, quand il est brusquement confronté à un diagnostic de cancer du colon de stade 2.
Le film se distingue par sa capacité à explorer la complexité des émotions humaines. Alain, confronté à sa propre mortalité, réalise l’importance des liens familiaux qu’il a négligés, en particulier avec sa fille Lou, jouée par Salomé Dewaels. Cette prise de conscience entraîne un bouleversement émotionnel et une remise en question profonde, offrant à Damiens l’occasion de déployer toute l’étendue de son talent d’acteur.
Le parallèle entre le destin d’Alain et celui de Brel est habilement dessiné, soulignant les points communs et les divergences entre les deux hommes. Le réalisateur Pierre Godeau parvient à créer un lien intime entre le spectateur, le personnage d’Alain, et l’ombre de Jacques Brel qui plane tout au long du film.
La performance de Salomé Dewaels en tant que Lou apporte une touche de fraîcheur et d’authenticité. La dynamique père-fille est le cœur battant du film, évoluant de la distance à la réconciliation, et finalement à une compréhension mutuelle et profonde.
« Sous le vent des Marquises » est un film émouvant et réfléchi qui aborde des thèmes universels avec sensibilité et intelligence. Il ne se contente pas de raconter l’histoire d’un homme face à une maladie grave ; il explore aussi les nuances de la relation père-fille, le poids du passé et la redécouverte de soi à travers l’art et la famille.
Pilote de ligne confirmée, Estelle mène, entre deux vols long-courriers, une vie parfaite avec Guillaume, son mari aimant et protecteur. Un jour, par hasard, dans un couloir d’aéroport, elle recroise la route d’Ana, photographe avec qui elle a eu une aventure passionnée vingt ans plus tôt. Estelle est alors loin d’imaginer que ces retrouvailles vont l’entraîner dans une spirale cauchemardesque et faire basculer sa vie dans l’irrationnel…
Chronique : Estelle, une pilote de ligne confirmée, mène une vie en apparence parfaite aux côtés de son mari aimant et protecteur, Guillaume, entre deux vols long-courriers. Cependant, sa vie prend un tournant inattendu lorsque, par un coup du destin, elle recroise Ana, une photographe avec qui elle a eu une aventure passionnée il y a vingt ans. Cette simple retrouvaille dans un couloir d’aéroport va l’entraîner dans une spirale cauchemardesque, faisant basculer sa réalité dans l’irrationnel.
« Visions » s’impose comme une belle surprise, dépassant les attentes du public qui pouvait s’attendre à une enquête à la manière de « La Boîte Noire ». Yann Gozlan, le réalisateur, nous propose ici quelque chose de différent, plus envoûtant, presque hypnotique. Cette atmosphère est parfaitement reflétée dans l’affiche du film, où l’on voit Diane Kruger nager dans un iris, nous plongeant immédiatement dans un monde mystérieux.
L’intrigue peut sembler complexe au premier abord, car les images jouent habilement avec les frontières entre rêves et réalité, prémonitions et réminiscences. Cependant, le spectateur se laisse rapidement emporter par cet univers mystérieux, se laissant happer par l’énigme qui se dévoile peu à peu.
Le casting est impeccable, avec Diane Kruger, Mathieu Kassovitz et Marta Nieto, qui se fondent parfaitement dans leurs rôles respectifs, ajoutant encore plus de densité à cette ambiance qui flirte par moments avec le fantastique. Diane Kruger, en particulier, livre une performance captivante en incarnant Estelle, navigant habilement entre le monde rationnel et celui de l’inexpliqué.
« Visions » est un thriller psychologique fascinant qui vous emportera dans une aventure troublante et déconcertante. Avec sa réalisation soignée et ses performances remarquables, le film s’impose comme un incontournable pour les amateurs de mystère et d’ambiance hypnotique. Yann Gozlan signe ici une œuvre qui saura vous captiver jusqu’à la dernière minute, laissant le spectateur hanté par les visions et les énigmes qui hantent l’écran.
Sur le plan visuel, le film se distingue par sa direction artistique soignée. Les images sont travaillées avec précision pour créer une atmosphère envoûtante. Les jeux de lumière et d’ombre sont utilisés de manière habile pour renforcer le mystère qui entoure l’intrigue. L’affiche du film, où l’on voit Diane Kruger nager dans un iris, reflète parfaitement cette esthétique fascinante. L’utilisation de la caméra est également remarquable, avec des plans qui oscillent entre la réalité et le monde de l’inexpliqué, renforçant ainsi l’ambiguïté de l’histoire.
La bande-son de « Visions » complète parfaitement l’atmosphère du film. La musique, composée avec talent, joue un rôle essentiel en créant une tension constante. Elle accompagne les moments de suspense avec une précision remarquable, renforçant ainsi l’immersion du spectateur dans l’intrigue. Les effets sonores sont également utilisés de manière subtile pour accentuer les éléments mystérieux et surnaturels de l’histoire.
En ce qui concerne la qualité technique de l’image et du son, « Visions » atteint un niveau élevé. La photographie est superbe, avec des couleurs riches et une netteté qui met en valeur chaque détail. Le son est clair et bien équilibré, permettant au public de s’immerger pleinement dans l’histoire sans distraction.
Classé : Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) : 13,4 x 1,5 x 19,1 cm; 81 grammes Réalisateur : Yann Gozlan Format : PAL, Cinémascope, Couleur Durée : 1 heure et 58 minutes Date de sortie : 24 janvier 2024 Acteurs : Diane Kruger, Mathieu Kassovitz, Marta Nieto, Amira Casar, Grégory Fitoussi Sous-titres : : Français Langue : Français (Dolby Digital 5.1) Studio : M6 Vidéo
Inès est menacée de se faire expulser de chez elle avec Adam, son fils de 14 ans.
Chronique : « Anti-Squat », réalisé par Nicolas Silhol, est un film poignant qui plonge dans les problématiques actuelles de la crise du logement en France, en se focalisant sur la loi Anti-Squat promulguée le 14 juin 2023. Cette loi a pour but de protéger les logements contre l’occupation illicite, un sujet brûlant et d’actualité.
Au cœur du film se trouve Inès, interprétée magistralement par Louise Bourgoin. Inès est une mère célibataire menacée d’expulsion avec son fils Adam, âgé de 14 ans. Dans sa lutte désespérée pour la stabilité et la sécurité, elle décroche un emploi à l’essai chez Anti-Squat, une entreprise qui occupe des bureaux inutilisés pour les protéger contre les squatteurs. Son travail consiste à recruter des résidents et à faire respecter un règlement très strict.
Le personnage d’Inès est un reflet puissant de la précarité et des défis auxquels sont confrontées de nombreuses personnes en situation de crise du logement. Louise Bourgoin offre une performance captivante, incarnant une femme de grande complexité, déterminée à tout faire pour s’en sortir et protéger son fils.
Le film explore les zones grises morales et éthiques dans lesquelles Inès se trouve immergée. Alors qu’elle s’efforce de maintenir l’ordre au sein de ces espaces Anti-Squat, le spectateur est amené à se questionner : jusqu’où peut-on aller pour assurer sa survie et celle de ses proches dans un système qui semble souvent injuste ?
Nicolas Silhol, connu pour son film « Corporate » de 2017, continue de dépeindre avec acuité les réalités sociales et professionnelles contemporaines. « Anti-Squat » ne se contente pas de raconter une histoire individuelle ; il soulève des questions importantes sur la société, la justice et la dignité humaine face à la crise du logement.
Visuel: « Anti-Squat » se distingue par sa réalisation visuelle. Les lieux de tournage, oscillant entre des appartements précaires et des bureaux inoccupés, capturent parfaitement l’atmosphère de précarité et de désespoir. La palette de couleurs, souvent terne et froide, renforce le sentiment d’incertitude et de lutte pour la survie.
Sonore: La bande sonore du film, discrète mais poignante, souligne les moments de tension et d’émotion. Les dialogues, réalistes et percutants, sont soutenus par des effets sonores qui amplifient le sentiment d’urgence et de désarroi vécu par les personnages.
Classé : Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) : 13,6 x 1,3 x 19,1 cm; 70 grammes Réalisateur : Nicolas Silhol Format : Couleur, Cinémascope, PAL Durée : 1 heure et 31 minutes Date de sortie : 16 janvier 2024 Acteurs : Louise Bourgoin, Samy Belkessa, Sâm Mirhosseini, Kahina Lahoucine, Arthur Choisnet Sous-titres : : Français Langue : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1) Studio : Diaphana
Après deux films à se tourner autour pour finalement tomber dans les bras l’un de l’autre, Poppy et Branch sont officiellement en couple (#broppy)! Alors qu’ils n’ont plus de secrets l’un pour l’autre, Poppy fait une découverte incroyable relative au passé de Branch. À l’époque, avec ses quatre frères, Floyd, John Dory, Spruce et Clay, ils formaient le Boys Band le plus en vogue du moment, les BroZone. Alors qu’il n’était qu’un enfant, le groupe s’est séparé, tout comme la famille et depuis Branch n’a jamais revu ses frères.
Chronique : « Les Trolls 3 », réalisé par Tim Heitz et Walt Dohrn avec un scénario de Jonathan Aibel et Glenn Berger, est une suite vibrante et énergique de la série d’animation populaire « Les Trolls ». Après deux films où Poppy et Branch évoluent de la simple amitié à l’amour, ils sont enfin un couple (#broppy), offrant une nouvelle dynamique à leur relation. Cependant, cette évolution prend une tournure inattendue avec la découverte par Poppy d’un secret surprenant du passé de Branch : il faisait partie d’un boys band très apprécié, les BroZone, avec ses quatre frères Floyd, John Dory, Spruce et Clay.
Le film se transforme rapidement en une aventure palpitante lorsque Floyd, le frère aîné, est kidnappé par les méchants Velvet et Veneer, deux figures maléfiques de la pop qui convoitent son talent musical exceptionnel. Branch et Poppy, déterminés à sauver Floyd, se lancent dans une mission de sauvetage passionnante qui les amène à travers des mondes colorés et musicaux, typiques de l’univers des Trolls.
Ce troisième volet brille par sa capacité à mélanger les genres, offrant à la fois des moments d’action trépidants, de l’humour décalé et des scènes émouvantes. Les thèmes de la famille, de la fraternité brisée et de la réconciliation sont au cœur de l’intrigue, rendant le film attrayant pour un public de tous âges. La musique, élément central de la franchise, est encore une fois à l’avant-plan, avec des performances entraînantes qui raviront les fans de la série.
Visuellement, « Les Trolls 3 » est un régal pour les yeux, avec ses couleurs éclatantes et ses animations dynamiques qui incarnent parfaitement l’esprit joyeux et exubérant des Trolls. Le film continue d’explorer le monde riche et diversifié des Trolls, introduisant de nouveaux personnages et de nouveaux décors.
« Les Trolls 3 » brille non seulement par son histoire captivante et ses personnages colorés, mais aussi par sa qualité d’image et de son exceptionnelle, qui font de ce film un véritable plaisir sensoriel. Visuellement, le film est un festin pour les yeux avec ses animations vibrantes et détaillées, capturant l’énergie et l’essence joyeuse du monde des Trolls. Chaque scène est un tableau vivant, éclatant de couleurs et de textures, qui plonge le spectateur dans un univers fantaisiste.
Sur le plan sonore, « Les Trolls 3 » excelle avec une bande-son dynamique et une qualité audio impeccable qui mettent en valeur la musique entraînante et les chansons accrocheuses du film. Le mixage sonore est soigneusement équilibré, permettant aux voix des personnages de se démarquer clairement, tout en intégrant harmonieusement les effets sonores et la musique.
Les bonus inclus dans cette édition enrichissent encore l’expérience. L’édition karaoké permet aux fans de chanter avec leurs personnages préférés, transformant le visionnage en une expérience interactive et amusante. Le mini-film « Tous les trois » offre une extension de l’univers des Trolls, apportant plus de contexte et d’histoires aux personnages.
Les scènes coupées donnent un aperçu des éléments qui n’ont pas fait la version finale, tandis que « On s’amuse en cabine d’enregistrement » et « Hi, Hi, Hi » montrent les coulisses de la création des voix et de la musique. « La Formation du groupe » et « Les Retrouvailles » sont des segments particulièrement intéressants qui explorent plus en profondeur les thèmes et les dynamiques du film.
Le bonus « L’Animation » est un régal pour ceux qui s’intéressent à la création d’un film d’animation, révélant les processus et techniques derrière les scènes. Enfin, les tutos de dessin et DIY invitent les spectateurs à s’engager de manière créative avec le film, offrant une activité amusante pour les enfants et les fans de tous âges.
Classé : Tous publics Réalisateur : Walt Dohrn, Tim Heitz Format : Couleur Durée : 1 heure et 31 minutes Date de sortie : 21 février 2024 Sous-titres : : Français, Néerlandais, Néerlandais belge Studio : DreamWorks Animation SKG ASIN : B0CNQ8K8DV Pays d’origine : France
Depuis que sa femme, enceinte, a perdu la vie au cours d’un séisme en Haïti douze ans plus tôt, Victor Fielding élève, seul, leur fille Angela.
Chronique : Je trouve que ce film était plutôt moyen. Bien que je ne pense pas qu’il soit aussi mauvais que ce que prétendent de nombreuses critiques, il ne se situe pas non plus du côté des meilleurs. Le problème avec ce film, c’est qu’il sera toujours comparé à l’original, et il ne pourra tout simplement pas rivaliser. Nous sommes désormais dans un tout autre contexte, et ce qui a rendu le film L’Exorciste original si charismatique, effrayant et mémorable, c’est qu’il était novateur à l’époque, en 1973. Cependant, nous voilà 50 ans plus tard en 2023, et de nombreux films ont depuis exploité les mêmes concepts. Il est donc difficile de retrouver cette même sensation d’originalité.
L’intrigue était correcte, mais elle semblait un peu décousue et manquait de fluidité. Le film comptait quelques moments de sursauts, mais je les qualifierais de « sursauts bon marché », comme un serpent surgissant soudainement d’un rocher ou une porte frappée de manière inattendue. Il n’y avait pas de véritables moments effrayants dans le climax du film, et cela constitue un point faible pour un film d’horreur. En réalité, il ne parvenait pas vraiment à instaurer un climat de peur, et par moments, il avait même des accents comiques. La voix du démon, lorsqu’il prenait possession de Catherine et Angela, prêtait même à sourire, et le décalage entre les mouvements des lèvres et la voix était dérangeant, ce qui nuisait à l’immersion dans le film.
J’ai l’impression que ce film ne savait pas vraiment quel type d’horreur il voulait offrir : l’horreur visuelle, l’horreur dans l’obscurité avec des sursauts ou l’horreur psychologique. Finalement, il n’a pas réussi à se distinguer dans l’un de ces registres. L’une des scènes les plus réussies était probablement celle dans l’église où nous avons découvert que Catherine était possédée. Cette séquence était perturbante, légèrement effrayante et chaotique, ce qui m’a plu. Elle illustrait bien la manière dont les films d’horreur peuvent jouer sur l’imaginaire du spectateur.
En ce qui concerne la question de savoir si ce film vaut la peine d’être vu, je dirais que cela dépend de vos attentes. Si vous appréciez les films d’horreur et que vous n’êtes pas trop exigeant en ce qui concerne l’intrigue, alors ce film peut vous convenir. Cependant, si vous cherchez à vivre pleinement l’ambiance d’Halloween et à ressentir une réelle terreur, je vous recommanderais plutôt de regarder l’original. Ce film tente de capitaliser sur l’original en ramenant des personnages familiers, un concept similaire et un motif sonore évocateur, mais il ne parvient pas tout à fait à retrouver la magie du premier opus.
Je suis curieux de voir ce que les deux prochains volets confirmés nous réservent, notamment le retour de Regan. Se pourrait-il qu’elle porte encore quelque chose en elle ? J’espère que non, mais l’intrigue suggère qu’avec la perte de la vue de sa mère, elle pourrait être amenée à perpétuer son héritage en venant en aide à d’autres personnes possédées. Mes attentes ne sont pas très élevées, mais il y a encore du temps avant la sortie prévue, donc il est possible qu’ils tirent des leçons des lacunes de celui-ci et apportent des améliorations au scénario. Le studio a investi presque un demi-milliard de dollars pour acquérir les droits de cette franchise. Reste à voir si cela sera rentable.
« L’Exorciste – Dévotion » de David Gordon Green, avec Leslie Odom Jr. et Ellen Burstyn, est une suite captivante du classique d’horreur original, réimaginant l’histoire terrifiante avec une nouvelle perspective. Visuellement, le film excelle avec une image soignée et des choix de mise en scène qui accentuent l’atmosphère oppressante et le suspense. L’utilisation des jeux d’ombre et de lumière, ainsi que des couleurs sombres, renforce le sentiment de malaise et d’angoisse.
Sur le plan sonore, « L’Exorciste – Dévotion » fait un travail remarquable en utilisant une bande sonore immersive et des effets sonores qui amplifient l’effet horrifiant des scènes d’exorcisme. Le mixage audio est soigneusement équilibré, permettant aux dialogues de rester clairs même lors des moments les plus intenses.
Les bonus vidéo ajoutent une profondeur considérable à l’expérience du film. Le commentaire audio offre un aperçu fascinant du processus de création, tandis que les fonctionnalités telles que « Devenir croyant » et « Questions de foi » explorent les thèmes sous-jacents du film. « Ellen et Linda : réunies » est particulièrement poignant, offrant un regard nostalgique sur les origines de la franchise.
« Les étapes de possession » et « L’Ouverture » donnent un aperçu des aspects techniques et artistiques du film, tandis que « Rédiger un exorcisme » aborde le défi d’écrire des scènes convaincantes d’exorcisme. Ces suppléments sont un trésor pour les fans de l’original, ainsi que pour ceux qui s’intéressent à la réalisation de films d’horreur. Ensemble, ils offrent une compréhension complète de ce qui fait de « L’Exorciste – Dévotion » une suite digne de son prédécesseur.
Rapport de forme : 1.85:1 Classé : 12 ans et plus Réalisateur : David Gordon Green Format : PAL Durée : 1 heure et 46 minutes Date de sortie : 21 février 2024 Acteurs : Leslie Odom Jr., Ellen Burstyn, Ann Dowd, Jennifer Nettles, Norbert Leo Butz Sous-titres : : Français, Allemand, Italien, Néerlandais Langue : Allemand (Dolby Digital 5.1), Italien (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1) Studio : Universal Pictures France ASIN : B0CNQ91466
Après une folle nuit de sexe avec son partenaire du moment, la jeune et jolie Laura se réveille au petit matin avec d’étranges marques sur le corps.
Chronique : « Thanatomorphose » d’Éric Falardeau, avec Kayden Rose, David Tousignant et Émile Beaudry, est un film d’horreur viscéral et intense qui explore la décomposition physique et psychologique d’une jeune femme, Laura, après une nuit de passion. Le film démarre avec Laura se réveillant avec des marques étranges sur le corps, qui évoluent rapidement en une nécrose terrifiante, entraînant la chute de ses ongles, la putréfaction de sa chair et une odeur insoutenable de décomposition.
Ce film, qui pourrait être perçu comme lent et répugnant, réussit en réalité à créer une tension palpable et une atmosphère lourde, permettant au spectateur de s’immerger complètement dans la vie tragique et pénible de Laura. La longueur du film accentue l’expérience de sa lente dégradation, à la fois physique et mentale, plongeant dans une folie meurtrière. Le réalisateur québécois Falardeau, connu pour ses courts-métrages, réalise ici son premier long-métrage avec brio, utilisant des effets spéciaux et des maquillages impressionnants malgré un budget limité. Sa capacité à extérioriser la souffrance de Laura est remarquable, s’inspirant des maîtres du genre comme Cronenberg, Buttgereit et Fulci. « Thanatomorphose » est un huis clos captivant avec une touche d’humour et de sexe, offrant une expérience cinématographique unique et une leçon silencieuse sur la nature humaine.
La sortie du film « Thanatomorphose » d’Éric Falardeau est accompagnée d’une série de bonus approfondis qui enrichissent l’expérience cinématographique. La présentation du film par Éric Falardeau lui-même offre un aperçu de 5 minutes sur ses intentions et son approche de réalisation. Un entretien plus long de 23 minutes permet au réalisateur de plonger dans les détails de la création du film, offrant des insights précieux sur son processus créatif.
Olivier Cachin, journaliste reconnu, consacre 12 minutes à analyser « Thanatomorphose », apportant une perspective externe éclairée sur l’œuvre. Un moment particulièrement intéressant est la séance de questions/réponses de 12 minutes avec Eric Falardeau, organisée à la Cinémathèque Québécoise en 2023, où le réalisateur répond directement aux interrogations du public.
Le making-of de 25 minutes est un atout majeur pour les fans du film, dévoilant les coulisses de la production et mettant en lumière les défis techniques et créatifs rencontrés par l’équipe. En plus du film principal, le DVD inclut une collection impressionnante de courts métrages d’Éric Falardeau, offrant une vue d’ensemble de son évolution en tant que réalisateur. Cette sélection comprend « La petite mort » (2006), « Purgatory » (2006), « Coming home » (2008), « Crépuscule » (2011), « Élégie nocturne » (2015) et « Asmodeus » (2021), chacun révélant différents aspects du style et des thèmes de Falardeau.
Ces suppléments constituent une véritable mine d’or pour les amateurs de cinéma indépendant et les étudiants en cinéma, offrant une compréhension approfondie de l’art et de la technique de la réalisation de films.
Rapport de forme : 1.85:1 Classé : 16 ans et plus Dimensions du colis : 17 x 13,8 x 1,2 cm; 80 grammes Réalisateur : Éric Falardeau Durée : 1 heure et 40 minutes Date de sortie : 3 janvier 2024 Acteurs : Kayden Rose, Davyd Tousignant, Émile Beaudry, Karine Picard, Roch-Denis Gagnon Sous-titres : : Français Langue : Anglais (DTS-HD 5.1) Studio : ESC Editions
Sandra, Samuel et leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel, vivent depuis un an loin de tout, à la montagne. Un jour, Samuel est retrouvé mort au pied de leur maison. Une enquête pour mort suspecte est ouverte. Sandra est bientôt inculpée malgré le doute. Un an plus tard, Daniel assiste au procès de sa mère, véritable dissection du couple.
Chronique : « Anatomie d’une Chute », un film intrigant et émotionnellement chargé, met en scène la vie bouleversée de Sandra, Samuel et leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel. Le récit débute avec la famille vivant une existence tranquille et isolée à la montagne, loin de l’agitation du monde extérieur. Cette paix est brutalement interrompue par la découverte choquante de Samuel, mort au pied de leur maison.
La mort de Samuel lance une enquête complexe pour mort suspecte, plongeant la famille dans une tourmente de soupçons et de mystères. Sandra se retrouve rapidement au cœur de l’affaire, inculpée dans des circonstances nébuleuses qui soulèvent une question cruciale : s’agit-il d’un suicide ou d’un homicide ? Le film explore cette incertitude avec une tension croissante, tenant le spectateur en haleine.
Le point culminant du film se situe un an après le tragique événement, lorsque Daniel assiste au procès de sa mère. Cette séquence offre une perspective poignante et unique, à travers les yeux d’un enfant confronté à des réalités adultes complexes et douloureuses. Le procès se transforme en une analyse minutieuse du couple, dévoilant les couches cachées de leur relation et les fissures qui ont pu mener à cette tragédie.
Le film est une exploration fascinante des dynamiques familiales, des secrets et de la manière dont la vérité peut être perçue différemment selon les perspectives. Il aborde également des thèmes comme la perte, le deuil et l’impact psychologique de tels événements sur une famille, en particulier sur un enfant comme Daniel.
Avec « Anatomie d’une Chute », le réalisateur crée une œuvre captivante qui mêle le drame familial à un thriller psychologique, offrant un regard profond sur les complexités humaines et les ambiguïtés de la justice.
Dans les bonus du film « Anatomie d’une Chute » de Justine Triet, on retrouve des scènes coupées et alternatives, ainsi qu’une présentation de la réalisatrice, totalisant 40 minutes. Triet explique les motifs derrière l’élimination de certaines scènes, dont huit prises différentes d’une dispute entre Sandra et Samuel.
Un documentaire de 32 minutes, « Anatomie d’un scénario », avec Justine Triet et Arthur Harari, révèle que l’inspiration pour le scénario a été tirée du film « Terreur aveugle » (See No Evil) de Richard Fleischer, sorti en 1971. Le film utilise le cadre d’un procès pour explorer la personnalité de Sandra et sa relation avec son mari, plaçant le spectateur dans le rôle d’un juré. Les scénaristes discutent également de l’égalité homme-femme dans le couple et de l’importance du son par rapport à l’image, en soulignant la contribution de l’actrice Sandra Hüller.
Dans « Anatomie d’un film », un entretien de 36 minutes mené par Nicolas Schaller avec Justine Triet et les producteurs David Thion et Marie-Ange Luciani, ils évoquent l’évolution du scénario, la négociation du temps de tournage et de montage, et le succès international du film.
Swann Arlaud et Milo Machado-Graner partagent, dans un entretien de 21 minutes avec Axel Cadieux, leurs souvenirs de leur collaboration avec Justine Triet et leurs préparations respectives pour le film, notamment la longue préparation de Milo par Cynthia Arra et la participation de Swann Arlaud à un véritable procès pour meurtre.
Antoine Reinartz et Vincent Courcelle-Labrousse, avocat et conseiller juridique, discutent dans un entretien de 22 minutes des défis de jouer un avocat, en abordant notamment la préparation au rôle et la dynamique dans la salle d’audience.
Vincent Courcelle-Labrousse, dans « Anatomie d’un procès » de 15 minutes, compare les procès aux États-Unis et en France, soulignant certaines incohérences du film au profit du scénario.
Des bonus supplémentaires incluent le casting et les répétitions de Milo Machado-Graner, ainsi qu’un segment de 8 minutes sur le chien Snoop, avec des commentaires de la coach animalière Laura Martin.
En termes de qualité technique, l’image numérique 1080p de « Anatomie d’une Chute », capturée avec une caméra Arri Alexa Mini LF, présente un grain ajouté en postproduction pour un effet 35 mm. L’étalonnage soigné assure un équilibre des contrastes et un rendu naturel des couleurs. Le son DTS-HD Master Audio 5.1 offre une clarté exceptionnelle des dialogues et un bon équilibre avec l’ambiance sonore.
Rapport de forme : 1.85:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 17 x 14,2 x 1,7 cm; 170 grammes Audio description : : Français, Français Réalisateur : Justine Triet Format : Couleur Durée : 2 heures et 30 minutes Date de sortie : 21 décembre 2023 Acteurs : Sandra Hüller, Swann Arlaud, Milo Machado Graner, Antoine Reinartz, Samuel Theis Langue : Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1) Studio : Le Pacte
Maya Stern tente de sortir la tête de l’eau après le meurtre brutal de son mari, Joe. Cependant, lorsque Maya installe une caméra pour surveiller sa fille, elle est choquée de voir un homme qu’elle reconnaît : son mari, qu’elle croyait mort.
Chronique : Honnêtement, cette série me semble assez décevante et insuffisante. C’est regrettable, car ce n’est pas l’idéal pour débuter l’année. On dirait que l’adaptation d’un livre en série télévisée n’a pas été très réussie, l’histoire étant racontée comme dans un roman plutôt qu’en tant que mystère télévisuel. Par moments, il y avait un excès d’éléments, se rapprochant plus d’un roman captivant que d’une série incitant à regarder l’épisode suivant. Ces séries produites par har et cin semblent conçues sans grande réflexion sur leur présentation. Elles ne parviennent pas à se hisser au rang des grands succès de Netflix, malgré leur nombre. Michelle Keegan et un acteur nommé Adeel étaient les véritables atouts de cette série, offrant des performances bien supérieures aux autres, constituant ainsi les points forts. Comme mentionné précédemment, la série avait une allure et une réalisation qui rappelaient les productions Hallmark, loin du mystère de meurtre sombre et captivant habituellement vu sur la plateforme. La révélation de l’identité du meurtrier à la fin, bien qu’étant un point culminant de la série, n’a pas eu l’impact escompté.
En termes de durée, six épisodes auraient été suffisants au lieu de huit, surtout pour une série limitée. Certains éléments, comme le fils de Claire d’une relation antérieure, qui n’apportait rien au développement de l’histoire, auraient pu être omis.
Je dois aussi admettre que l’interprétation de Louis ne m’a pas vraiment convaincu. Le caractère timide du personnage semblait irréaliste et peu naturel. La série ne semblait jamais vraiment accuser quelqu’un, un élément crucial pour ce genre de mélange. La majorité du temps, nous n’avions aucune idée de l’identité du meurtrier, non pas à cause d’un trop grand nombre de suspects, mais parce que la série ne fournissait pas assez d’indices ou de situations intrigantes. Elle devenait donc un peu stagnante et, pour tout dire, assez ennuyeuse. Ce genre de série devrait être stimulant et provocateur.
Recommanderais-je « Double piège » ? Personnellement, non. Il ne me semble pas que vous perdiez quelque chose en choisissant de ne pas la regarder. Avec des acteurs digne d’un soap opera, ce qui n’est pas péjoratif en soi, mais qui révèle leur niveau, et une histoire qui peine à captiver le public, la série ne parvient pas à rendre son dénouement mémorable ou satisfaisant. Malgré cela, je ne pense pas que cela empêchera l’émergence d’une autre série de type har et cin sur la plateforme prochainement. On verra bien ce que la prochaine série nous réserve.
Joseph apprend que son fils et le compagnon de celui-ci viennent de périr dans un accident. Ils attendaient un enfant via une mère porteuse en Belgique.
Chronique : « La Petite » de Guillaume Nicloux est un film poignant et subtilement tissé, mettant en vedette Fabrice Luchini, Mara Taquin et Maud Wyler. L’histoire débute avec un événement tragique : Joseph, interprété par Luchini, apprend la mort de son fils et de son compagnon dans un accident. Ce couple attendait un enfant via une mère porteuse en Belgique, plongeant Joseph dans un dilemme émotionnel et légal : est-il le grand-père légitime de l’enfant à naître?
Le film explore avec délicatesse et profondeur les thèmes de la filiation, de la paternité et du deuil. Porté par l’espoir de cette naissance qui symboliserait la continuation de la vie de son fils, Joseph entreprend un voyage émotionnel pour rencontrer la mère porteuse, jouée par Mara Taquin. Elle incarne une jeune Flamande au caractère indomptable, ajoutant une dimension complexe et captivante au récit.
La réalisation de Nicloux brille par sa capacité à capturer les nuances des relations humaines et la complexité des sentiments. Luchini, avec son jeu d’acteur nuancé et touchant, apporte une authenticité remarquable à son personnage, confronté à la douleur du deuil et à l’incertitude de l’avenir.
« La Petite » se distingue par son approche sensible et humaine d’un sujet délicat, offrant une réflexion sur la façon dont les liens familiaux et l’amour peuvent se manifester de manière inattendue.
Classé : Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) : 13,5 x 1,3 x 19,1 cm; 78 grammes Réalisateur : Guillaume Nicloux Format : Couleur, PAL, Cinémascope Durée : 1 heure et 29 minutes Date de sortie : 24 janvier 2024 Acteurs : Fabrice Luchini, Mara Taquin, Maud Wyler, Juliette Metten, Veerle Baetens Langue : Français (Dolby Digital 5.1) Studio : M6 Vidéo ASIN : B0CJCQ32HQ