Dark sur Netflix : Comment ça se termine ? Que comprendre de la scène finale ?

Après 3 saisons, Dark se termine sur Netflix avec un final en apothéose. Mais que comprendre du dernier épisode et de la scène finale ? Attention, spoilers.

Attention, spoilers. Les paragraphes suivants contiennent des spoilers sur Dark et son dénouement. Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.

Entre passé, présent et futur, les voyages dans le temps dans Dark auront donné pas mal de maux de crâne aux fans. Surtout que la fin de la saison 2 de la série allemande avait introduit une difficulté de compréhension supplémentaire : un monde parallèle avec une autre Martha qui apparaît à Jonas pour qu’il puisse réparer les failles temporelles et que tout rentre dans l’ordre. Sauf qu’au fur et à mesure de sa quête, on fait croire à Jonas que les deux mondes parallèles sont en conflit, l’un étant régi par Adam, une version plus vieille de Jonas, et l’autre par Eva, une version plus vieille de Martha.

Adam veut tout détruire et rompre le noeud, la faille créée entre les deux mondes, tandis qu’Eva veut faire perdurer les mondes parallèles et les cycles en faisant reproduire toutes les actions du passé, du présent et du futur et donc en maintenant le noeud qui lie les deux mondes parallèles. Comme le mantra Sic Mundus Creatus Est (« Ainsi fut créé le monde », en latin), la saison 3 de Dark s’oriente vers une métaphore de la création de l’humanité avec Adam et Eve, comme géniteurs de l’arbre généalogique assez conséquent des habitants de Winden, tous reliés les uns aux autres. Selon Adam et Eva, le noeud ou la faille qui a entremêlé les deux mondes parallèles est l’amour entre le Jonas du premier monde et la Martha du deuxième monde, introduite à la fin de la saison 2. De leur union est né un fils, décliné en trois versions, un petit garçon, un jeune homme et un vieillard, qui aide Eva à accomplir son dessein.

Une merveilleuse histoire du temps

Sauf que la réalité est toute autre. Ce n’est pas deux mais trois mondes qui existent : un original et deux mondes parallèles qui ont été créés par H.G. Tannhaus, l’inventeur de la machine à voyager dans le temps. Dans le dernier épisode de la saison 3 de Dark, on comprend que la série allemande est avant tout l’histoire d’un homme prêt à tout pour sauver la vie de sa famille. L’histoire de Dark commence le 8 novembre 1971 lorsque H.G. Tannhaus se dispute un soir pluvieux avec son fils Marek. Ce dernier part en voiture avec sa compagne Sonja et leur fille Charlotte. Ils auront un accident de la route en traversant un pont. Plein de remords, H.G. Tannhaus crée alors une machine à remonter le temps pour sauver son fils mais sa tentative désespérée va créer une faille temporelle à partir du 21 juin 1986, date de la première ouverture du passage, qui engendre deux mondes parallèles.

 

Dans ces deux mondes où les voyages dans le temps sont possibles, la vie des habitants est perturbée notamment avec la disparition de Mikkel, devenu Michael, le père de Jonas. Les rencontres et les voyages au fil des époques crée alors un incroyable arbre généalogique dans lequel tous les protagonistes sont liés, comme l’indique la fresque au sol dans l’antre d’Eva. Mais ni elle ni Adam n’ont conscience de n’être que des simples créations et non des créateurs comme ils pensaient l’être. C’est grâce à Claudia, qui a découvert la vérité après de multiples tentatives, que les choses vont pouvoir rentrer dans l’ordre. Elle empêche Adam de tuer Eva comme dans chaque cycle et lui explique la situation. Il prend alors soin de prévenir le jeune Jonas qui va embarquer Martha du deuxième monde avec lui et empêcher l’accident de Marek et sa famille.

Jonas et Martha se réfugient alors dans la grotte, assistent à la création du passage en 1986 et empruntent un couloir d’espace-temps dans lequel ils se revoient enfants. Ils se rendent ensuite en 1971 au carrefour connu de Winden et bloquent Marek et Sonja peu de temps avant l’accident. Jonas arrive à faire comprendre à Marek qu’il ne doit pas prendre la route avec une réplique : « Ce qu’on sait c’est une goutte d’eau, ce qu’on ne sait pas c’est l’océan », qui fait écho à la phrase répétée par son père H.G. Tannhaus, toujours la tête dans les étoiles : « Le monde est plein de secrets, ce que l’on sait est une goutte dans l’océan ». L’accident étant empêché et leur mission accomplie, Jonas et Martha se désintègrent peu à peu et disparaissent dans la nature, tout comme les protagonistes des deux mondes parallèles.

 
Que comprendre de la scène finale ?

L’épisode final se termine sur un repas par un temps très orageux qui semble se tenir le 27 juin 2020 avec les habitants de Winden qui ont réellement existé sans les voyages dans le temps, à savoir Regina Tiedemann, Hannah Krüger et Torben Wöller, Katharina Albers, Peter Doppler et sa compagne transgenre Benni. Mais alors qu’ils célèbrent tous Regina pour une raison inconnue et que Torben veut leur raconter son accident à l’oeil, une panne de courant survient. Hannah panique et évoque une sensation de déjà-vu en voyant un imperméable jaune (comme celui de Jonas). Elle raconte qu’elle a rêvé d’une apocalypse et qu’elle l’a vécue comme une libération : « Pas d’hier, pas d’aujourd’hui, pas de demain ». Ils trinquent alors à un monde sans Winden et le courant revient. On comprend alors qu’Hannah est enceinte de Torben et lorsqu’on lui demande quel prénom elle a choisi, elle déclare que « Jonas est un joli prénom ».

Puisque Jonas et Martha ont remis de l’ordre dans l’espace temps, Ulrich, Aleksander et Charlotte n’existent pas, ainsi que leurs aïeux et leurs descendants. Si l’apocalypse n’a pas eu lieu, les voyages dans le temps et les évènements survenus dans les deux mondes parallèles semblent avoir laissé quelques traces puisqu’on voit un imperméable jaune, qu’Hannah veut appeler son enfant Jonas, que l’on voit Egon et Claudia dans le cadre photo avec Regina et que Torben a une trace à l’oeil comme l’avait Helge, le père de Peter. Ces indices un peu troublants laissent à penser qu’il y a peut-être des évènements inexpliqués et que les voyages dans le temps sont peut-être possibles. Après tout, si Jonas et Martha ont empêché l’accident de voiture du fils de H.G. Tannhaus et donc la création des mondes parallèles, rien n’indique que l’horloger n’a pas essayé de créer sa machine à remonter le temps malgré tout. Cette fin ouverte ne répond pas à toutes les questions posées dans Dark et laisse libre cours à l’imagination des spectateurs.

Série : DARK sur Netflix

Ce 27 juin débarque sur Netflix la troisième et ultime saison de Dark, l’occasion de revenir sur cette série allemande de SF qui impressionne par la qualité tant de son écriture que de sa mise en scène.

Prêts pour l’apocalypse ?

Dark s’ouvre sur une séquence de suicide qui impose d’emblée la noirceur extrême de la série et le caractère inéluctable de l’intrigue qu’elle va dérouler. On ne va pas prendre le risque d’essayer de résumer ici le synopsis, tant celui-ci est complexe, mais juste dire que la série revisite le voyage dans le temps pour en faire une tragédie moderne au sens propre du terme. Le cœur de la série est clairement ses (multiples) personnages, enfermés dans des destinés vouées à la destruction, mais essayant quand même de reprendre le contrôle de leurs vies. Dans Dark le fait de remonter dans le passé ne permet pas de réécrire le présent, au contraire, le temps élastique ne fait que renforcer le fait que tout est déjà écrit, que toutes les époques sont liées et que tous les événements du passé ne vont que concourir à la perte des personnages.

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Théories

Dark doit une grande partie de sa réussite à la qualité de son écriture. Les voyages dans le temps sont souvent source de scénarios assez casse-gueule où se multiplient les incohérences. Il doit bien y en avoir quelques-unes ici, mais elles passent inaperçues au regard de l’extraordinaire maîtrise d’une intrigue qui multiplie les temporalités et les personnages (et les différentes versions de ces derniers) tout en conservant sa structure globale intacte, et ce y compris d’une saison à l’autre. Une telle complexité narrative pourrait laisser craindre une lisibilité peu évidente. S’il vaut mieux, il est vrai, ne pas trop se déconcentrer, la série arrive malgré tout à rester relativement fluide à regarder, grâce notamment à un montage impeccable facilitant grandement sa lecture.

Par ailleurs, elle peut être regardée de différentes façons. D’abord, en se laissant plutôt porter par son versant émotionnel, en s’attachant avant tout aux personnages (nombreux mais tous bien définis et fouillés) et à leurs intrigues personnelles. Ensuite, ceux qui le souhaitent pourront essayer d’étayer des théories en s’attardant sur les références métaphysiques, philosophiques, ou encore bibliques et mythologiques, disséminées un peu partout.

Enfin, il ne faut pas oublier le versant plus politique de la série. Bien que située dans une ville imaginaire (qui renforce du coup sa dimension universelle) et ne reniant pas sa part de fantastique, Dark n’en fait pas moins écho à la situation actuelle du monde. Avec la menace permanente de sa centrale nucléaire, une année 1986 qui a son importance (c’est l’année de la catastrophe de Tchernobyl), l’époque contemporaine charnière dans l’évolution des choses, et des personnages qui ne cessent de vouloir agir sur le passé pour éviter qu’un futur sombre ne se mette en place, Dark interroge sans conteste sur l’état actuel de l’humanité et de notre monde, des erreurs qui ont été commises et de l’importance de changer rapidement les choses s’il n’est pas déjà trop tard.

Une série qui porte bien son nom

Visuellement, Dark porte bien son nom, sa photographie, sublime, retranscrit parfaitement la noirceur et le désespoir de la série. Les séquences alternent les tons résolument froids avec des images plus chaudes mais où la lumière sera souvent atténuée et où les ombres domineront. La mise en scène ne laisse globalement rien au hasard, tout est fait pour assurer un continuité dans l’ambiance d’ensemble, tout en s’adaptant à l’émotion de l’instant, et permettre aussi au spectateur de se resituer rapidement dans chaque époque.

On soulignera également l’importance des décors qui, qu’ils soient naturels ou en studios, concourent à donner à la série son climat si particulier. Ils sont presque un prolongement des angoisses des personnages. Personnages par ailleurs portés par un casting impeccable qu’il ne faudrait pas oublier. D’autant que la partition n’est sûrement pas si simple à jouer qu’elle en a l’air, notamment par la pluralité des acteurs jouant le même rôle (à des époques différentes). Chacun a su sonder la complexité de son personnage, en faire ressortir toutes ses aspérités, et le défendre haut la main.

C’est donc peu dire que l’on attend avec impatience le dernier cycle de Dark. La fin de la saison deux nous avait offert un twist qui nous avait laissé dans un premier temps perplexes mais qui, avec le temps, paraît finalement assez logique et a su éveiller notre excitation. Par ailleurs, la confirmation que cette troisième saison serait bien la dernière a de quoi rassurer, les créateurs ne tireront pas en longueur le concept de Dark. La cohérence jusqu’alors parfaite de la série devrait donc également être de mise pour ce dernier chapitre. Prêts pour l’Apocalypse ?

 Saison 3 disponible le 27 juin 2020 sur Netflix

Chronique de Fabien Genestier

Hamilton (Disney+) : comment la comédie musicale inspire les manifestants du mouvement Black Lives Matter

Acclamée par les amateurs du genre, la critique, ainsi que le président Obama, la comédie musicale Hamilton bat des records depuis ses débuts en août 2015. Devenue un réel phénomène culturel aux États-Unis, la comédie musicale se félicite sur son site officiel d’avoir eu “un profond impact dans les domaines de la culture, de la politique et de l’éducation”. Une affirmation qui semble aujourd’hui se confirmer à l’approche de la sortie de la captation en vidéo d’Hamilton sur la plateforme Disney+ le 3 juillet prochain.

The Great (Starzplay) : une farce politique savoureuse

Elle Fanning est Catherine II dans la nouvelle série du scénariste de “La Favorite”.

Le Pitch

La relation amoureuse tumultueuse entre Catherine II et le tsar Peter de Holstein-Gottorp qui se marient alors que la jeune fille n’a que 16 ans… La série se concentre sur le complot de Catherine pour assassiner son mari et prendre le trône de Russie.

  • Plateforme : Starzplay
  • Format : 10 épisodes de 49 à 55 minutes
  • Durée totale de visionnage : 8 heures 40 minutes

La critique

Suite au succès du film La Favorite et de sa nomination aux Oscars, le scénariste australien Tony McNamara a profité de sa récente notoriété outre-Atlantique pour adapter sa propre pièce sur la vie de Catherine The Great, impératrice de Russie. Si la série prend la forme de drame historique, il ne faut pas s’attendre ici à une quelconque velléité d’authenticité : The Geat altère les faits à sa guise pour en proposer en relecture satirique et parfois grotesque. Les personnages jurent toutes les deux répliques dans des situations à l’humour noir omniprésent et à la limite de l’anachronisme.

On se prête à rire face à des dialogues incisifs et mordant qui bénéficient de l’écriture théâtrale du matériel d’origine. Les amateurs de bons mots et de rhétorique dévastatrice seront ravis. Surtout avec un casting aussi convaincant : Nicholas Hoult est parfait en figure de proue de l’amoralité politique, même si l’irrévérence de son personnage semble parfois forcée. Il montre en tout cas tous ces talents en incarnant un dirigeant détestable et pourtant touchant à plusieurs égards. Elle Fanning en Catherine joue parfaitement le registre de l’idéaliste face à la dure réalité de la vie, alors que son personnage se verra transformé par la relation toxique d’un mari abject et dangereux. Les deux acteurs semblent s’amuser comme des petits fous.

Au-delà du côté satirique, la série sait se renouveler en se focalisant sur son intrigue : le complot de Catherine pour détrôner son propre mari. Il faut dire qu’elle réussit brillamment ses changements de tonalité quand elle passe parfois brutalement dans le registre du drame historique. Malgré quelques soucis de rythme, The Great évite les écueils du « Film de 10 heures » pour proposer une véritable sérialité dans sa narration. Chaque épisode permet d’aborder une partie de tout ce petit monde : la Cour, l’adultère, la diplomatie ou encore la famille. On découvre avec Catherine les hauts et (surtout) les bas d’une société dépravée bien plus soucieuse sur la qualité de sa vodka que du bien être de son peuple.

Si The Great ne fait pas toujours mouche dans son irrévérence, la série nous offre de francs moments de rire et des performances d’acteurs absolument réjouissantes. Ajoutez à ça une réalisation léchée et des dialogues ultra efficaces, on n’est pas si loin du Great. Si Hulu décide de renouveler la série pour plusieurs saisons, comme prévu par les producteurs, alors la plateforme tient là sa réponse décalée à The Crown.

Les 10 épisodes de The Great sont disponibles sur la plateforme Starzplay

Rick & Morty Saison 4 Partie 2 : Quelle date de sortie pour l’épisode 6 ?

Toutes les infos concernant la Partie 2 de la Saison 4 de Rick & Morty sur Netflix en France ! Date de sortie de l’épisode 6 etc.

La Saison 4 de Rick & Morty est enfin sortie sur Netflix en France. Seulement voilà, il n’y a pas encore la Partie 2 et les fans veulent savoir quand arrive l’épisode 6 ! Les temps d’attente entre les nouvelles saisons de Rick et Morty ont été historiquement si extrêmes. Qu’ils sont devenus une plaisanterie courante à la fois avec les fans et dans la série elle-même. Après la saison 1 qui a débuté en décembre 2013, la saison 2 n’est sortie qu’un an et demi plus tard, en juillet 2015. Il s’en est suivi un écart d’environ deux ans pour la saison 3. Mais l’attente entre les saisons 3 et 4 a été de loin la plus longue avec deux ans et demi.

Les créateurs de la série, Dan Harmon et Justin Roiland, ont promis que l’attente entre les saisons ne serait plus jamais aussi extrême. C’est probablement en partie pour cette raison qu’Adult Swim a choisi de diviser la saison 4 de Rick & Morty en 2 parties. Bien que tous les épisodes soient terminés. Les cinq premiers épisodes de la saison 4 ont été diffusés en novembre et décembre 2019. Avec la promesse que d’autres épisodes suivront dans un avenir proche. Maintenant les fans veulent savoir quand sortira la Partie 2 de la Saison 4 de Rick & Morty !

Quelle date de sortie pour la Partie 2 de la Saison 4 de Rick & Morty sur Netflix ?

C’est compliqué à dire actuellement, Adult Swim a laissé écouler 6 mois entre la Partie 1 et la Partie 2 de la Saison 4 de Rick & Morty. L’épisode 6 est sorti en Mai alors que l’épisode 5 a été dévoilé en décembre. Netflix va t’il appliquer le même délai ? Ce que nous savons cependant, c’est que la Saison 4 de Rick & Morty compte 10 épisodes. Les titres des épisodes dans l’ordre sont : Never Ricking Morty, Promortyus, The Vat of Acid Episode, Childrick of Mort, Star Mort Rickturn of the Jerri. Concernant la date de sortie de la Partie 2 de Rick & Morty, nous ne pensons pas que l’attente soit si longue qu’aux US. Il y a de fortes chances de l’épisode 6 et le reste arrivent cet été. Autrement, nous devrons attendre la fin de l’année !

rick et morty saison 4 partie 2

Que peut on attendre de la Partie 2 de la Saison 4 de Rick & Morty ?

Il y a beaucoup de titres d’épisodes prometteurs dans ce prochain lot. Nous avons déjà vu quelques séquences de ces épisodes. L’excellent titre “Star Mort Rickturn of the Jerri” semble être un clin d’œil à Star Wars avec un penchant pour les Jerry. La première bande-annonce de la saison 4, partie 2, a vu Summer combattre la traîtresse Tammy avec un sabre laser. Sur cette base, il semble que nous ayons vu un soupçon de notre finale. Si l’on se base également sur l’armée de Ricks dans le premier plan de la bande-annonce. Et sur le fait que la Citadelle de Ricks a élu un Morty. Il semble probable que nous ayons déjà eu un aperçu de “Childrick of Mort” prêt pour la bataille.

Généralement, les titres des épisodes de Rick et Morty sont remplis à ras bord de jeux de mots forcés de Rick, Morty et parfois de Beth ou Jerry. Mais à maintes reprises, les épisodes aux noms les plus simples se sont avérés les plus forts.

Marcella Saison 3 : une nouvelle investigation en perspective sur Netflix

Netflix n’en aura pas fait étalage et pourtant Marcella mérite que l’on s’y intéresse de plus près. Ecrite, réalisée et produite par Hans Rosenfeldt, le créateur suédois de The Bridge,  la série policière britannique fera son retour sur la plateforme de streaming à partir du dimanche 14 juin 2020. Une nouvelle qui devrait ravir les amateurs de thriller nordique ou celles et ceux qui avaient adoré The Killing.

La série co-produite par ITV et Netflix met en vedette Anna Friel dans le rôle de Marcella Backland, une ancienne détective londonienne qui malgré une disparition tragique, ses pertes de mémoires et ses nombreux défis du quotidien ne recule devant rien pour traquer les meurtriers.

Romance (France 2) : que vaut le thriller fantastico-romantique avec Pierre Deladonchamps ?

France 2 lance ce mercredi la mini-série « Romance » avec Pierre Deladonchamps par le co-créateur de « Pigalle, la nuit ». Vaut-elle le détour ?

De quoi ça parle ?

Le Wonderland : un club de rock très 60’s en 2020, quelque part au cœur de Paris. De la musique, de la danse et, accrochée au mur, la photo d’une femme, belle et mystérieuse à en mourir. Et si une simple photo pouvait nous faire voyager dans le temps ? Et si Jérémy, 32 ans, vivant mal son époque, trouvait le moyen, à travers le temps, de rencontrer la femme de ses rêves et de se retrouver projeté au cœur de l’été 1960, à Biarritz ? Et si le cœur de cette femme était déjà pris par Chris, un homme au charme vénéneux ?

Créee par Hervé Hadmar. Avec Pierre Deladonchamps, Olga Kurylenko, Pierre Perrier, Barbara Schulz, Simon Abkarian…

Tous les mercredis soirs sur France 2. 6 épisodes vus sur 6

Romance - saison 1 Bande-annonce VF

ça vaut le détour ?

La dernière fois que le scénariste et réalisateur Hervé Hadmar, l’un d’un rares noms qui parviennent à émerger de notre fiction hexagonale, nous avait ébloui par sa capacité à créer des univers, des ambiances et des personnages singuliers, c’était en 2017 sur les plages normandes de Les Témoins saison 2, avec son complice de toujours Marc Herpoux. Ensemble, ils ont co-créé Les oubliées, Au-delà des murs et Pigalle, la nuit. C’est d’ailleurs de cette dernière que Romance, thriller romanesque qui nous emmène plus au Sud, se rapproche le plus, par son atmosphère mystérieuse, teintée d’onirisme, et son goût pour le mélange des genres. Cette fois, Hadmar se la joue solo, avec un résultat plus contrasté.

Baignée par la lumière de Biarritz, cette élégante mini-série portée avec conviction par Pierre Deladonchamps, toujours excellent, tient du petit miracle tant elle n’est pas calibrée pour se faire une place en prime-time sur France 2. Il y a certes un élément de polar, mais il n’est pas certain qu’il suffise à captiver les amateurs du genre, habitués à plus de suspense et d’effacité. Romance se déploie sur un rythme plus lent et langoureux, en harmonie avec la musique de jazz qui l’accompagne tout du long, ainsi que quelques incursions rock pour varier les plaisirs. Si l’on est tout de suite séduit par la reconstitution des années 60, des décors aux costumes, par la musique originale et par la mise en scène qui fait la part belle aux éléments naturels, on peine davantage à se captiver pour une histoire dont les enjeux tardent à être révélés.

L’ennui poli laisse place à une deuxième partie de saison plus pimentée et plus passionnée. Hélas, le peu de sympathie ressentie à l’égard de la plupart des personnages est une faiblesse qui s’atténue à peine avec le temps. On veut nous raconter une grande et belle histoire d’amour, tendrement surranée, mais elle manque un peu de chair et surtout elle ne résiste pas à l’épreuve du temps. A notre époque, voir une femme mystérieuse, en danger, épiée par un homme fasciné par sa beauté mais avec qui elle a à peine échangé, relève plus de la fameuse et épineuse « liberté d’importuner » jamais très éloignée du harcèlement que du coup de foudre renversant qui détruit tout sur son passage. Si seulement ce prince charmant ne sortait pas de notre présent… Malgré de convaincantes interprètes, les personnages féminins n’ont que peu d’intérêt, abandonnés à l’état de fantasmes et d’objets.

Ainsi, Romance reproduit, avec adresse et délicatesse, les codes classiques issus de films tels que Plein soleil ou Sueurs froides, sans les déjouer et sans moderniser une histoire que l’on nous a déjà tant raconté par le passé. Sans son point de départ fantastique et son format sériel, on serait tenté de dire que Romance fonctionne comme un joli disque rayé : vieillot mais plaisant.

Dans les bois (The Woods) : que vaut la série thriller Netflix adaptée d’Harlan Coben ?

Après « Intimidation », Netflix poursuit ses adaptations de best-seller d’Harlan Coben avec « Dans les bois », disponible depuis ce vendredi sur la plateforme. Ce thriller polonais sur fond de disparitions mérite-t-il le détour ? Voilà notre avis.

De quoi ça parle ?

En Pologne, durant l’été 1994, quatre adolescents d’un camp de vacances disparaissent mystérieusement dans les bois. Les corps de deux d’entre eux finissent par être retrouvés, tandis que le mystère demeure pour les deux autres, dont Kamila, la soeur de Pawel Kopiński, alors moniteur au sein de la colo. Mais 25 ans plus tard, Pawel, devenu procureur de Varsovie, voit sa vie à nouveau bouleversée lorsque le cadavre du second disparu, Artur, visiblement assassiné il y a peu de temps, est découvert par la police. Caressant l’espoir que sa soeur puisse encore être vie, Pawel va tout faire pour comprendre ce qui s’est passé dans la forêt lors de cette nuit fatidique de 1994…

Dans les bois (The Woods), développée par Agata Malesińska et Wojtek Miłoszewsk d’après le roman éponyme d’Harlan Coben.

Avec Grzegorz Damiecki, Agnieszka Grochowska, Hubert Milkowski, Wiktoria Filus, …

Disponible depuis le 12 juin sur Netflix. 6 épisodes vus sur 6

À quoi ça ressemble ?
Dans les bois - saison 1 Bande-annonce VO

Ça vaut le coup d’oeil ?

Après la création originale Safe en 2018, portée par Michael C. Hall, et Intimidation, adaptation du roman The Stranger sortie en février dernier, Netflix continue sa collaboration fructueuse avec l’auteur américain Harlan Coben pour la série Dans les bois, tirée de son best-seller éponyme paru en 2007. Produit et tourné intégralement en Pologne, avec des équipes et des comédiens locaux, inconnus du public français, ce thriller en six épisodes prouve ainsi que le pays d’Europe centrale a décidément le vent en poupe en ce moment sur la plateforme de streaming, après la mise en ligne récente du film érotique 365 Dni, mais peine à tirer son épingle du jeu tant l’intrigue, inscrite dans un genre vu et revu, manque d’originalité. D’autant plus qu’Harlan Coben a une petite tendance, comme beaucoup d’autres auteurs à succès, à user des mêmes codes à chacune de ses oeuvres.

Plus proche de The Five que de Safe ou Intimidation, Dans les bois nous plonge dans un mystère raconté sur deux époques – 1994 et 2019 – à travers l’enquête du procureur Pawel Kopiński (l’équivalent du Paul Copeland du roman), qui tente de découvrir ce qui s’est réellement passé la nuit où deux de ses amis sont morts et sa soeur a disparu. Avec à la clé des révélations qui vont venir déterrer des secrets enfouis par chacun des protagonistes de cette histoire et vont bouleverser tout ce que Pawel pensait savoir sur ce fameux été 1994 et sur sa famille. Jouissant d’une esthétique léchée, d’un jeu sur les couleurs et les tons, d’une bande-son travaillée, et d’une réalisation habile, qui se sert notamment des gros plans pour osculter les émotions de ses héros, Dans les bois est avant tout une série d’ambiance, et ses réalisateurs, Leszek Dawid et Bartosz Konopka, parviennent sans mal à nous happer à chaque fois qu’ils nous emmènent dans cette forêt inquiétante où un drame innommable s’est produit. C’est d’ailleurs sûrement en cela que cette proposition polonaise se démarque des précédentes adaptations d’Harlan Coben qui, a l’exception de Ne le dis à personne (qui réussisait sur les deux tableaux), ont toujours fait passer l’intrigue avant l’ambiance visuelle.

 

Malheureusement, les qualités esthétiques d’une série ne font pas tout et c’est bien sur le plan scénaristique que le bât blesse (un peu) puisque Dans les bois souffre d’un rythme trop lent, surtout dans la partie « enquête » se déroulant de nos jours. L’intrigue ne démarre vraiment qu’à partir de l’épisode 2 et les révélations, ou en tout cas les rebondissements, se font trop attendre par la suite. Les choses s’accélèrent heureusement sur les deux derniers épisodes – qui nous mènent vers une conclusion assez étonnante – mais le ventre mou des épisodes précédents pourrait bien coûter son intérêt au téléspectateur un tant soit peu exigeant. Ce petit manque de souffle est d’ailleurs regrettable car, en plus de tisser un mystère de base plutôt intrigant, la série peut compter sur des interprètes talentueux (dont Grzegorz Damiecki et Hubert Milkowski, les deux Pawel de l’histoire) et une relation Pawel-Laura finement construite, qui se veut le reflet du poids des secrets et non-dits sous lequel croulent les personnages depuis des années. Loin d’être un ratage complet, Dans les bois saura sûrement satisfaire de nombreux abonnés de la plateforme amateurs de thrillers vite vus (et vite oubliés). Mais son manque de nervosité, et surtout d’inventivité, peine à la faire sortir du lot et on finit par se dire qu’une telle intrigue aurait peut-être davantage profité du format plus resserré d’un film de 2 heures.

Reste qu’avec un contrat signé avec Netflix lui assurant l’adaptation de 14 de ses romans, et l’arrivée prochaine des adaptations de Stay Close et de Six Years, Harlan Coben n’a pas fini de faire les beaux jours du géant du streaming. Pour le plus grand bonheur de ses fans, à n’en pas douter.

Netflix et le cas 13 reasons why

La mise en ligne début juin de la saison quatre de la série 13 reasons why a été l’occasion d’assister à la fin d’une longue agonie. Une mise à mort annoncée dont les signes étaient visibles pour qui voulait bien se donner la peine de les voir. Des signes que les dirigeants de Netflix ont peut-être déjà su interprétés afin de pallier aux critiques.

On ne va pas y aller par quatre chemins l’ultime saison de la série de Brian Yorkey est une catastrophe. Je ne vais pas m’épancher sur les éléments qui font de ce final interminable un désastre absolu, il suffit de chercher sur internet pour trouver des critiques qui feront le tour de tout ce qui ne va pas dans ce qui est l’une des premières séries Netflix originale.

La question est de savoir si Netflix a pris conscience du problème car le déclin de la série se faisait sentir bien avant cette fatidique saison quatre. À travers cet article je vais tenter d’apporter quelques réponses.

13 RAISONS PUIS 26 PUIS 39

Revenons un instant aux sources du projet. La série est d’abord inspirée d’un livre éponyme de Jay Asher dont l’intrigue est reproduite dans la saison un mis en ligne en 2017. Le livre aborde des sujets graves qui secouent la jeunesse à travers une narration originale. Netflix récupère le projet de film et le transpose en une série de treize épisodes. À l’époque le défi pour Netflix est important, il s’agit de se positionner sur le public adolescent avec une série au ton sérieux abordant des sujets difficiles. Le pari est réussi malgré quelques longueurs et maladresse dans le traitement de thèmes épineux. À la surprise générale la série est renouvelée pour une saison deux.

L’erreur initiale se situe sans doute là, car ni le concept narratif de la série ni son intrigue n’appelait à une suite. Dès lors les scénaristes vont s’embourber dans un schéma narratif qui ne fait plus sens, handicapés par une structure en 13 épisodes qui dessert l’ensemble à coups de remplissage et d’intrigues secondaires sous-développés. La troisième saison va précipiter la chute avec une intrigue policière bancale et poussive qui banalise la série avec toujours autant de remplissage sans compter les nouveaux personnages introduits aux forceps et l’écriture des personnages navrantes par moments. Le discours de Jessica en fin de saison aussi honorable et poignant soit-il ne suffit pas à sauver l’ensemble.

Tout part donc de là, de cette volonté d’entériner un succès sans que cela ne se justifie vraiment, de fidéliser un public alors que les rumeurs autour de plateforme de streaming concurrentes se faisaient déjà entendre. Toute la question est de savoir si Netflix a suffisamment retenu la leçon pour que plus jamais nous n’ayons à assister à un tel naufrage.

LA POURSUITE INCESSANTE DU SUCCÈS

À priori on pourrait croire que c’est le cas. Les sujets de société n’ont pas disparu de la plateforme, le format a juste changé, ces programmes sont dorénavant catalogués en tant que mini-série. C’est notamment le cas de dans leur regard, qui évoque un fait divers sordide et aborde le problème du racisme de manière frontale, on peut citer également Unorthodox qui traite du sujet de l’intégrisme religieux en 4 épisodes ou encore Unbelievable, qui en 6 épisodes, met en avant le thème du viol de façon juste et poignante. Ces mini-série à tendance sociale ont le mérite de former un tout qui permet à Netflix de continuer à mettre en avant des sujets de société épineux sans avoir à s’acharner à leur apporter une suite. Quant à la série the end of the fucking world deux saisons ont suffi pour clore ce récit de rébellion adolescente nihiliste. Ces projets limités par leur format profitent le plus souvent d’une exposition médiatique qui leur permet d’assurer leur avenir dans le catalogue.

Le casting et les créatrices de la mini Unbelievable

D’un autre côté la plateforme a mis en ligne en deux ans plusieurs séries qui visent le public adolescent. Je ne vais pas m’amuser à toutes les cités, retenons notamment the society, ou the order. Leurs points en commun n’est pas tant de proposer des intrigues romantiques sur fonds de mystères très mystérieux que de s’inscrire dans un format feuilleton très classique qui les rend toutes assez homogènes et surtout où tout concept narratif original est absent. Le but évident est de garder un public captif mais d’un autre côté je ne peux m’empêcher de penser que Netflix cherche désespérément à reproduire un autre succès récent de son catalogue, la série dark.

Cette série magnifiquement écrite et interprétée semble avoir lancé un nouveau genre sur la plateforme, celui du programme à grand mystère avec des adolescents en personnage principaux. Sauf qu’il est difficile d’atteindre la profondeur et la maîtrise de cette série. L’exemple le plus récent est la série italienne curon qui reprend les codes de dark sans pourtant atteindre le niveau du programme allemand.

L’influence de dark se fait ressentir à chaque minutes

Et j’ai bien peur que la politique d’engorgement de Netflix nous fasse encore assister à ce genre de déclinaison, peut-être avec la série sex education qui est l’autre succès ado récent de Netflix. Ce sera alors à nous, public serivore toujours en quête de nouveautés, à savoir faire le tri parmi la centaine de programmes qui nous sont proposés chaque jour par ces géants du divertissement.

13 REASONS WHY saison finale – CRITIQUE (spoilers à 5:00) / NETFLIX

Nouvelle critique où je donne mon avis critique sur la saison 4 de 13 Reasons Why sur Netflix
Spoilers la mort de cette saison à 5:00

https://www.youtube.com/watch?v=DZB384PBzMA&feature=youtu.be