Le Remplaçant sur TF1 : que vaut la série avec JoeyStarr ?

Après « Gloria », JoeyStarr revient ce lundi soir sur TF1 en prof anticonformiste dans « Le Remplaçant », un pilote qui a vocation à devenir une série en cas de succès. Cette fiction inédite, avec également Barbara Schulz, parvient-elle à sortir du lot ?

Nicolas Valeyre est un prof de français original et sans complaisance, que ce soit à l’égard de ses collègues ou de ses élèves. Ses méthodes fantaisistes, sa misanthropie affichée et son style brut de décoffrage en font un OVNI dans la salle des profs. Mais il dérange autant sa hiérarchie qu’il inspire naturellement confiance à ses élèves. Car sous ses dehors d’ours mal léché, c’est un hypersensible passionné, prêt à tout pour les aider à trouver leur voie.

A peine la diffusion de Gloria terminée, JoeyStarr est déjà de retour sur TF1 dans le rôle de Nicolas Valeyre, le héros aux méthodes d’apprentissage peu conventionnelles du Remplaçant, diffusé ce soir sur la chaîne.

Autour du comédien et rappeur de 53 ans, les téléspectateurs de la Une retrouveront notamment Barbara Schulz en proviseure du lycée, Héléna Noguerra en ex-compagne de Valeyre, ou encore Stéphane Guillon, Armelle (Caméra café), Sébastien Chassagne (Irresponsable, Une Belle histoire), et Nadia Roz (Commissariat central) dans la peau des autres enseignants de l’établissement dans lequel se déroule l’intrigue de ces deux premiers épisodes test.

Avec sa figure de prof anticonformiste et inspirant capable de marquer à tout jamais la vie de ses élèves, Le Remplaçant s’inscrit au sein d’une thématique déjà bien fournie, que ce soit au cinéma ou à la télévision avec des oeuvres telles que Le Cercle des poètes disparus, Esprits rebelles, Ecrire pour exister, ou évidemment Sam, la série avec Natacha Lindinger diffusée depuis maintenant cinq saisons sur TF1 déjà.

Les fictions « scolaires » ou « éducatives » ont d’ailleurs plus que jamais la cote à la télévision française en ce début d’année 2021 puisque, après La Faute à Rousseau, France 2 lancera elle aussi très bientôt une seconde série sur le même sujet, L’Ecole de la vie, qui arrivera à l’antenne le 21 avril, soit quelques jours seulement après Le Remplaçant.

Plutôt classique, autant sur le fond que sur la forme, ce pilote composé de 2 épisodes de 45 minutes qui devrait devenir une série récurrente en cas de succès, vaut surtout pour la performance de JoeyStarr qui est extrêmement à l’aise et convaincant dans le rôle de cet ours mal léché qui cache en réalité un enseignant hypersensible passionné par son métier.

Un personnage dont il est en partie à l’origine puisque cette nouvelle série potentielle est née d’une idée de JoeyStarr lui-même : « J’avais cette idée en tête depuis un moment », confie l’interprète de Nicolas Valeyre dans une interview accordée à TF1. « Elle m’était venue en entendant aux infos que l’éducation nationale manquait de personnel et que les conditions pour pouvoir enseigner s’élargissaient aux bacheliers qui devaient juste compléter leur formation par un stage. Je me suis dit que cela ouvrait la porte à des profs différents ».

Seulement, la prestation de JoeyStarr et son alchimie avec les toujours excellents Sébastien Chassagne et Barbara Schulz ne suffisent pas vraiment à faire sortir Le Remplaçant du lot. La Faute à une intrigue un peu trop vue et revue (le ressort du concours d’éloquence étant usé jusqu’à la corde), à un « twist » artificiel concernant le passé du héros qui n’apporte pas grand-chose à l’histoire, et à une galerie d’adolescents – éléments promordiaux dans ce genre de série – que les scénaristes peinent à faire sortir des stéréotypes et à rendre réellement attachants. Même si les jeunes comédiens de ce pilote n’ont pas à rougir de leurs performances. Les révélations Laure-Kenza Aazizou et Alexander Ferrario en tête.

Sans être déplaisante à suivre, Le Remplaçant manque tout simplement d’audace et d’originalité. Et souffre de la comparaison avec Sam, un peu plus rock’n’roll, et surtout avec La Faute à Rousseau, qui est passée juste avant sur la Deux et était une franche réussite, qui devait justement beaucoup à ses personnages adolescents finement dessinés.

INVINCIBLE la nouvelle grande série de super-héros | Critique | Amazon Prime

Salut à tous ! Critique de « Invincible » sur Amazon Prime : que vaut la série super-héroïque du créateur de The Walking Dead ?

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Avant les zombies, Robert Kirkman s’était attaqué aux super-héros grâce à Invincible, alternative plus adulte à Marvel et DC. Lancé en 2002 (un an avant The Walking Dead) et publié à un rythme mensuel aux États-Unis, le comic book s’est achevé en février 2018 alors qu’un projet d’adaptation était déjà en cours. Mais il s’agissait alors d’un film en prises de vues réelles que Seth Rogen et son complice Evan Goldberg devaient écrire et réaliser.

A l’arrivée, l’acteur découvert chez Judd Apatow est toujours impliqué… mais seulement au casting vocal de l’adaptation en série animée, lancée sur Amazon Prime Video ce vendredi 26 mars, avec trois épisodes d’un coup alors que les autres suivront, un par un, à un rythme hebdomadaire jusqu’au 30 avril.

Chapeauté par Robert Kirkman et les deux dessinateurs qui se sont succédés tout au long de l’histoire du comic book, Ryan Ottley et Cory Walker, le show fait ainsi preuve d’une grande fidélité envers son modèle, ce que des prises de vues réelles n’auraient sans doute pas permis.

Car nous sommes au croisement des aventures de Spider-Man et Superman avec l’histoire de Mark Grayson, adolescent à priori comme les autres jusqu’au jour où se développent des pouvoirs hérités de son père : un extra-terrestre surpuissant à l’apparence humaine venu d’une autre planète et qui s’est imposé comme le proctecteur de la Terre.

Les scènes d’action dantesques et violentes viennent alors se mêler à une histoire de passage à l’âge adulte et des situations familiales à la fois classiques et extraordinaires.

Les connaisseurs du matériau d’origine ne seront pas surpris et se sentiront très vite en terrain connu. Sans avoir le sentiment d’assister à un simple décalque. Car la série prend quelques libertés, en confrontant rapidement Mark à la dangerosité du statut de héros, ou en faisant intervenir l’un des twists du comic book dès la fin de l’épisode 1 et en jouant moins la carte du mystère, pour mieux expliciter ce qu’il se passe avec une scène particulièrement sanglante.

Ou lorsqu’un personnage clé débarque plus tôt dans le récit. Comme si Robert Kirkman, avec un peu de recul sur son œuvre, profitait de cette adaptation pour revoir un peu sa copie avec quelques ajustements. Ou tout simplement essayer d’autres choses.

Et cela nous rend d’autant plus impatients de voir comment seront amenés les grands revirements de l’intrigue, amenée à prendre plus d’ampleur. En attendant, cette introduction se révèle efficace et la série semble avoir trouvé son rythme de croisière à l’issue du troisième épisode.

Si son mélange d’humour et de violence, ainsi que sa manière de s’inspirer de héros déjà existants pour créer les siens, risque de faire naître des comparaisons avec The Boys, également diffusée sur Amazon, il n’en est pourtant rien.

Car la série d’Eric Kripke, avec son ironie mordante et sa façon de taper sur les super-héros (au propre comme au figuré), peut plaire aux allergiques du genre et à ceux qui s’en sont lassés, alors qu’Invincible est moins moqueur et embrasse finalement son univers, que l’on imagine grandement inspiré de DC Comics, avec sérieux.

Et un ton plus adulte qui lui permet de se démarquer des productions à destination du grand public. Le tout avec un casting vocal cinq étoiles, où bon nombre de personnages ont une voix qui vous semblera familière.

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Une belle équipe Avec Kad Merad, Alban Ivanov, Céline Sallette

Après une bagarre, toute l’équipe de foot de Clourrières est suspendue jusqu’à la fin de la saison. Afin de sauver ce petit club du Nord qui risque de disparaître, le coach décide de former une équipe composée exclusivement de femmes pour finir le championnat. Cette situation va complètement bouleverser le quotidien des familles et changer les codes bien établis de la petite communauté…

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Chronique : Cette Comédie sympathique, coécrite et dirigée par Mohamed Hamidi, nous fait passer un réel bon moment. Le scénario, coécrit avec Alain-Michel Blanc (également scénariste de « Né quelque part » en 2012 et de « La vache » en 2016), nous offre une nouvelle histoire tendre et simple. Une histoire au rythme dynamique, avec de beaux personnages ; une « belle équipe » de filles, riche en couleurs, confrontée au machisme pitoyable de leurs détestables époux. Cette comédie sociétale a le mérite d’aborder la réinsertion ou la liberté de la femme dans un couple, le tout avec humour et émotion. Le casting nous offre un collège de comédiennes talentueuses rendant leurs personnages authentiques, avec un coup de cœur particulier pour la belle prestation de Sabrina Ouazani. Coté masculin, Kad Merad en entraineur de foot est toujours égal à lui même c’est-à-dire bon, tout comme Alban Ivanov dans un rôle encore une fois très typé.

Une Belle Equipe

« Une belle équipe » se déroule dans le Noooooord. Et on s’attend presque à ce que Kad Merad coiffe sa casquette de postier. Danny Boon aurait très bien pu interpréter le rôle drolatique de Mimil, son collègue de travail, coupeur de citrons bénévole, pas bien malin mais au grand cœur. Les montants astronomiques de ses cachets ne l’ont sans doute pas permis et c’est tant mieux. Car c’est Alban Ivanov qui interprète le rôle et réussit à y être encore plus hilarant que dans « La Vie scolaire » ou « Le Grand Bain ». C’est dire. Du côté des femmes, le casting est aussi réussi qui brosse une coupe transversale de la société française gentiment caricaturale. Laure Calamy, toujours excellente, interprète une grande bourgeoise un peu coincée qui brûle de soulever la chappe de plomb que fait peser sur elle un mari dictatorial. Céline Salette, toujours juste, incarne une mère de famille qui aimerait bien partager avec un mari adulescent (Guillaume Gouix) la charge mentale de l’éducation de leurs trois enfants. Sabrina Ouazani joue la beurette de service, surdouée du ballon rond, en quête de rédemption sociale après s’être vue retirer la garde de sa fille. Alors, bien sûr, Une belle équipe ne révolutionnera pas le cinéma.

Note : 8,5/10

Une belle équipe: Alban Ivanov, Kad Merad

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Test DVD : The Undoing Avec Nicole Kidman, Hugh Grant, Édgar Ramírez

Thérapeute à succès sur le point de publier son premier livre, Grace Sachs a un mari aimant et un fils qui fréquente une école privée de prestige. Mais soudain, avec une mort violente, un mari qui disparaît et de terribles révélations concernant celui qu’elle pensait connaître, sa vie bascule…

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Chronique : « The Undoing », thriller juridique décliné sous forme d’une mini-série confirme s’il en était encore besoin le grand savoir-faire des Etats-Unis et d’Hollywood dans ce genre dont les codes sont certes relativement basiques mais guère aisés à manier. Ne pas tomber dans la redondance, savoir maintenir le suspense et le rythme sont parmi les clefs du succès pour éviter au spectateur l’ennui ou l’impression de déjà-vu. A partir d’une nouvelle de Jean Hanff Korelitz parue en 2014 (« You should have knwon »), HBO en confie à l’expérimenté scénariste et producteur David E. Kelley l’adaptation dans l’optique d’une série en six épisodes. La réalisation en sera confiée à la talentueuse Susanne Bier, spécialisée dans les drames psychologiques (« After the wedding » en 2006, « Nos souvenirs brûlés » en 2007, « A second chance » en 2014). Nicole Kidman, Hugh Grant et Donald Sutherland rejoignant le casting, finissent de crédibiliser le projet. Le résultat sera à la hauteur de l’attente suscitée. Dans le Manhattan des classes dirigeantes, Grace (Nicole Kidman) et Jonathan Fraser (Hugh Grant) ont toutes les apparences du couple modèle, alliant réussite sociale et entente conjugale. Tout semble se dérouler pour le mieux malgré une surcharge d’activité du couple qui laisse peu de temps pour l’éducation de leur fils unique. Lui est un oncologue de renom, elle est psychanalyste. La découverte du corps atrocement mutilé d’une jeune artiste (Matilda De Angelis) dans son atelier va venir brutalement bouleverser la vie des deux conjoints. Jonathan a en effet soigné le fils de la jeune femme. Le scénario parfaitement structuré prend son temps pour dévoiler des personnalités beaucoup moins lisses qu’elles n’y paraissent. Le spectateur ravi, découvre après chacun des épisodes que tout ce qu’il tenait pour acquis se trouvera remis en question la fois suivante. Nicole Kidman et Hugh Grant se renvoient la balle avec dextérité et jubilation pour entretenir le trouble sur les sentiments qui unissent leurs personnages. Hugh Grant notamment dont la silhouette alourdie et les traits épaissis lui donnent l’occasion de se débarrasser avec brio de son costume de beau gosse endimanché qui à près de soixante ans ne peut plus lui offrir de perspectives crédibles. Il peut ainsi démontrer que sa palette de jeu est plus large que ce qu’il avait pu montrer jusqu’ici. La caméra inquisitrice de Susanne Bier plonge au plus profond des regards afin d’impliquer le spectateur dans une intrigue qui vaut surtout pour ce que chacun tente de cacher aux autres. New York est de surcroît magnifiquement filmée pour rappeler combien l’univers des puissants peut-être aussi fascinant que désincarné. On notera la présence d’un Donald Sutherland cynique à souhait qui n’est pas pour rien dans l’ambiance générale de cette mini-série de très haute tenue dont l’équilibre narratif (ni trop long ni trop court) est tout-à-fait addictif. Que demander de plus ?

Note : 9,5/10

Video :
Il s’agit d’une présentation vidéo très détaillée, même si elle n’a pas les vues impressionnantes sur le cadre océanique de Big Little Lies. Les détails fins sont généralement excellents dans l’ensemble, bien qu’il existe plusieurs bizarreries stylistiques qui offrent des perspectives biaisées et même des éléments flous dans le cadre.
La palette a tendance à être automnale ou hivernale, avec des bleus et des blancs froids entrecoupés d’un certain nombre d’ambres et d’auburns plus chauds (notamment les boucles lustrées de Kidman).
Il existe quelques différences de clarté, qui ne semblent pas toutes liées à des choix stylistiques, mais dans l’ensemble, il s’agit d’un transfert d’apparence nette et attrayante qui n’offre pas de problèmes de compression majeurs.

Audio :

The Undoing propose une piste bien rendue qui ouvre régulièrement la scène sonore dans les deux environnements urbains extérieurs, mais aussi certaines des séquences impliquant des foules, comme dans une scène de fête précoce pour les parents Reardon, ou, plus tard, le groupe de la presse entourant les Frasers après l’arrestation de Jonathan, ainsi que certains des clameurs de fond dans la salle d’audience elle-même. Il y a quelques choix de sources avec lesquels certains peuvent ergoter (était-il vraiment nécessaire de souligner les promenades de Grace à travers Manhattan avec Vivaldi, comme pour suggérer pas tout à fait de manière subliminale que c’est de la musique pour les riches?), Mais la partition sonne bien pleine corsé et spacieux. Le dialogue est rendu proprement et clairement tout au long de la présentation. Des sous-titres facultatifs dans une variété de langues sont disponibles.

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Bonus :

  • The Undoing Revelations (23:26)
    Collection d’entretiens avec les acteurs et les cinéastes alors qu’ils discutent des différents personnages de la série et de leurs moments majeurs, ainsi que de la grande scène finale de la série. Comprend des images des coulisses et des entretiens Zoom avec la réalisatrice / productrice exécutive Susanne Bier et les stars Hugh Grant («Jonathan Fraser»), Noah Jupe («Henry Fraser»), Nicole Kidman («Grace Fraser»), Donald Sutherland («Franklin Reinhardt»), Matilda De Angelis («Elena Alves»), Lily Rabe («Sylvia Steineitz»), Edgar Ramírez («Détective Joe Mendoza»), Noma Dumezweni («Haley Fitzgerald») et Ismael Cruz Cordova (« Fernando Alves »). Il n’y a pas d’option Play All.
    • La famille Fraser (2:02)
    • Elena Alves (1:52)
    • Jonathan Fraser (2:41)
    • Sylvia Steinetz (1h29)
    • Détective Joe Mendoza (2h00)
    • Grace Reinhart Fraser (2:06)
    • Haley Fitzgerald (1:53)
    • Fernando Alves (2:01)
    • Franklin Reinhart (2:28)
    • Henry Fraser (2:19)
    • La scène du pont (2:35)
  • Nicole Kidman et Hugh Grant présentent The Undoing (4:04)
    Les stars Nicole Kidman et Hugh Grant s’assoient ensemble pour avoir une conversation vraiment amusante sur les prémisses du film, ce qui les a attirés vers le projet et travailler avec l’écrivain David E. Kelly, réalisatrice Susanne Bier, et les uns avec les autres.
  • Création de l’annulation (3:11)
    Les acteurs et les cinéastes discutent des prémisses de la série et des personnages, du décor new-yorkais et de la façon dont ce monde a été magnifiquement donné vie par l’écrivain David E. Kelley et la réalisatrice Susanne Bier. Comprend des interviews Zoom avec la réalisatrice / productrice exécutive Susanne Bier, les producteurs exécutifs Celia Costas, Stephen Garrett, Per Saari & Bruna Papandrea, et les stars Hugh Grant, Nicole Kidman, Noma Dumezweni, Matilda De Angelis, Ismael Cruz Cordova & Noah Jupe, Lily Rabe, Donald Sutherland et Edgar Ramírez.

Dernières pensées:

The Undoing est un thriller dramatique magnifiquement filmé et merveilleusement écrit sur une famille apparemment parfaite qui est soudainement déchirée. Les six épisodes racontent une histoire complète et constituent la frénésie du week-end parfaite.

Black Panther sur Disney+ : où en est la suite ?

rois ans après sa sortie dans les salles mondiales, « Black Panther » est arrivé sur la version française de Disney+, en accord avec notre chronologie des médias. L’occasion de faire le point sur la suite, prévue pour 2022.

The Walt Disney Company France

Le 16 février 2018, Black Panther sortait ses griffes dans les salles américaines et foudroyait le box-office avec 202 millions de dollars de recettes en un week-end, et la septième position parmi les plus gros démarrages de tous les temps outre-Atlantique. Avec trois Oscars (dont celui de la Meilleure Musique Originale) et 1,347 milliard de billets verts récoltés dans le monde (ainsi que 3 688 070 entrées en France), le film de Ryan Coogler a acquis le statut de phénomène dont l’impact s’étend au niveau de la société, et notamment la communauté noire. Très vite évoquée, une suite a rapidement été officialisée et elle reste d’actualité malgré le décès de son acteur principal, Chadwick Boseman, en août dernier.

En passant pécho sur Netflix : c’est quoi ce film adapté de la web-série du même nom ?

Les abonnés Netflix peuvent découvrir dès aujourd’hui sur la plateforme En passant pécho (les carottes sont cuites) . C’est quoi ce film bien barré ?

Hedi et Cokeman sont les deux pires dealers de Paris. Arnaqueurs à la petite semaine, ils survivent en faisant passer des carambars pour des barrettes de shit. C’est la Hess !!! Fatigués de ce train de vie, leur quotidien va considérablement s’éclaircir lors du mariage de Zlatana, la petite sœur d’Hedi, avec un grand baron de la drogue : Arsène Van Gluten. Ce dernier, sous la pression de sa nouvelle femme, leur fournira plusieurs kilos de Mojo Mango, du cannabis de toute première main. Hedi et Cokeman ont enfin l’opportunité d’ouvrir leur propre réseau. Persuadés que cela signifie pour eux la fin de la galère, ils ignorent encore que ce n’est que le début des problèmes…

En Passant Pécho “Les Carottes Sont Cuites”

En novembre 2019, Netflix annonce la mise en production d’En passant pécho – les carottes sont cuites, suite en long-métrage des folles aventures d’Hedi et Cokeman. Ces deux personnages hauts en couleur étaient à l’affiche de la web-série du même nom sortie en 2013 sur Youtube. Au total, les 7 épisodes d’une douzaine de minutes chacun ont été visionnés 32 millions de fois (à ce jour). Pas étonnant donc si Netflix a misé sur ce duo de losers pour sa nouvelle production française.Julien Royal, co-réalisateur de la série (Ken & Ryu), est de retour derrière la caméra. Il a pu compter sur l’aide de Nassim Lyes à l’écriture. Ce dernier retrouve à l’écran son compère Hedi Bouchenafa – qu’il avait d’ailleurs recroisé dans la saison 1 de Marseille – pour de nouveaux gags. Et à cette occasion, l’interprète de Cokeman a ressorti le manteau de fourrure et son indémodable slip blanc moulant.

En passant pécho – les carottes sont cuites reprend la même formule que la web-série tout en étant plus ambitieux. Nos deux comparses quittent leur barre d’immeuble pour vivre une vie de manoir – enfin presque – et voient encore plus grand. Mais qu’on vous rassure, le ton est toujours aussi absurde et déluré, les répliques fusent (à base de « hess », de « schlass », de « golgoth » et de « rodave ») et les gags s’enchaînent pendant 1h30.La web-série faisait appel à des guests, le long-métrage aussi : on retrouve au casting Fred Testot, Vincent Desagnat, Jonathan Lambert mais aussi les humoristes Benjamin Tranie, Bun-Hay Mean et Hakim Jemili. Côté BO, Netflix a bien fait les choses en faisant appel à plusieurs artistes. Deux titres ont d’ores et déjà été dévoilés sur les réseaux sociaux : Ashe et Stavo – Balafre et LaCrim ft DJ Kore – Mango.

La Mission sur Netflix : c’est quoi ce western avec Tom Hanks ?

Le western « La Mission », nouvelle réalisation de Paul Greengrass avec Tom Hanks en tête d’affiche, débarque dès le 10 février sur la plateforme Netflix !

inq ans après la fin de la Guerre de Sécession, le capitaine Jefferson Kyle Kidd, sillonne le pays de ville en ville en qualité de rapporteur public. En traversant les plaines du Texas, il croise le chemin de Johanna, une enfant de 10 ans capturée 6 ans plus tôt par la tribu des Kiowa et élevée comme l’une des leurs..

La Mission

Crise du Covid-19 oblige, un nouveau film destiné au cinéma débarque finalement sur Netflix. Le long métrage en question n’est pas des moindres, puisqu’il s’agit de La Mission, western porté par Tom Hanks sous la direction de Paul Greengrass (marquant leur seconde collaboration après Capitaine Phillips en 2013). Adaptation du roman Des nouvelles du monde de l’auteure Paulette Jiles (disponible en poche chez Folio), La Mission est une sorte de road-movie à travers l’Ouest américain, associant un ancien militaire veuf devenu rapporteur public et une fillette de dix ans élevée parmi les indiens de la tribu Kiowa.Tom Hanks est un habitué des films se déroulant dans le passé (Forrest Gump, Il faut sauver le Soldat Ryan, Les Sentiers de la perdition pour n’en citer que quelques-uns). Pourtant, jamais l’acteur américain ne s’était essayé au western, genre pourtant incontournable qui connait ces dernières années un regain d’intérêt auprès de prestigieux cinéastes (Quentin Tarantino, Alejandro González Iñárritu, Jacques Audiard…). Aux côtés de Tom Hanks s’illustre Helena Zengel, révélation du film allemand Benni, que l’on considère déjà comme l’une des plus talentueuses jeunes actrices du cinéma mondial.Connu pour son esthétique portée sur le réalisme, héritage de son passé de documentariste, Paul Greengrass se met ici au service d’un genre codifié, pour un résultat saisissant de réalisme et d’authenticité. Par ce biais, le cinéaste britannique prouve que l’on peut se montrer respectueux des codes du western tout en livrant une oeuvre personnelle et novatrice. Que l’on soit fan de Tom Hanks, de western, de grand cinéma, ou des trois à la fois, il ne fait aucun doute que La Mission est un film à ne manquer sous aucun prétexte !

Bliss sur Prime Video : c’est quoi ce film de science-fiction avec Owen Wilson et Salma Hayek ?

Après ses deux premiers films, »Another Earth » et « I Origins », Mike Cahill invite les spectateurs à s’évader avec « Bliss », disponible dès ce 5 février sur la plateforme Amazon Prime Video.

Récemment divorcé, Greg, dont la vie va à vau-l’eau, rencontre la délicieuse Isabel, une femme vivant dans la rue, convaincue que le monde brisé et pollué autour d’eux n’est pas réel. Elle est persuadée qu’ils vivent dans une simulation laide et et rude à l’intérieur d’un autre vrai monde, beau et en paix. D’abord sceptique, Greg finit par découvrir qu’il y a peut être une part de vrai dans la théorie du complot d’Isabel.

Le concept de réalité alternative est un thème récurrent dans les films de science-fiction. Avec son troisième long métrage, le cinéaste américain Mike Cahill l’adapte à son propre univers, où les émotions sont souvent au service d’une histoire pleine de fantaisie. En français, le mot « bliss » signifie le bonheur absolu. C’est cet objectif que les deux personnages de l’intrigue recherchent désespérément. L’univers du film est divisé en deux parties : d’un côté, il y a ce monde morose, grisâtre, dans lequel Greg (Owen Wilson) est un homme divorcé, insatisfait par son travail, et Isabel (Salma Hayek), une femme vivant dans la rue. Dans l’autre réalité, la vie est plus facile, les paysages sont paradisiaques et les visages des deux héros rayonnent.Mike Cahill s’inspire de Matrix et du Magicien d’Oz pour offrir une romance futuriste. Il joue avec les différentes interprétations des spectateurs et brouille les pistes. Ainsi, chacun est libre de penser quel monde est bien réel. Dans Another Earth, son tout premier film, le réalisateur s’intéressait aux thèmes de la seconde chance, du pardon et de la rédemption. Ici, il continue de mettre l’humain au centre de son récit et s’intéresse à la fragilité de l’esprit des hommes, ainsi qu’à leur désir inexorable de trouver une échappatoire.Alors que le monde entier vit au rythme de la COVID-19 depuis plus d’un an, Bliss fait soudainement écho à l’actualité. Ceux qui souhaitent oublier, le temps de quelques heures, la réalité du quotidien devraient apprécier cette aventure menée par Owen Wilson et Salma Hayek, tous les deux très convaincants.

Tous mes amis sont morts sur Netflix : c’est quoi cette comédie noire polonaise ?

Disponible sur Netflix, Tous mes amis sont morts est une comédie noire polonaise qui nous plonge dans une soirée du Nouvel an qui vire au cauchemar.

Lors d’une fête du Nouvel An, un groupe d’amis traverse un tourbillon d’événements qui révèle des secrets, brise des cœurs, et conduit à un dénouement choquant.

Les productions polonaises Netflix ont trouvé le bon filon pour cibler un public jeune sur la plateforme avec des ingrédients qui ont déjà fait leurs preuves : des jeunes, de l’hémoglobine, du sexe et des meurtres. Après Nobody Sleeps in the Woods Tonight, film d’horreur pour ados sorti à Halloween, un nouveau long-métrage tout aussi déjanté et sanglant débarque sur la plateforme. Tous mes amis sont morts de Jan Belcl est une comédie noire qui suit une bande de jeunes lors d’une soirée du Nouvel an qui vire au drame.

Dès le début du film, on comprend que le réveillon s’est terminé de manière catastrophique. Dans la scène d’introduction, deux policiers arrivent dans une grande maison bien amochée et remplie de cadavres. Alors comment cette soirée du Nouvel an a-t-elle basculé dans l’horreur ? A cause d’un enchaînement d’accidents, de règlements de compte et de quiproquos dû à un mélange explosif de disputes, de relations compliquées, de consommation de drogues et de parties de jambes en l’air, ce Projet X revisité vire en bain de sang avec un pétage de plomb collectif.Ultra référencé et rythmé avec une bande son efficace, Tous mes amis sont morts est un film jouissif qui mélange tous les genres entre le slasher, la comédie noire et l’action détonante. Le long-métrage prend un peu de temps en posant ses bases et en introduisant sa multitude de personnages, complètement loufoques, dans une première partie assez classique. Mais dès que les morts commencent à s’enchaîner, le rythme s’intensifie jusqu’à un climax hilarant et une résolution résolument sombre et énigmatique.

Game Change sur OCS : ce téléfilm HBO qui a pris tout son sens à l’élection de Trump

Diffusé en 2012, le téléfilm HBO « Game Change » retraçait la campagne menée par le sénateur républicain John McCain et sa colistière Sarah Palin. Une fiction biographique qui a en quelque sorte anticipé avant l’heure l’élection de Donald Trump.

En 2012, le téléfilm HBO Game Change retraçait la campagne à l’élection présidentielle américaine menée par le républicain John McCain (Ed Harris) et sa colistière Sarah Palin (Julianne Moore) très vite devenue la coqueluche des médias pour son franc-parler et sa méconnaissance des codes politiques. Un profil qui n’est pas sans rappeler celui de Donald Trump, élu à la Maison-Blanche en 2016.Qu’il s’agisse de leurs idées politiques ou de leur personnalité, à peu près tout opposait John McCain et Sarah Palin, des divergences parfaitement retranscrites par leurs interprètes à l’écran. Le défi principal du téléfilm a été de trouver un équilibre dans son propos, puisqu’il fallait à la fois explorer la personnalité de Sarah Palin et son parcours de femme politique dans un système patriarcal, mais aussi sa légèreté sans pour autant tomber dans le registre parodique (Palin était alors un personnage phare de l’émission Saturday Night Lights sous les traits de Tina Fey, comme le sera ensuite Donald Trump incarné par l’autre vedette de 30 Rock, Alec Baldwin).

Écrit par Danny Strong (Le Majordome), ce téléfilm primé par plusieurs Emmy Awards a été réalisé par Jay Roach, le réalisateur des Austin Powers, également connu pour ses fictions politiques HBO (Recount et All the Way) et pour le film Scandale consacré à Roger Ailes, le fondateur de la chaîne FOX News. Conçu de toute évidence par des personnalités aux convictions démocrates, Game Change n’a pas pour autant cherché à construire son intrigue sur l’opposition des candidats à la présidence de 2008, Barack Obama et John McCain, mais au contraire à explorer les scissions au sein même du camp républicain.Vétéran du Vietnam, John McCain était un sénateur républicain à l’ancienne, conservateur pour ses idées, mais défenseur dans l’absolu de la liberté d’expression : ainsi, il n’avait pas hésité à contredire l’une de ses supportrices qui scandait des attaques racistes à l’encontre de Barack Obama lors d’un de ses meeting de campagne. Son ouverture d’esprit et son refus de céder à la bataille politique totale était un frein majeur pour espérer être élu, et c’est d’ailleurs pour cette raison que ses conseillers lui ont suggéré de choisir pour colistière Sarah Palin, gouverneur d’Alaska.Il y aurait sûrement beaucoup à dire sur la façon dont la campagne menée par Sarah Palin, bien qu’elle n’ait pas été élue vice-présidente, a d’une certaine façon annoncé celle de Donald Trump. Risées des médias pour leur méconnaissance des enjeux politiques, ces deux membres du parti républicain ont néanmoins su user de leur charisme pour devenir de vraies figures médiatiques, tandis que leur ton naturel et leurs punchlines les ont fait grimper en tête des sondages de popularité auprès des électeurs de l’Amérique profonde.

L’échec de Sarah Palin dans Game Change annonce indirectement la future victoire de Donald Trump. Car le téléfilm nous montre comment la personnalité de cette dernière a peu à peu pris le pas sur celle de John McCain, sénateur de longue date parfaitement rompu au fonctionnement du système politique américain. D’ailleurs, faut-il s’étonner que McCain soit ensuite devenu un opposant du président Trump, qui le lui a d’ailleurs bien rendu en déclarant qu’il ne méritait pas le statut de « héros de guerre ». Ces attaques symbolisent à elles seules les divisions qui demeurent au sein du parti républicain américain.Preuve qu’il existe un lien entre Game Change et l’élection de Donald Trump, un projet de série sur la campagne menée par le milliardaire a été mis en développement par la chaîne HBO ; le programme – produit notamment par Tom Hanks – devait adapter un ouvrage cosigné par Mark Halperin et John Heilemann, les auteurs de Game Change, mais ne vit finalement jamais le jour. Le projet n’est désormais plus d’actualité, mais nul doute que la fiction ne tardera pas à se pencher sur le cas du 45ème président américain, comme l’a déjà fait par exemple la mini-série Showtime The Comey Rule.

Le téléfilm HBO Game Change est disponible sur la plateforme OCS à la demande.