Yuki vit au ciel avec ses grands-parents, qui veillent sur la Terre. L’année de ses 13 ans, elle est envoyée chez les humains pour faire revenir la paix. Elle aura un an pour mener à bien sa mission, au risque d’être transformée en un sombre vent hurlant. Confrontée au mauvais sort des habitants d’un village du Japon féodal, elle découvre que la cause de tous leurs maux est bien plus mystérieuse que ce que l’on croit…
Chronique : Avant de regarder ce film, vous devez comprendre le contexte et les circonstances dans lesquelles il a été réalisé. Il est également important de garder à l’esprit que le réalisateur du film était de gauche. Le film est un produit de son époque, une époque de guerre froide, de capitalisme contre communisme. Une époque où beaucoup cherchaient à libérer les opprimés (c’étaient les idéaux des gens du commun, bien sûr, et non ceux des gouvernements). Une époque où de nombreux artistes étaient contre l’establishment et utilisaient leur liberté artistique pour s’exprimer et exprimer leurs opinions. Ce film est exactement cela. C’est l’histoire d’une fille envoyée pour aider les fermiers et les paysans à lutter contre leurs seigneurs et les libérer de leurs oppresseurs. Ces oppresseurs sont les samouraïs et leur seigneur féodal, et la tradition elle-même.
Yuki, le secret de la Montagne magique est un long métrage d’animation très rare. Il date de l’époque qui a précédé la transformation des dessins animés en un phénomène culte en Occident et où des réalisateurs tels que Katsuhiro Otomo, Rintaro, Mamoru Oshii et Hayao Miyazaki étaient encore inconnus ou n’étaient pas encore devenus des stars. C’était l’époque où l’animation japonaise était encore un phénomène localisé et était rarement vue en Occident en dehors des séries télévisées Astro Boy (1963-6), Star Blazers (1974-5) et diverses émissions de Transformers. En regardant Yuki, le secret de la Montagne magique aujourd’hui, on se rend compte que le film n’a pas la même qualité que les réalisateurs cultes de l’époque. L’animation est limitée et le film aborde rarement les perspectives épiques et les échelles de destruction massive qui sont devenues presque routinières dans les anime modernes.
Cela dit, Yuki, le secret de la Montagne magique est un film modestement efficace à sa manière. Bien qu’en dehors de son ouverture dans le ciel et de l’impressionnant dernier quart d’heure où l’héroïne s’attaque à un dieu de la montagne qui ressemble au Talos de Jason et les Argonautes (1963), il y a étonnamment peu de choses qui relèvent de la fantaisie. Il s’agirait plutôt d’une épopée historique, à l’instar d’un des films de samouraïs d’Akira Kurosawa – une quantité surprenante de détails et de réalisme est mise en scène. Le film est basé sur un roman, ce qui lui donne une portée ambitieuse. L’ampleur de l’histoire est à la base du film – c’est un fantasme épique à cet égard. C’est une histoire à la fois adulte et simple, racontée en noir et blanc, une héroïne innocente dont la vertu l’emporte, la simplicité honnête de la paysannerie face aux propriétaires terriens et aux samouraïs cupides. (Pour autant qu’elle soit présentée comme une fantaisie, elle pourrait être une œuvre du marxisme japonais). Finalement, au bout d’un certain temps, les personnages, les lignes simples de la campagne dessinée en arrière-plan et les touches occasionnelles d’échelle somptueuse développent une beauté et une simplicité contemplative qui ne ressemblent à rien de ce que l’on trouve dans un film d’animation occidental.
Alors que les trois premiers épisodes de la saison 2 de The Boys sont désormais disponibles sur Amazon Prime Video, retour sur le Composé V et ses propriétés aux conséquences désastreuses pour nos super-héros. Attention, spoilers.
Attention, spoilers. Les paragraphes suivants révèlent des éléments d’intrigue des trois premiers épisodes de la saison 2 de The Boys. Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.Dans la première saison de The Boys, une série de super-héros subversive à contre-courant des productions Marvel, on découvrait que les enfants chéris de l’Amérique, les Sept, n’étaient pas les super-héros qu’ils croyaient être. Ils sont en fait l’oeuvre de la société Vought, qui a utilisé une substance appelée le Composé V (Compound V, en VO) pour insuffler des super pouvoirs à ces être humains ordinaires et en faire des êtres extraordinaires. Contrairement aux croyances populaires, les super-héros dans The Boys ne naissent pas super-héros, ils le deviennent.
Le Composé V est une substance chimique créée par Jonah Vogelbaum et utilisée par Vought International pour créer des super-héros et améliorer leurs capacités. La plupart des super-héros se sont fait injecter le médicament lorsqu’ils étaient enfants car il y a plus de risques à prendre du Composé V lorsqu’on est adulte. A la fin de la saison 1, le Pentagone classe le Composé V comme substance contrôlée et fiche les Boys en tant que fugitifs. Toujours occupé à chercher sa femme disparue Becca (Shantel VanSanten), Butcher (Karl Urban) enlève Stillwell (Elisabeth Shue) mais se fait devancer par Homelander (Antony Starr) qui la tue. Le super-héros emmène ensuite Butcher voir Becca, qui vivait cachée et accompagnée de son fils Ryan, dont le géniteur est Homelander.Dès le début de la deuxième saison, Butcher prépare sa vengeance contre Homelander et son groupe de Boys essaie de faire éclater la vérité au grand jour sur le Composé V et la création des super-héros. Pendant ce temps, Homelander menace Becca car il veut passer plus de temps avec son fils Ryan pour l’entraîner à devenir un super-héros. Alors que Becca tente de lui faire croire que Ryan est un garçon ordinaire, Homelander pousse le garçon dans ses retranchements. Ryan finit par s’en prendre à Homelander et laisse sa colère s’exprimer à travers ses pouvoirs. On comprend donc que les enfants de super-héros sous Composé V héritent des super pouvoirs de leurs parents.
Dans une interview pour Entertainment Weekly, Eric Kripke, le showrunner a expliqué que le Composé V serait au cœur de la saison 2 de The Boys. Sa vision de cet univers déjanté s’éloigne un petit peu des comics et ne traitera pas des héros extraterrestres ou venus d’un autre monde : « Pour moi, les meilleures œuvres de science-fiction et de fantasy sont à 90 % basées sur la réalité. La seule magie autorisée dans la série est le vaccin appelé Composé V et il s’avère qu’il a donné à la population des super-héros imprévisibles, et c’est tout… Tout ce qui sort de cette drogue est viable et tout le reste qui ne le serait pas, on ne se permet pas de le traiter ».Si le Composé V est un élément clé de la saison 2 de The Boys, comment cette substance va-t-elle être concrètement utilisée ? Certains internautes ont élaboré des théories depuis la fin de la saison inaugurale de la série Amazon. Dans les comics de Garth Ennis et Darick Robertson, Butcher n’hésite pas à injecter du Composé V à Hughie lors de leur première mission en lui expliquant que tous les membres des Boys en ont pris aussi pour se mesurer aux Sept. Dans la série d’Eric Kripke, il n’en est rien. Les Boys usent de leurs gros bras, d’armes massives et de leur ingéniosité pour combattre les super-héros. Par ailleurs, Becca est bien morte dans les bandes dessinées The Boys.La liberté créative d’Eric Kripke concernant Butcher, le Composé V et Becca permet de lancer une nouvelle dynamique autour de la vengeance de Butcher. Et si Butcher décidait d’utiliser le Composé V sur sa bande et lui-même pour se mesurer à armes égales aux Sept ? D’autant plus que, dans la saison 2, Stormfront (Aya Cash), une dangereuse super-héroïne plus impitoyable qu’Homelander, vient de rejoindre les Sept et que le monde fait face à des super-héros terroristes. Le Composé V pourrait être une solution pour Butcher afin de se venger des super-héros mais qui pourrait aussi le mener à sa perte.
La série spatiale « Away », portée par Hilary Swank dont le personnage est envoyé en mission sur Mars loin de sa famille, arrive sur Netflix. Vaut-elle le détour ?
Après s’être entraînée pendant des années, l’astronaute Emma Green prend le commandement du premier vaisseau envoyé sur Mars avec un équipage pour une mission de trois ans. Ils sont quatre astronautes de nationalités différentes, accompagnés par un botaniste, et son prêts à prendre tous les risques pour repousser les limites de l’exploration spatiale. Sur Terre, Emma a laissé derrière elle son mari Matt, frappé par un grave problème de santé, et sa fille adolescente Lex, qui s’inquiète pour elle et lui en veut terriblement de les abandonner.
Malgré une exposition trop longue et qui insiste un peu trop lourdement sur l’émotion, on se laisse embarquer dans ce voyage sous haute tension au cours duquel, épisode par épisode, on découvre comment Emma et sa famille apprennent à supporter la séparation et on apprend par le biais de flashbacks à mieux connaître chaque membre de l’équipage et son passé. Au rythme des incidents techniques, des guerres d’ego, de la rééducation de Matt, des sujets de société que la série évoque, des conflits et des nombreux problèmes rencontrés en route par Emma et ses partenaires de mission, on s’attache peu à peu à chacun, sans jamais toutefois se prendre vraiment de passion pour le récit.
Le créateur Andrew Hinderaker ayant fait le choix d’une facture très classique, on ne peut pas s’empêcher de souffrir tout au long du visionnage d’une impression de déjà vu. On pense à tous le films spatiaux des dernières années – de Gravity à Proxima, centrés sur des héroïnes, en passant par Ad Astra, Seul sur Mars ou Interstellar – sans en retrouver la singularité. En revanche, le casting est irréprochable et on retrouve avec joie Hilary Swank dans un rôle qui lui impose d’être à la fois solide et à fleur de peau.
En fin de compte, si Away n’est franchement pas une série révolutionnaire ni indispensable, ce survival se regarde sans déplaisir, avec curiosité, et réserve quand même quelques très belles séquences de suspense, qui devraient séduire les amateurs de films spatiaux.
L’intrigue suit l’enquête de deux hommes que tout oppose, un inspecteur de police (Javier Rey) et le propriétaire d’une boutique de comics (Brays Efe), qui s’allient afin de retrouver un tueur en série. La spécialité de l’assassin est en effet peu commune, puisque ce dernier puise l’inspiration pour réaliser ses meurtres dans des bandes dessinées de super-héros. Voilà donc nos héros chargés de résoudre une série de meurtres épouvantables, dont le premier met en scène un haltérophile étouffé sous ses propres poids !
Ce thriller va faire plaisir aux fans de super-héros parmi vous ! Chaque crime est une reconstitution d’une fameuse scène issue des comics Marvel et DC, et aucun détail n’échappe à l’assassin. Par exemple, son assassinat lié à Hulk dépeint celui-ci avec une peau grise, et non verte, car c’est ainsi que ce personnage est apparu pour la première fois dans les bandes dessinées. Certes, le réalisateur David Galán Galindo n’évite pas certains clichés, mais son propos est un plaidoyer touchant en faveur des lecteurs de BD adultes, souvent accusés d’être immatures. Le cinéaste prend le parti de montrer qu’au contraire, les fans de Hulk, Iron Man, la Torche Humaine, Spider-Man, Batman ou encore les X-Men sont tout sauf des losers !
De plus, le duo à la tête du film fonctionne parfaitement. Jorge est un geek optimiste, gentil et drôle, tandis que David est un détective très brusque et rigoureux ! Assister aux aventures de personnages qui ne se ressemblent pas, voire se méprisent, mais deviennent amis en passant du temps ensemble est un poncif du cinéma. Toutefois, dans ce cas-là, ce ressort scénaristique apporte beaucoup de peps et de profondeur à l’intrigue ! D’autant que ce duo doit composer avec Norma, la chef de la brigade dédiée aux homicides, qui possède des caractéristiques en commun avec chacun d’eux. En effet, c’est une policière ET une cosplayeuse passionnée ! D’ailleurs, ses costumes de super-héros déchirent… De quoi frissonner, s’amuser, et potentiellement replonger le nez dans ses comics !
Le dernier film de Christopher Nolan, « Tenet », n’est pas le seul long-métrage attendu de longue date par les cinéphiles à sortir ce 26 août 2020. Cinq ans après le début du projet, « Les Nouveaux Mutants » a enfin fini par sortir au cinéma. Critique sans spoiler.
Si les cinémas du monde entier n’en pouvaient plus d’attendre Tenet et sa sortie internationale ce mercredi 26 août, bon nombre de cinéphiles et fans de comics n’attendaient presque plus Les Nouveaux Mutants. Ce film, produit par les studios désormais connus sous le nom de 20th Century Studios, est réalisé par Josh Boone (Nos étoiles contraires) et coécrit par Knate Lee. Il reprend une partie des personnages créés en 1982 par Chris Claremont, incontournable scénariste des X-Men, et Bob McLeod, pour la série de comics éponymes.Le long-métrage, au genre oscillant entre le « teen movie » et le film d’horreur, raconte l’arrivée d’une jeune Amérindienne, Danielle Moonstar (incarnée par Blu Hunt, aperçue dans la série The Originals), dans un hôpital psychiatrique isolé du reste du monde après la destruction de sa réserve. Elle découvre ainsi qu’elle est une mutante et va y faire la rencontre de quatre autres adolescents dotés de super-pouvoirs naissants : la Britannique Rahne Sinclair (Maisie Williams, Game of Thrones), la Russe Illyana Raspoutine (Anna Taylor-Joy, Split), le Brésilien Roberto Da Costa (Henry Zaga, Teen Wolf) et un autre Américain Sam Guthrie (Charlie Heaton, Stranger Things). Ils sont tous suivis par le docteur Cecilia Reyes (Alice Braga, Predators), unique médecin de l’établissement en décrépitude, dont la mission est de leur apprendre à ne plus être des dangers pour eux-mêmes et pour les autres. Suite à l’arrivée de Dani dans le groupe, les jeunes mutants subissent une série d’hallucinations qui s’avèrent être de plus en plus réelles et dangereuses et révèlent la véritable raison de leur isolement.Un projet qui a trop de fois muté ?Avant de discuter de la teneur du film en lui-même, il est nécessaire de s’attarder brièvement sur sa production extrêmement tumultueuse. Le projet d’adaptation filmique des Nouveaux Mutants, porté par Josh Boone, a été initialement validé par la Fox en mai 2015 – paraît-il, dans l’espoir d’en faire une trilogie. La société américaine n’est alors pas encore une filiale de la Walt Disney Company. Le long-métrage est entré en pré-production en avril 2017 dans le but d’une sortie, au départ, prévue pour avril 2018. L’idée était, à l’origine, de proposer le film de super-héros le plus horrifique jamais diffusé jusqu’à alors, pour capitaliser sur le succès phénoménal du remake de Ça par la Warner. Après quelques problèmes de « re-shoot », la sortie du film a été repoussée de multiples fois, en partie pour laisser plus de place à Deadpool 2 puis X-Men : Dark Phoenix.
Le rachat de la Fox par Disney en mars 2019 a une nouvelle fois rebattu les cartes. Un changement radical du ton du film aurait été exigé, retardant à nouveau sa finalisation et repoussant encore plusieurs fois sa sortie en salle. Josh Boone a même fini par s’éloigner du projet pour se lancer dans l’adaptation sérielle du roman de Stephen King, « Le Fléau ». Disney aurait ensuite voulu faire en sorte d’ajouter plus de connexions avec le reste de la saga X-Men – dont Les Nouveaux Mutants devait, à l’origine, se dissocier – puis se serait ravisé, pour redonner au long-métrage sa dimension horrifique. Dans le fracas, il aurait été même question d’y inclure une scène post-générique dans laquelle apparaîtrait pour la première fois l’effroyable Mister Sinister. L’idée aurait ensuite été laissée de côté pour offrir un caméo à Antonio Banderas, incarnant le riche père de Roberto Da Costa. Finalement, l’idée d’une scène post-générique liant d’une manière ou d’une autre le film au reste du MCU a été abandonnée. Le film, quant à lui, a été désigné pour une sortie en salle en avril 2020. La pandémie de COVID-19 a chamboulé une dernière fois sa programmation, repoussant sa diffusion au 26 août 2020. Si, d’après le réalisateur, le résultat final reste malgré tout proche de l’intention d’origine, il est évident que le parcours turbulent du projet laisse des traces à l’écran. En tout cas, c’est ce sur quoi Josh Boone pourra peut-être se reposer pour justifier la piètre qualité de son film.
Jeu d’acteur et écriture immatures
Plus qu’un film d’horreur, Les Nouveaux Mutants se positionne, très rapidement, davantage comme une sorte d’énième resucée de Breakfast Club (John Hughes, 1985). Les protagonistes sont donc très jeunes et les acteurs qui les incarnent le sont tout autant. Malgré leur carrière déjà bien lancée, aucun n’arrive vraiment à se démarquer et à faire preuve d’un jeu d’acteur digne de ce nom. Charlie Heaton incarne ici Sam, un ancien mineur et auteur d’un accident effroyable du fait de son pouvoir. Le rôle, comme la plupart de ceux de ses compères, possède une certaine gravité sur laquelle l’acteur peut, a priori, facilement se baser pour transmettre les émotions escomptées. Mais en donnant au personnage un fort accent du sud des États-Unis, l’acteur n’y parvient absolument pas. L’intensité de son accent varie même au fur et à mesure du film, à en devenir presque drôle. Même chose, d’une certaine façon, pour Maisie Williams qui accentue son accent britannique naturel et dont le personnage oscille entre une sagesse fédératrice, bien exploitée par sa diction, et un étonnement infantilisant. La palme du jeu d’acteur bancal va néanmoins à l’actrice principale, Blu Hunt, qui semble complètement perdue dans ce qu’elle doit exprimer en particulier dans le premier tiers du film. L’ensemble rend le film difficile à croire et donc à suivre. Néanmoins, les acteurs ne sont pas les seuls fautifs : l’écriture participe grandement à oblitérer l’once de sérieux auquel ce film pouvait prétendre.
Les dialogues sont tous très convenus, à l’image des enchaînements narratifs pataugeant dans un bain aberrant de facilité. D’autant plus que le scénario martèle inlassablement son message, somme toute extrêmement banal, tout au long du film : il faut apprendre à contrôler sa peur pour éviter de nourrir le monstre qui sommeille en nous. Monstre qui se manifeste littéralement dans le long-métrage, pour finir d’effacer toute trace de subtilité. De la même manière, l’arène diégétique dans lequel se déroule ce film à huis-clos est très mal établie. Au départ, le spectateur a l’impression que l’intrigue ne se déroule que sur le site abandonné d’un hôpital de campagne ne comportant que deux bâtiments tout au plus. Habité par seulement six personnes, cela n’aurait rien d’étonnant et renforcerait le sentiment d’isolement et de paranoïa des personnages. Cependant, plusieurs plans en hauteur indiquent très rapidement que le site est bien plus grand et comporte bien plus de bâtiments. Cette maladresse de réalisation a deux impacts : perdre géographiquement le spectateur (un comble pour un huis-clos) et surtout, diluer la dimension claustrophobique qui devrait contribuer grandement à générer l’effroi recherché par un tel film d’horreur. Pour ne pas verser dans le spoiler, les incohérences et « plot holes » mineurs sont aussi légions – notamment concernant la protagoniste et le fonctionnement de cette espèce d’asile pour jeunes mutants.
Avec Les Nouveaux Mutants, l’intention était claire au regard des multiples bandes-annonces diffusées depuis ces dernières années : signer un film d’horreur avec des mutants. Pourtant, à aucun moment, la peur n’est apparente. La ressemblance, dans la forme, avec un film comme Vol au-dessus d’un nid de coucou (Miloš Forman, 1975), rend les personnages attachants au fil du long-métrage. Et le groupe jouit petit à petit d’une alchimie certaine, qu’on a envie de voir évoluer dans un contexte plus super-héroïque. Pourtant, là encore, la réalisation et les rebondissements scénaristiques incohérents répriment la possibilité du spectateur de craindre pour les personnages.
Les scènes horrifiques semblent en effet sorties d’une série de parodies. Le plan, maintes fois repris d’une Maisie Williams terrifiée sous la douche (voir ci-dessus), n’a en vérité absolument rien de comparable au célèbre plan de Psychose, d’Alfred Hitchcock, dont il semble s’inspirer. Au contraire, la mise en scène est si exagérément « inspirée » qu’elle flirte involontairement avec le copiage ouvertement moqueur. D’autant plus que la photographie, et surtout la lumière, n’aide pas : pour un film vendu comme sombre, il reste très lumineux (bien plus que la bande-annonce de The Batman ou que l’épisode 3 de la saison 8 de Game of Thrones). Enfin, autre balle que le film se tire dans son propre pied est la faiblesse de son antagoniste. Sans gâcher la surprise, ce dernier ne devient jamais véritablement dangereux pour le groupe de protagonistes et tarde même, tout au long du film, à être positionné comme tel. En somme, ce serait comme si Michael Myers restait sans danger pendant les trois quarts de Halloween (John Carpenter, 1978) avant de ne montrer qu’un infime degré de monstruosité pendant un brève instant du dernier quart du film. Il aurait été difficile, dans ces conditions, de craindre que Laurie, la protagoniste, perde la vie ou même de redouter sa présence à l’écran.
Chronique : La Saison 3 de Alta Mar est disponible sur Netflix ! Si vous souhaitez connaitre l’explication de la fin, lisez la suite ! Lorsque la série espagnol de Netflix, Alta Mar est revenu pour sa saison 3, certaines choses ont changé. La saison 3 reprend un an et demi après les événements de la première saison. Et nos personnages sont des personnes différentes. La nouvelle saison a également introduit de nombreux nouveaux personnages. Dont certains pourraient rester pour d’éventuelles futures saisons. Que s’est-il passé à la fin de la Saison 3 de Alta Mar ? Toutes les explications !
Cette fois-ci, les sœurs Villanueva, Eva et Carolina embarquent à nouveau à bord du Barbara de Braganza pour un voyage. Mais un nouveau danger plus infâme les attend. Eva est désormais une auteure à succès. Ayant publié son roman Âmes perdues, qu’elle a écrit alors qu’elle était à bord du Barbara de Braganza. Pendant ce temps, Carolina, qui est maintenant mariée à Fernando Fabregas, tente de sortir de sa coquille. Elle a donc acheté un nouveau navire qui va entreprendre son premier voyage en livrant des marchandises. Eva est également célibataire puisque Nicolas Vasquez a choisi d’être avec sa femme à la place.
Que se passe t’il au cours de la saison ?
Au cours de la saison 3 de Alta Mar, avant qu’Eva ne monte à bord du Barbara de Braganza. Elle est approchée par l’espion brésilien Fabio c’est peut-être son vrai nom qui lui demande de l’aide pour trouver un médecin ignoble qui avait développé un virus mortel pour les nazis. Fabio pense que le médecin voyagera sur le Barbara de Braganza. Alors que le navire met les voiles pour le Mexique. Mais il ne sait pas quel nom le médecin a repris ni à quoi il ressemble. Il a besoin de l’aide d’Eva pour accéder aux dossiers des passagers afin de découvrir qui pourrait être le médecin. Et pouvoir l’arrêter avant que le navire ne commence son voyage. Eva et Fabio réalisent plus tard que le protégé du médecin pourrait plutôt se trouver sur le navire. Le protégé s’appelle Alex Katona, mais personne ne connaît l’identité de la personne.
Pendant ce temps, dans les quartiers du capitaine, après que Nicolas ait été envoyé sur le navire du capitaine Carolina dans des circonstances mystérieuses. Le nouveau premier officier, Hector Birabent, et le second officier Pierre ne sont pas non plus au mieux de leur forme. Ils travaillent ensemble pour faire déposer le capitaine Santiago Aguirre en lui faisant croire qu’il perd la tête. Une autre série d’événements mystérieux est que Carolina est kidnappée et mise sous sédatif. Tandis qu’une femme nommée Diana qui lui ressemble exactement après l’opération se fait passer pour Carolina pour attraper le virus pour elle et le Dr Ayala.
A la fin de la Saison 3 de Alta Mar, nous apprenons qu’Hector travaillait avec Alex qui s’est avéré être une femme et la bonne d’Eva, Ana. Il s’avère qu’Alex avait créé le virus elle-même et qu’elle l’a fait par vanité. Alex avait injecté le virus à Diana en pensant qu’elle était Carolina.
Explication de la fin de la Saison 3 de Alta Mar
Au moment où il s’avère qu’il n’y a plus d’espoir, Nicolas se présente sur le Barbara de Braganza et aide Eva et les autres à libérer le capitaine Santiago et à capturer Alex et Hector. Malheureusement, Diana a propagé le virus dans le monde entier. Fabio demande donc à Ayala de fabriquer un sérum de vaccin à partir du sang d’Hector et d’Alex. Car il semble qu’ils soient immunisés. Lorsque le premier sérum extrait du sang d’Hector est envoyé pour être testé. Diana menace la vie de Dimas. Cependant, le sérum n’a pas fonctionné et elle meurt. Il s’avère qu’Hector n’est pas immunisé et il tombe bientôt malade. Ayala prélève alors le sang d’Alex et cette fois, le sérum s’avère efficace.
Entre-temps, un navire de guerre a répondu à l’appel SOS du Barbara de Braganza. Malheureusement, au lieu de les sauver, le navire de guerre commence à tirer sur le navire pour s’assurer que le dangereux virus n’atteigne pas la terre ferme. Nicolas et Eva font alors de leur mieux pour hisser un drapeau jaune afin de signaler au navire de guerre que le virus a été guéri. Pendant ce temps, Alex s’échappe et, alors que Nicolas et Alex s’enchaînent, Alex poignarde le premier.
A la fin de la Saison 3 de Alta Mar, Nicolas meurt dans les bras d’Eva alors que le reste des passagers évacue. Le Barbara de Braganza avec Nicolas et d’autres victimes à l’intérieur coule au fond de la mer.
Que cela présage t’il pour la suite ?
Qu’est-ce que cela signifie pour une éventuelle quatrième saison ? Nous pensons que Fabio pourrait prendre la place de Nicolas dans les futurs scénarios. Bien que nous n’aimions pas Fabio autant que nous aimions Nicolas, nous espérons que la série s’étendra sur son histoire. Peut-être que si nous en apprenons plus sur lui, nous pourrions l’apprécier davantage. De plus, le Barbara de Braganza étant maintenant détruit, une nouvelle saison signifierait qu’il se déroulerait sur un nouveau navire. Peut-être devrait-il être sur le cargo de la Caroline qui serait transformé en navire à passagers.
L’épisode interactif de « Unbreakable Kimmy Schmidt » disponible sur Netflix. L’expérience vaut-elle le détour ?
Deux ans après la fin de sa quatrième et dernière saison, Unbreakable Kimmy Schmidt est de retour pour un épisode très spécial. Intitulé « Kimmy contre le révérend », écrit par Tina Fey, Robert Carlock, Sam Means et Meredith Scardino et réalisé par Claire Scanlon, cet épisode qui se présente comme un téléfilm (qu’on ne peut véritablement apprécier sans connaître la série) est intéractif. Comme dans Black Mirror: Bandersnatch, c’est le spectateur qui décide du sort des personnages, les aidant à faire des choix à des moments cruciaux du récit.
Dans « Kimmy contre le révérend », Kimmy (Ellie Kemper), qui est parvenue à refaire sa vie à New York après avoir été retenue prisonnière dans un bunker par le révérend Richard Wayne Gary Wayne (Jon Hamm) pendant quinze ans, s’apprête à épouser Frederick Windsor (Daniel Radcliffe, merveilleux guest), héritier au 12e degré de la couronne d’Angleterre. A quelques jours du mariage, elle retrouve à l’intérieur de Jan, son vieux sac à dos qui parle, un roman interactif qui laisse penser qu’une autre jeune fille a peut-être été victime du révérend.
Elle lui rend alors visite en prison et comprend que pas une, mais plusieurs jeunes filles, sont encore prisonnières quelque part dans un bunker. Elle décide donc de se lancer à leur recherche et compte bien revenir à temps pour épouser son prince. Dans cet épisode spécial, Kimmy est bien sûr entourée de ses fidèles compagnons Jaqueline (Jane Krakowski), Titus (Tituss Burgess) et Lillian (Carol Kane), que l’on retrouve avec un réel plaisir.
Comme on se situe dans le registre de la comédie, les différents choix apportent quelque chose de très ludique.
Contrairement à « Bandersnatch », qui décevait notamment par son utilisation finalement assez vaine de l’interactivité, se contentant de se regarder le nombril au détriment de l’histoire, « Kimmy contre le révérend » en fait un usage très malin. D’un point de vue fonctionnel, les interactions sont fluides et comme on se situe dans le registre de la comédie, les différents choix (qui apparaissent en bas de l’écran, en général au moment où un personnage doit lui-même faire un choix) apportent quelque chose de très ludique.
On doit aider Kimmy à décider dans quelle robe se marier, ou avec qui s’envoler pour la Virginie-Occidentale afin de secourir les autres filles. On choisit d’embrasser Frederick ou de préparer le mariage… Un mauvais choix conduit à une impasse toujours amusante, parfois très drôle, et oblige à revenir en arrière pour que le déroulé des événements soit cohérent et chaque choix en adéquation avec la personnalité des protagonistes.
Intelligemment, les scénaristes ont su créer une intrigue à la Very Bad Trip qui se prête à l’interactivité sans perdre de vue l’essence de la série, son côté décalé, complètement déjanté et foutraque. Pour explorer toutes les ramifications du scénario et toutes les possibilités qui s’offrent pour chaque personnage, il faut bien sûr prévoir un peu de temps (environ deux ou trois bonnes heures), mais l’expérience est tout à fait divertissante et si vous aimez l’univers de Kimmy Schmidt, le jeu en vaut vraiment la chandelle.
La suite de la comédie romantique qui avait cartonné sur Netflix débarque enfin ! The Kissing Booth 2 est disponible dès ce vendredi 24 juillet 2020 sur la célèbre plateforme de streaming.
Après le carton de The Kissing Booth en 2018, Netflix offre aux fans du couple Elle (Joey King) et Noah (Jacob Elordi) la suite de leur aventure avec The Kissing Booth 2, disponible depuis le 24 juillet 2020.
Dans The Kissing Booth, on assiste à la relation naissante entre Elle et Noah, le grand frère de son meilleur ami Lee (Joel Courtney). Elle et Lee sont fusionnels depuis leur naissance et leur amitié est régie selon certaines règles dont la numéro 9 : Tu ne sortiras pas avec le frère de ton meilleur ami. Sauf que les sentiments entre Elle et Noah sont plus forts que cela et après quelques péripéties, tout est bien qui finit bien. Ou presque : à la fin de The Kissing Booth, Noah part étudier à Harvard tandis que Elle et Lee vont faire leur rentrée en terminales.
Dans The Kissing Booth 2, la rentrée de notre duo est mouvementée. Rachel (Meganne Young), la petite amie de Lee en a marre d’être en couple avec Lee et Elle. Cette dernière a du mal avec sa relation à distance avec Noah et hésite à postuler à Harvard dans le dos de Lee. Ajoutez à cela les arrivées de deux nouveaux personnages : Marco (Taylor Perez), machine à fantasme pour adolescentes et Chloe (Maisie Richardson-Sellers), nouvelle camarade de Noah à la fac, dont Elle se méfie. Que vaut donc cette suite dont un troisième film The Kissing Booth 3 a d’ores et déjà été tourné et prévu pour 2021 ?
Cela fait plaisir de revoir le casting de The Kissing Booth. D’autant que depuis le premier film, Joey King et Jacob Elordi ont cartonné dans d’autres séries avec des rôles très différents. L’actrice s’est fait remarquer dans The Act (Hulu) avec Patricia Arquette, qui raconte l’histoire vraie de Gypsy Rose Blanchard, en prison pour avoir organisé l’assassinat de sa mère. De son côté, Jacob Elordi a fait sensation dans Euphoria (HBO) au côté de Zendaya, en incarnant le violent Nathaniel. Des rôles salués par les critiques. Cependant, en se remettant dans les costumes d’Elle et Noah, le duo ne transcende pas l’écran, probablement à cause du scénario, cousu de fil blanc.
Mais, le duo Elle-Lee fonctionne toujours, même si certaines scènes entre les deux amis, notamment lorsque Lee court dans tout le lycée pour débrancher le micro de Elle, traînent en longueur. Il n’empêche qu’ils sont toujours fusionnels, mais refusent encore une fois de communiquer quand ça ne va pas.
The Kissing Booth 2 donne un peu plus de place à Rachel, qui essaye tant bien que mal de se faire une place face à l’amitié de Lee et Elle. Quant aux deux nouveaux Marco et Chloe, leurs rôles sont peu fouillés mais permettent un certain renouvellement dans l’histoire et l’agrandissement de la joyeuse bande.
Mais, une intrigue bien moins captivante
Sans être tout bon ni tout mauvais,The Kissing Booth 2 se regarde, mais peut certaines fois vous ennuyer. On voit rapidement venir les rebondissements, même si le réalisateur essaye d’aborder de nombreux sujets qui peuvent parler à tout le monde : les relations à distance, le choix de son avenir quand on est au lycée, les amitiés naissantes et fusionnelles, les réseaux sociaux. À noter que la relation entre Elle et Noah est beaucoup moins problématique que dans le premier film : par exemple, il n’use pas de sa force physique pour obliger Elle à le suivre quelque part.
Le concours de danse d’Elle et Marco offre un show à l’américaine avec feux d’artifice et bande-son entraînante qui assurent le spectacle. Marco malheureusement se balade dans l’histoire avec cette étiquette de machine à fantasme musclé, musicien, cynique, dont le petit coeur bat en réalité pour Elle. De son côté, Chloe est, au départ cataloguée, comme la rivale d’Elle parce que plus belle, plus sociale, plus à l’aise que l’adolescente. Une jalousie sous-jacente qu’on aurait aimé ne pas voir (heureusement la communication et la sororité sont de mises à la fin).
Ainsi The Kissing Booth 2 coche de nombreuses cases du divertissement, sans toutefois réussir à être meilleur que le premier film, puisque l’intrigue ne propose pas vraiment quelque chose de novateur. Tout le monde s’empêtre dans les mensonges et les non-dits. Mais, il n’empêche que la curiosité est présente pour The Kissing Booth 3, attendu pour 2021
New York, Brooklyn. Après avoir fui sa communauté juive orthodoxe, Yakov accepte contre son gré d’assurer la veillée funèbre d’un membre décédé de celle-ci. Désormais seul avec le corps dans une maison délabrée, il se retrouve confronté à des phénomènes étranges et de plus en plus inquiétants…
Succès surprise de l’année dernière, la série allemande How To Sell Drugs Online (Fast) revient ce 21 juillet sur Netflix pour une deuxième saison. La magie a-t-elle une nouvelle fois opéré ? Attention, quelques spoilers.
Attention, spoilers. Les paragraphes suivants révèlent des spoilers sur la saison 2 de How To Sell Drugs Online (Fast). Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.
Inspirée d’une incroyable histoire vraie qui a eu lieu a Leipzig en 2015, How To Sell Drugs Online (Fast) est une série allemande pop et décalée qui a fait son petit effet en 2019 sur Netflix. Cette fiction narre l’hallucinante aventure de Moritz (Maximilian Mundt) un lycéen devenu patron de My Drugs, un site de revente de drogues en ligne avec l’aide de ses amis. Son petit business, rapidement devenu lucratif, lui vaut de nombreux problèmes, entre la concurrence d’autres dealers, des partenaires exigeants, la police à ses trousses et des proches compliqués à gérer. La première saison laissait entendre que ce n’était que le début de l’histoire et le trailer de la deuxième saison annonçait des nouveaux épisodes explosifs.
L’euphorie continue en saison 2
La seconde a bien été enclenchée pour ces nouveaux épisodes de How To Sell Drugs Online (Fast) puisque l’étau se resserre autour de Moritz, Lenny (Danilo Kamperidis) et Dan (Damian Hardung). Débarrassés du dealer Buba, les trois adolescents tentent tant bien que mal de mener leur barque mais la « famille » de Buba s’en prend à eux et les incite à continuer le business et à vendre encore plus. Leur partenaire néerlandais Good Times leur met toujours autant la pression également et cela a pour effet de créer des tensions au sein du groupe. Et c’est sur ce terrain que la série allemande pêche un peu. Certains retournements de situation sont parfois maladroitement amenés et perdent un peu le spectateur dans son envie de suivre cet anti-héros aux traits un peu forcés. N’est pas Walter White qui veut.
Mais dans l’ensemble, la saison 2 de How To Sell Drugs Online (Fast) continue sur la belle lancée de la saison inaugurale en offrant un divertissement agréable et binge-watchable rapidement. La série allemande reste terriblement efficace en usant des ingrédients qui ont fait le succès de la première saison : des gags potaches mais bien sentis, une narration meta justement dosée (entre Netflix et Mark Zuckerberg), une ambiance pop rafraîchissante et une bande son rythmée. La force de How To Sell Drugs Online réside plus dans sa capacité à capter l’essence d’une génération ambitieuse et moderne que dans son storytelling du business de la drogue. Finalement, cette intrigue sert de fil rouge parfois malléable à un portrait plus vaste d’une jeunesse délurée, un peu groggy et paumée.
Même si on est ravis de retrouver Moritz, Dan et Lenny, on ne peut que se réjouir de voir les personnages féminins être plus présents et s’affirmer d’autant plus, tels que Lisa (Lena Klenke), Kira (Lena Urzendowsky) et les business women de Good Times, qui viennent perturber à raison nos trois protagonistes. Leur ascension fulgurante et leur pactole empoché leur attirent beaucoup de problèmes et la fin de la saison 2, laissant Moritz, Dan et Lenny sur le carreau après quelques mauvaises magouilles, annonce inévitablement une saison 3, alors que Moritz, toujours interviewé par des journalistes, retourne avec la police. Comment va se terminer cette histoire hallucinante ? On croise les doigts pour connaître la réponse dans une saison 3 de How To Sell Drugs Online (Fast), qu’on espère tout de même être la dernière pour une conclusion en beauté comme sa consoeur Dark.