Un bisou pour Petit Ours de Else Holmelund Minarik (Auteur), Maurice Sendak (Illustrations)

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Petit Ours a fait un beau dessin. Il demande à Poule de le porter à sa grand-mère. Grand-mère, ravie, donne un bisou à Poule pour Petit Ours. En chemin, Poule rencontre Grenouille, et lui confie le bisou. Grenouille, qui a envie de prendre un bain, donne le bisou au chat… Le bisou de Grand-mère arrivera-t-il jusqu’à Petit Ours ?

Avec Un bisou pour Petit Ours, Else Holmelund Minarik et Maurice Sendak, le duo mythique à l’origine de la série Petit Ours, livrent un classique tendre et malicieux de la littérature enfantine. Publié pour la première fois il y a plusieurs décennies et désormais réédité dans une superbe version reliée, ce petit bijou d’humanité continue de séduire les nouvelles générations par sa simplicité et son charme intemporel.

L’histoire commence par un geste d’amour universel : Petit Ours a dessiné un joli dessin pour sa grand-mère. La Poule, messagère appliquée, se charge de le lui apporter. En retour, la grand-mère confie à la Poule un bisou à transmettre à son petit-fils. Mais sur le chemin du retour, le bisou voyage de patte en patte, de la Poule à la Grenouille, puis au Chat, chacun transmettant l’affection avec sa propre fantaisie. Ce petit bisou devient ainsi le héros d’un voyage plein de rebondissements et de douceur, où l’amitié et la bienveillance circulent comme un fil invisible reliant tous les êtres.

Le texte d’Else Holmelund Minarik, d’une écriture simple et rythmée, parle directement au cœur des tout-petits : la répétition, la musicalité des phrases et le comique de situation participent à la joie de la lecture à voix haute. On y retrouve la saveur des contes de transmission, où les petits gestes d’amour deviennent des aventures à part entière.

Les illustrations de Maurice Sendak, pleines de tendresse et de détails, donnent vie à ce monde miniature avec une précision et une chaleur incomparables. Son trait délicat, expressif et feutré, fait de chaque animal un personnage attachant, à la fois humain et poétique. Le jeu des regards, les postures, les petits décors bucoliques créent une atmosphère douce et rassurante, parfaite pour les moments de lecture partagés avant le coucher.

Un bisou pour Petit Ours est une fable sur la force du lien, la transmission et la circulation de l’amour. C’est un livre qui apaise, qui réunit et qui rappelle que même les plus petits gestes peuvent faire un très long chemin.

Éditeur ‏ : ‎ EDL

Date de publication ‏ : ‎ 5 novembre 2025

Langue ‏ : ‎ Français

Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 40 pages

ISBN-10 ‏ : ‎ 2211344526

ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2211344524

Au pays des contes: Huit grands classiques réunis ! de Helen Mortimer (Auteur), Gabriella Barouch (Illustrations)

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Au détour d’un sentier sinueux, derrière le tronc d’un vieux chêne ou sous un tapis de mousse, prête l’oreille et ouvre l’oeil… C’est ici que naît la magie des contes ! Peut-être croiseras-tu Hansel et Gretel, Raiponce, ou encore Cendrillon… Laisse-toi emporter par les envoûtantes illustrations de cette forêt enchantée et (re) découvre avec plaisir huit contes classiques !

Avec Au pays des contes, Helen Mortimer et Gabriella Barouch signent un album somptueux et intemporel, une véritable porte ouverte vers le merveilleux. Ce recueil réunit huit contes classiques parmi les plus aimés — Hansel et Gretel, Raiponce, Cendrillon et d’autres histoires fondatrices — dans une édition luxueuse qui séduira aussi bien les enfants rêveurs que les adultes nostalgiques.

Dès les premières pages, le lecteur est invité à s’aventurer “au détour d’un sentier sinueux, derrière le tronc d’un vieux chêne ou sous un tapis de mousse”… La narration, fluide et élégante, conserve la simplicité et la musicalité des contes d’origine, tout en les adaptant avec justesse à la sensibilité contemporaine. Helen Mortimer insuffle une douceur moderne à ces récits millénaires, sans jamais en trahir la morale ou la portée symbolique.

Mais c’est surtout le travail visuel de Gabriella Barouch qui fait de cet ouvrage un véritable objet d’art. Ses illustrations, d’une beauté hypnotique, oscillent entre réalisme poétique et atmosphère onirique. Les textures délicates, les jeux de lumière et les nuances de couleur évoquent un univers entre rêve et nature, où chaque page devient une fenêtre ouverte sur la magie. Son trait précis, presque tactile, donne vie à des forêts profondes, à des châteaux diaphanes et à des personnages expressifs, empreints d’émotion et de mystère.

Au pays des contes est bien plus qu’une simple compilation : c’est une traversée sensorielle, une célébration de l’imaginaire collectif. Le livre réussit à retrouver ce frisson particulier de l’enfance — celui de l’attente, du danger apprivoisé, de la morale apprise sans qu’on s’en aperçoive.

Entre émerveillement et mélancolie, cet album rend hommage à la puissance du conte comme berceau de la culture et refuge de l’âme. À lire à voix haute, au coin d’un feu ou sous une lampe de chevet, pour transmettre la magie d’histoires qui ne vieillissent jamais.

Éditeur ‏ : ‎ KALEIDOSCOPE

Date de publication ‏ : ‎ 19 novembre 2025

Langue ‏ : ‎ Français

Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 64 pages

ISBN-10 ‏ : ‎ 2378883242

ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2378883249

Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne de Jérôme Leroy

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Quand refuser de tuer vous met hors-la-loi !

Dans un futur aussi apaisé qu’inquiétant, Jérôme Leroy signe avec Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne un roman d’anticipation à la fois politique et poétique, une fable humaniste où le refus de la violence devient un acte de résistance absolu.

Nous sommes en 2069, à Rouen, devenue capitale d’un État français régénéré après la “Décennie terrible” (2033-2043), une période d’effondrement mondial qui a réduit de moitié la population. Dans cette société post-crise, la Fédération européenne a instauré un ordre parfait : sobriété écologique, égalité totale, fin de la guerre, effacement des pulsions. Mais sous cette façade utopique se cache une fissure morale : la démocratie, en rétablissant par référendum la peine de mort, fait entrer la barbarie par la porte de la légalité.

C’est là qu’entre en scène Ada Veen, 17 ans, fille modèle d’un monde qui se croit enfin pacifié. Lorsqu’elle est tirée au sort pour exécuter un condamné, la mécanique bien huilée s’enraye. Refuser de tuer, dans cet univers paradoxal, revient à désobéir à la loi. En s’opposant à ce système, Ada devient le symbole d’une révolte silencieuse, portée non par la haine, mais par la fidélité à un idéal de paix. Elle fuit avec le garçon qu’elle aime, cherchant une issue hors des cadres, là où la liberté redevient possible.

Leroy manie avec brio les codes du récit dystopique : le roman est à la fois un thriller moral, un manifeste contre la banalisation de la violence et une méditation sur le prix du libre arbitre. L’écriture, d’une clarté ciselée, allie la tension du roman à suspense à une dimension presque lyrique. Chaque page résonne comme une mise en garde : et si le vrai totalitarisme, demain, était celui de la vertu imposée ?

Sous ses airs de fiction politique, Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne interroge notre présent : celui où le civisme, la transparence et la sécurité peuvent devenir les nouveaux visages du contrôle. Jérôme Leroy, fidèle à son talent d’orfèvre du réel futuriste, y déploie une voix rare, lucide et émouvante, où la poésie se fait arme de résistance.

Éditeur ‏ : ‎ Pocket Date de publication ‏ : ‎ 16 octobre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 320 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2266351184 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2266351188

Bug: Livre 4 de Enki Bilal

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Alors que le grand Bug planétaire a rendu impossible l’accès aux données numériques, l’hypermnésique Kameron Obb est la proie de toutes les convoitises.

Avec Bug – Livre 4, Enki Bilal poursuit sa magistrale réflexion sur la dépendance numérique, la mémoire et la dérive technologique de l’humanité. Ce quatrième volet, d’une intensité visuelle et métaphysique rare, marque un tournant dans la saga : le Bug n’est plus seulement un dysfonctionnement planétaire, mais une entité qui semble s’immiscer dans la psyché humaine, brouillant les frontières entre technologie, divinité et folie.

Depuis le premier tome, Bilal explore un futur en crise, où la disparition soudaine de toutes les données numériques a précipité le monde dans le chaos. Au cœur de cette dystopie : Kameron Obb, unique individu à avoir absorbé l’intégralité du savoir numérique. Doté d’une mémoire absolue, il devient à la fois le dernier dépositaire de la connaissance et la cible de toutes les puissances, politiques, religieuses ou clandestines. Dans ce nouvel opus, Obb est plus que jamais traqué. Rongé par le doublement du Bug et la perte progressive de son identité, il vacille au bord de la démence, tandis qu’une force quasi divine semble s’emparer de son esprit.

Bilal déploie ici toute sa science du récit labyrinthique et de la symbolique visuelle. Son dessin, reconnaissable entre tous, mêle froideur technologique et sensualité organique : visages marbrés, corps fragmentés, architectures d’un monde en ruine. La couleur, dominée par les ocres et les bleus métalliques, installe une atmosphère de fin du monde suspendue entre le réel et le rêve. Chaque planche devient une méditation sur le vertige du savoir et la perte de repères dans un monde saturé d’informations.

Si Bug peut se lire comme une parabole du XXIᵉ siècle, ce quatrième volume en révèle la dimension la plus métaphysique : le Bug n’est plus un simple accident, mais peut-être une conscience supérieure — une intelligence qui remet en cause l’ordre même de la création. Bilal interroge ici le rapport entre l’humain et ses propres inventions, entre mémoire et immortalité, entre Dieu et algorithme.

Bug – Livre 4 est une œuvre à la fois troublante et fascinante, où le génie visuel de Bilal se conjugue à une écriture dense, elliptique, presque prophétique. À travers Kameron Obb, c’est toute l’humanité qui affronte sa propre démesure — celle d’avoir voulu confier son esprit aux machines.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 29 octobre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 80 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203273453 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203273450

FINAL FANTASY XIV Chroniques de la Lumière Volume II

Retrouvez les héros de la saga Final Fantasy XIV dans un nouveau recueil de nouvelles !

Avec Chroniques de la Lumière – Volume II, Square Enix Books offre aux passionnés de Final Fantasy XIV un nouvel écrin littéraire dédié à l’univers foisonnant du célèbre MMORPG. Ce second recueil, riche et émouvant, rassemble trente fragments de vie — vingt-six nouvelles déjà publiées sur The Lodestone, ainsi que quatre récits inédits, spécialement écrits et traduits pour cette édition. Véritable célébration de la mythologie du jeu, l’ouvrage permet de redécouvrir ses héros sous un jour plus intime, tout en explorant les zones d’ombre et de lumière de ce monde en constante expansion.

Le livre se présente comme un voyage dans la mémoire collective d’Éorzéa, où les batailles épiques cèdent la place à la tendresse, la mélancolie et l’humour. Les fans retrouveront avec émotion Feo Ul et l’Exarque du Cristal dans Une lointaine réminiscence, le couple improbable formé par Godbert et Julyan Manderville dans La plus balèze des passions, ainsi que Y’shtola, figure emblématique du jeu, dont le passé familial se dévoile enfin dans Notes personnelles : Lecture interdite. Enfin, Le cadeau de grand-père offre un moment de grâce rare, centré sur Krile et son grand-père Galuf, figure tutélaire et profondément humaine.

Ce second volume s’impose comme un complément narratif essentiel à la saga Final Fantasy XIV. Là où le jeu transporte les joueurs à travers des quêtes et des guerres cosmiques, ces nouvelles s’attardent sur les émotions, les doutes et les destins personnels des personnages. On y retrouve toute la poésie et la profondeur du lore de la licence, sublimées par une écriture fluide et sensible.

Visuellement, l’ouvrage est une réussite. Chaque histoire s’accompagne d’une illustration exclusive signée Toshiyuki Itahana, artiste emblématique de la saga (Final Fantasy IX, Chocobo’s Dungeon). Son trait délicat et lumineux confère au recueil une atmosphère presque contemplative, fidèle à l’esprit du jeu : celui d’un monde où la lumière et l’ombre ne cessent de se répondre.

Chroniques de la Lumière – Volume II est bien plus qu’un simple produit dérivé : c’est un pont entre littérature et jeu vidéo, une plongée introspective dans la psyché des héros qui peuplent l’univers de Final Fantasy XIV. Un recueil à savourer lentement, comme on feuillette un carnet de souvenirs, entre nostalgie et émerveillement.

Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 9 octobre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 416 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2380716269 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2380716269

Ramen Akaneko tome 05 de Angyaman

Un restaurant de ramens, des patrons chats, une humaine happiness manager… Le nouveau manga feel-good qui fait ronronner le Japon !

Avec Ramen Akaneko – Tome 5, Angyaman poursuit son irrésistible comédie féline et culinaire, un manga feel-good qui allie chaleur, humour et réconfort. Dans ce petit restaurant où les bols fumants côtoient les ronronnements, les chats tiennent le rôle de chefs, et les humains apprennent à écouter autant qu’à cuisiner. Résultat : un univers tout doux, savoureux comme un bouillon mijoté, qui continue de séduire les lecteurs au Japon comme ailleurs.

Dans ce nouvel opus, Tamako, la jeune humaine “happiness manager”, redouble d’efforts pour faire tourner le restaurant et choyer les clients. Car ici, on ne vient pas seulement pour déguster les meilleurs ramens de la ville — on vient aussi pour retrouver une atmosphère, une bienveillance, une chaleur humaine (et féline). Chaque chapitre dévoile un fragment du quotidien de ces personnages à la fois drôles et attachants, qu’ils soient derrière le comptoir, au service, ou simplement venus chercher un peu de réconfort.

Angyaman continue d’exceller dans l’art du détail et du rythme. Son dessin souple et expressif, ses cadrages simples mais précis, et son sens du silence et du regard composent une ambiance d’une tendresse rare. Le ton, léger mais sincère, s’accorde à merveille avec la philosophie du manga : célébrer les petits bonheurs de la vie et la chaleur du collectif. Les dialogues, toujours aussi savoureux, réchauffent autant que les bols de soupe, et les scènes de cuisine donnent presque envie de se glisser soi-même au comptoir d’Akaneko.

Entre deux gorgées de bouillon et trois ronronnements, Ramen Akaneko s’impose comme une série profondément humaine, où chaque chapitre est une petite leçon de douceur et de solidarité.

ASIN ‏ : ‎ B0DXS4JRCK Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 12 juin 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 203 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042018658

Le Casting de Gilles Bachelet

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Oyez, oyez ! Gilles Bachelet est à la recherche du héros de son prochain livre. Alors si vous êtes mignon, bizarre, poilu, piquant ou même si vous venez de très loin, venez tentez votre chance au casting !

Avec Le Casting, Gilles Bachelet revient à ce qu’il fait de mieux : détourner les codes de l’album jeunesse avec un humour absurde, une fantaisie débordante et une tendresse malicieuse. Cette fois, l’auteur-illustrateur convie ses lecteurs à une grande audition imaginaire : il cherche le héros de son prochain livre ! Un appel à candidatures aussi loufoque que réjouissant, où défilent une ribambelle de personnages plus improbables les uns que les autres.

De la créature poilue au monstre à tentacules, en passant par les animaux mignons, les extra-terrestres égarés ou les personnages mythiques, toute la ménagerie bachelesque se presse au portillon. Chaque prétendant espère décrocher le rôle principal, mais Gilles Bachelet, narrateur et metteur en scène facétieux, mène l’audition avec un sens du comique irrésistible et une autodérision désarmante.

Derrière cette galerie hilarante, Le Casting se lit comme une déclaration d’amour aux personnages de fiction et à la créativité elle-même. Bachelet invite les enfants à observer, rire, imaginer, et comprendre que dans le monde des histoires, il n’existe pas un seul “héros parfait” mais une infinité de possibles. Le ton, à la fois espiègle et bienveillant, fait mouche auprès des petits comme des grands, qui reconnaîtront dans ce casting les travers du monde réel — la compétition, le doute, l’envie d’être choisi — traités avec la légèreté et la poésie qu’on lui connaît.

Graphiquement, Bachelet reste fidèle à son style inimitable : des personnages au regard impassible, des situations décalées, une mise en page claire et une narration visuelle au timing comique parfait. Chaque page est un petit théâtre miniature où l’humour visuel s’allie à une ironie fine et tendre.

Le Casting est une merveille d’inventivité et de bonne humeur, un album méta et joyeusement délirant qui parle autant de la création artistique que de la confiance en soi.

ASIN ‏ : ‎ B0FC5MHXFL Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE Date de publication ‏ : ‎ 3 octobre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 72 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023522556

Dans l’ombre des Racines, T1 : La Marque des Maudites de Pome L. Desombre (Auteur), Noëmie Chevalier (Illustrations)

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Elle est issue d’une lignée condamnée.

Avec Dans l’ombre des Racines – La Marque des Maudites, Pome L. Desombre inaugure une nouvelle fresque de fantasy poétique, sombre et initiatique, où se mêlent malédictions ancestrales, métamorphoses, magie et quête d’identité. Ce premier tome, superbement accompagné par les illustrations évocatrices de Noëmie Chevalier, déploie un univers dense et sensoriel, traversé par les thèmes de l’héritage, du sacrifice et du lien entre l’humain et l’animal.

Aisa appartient à une lignée maudite : chaque membre de sa famille porte en lui l’esprit d’un animal qui finit, tôt ou tard, par prendre le contrôle total du corps et de l’âme. Pour Aisa, ce faucon intérieur est à la fois son don et sa condamnation. Lorsque sa petite sœur est frappée prématurément par la malédiction, la jeune fille accepte un marché désespéré pour tenter de briser le sort. Sa quête la conduit jusqu’au Continent Flottant, territoire ennemi des Aspales, sorciers descendants de ceux qui ont condamné sa lignée. Là, elle rencontre Gabriel, un jeune homme prisonnier de sa propre magie, aussi dangereux que vulnérable.

À travers ces deux destins croisés, Pome L. Desombre tisse une histoire d’alliance impossible et de rédemption, où la guerre et la peur côtoient la tendresse et la loyauté. L’autrice, fidèle à son style lyrique et immersif, excelle dans la création d’un monde végétal et mystique où l’Arbre-miracle devient le cœur battant d’un imaginaire foisonnant. La nature, omniprésente, y est à la fois refuge, menace et mémoire vivante.

L’intrigue, haletante et riche en rebondissements, s’appuie sur une construction émotionnelle forte : au-delà des batailles et des prophéties, La Marque des Maudites raconte la peur de disparaître, la lutte contre l’héritage du sang et le désir de trouver sa place dans un monde en guerre. L’alchimie entre Aisa et Gabriel, tour à tour fragile et électrique, donne au roman une dimension profondément humaine, où l’amour et la douleur se mêlent sans artifices.

Les illustrations de Noëmie Chevalier, délicates et puissantes, prolongent l’univers de Desombre avec une grâce organique : chaque trait évoque les racines, les ailes et les ombres d’un monde où tout est lié.

Dans l’ombre des Racines s’impose ainsi comme le début d’une saga ambitieuse et envoûtante, portée par une plume sensible et un souffle mythologique rare.

Éditeur ‏ : ‎ Bigbang Date de publication ‏ : ‎ 8 octobre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 528 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2362315630 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2362315633

Fleurs de peste de Mats Strandberg

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À l’automne 1710, la peste étend ses ailes noires sur la capitale de la Suède, Stockholm.

Avec Fleurs de peste, Mats Strandberg signe un roman gothique envoûtant, à la croisée du conte historique et du thriller surnaturel, où la peste devient le miroir des peurs humaines et des ténèbres intérieures. Connu pour ses récits où l’angoisse naît du quotidien (Les Survivants, L’Hôpital des damnés), l’auteur suédois plonge cette fois le lecteur dans la Suède du XVIIIᵉ siècle, au cœur d’une époque ravagée par la maladie et le fanatisme religieux.

À l’automne 1710, Stockholm suffoque sous les ailes noires de la peste. Dans une ville où la mort frappe sans distinction, deux jeunes sœurs, Magdalena et Ebba, perdent leur mère et sont envoyées se réfugier au château de Svartdamm, chez une tante inconnue. Le manoir, isolé et sinistre, surplombe un paysage de désolation. Très vite, les fillettes comprennent que la peste n’est pas le seul danger à craindre. Derrière les murs glacés du château, les secrets se multiplient : une tante tyrannique et froide, un pasteur inquiétant, un beau-fils dont il est interdit de parler, des portes qu’on ne doit pas franchir…

Strandberg excelle à bâtir une atmosphère de tension feutrée et de mystère, où la peur se diffuse comme un poison lent. L’écriture, à la fois sensorielle et précise, capture le parfum du soufre et la morsure du froid, mais aussi la tendresse fragile du lien entre les deux sœurs. Au fil des pages, la peste devient métaphore : celle du mal qui gangrène les âmes, du pouvoir patriarcal et religieux qui dévore l’innocence.

Le roman se déploie comme une fresque d’épouvante et d’émotion, à la lisière du fantastique, où le château devient un personnage à part entière, vivant, oppressant, hanté. L’auteur joue avec les codes du gothique classique — secrets de famille, passions interdites, ombres du passé — tout en y injectant une sensibilité moderne, proche de Shirley Jackson ou de Sarah Waters.

Fleurs de peste est à la fois un roman d’atmosphère et d’émancipation, un huis clos historique sur la peur, la superstition et la soif de vérité. En suivant Magdalena, héroïne courageuse et lucide, on plonge dans une nuit où la raison chancelle et où la survie passe aussi par la rébellion.

Éditeur ‏ : ‎ EDL Date de publication ‏ : ‎ 22 octobre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 224 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2211345204 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2211345200

J’ai perdu un bédouin dans Paris de Arthur Essebag

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Je m’appelle Arthur Essebag.
Depuis toujours, je vous divertis à la télévision. Je ne vous ai jamais parlé d’autre chose, car j’ai toujours considéré que ce n’était pas mon rôle.

Avec J’ai perdu un Bédouin dans Paris, Arthur Essebag — connu du grand public pour son humour et ses émissions de divertissement — dévoile une facette intime, grave et bouleversante de sa personnalité. Ce premier livre, écrit à vif après les attentats du 7 octobre 2023, marque une rupture profonde : celle d’un homme qui, face à l’horreur, ne peut plus se taire et décide de transformer le choc en parole.

Le récit s’ouvre sur une sidération : le massacre de 1 200 personnes en Israël, le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah. Essebag, jusque-là figure de la légèreté télévisuelle, se retrouve happé dans un tourbillon d’émotions — la peur, la colère, la douleur et l’incompréhension. Il raconte cette bascule, ce moment où l’identité se réveille comme une évidence, presque malgré lui : « J’ai dit “Je”, et j’ai dit “juif”. » À travers ce cri d’appartenance, l’auteur interroge son héritage, ses racines et la manière dont l’histoire collective se réinscrit brutalement dans la chair individuelle.

Entre témoignage personnel et chronique d’un monde fracturé, Arthur Essebag mêle introspection, journal de bord et méditation morale. Il y a ses voyages en Israël sous les missiles, ses rencontres avec ceux qui résistent, ses amitiés, ses deuils et son sentiment d’urgence face à un monde où la compassion semble s’éroder. Mais au-delà de la colère, le livre cherche avant tout la lumière — celle de l’humanité, du dialogue et de la mémoire.

La plume, simple et directe, frappe par sa sincérité. Essebag écrit comme on respire après une apnée trop longue. Ses mots, parfois crus, toujours sincères, traduisent une quête d’équilibre entre engagement et émotion, entre cri et réflexion. Le ton oscille entre la confession et le reportage, l’intime et l’universel.

J’ai perdu un Bédouin dans Paris n’est pas seulement un récit de crise identitaire ou de guerre : c’est un texte d’homme debout, un appel à la conscience et à la réconciliation. En se confrontant à ses origines et à son époque, Essebag révèle une dimension d’auteur inattendue, à la fois lucide et profondément humaine.

Éditeur ‏ : ‎ Grasset Date de publication ‏ : ‎ 1 octobre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 336 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2246844789 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2246844785