Sibylline, chroniques d’une escort girl de Sixtine Dano

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À tout juste 19 ans, Raphaëlle ressemble à toutes les jeunes filles de son âge.

À 19 ans, Raphaëlle semble être une jeune fille ordinaire, fraîchement arrivée à Paris pour ses études d’architecture. Entre les cours, les nuits blanches à travailler sur ses maquettes, et les soirées à refaire le monde avec ses amis, elle partage les préoccupations de beaucoup de jeunes adultes. Mais sous cette apparence banale, Raphaëlle cache un secret : certains soirs, elle devient Sibylline, une escort girl qui se glisse dans les draps d’hôtels parisiens et récolte des billets verts.

Avec son premier roman graphique, Sixtine Dano crée la surprise et offre une oeuvre à la fois intime et puissante. À travers l’élégance de l’encre et du fusain, l’autrice explore des thèmes profonds et actuels : le passage de l’enfance à l’âge adulte, les questionnements existentiels qui marquent cette période charnière de la vie, mais aussi les rapports de pouvoir dans une société où le patriarcat et le capitalisme façonnent les individus et leurs choix.

Sibylline n’est pas qu’un simple récit d’une jeune fille qui se cherche ; c’est une réflexion sur la féminité et ses multiples facettes, un portrait moderne de l’émancipation dans un monde où les jeunes femmes, souvent contraintes de naviguer dans des systèmes d’exploitation et de domination, tentent de s’approprier leur destin. Sixtine Dano parvient à rendre ce processus à la fois douloureux et émancipateur, tout en restant profondément humaine.

Au-delà de son aspect intime, ce roman graphique se veut aussi politique : il interroge le rôle des femmes dans la société contemporaine et l’impact de la culture du capitalisme sur leur indépendance et leur sexualité. C’est dans cette tension entre le désir de liberté et les contraintes imposées que Sibylline trouve toute sa force.

Sixtine Dano, avec une maîtrise parfaite du dessin et du scénario, parvient à transcrire avec une grande finesse l’évolution de son personnage principal, en mettant en lumière les conflits intérieurs de Raphaëlle face à un monde qui ne lui laisse que peu d’options. le récit est intense, poignant, et l’illustration magnifique, ajoutant une dimension visuelle à une réflexion qui est loin de se limiter à l’anecdote.

Sibylline est un roman graphique moderne et nécessaire, qui ne laisse pas indifférent. Une pépite graphique qui offre bien plus qu’une simple histoire : une réflexion sur les défis, les choix et les luttes que les femmes doivent affronter pour s’émanciper dans une société inégale. À découvrir sans hésiter.

Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD Date de publication ‏ : ‎ 29 janvier 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 264 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2344060049 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344060049

L’Abriparapluie de Aurélie Castex

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Il pleut dans le jardin. Mais heureusement, Elias a un parapluie. Un grand parapluie ouvert sur le monde, prêt à accueillir tous ceux qui en ont besoin.

Avec L’Abriparapluie, Aurélie Castex signe un album d’une grande douceur, qui parle aux enfants avec simplicité et touche les adultes par sa profondeur symbolique.

Sous une pluie fine, presque musicale, Elias ouvre son parapluie. Un geste anodin, presque instinctif. Pourtant, ce parapluie devient bien plus qu’un objet : il se transforme en espace de refuge, en lieu de rencontre, en promesse d’accueil. Autour de lui se rassemblent peu à peu des animaux que l’on a l’habitude de craindre ou d’éviter : la mouffette, le hérisson, l’ours, le loup… Tous trouvent place sous cette toile ouverte sur le monde, sans condition ni jugement.

Le récit, à hauteur d’enfant, aborde avec une grande justesse des thèmes essentiels : la peur de l’autre, la différence, l’exclusion, mais surtout la force des gestes simples. Offrir un abri, c’est reconnaître l’autre, lui faire une place, créer du lien. Sans jamais être démonstratif, l’album montre comment la solidarité naît naturellement lorsque l’on accepte de partager.

Visuellement et narrativement, chaque page agit comme un cocon. La forêt humide devient un espace chaleureux, presque intime. On ressent la pluie, le bruissement des feuilles, la proximité des corps, jusqu’à cette sensation très forte de communauté improvisée, fragile mais sincère. La progression des scènes mène doucement de l’abri à la fête, de la crainte à la confiance.

L’Abriparapluie est un album lumineux, profondément humaniste, qui invite à regarder autrement celles et ceux que l’on rejette trop vite. Un livre précieux pour ouvrir le dialogue avec les enfants sur l’accueil, la tolérance et l’empathie, et rappeler, avec une grande délicatesse, que l’hospitalité commence parfois par un simple parapluie ouvert sous la pluie

ASIN ‏ : ‎ B0FRDKFXH5 Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE Date de publication ‏ : ‎ 6 février 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 40 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023522433

Trust Me Always: Dans le même univers que Say You Swear de Meagan Brandy

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Je n’aurais jamais dû croiser la route d’Alister Howl, le quarterback remplaçant d’Avix University. Dès son premier sourire ravageur, j’aurais dû comprendre qu’il ne m’apporterait rien d’autre que des ennuis. Et il a fini par me briser le cœur.

Avec Trust Me Always, Meagan Brandy s’inscrit dans la continuité émotionnelle de Say You Swear tout en affinant encore sa maîtrise des romances universitaires à haute intensité affective.

L’autrice plonge le lecteur au cœur d’un triangle amoureux électrique, où le football américain n’est jamais qu’un décor amplificateur des passions, des égos et des blessures intimes. Alister Howl, quarterback aussi charismatique qu’obstiné, incarne la figure du héros imparfait, séduisant mais faillible, dont les erreurs ont laissé des traces profondes. Face à lui, une héroïne lucide, marquée par la trahison, tente de reprendre le contrôle de son cœur sans jamais parvenir à étouffer totalement ce qui la relie encore à lui.

L’arrivée de Brady Lancaster, coéquipier d’Alister et catalyseur du chaos émotionnel, fait basculer le récit dans une dynamique de faux-semblants et de tensions permanentes. Le faux couple devient alors un terrain miné où jalousie, désir et non-dits s’entremêlent, jusqu’à rendre toute frontière morale incertaine. Meagan Brandy excelle dans l’art de faire durer l’attente, de fragmenter les certitudes et de pousser ses personnages dans leurs retranchements émotionnels.

Ce qui distingue Trust Me Always, c’est la manière dont le roman interroge la notion de confiance : peut-on aimer sans croire ? Peut-on réparer ce qui a été brisé sans se perdre soi-même ? L’écriture, fluide et immersive, alterne scènes de tension brûlante et moments d’introspection plus fragiles, donnant une réelle épaisseur psychologique aux protagonistes.

À la fois romance addictive et drame sentimental, Trust Me Always séduira les lecteurs en quête d’émotions fortes, de relations complexes et de personnages imparfaits mais profondément humains. Une lecture intense, où chaque choix semble conduire un peu plus près de l’embrasement.

#TrustMeAlways #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ Shingfoo Date de publication ‏ : ‎ 4 février 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 544 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2379874131 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2379874130

Les oursons de l’air de Arnold Lobel

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Dans le livre préféré de grand-père, il est écrit qu’un ours doit absolument savoir se promener, se reposer, attraper du poisson et grimper aux arbres.

Avec Les oursons de l’air, Arnold Lobel signe un album d’une tendresse et d’une intelligence remarquables, fidèle à son art délicat de parler de liberté et de transmission sans jamais appuyer son propos.

À partir d’un postulat simple – ce que “doit” savoir faire un ours selon le livre préféré de Grand-père – l’auteur met en scène un joyeux décalage entre tradition et désir individuel. Ronald, Donald, Harold et Sam n’ont que faire des règles immuables : eux rêvent de musique, d’acrobaties et de fantaisie. Face à ces aspirations inattendues, Grand-Père choisit une voie douce et maligne, transformant l’apprentissage en jeu et l’exemple en partage.

Sous ses allures de fable légère, l’album aborde avec finesse des thèmes essentiels pour les jeunes lecteurs : le respect des différences, l’importance de l’écoute entre générations, et la possibilité de concilier héritage et créativité personnelle. Le texte, d’une grande simplicité apparente, est porté par l’humour subtil et la bienveillance caractéristiques de Lobel.

Les illustrations, sobres et expressives, renforcent cette atmosphère chaleureuse où l’on sent battre le cœur d’une famille aimante. Les oursons de l’air est un album intemporel, à la fois ludique et profondément rassurant, qui rappelle qu’on grandit mieux quand on apprend ensemble… en s’amusant.

Éditeur ‏ : ‎ EDL Date de publication ‏ : ‎ 4 février 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 40 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2211349668 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2211349666

Les Utopistes – Tome 1 – Tlaloc Broché – Illustré, 30 janvier 2026 de Vincent Le Bars (Auteur), Zanchi Stefano (Illustrations)

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Imaginez un monde presque identique au nôtre mais à une très grosse différence près : dans notre histoire, les grands mythes, les royaumes fantastiques, les contes et légendes et les divinités mythologiques sont bel et bien réels !

Avec Les Utopistes – Tome 1 : Tlaloc, Vincent Le Bars et Zanchi Stefano posent les bases d’une nouvelle grande saga d’aventure jeunesse ambitieuse, spectaculaire et profondément contemporaine. Un récit qui convoque l’imaginaire mythologique mondial tout en questionnant notre rapport au patrimoine, à la transmission et à l’utopie.

Le postulat est immédiatement séduisant : et si les mythes n’avaient jamais cessé d’exister ? Si les dieux, les royaumes légendaires et les récits fondateurs de l’humanité étaient bien réels, dissimulés derrière des portails-miroirs disséminés à travers le monde ? Dans cet univers presque identique au nôtre, Alexandre Desvereaux, aventurier star des réseaux et explorateur charismatique, a découvert comment franchir ces seuils interdits. Mais cette révélation n’a pas seulement ouvert la porte à la connaissance : elle a déclenché une nouvelle forme de pillage.

Car là où certains voient un héritage commun à préserver, d’autres n’aperçoivent qu’un terrain de chasse. De richissimes collectionneurs envoient des mercenaires exploiter ces mondes mythiques, détruisant dieux, vestiges et équilibres ancestraux au nom du profit. Lorsque Desvereaux disparaît mystérieusement, c’est tout un pan de cet univers fragile qui vacille.

Le récit bascule alors vers Aurore, sa fille adolescente, héroïne volontaire, intelligente et profondément humaine. Refusant la disparition de son père, elle s’entoure d’un groupe de camarades et décide de partir à sa recherche. Autoproclamés les Utopistes, ces jeunes personnages vont faire irruption dans des territoires où l’Histoire, la légende et le danger s’entremêlent — à commencer par l’univers aztèque et la figure terrifiante de Tlaloc, dieu de la pluie et des tempêtes.

Ce premier tome frappe par la solidité de sa construction narrative. Vincent Le Bars maîtrise parfaitement les codes du récit d’aventure tout en y injectant une réflexion moderne : qui a le droit d’accéder aux mythes ? À qui appartient l’imaginaire collectif ? Et jusqu’où peut-on aller au nom du progrès ou de la curiosité ?

L’album réussit un équilibre délicat entre divertissement pur et sous-texte engagé. La critique du pillage culturel, du capitalisme prédateur et de la marchandisation de l’Histoire traverse le récit sans jamais l’alourdir. Elle donne au contraire de l’épaisseur aux enjeux et inscrit Les Utopistes dans une tradition d’aventures intelligentes, où l’action nourrit le sens.

Graphiquement, le travail de Stefano Zanchi impressionne. Son dessin précis, dynamique et expressif donne vie à des mondes mythologiques foisonnants, sans jamais perdre en lisibilité. Les scènes d’exploration alternent avec des séquences d’action spectaculaires, tandis que les divinités — Tlaloc en tête — dégagent une présence à la fois majestueuse et inquiétante. La mise en couleur renforce cette sensation d’émerveillement permanent, entre réel familier et fantastique déchaîné.

Mais la vraie force de l’album réside dans ses personnages. Aurore n’est pas une héroïne idéalisée : elle doute, improvise, se trompe, mais avance portée par une foi obstinée dans l’impossible. Autour d’elle, chaque membre du groupe apporte une énergie différente, dessinant une dynamique collective qui fait écho à la citation-clé du récit : l’utopie, ce n’est pas rêver, c’est agir.

Les Utopistes – Tome 1 : Tlaloc réussit ainsi son pari : lancer une série prometteuse sans sacrifier la cohérence ni la profondeur. C’est un album d’aventure au souffle ample, accessible aux jeunes lecteurs mais suffisamment dense pour séduire un public adulte, notamment par ses thématiques culturelles et politiques.

Un premier tome solide, généreux et inspiré, qui ouvre une porte fascinante sur un univers où l’imaginaire n’est pas une fuite, mais un combat. Une invitation à croire, envers et contre tout, que rendre l’impossible possible reste un acte de résistance.

#LesUtopistes #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ DUPUIS Date de publication ‏ : ‎ 30 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 88 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2808503385 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2808503389

Kings of Mafia T1: Tempted by the devil de Heard Michelle

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Depuis toujours, Vittoria a vécu dans un monde de sang et de fureur. Elle n’a qu’un seul rêve : toucher son héritage pour pouvoir enfin fuir son frère violent. Mais ses espoirs d’une vie meilleure tombent à l’eau lorsque son frère vend la virginité de Vittoria au terrible Angelo, le chef de la Mafia de New York.

Avec Tempted by the Devil, premier volume de la saga Kings of Mafia, Michelle Heard livre une dark romance intense et immersive, qui s’inscrit dans la grande tradition des romances mafieuses tout en y insufflant une dimension émotionnelle particulièrement travaillée. Dès les premières pages, le ton est donné : violence, pouvoir, loyauté et désir se mêlent dans un univers où chaque choix peut être fatal.

Vittoria a grandi dans la peur. Prisonnière d’un frère brutal et imprévisible, elle n’aspire qu’à une chose : atteindre sa majorité pour toucher son héritage et fuir définitivement cette vie faite de coups, de silences et de menaces. Mais son rêve de liberté se transforme en cauchemar lorsque son frère la vend comme une marchandise à Angelo, le chef redouté de la mafia de New York. Dans ce monde où les femmes n’ont aucune valeur autre que stratégique, la jeune femme se retrouve livrée à l’homme le plus dangereux de la Cosa Nostra.

Angelo incarne tout ce que la rumeur promet : un chef froid, méthodique, craint de tous, dont la cruauté alimente les légendes. Pourtant, dès leur rencontre, le roman déjoue les attentes. Loin du prédateur annoncé, Angelo se montre étonnamment respectueux envers Vittoria. Il l’épouse afin de la protéger, mais lui refuse toute contrainte, affirmant qu’il ne la touchera jamais tant qu’elle ne sera pas prête à lui offrir plus qu’un devoir conjugal. Ce contraste saisissant entre la violence du monde mafieux et la retenue de cet homme au pouvoir absolu constitue l’un des grands points forts du roman.

À travers le regard de Vittoria, le lecteur plonge au cœur d’une organisation criminelle tentaculaire, régie par des règles impitoyables où la trahison se paie dans le sang. Désormais épouse du boss, la jeune femme devient une cible privilégiée : clans rivaux, complots internes et luttes de territoire font planer une menace constante sur sa vie. Peu à peu, elle comprend que le danger n’est pas toujours celui que l’on croit, et que le véritable ennemi peut se cacher derrière les visages les plus familiers.

Michelle Heard maîtrise parfaitement les codes de la dark romance : tension permanente, montée progressive des sentiments, atmosphère sombre et personnages profondément marqués par leur passé. Mais l’autrice va plus loin en abordant avec sensibilité des thèmes forts tels que la reconstruction après la violence, le consentement, la confiance et la possibilité d’aimer dans un univers fondé sur la peur. Vittoria n’est jamais réduite à une victime : sa fragilité devient une force, et son évolution constitue l’un des moteurs émotionnels du récit.

L’écriture, fluide et visuelle, confère au roman un rythme soutenu digne d’un véritable page-turner. Les scènes d’action alternent avec des moments plus intimistes, renforçant l’attachement aux personnages et maintenant une tension constante jusqu’aux dernières pages. La relation entre Vittoria et Angelo se construit lentement, sur le respect et la patience, offrant une romance brûlante sans jamais perdre de vue la noirceur du contexte.

Kings of Mafia – Tempted by the Devil s’impose ainsi comme une entrée en matière puissante et addictive, idéale pour les lecteurs de romances sombres et de sagas mafieuses. Entre passion interdite, dangers omniprésents et émotions à vif, ce premier tome pose les bases d’un univers riche et prometteur.

Éditeur ‏ : ‎ Eden Date de publication ‏ : ‎ 2 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 336 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2824627298 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824627298

Les disparues de Jessie Garcia

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À première vue, Stéphanie et Jasmine n’ont rien en commun.

Deux femmes. Un même avion. Un même homme. Et une disparition glaçante.
Avec Les disparues, Jessie Garcia signe un thriller psychologique redoutablement efficace, aussi captivant qu’inquiétant. À première vue, Stéphanie et Jasmine n’ont rien en commun. L’une est directrice de l’information d’une grande chaîne de télévision, l’autre serveuse dans un bar, en fuite après une relation abusive. Elles ne se connaissent pas, mais prennent le même vol. Quelques jours après l’atterrissage, chacune envoie des messages à ses proches : toutes deux sont tombées amoureuses du même homme, Trent McCarthy, un séduisant inconnu avec qui elles vivent une relation aussi passionnée que fulgurante. Puis soudain, le silence. Les messages cessent. Stéphanie et Jasmine sont officiellement portées disparues. Qui est réellement cet homme charismatique qu’elles décrivaient avec tant d’enthousiasme ? Prédateur manipulateur ou victime d’une situation qui le dépasse ? Jessie Garcia construit son récit comme une enquête psychologique sous haute tension, alternant points de vue et révélations progressives. Le suspense s’installe dès les premières pages et ne faiblit jamais. L’autrice explore avec une grande justesse les mécanismes de l’emprise amoureuse, la fascination, la dépendance affective et la manière dont l’amour peut aveugler même les esprits les plus solides. L’écriture est fluide, rythmée, les chapitres courts s’enchaînent avec une efficacité redoutable, jusqu’à un final sombre et dérangeant. Les disparues est un véritable page-turner, aussi haletant que profondément humain, qui interroge la frontière fragile entre passion et danger. Un thriller moderne, percutant et impossible à lâcher.

Éditeur ‏ : ‎ City Edition Date de publication ‏ : ‎ 2 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 400 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2824626437 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824626437

Programme éternité de Anton Hur

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En Afrique du Sud, l’équipe de recherches de la docteure Mali Beeko a mis au point un remède contre le cancer qui implique l’utilisation de nanotechnologies. Mais cette thérapie a un effet secondaire inattendu et plus que problématique : elle mène à une forme d’immortalité.

Avec Programme éternité, Anton Hur livre un roman de science-fiction d’une intelligence rare, à la fois vertigineux, poétique et profondément politique. Une œuvre qui interroge notre rapport au progrès, à la mort et à la conscience, tout en brouillant avec finesse la frontière entre l’humain et la machine.

L’histoire s’ouvre en Afrique du Sud, où la docteure Mali Beeko et son équipe scientifique mettent au point une thérapie révolutionnaire reposant sur les nanotechnologies. Le traitement guérit le cancer — définitivement. Mais très vite, un effet secondaire inattendu apparaît : les patients cessent de vieillir. L’humanité vient, sans l’avoir cherché, de franchir le seuil de l’immortalité.

Cette découverte bouleverse l’ordre du monde. Les gouvernements vacillent, les inégalités explosent, les dogmes religieux tremblent. Qui aura droit à l’éternité ? À quel prix ? Et surtout : que devient une société quand la mort n’en constitue plus l’horizon commun ?

Au cœur de ce futur en bascule se tient Yonghun, ancien patient guéri par le programme Beeko. Informaticien spécialisé en intelligence artificielle, il développe Panit, une IA expérimentale qu’il nourrit de poésie du XIXᵉ siècle — Keats, Shelley, Baudelaire, Wordsworth. De cette immersion dans la langue des émotions et de la mélancolie naît quelque chose d’inédit : Panit commence à penser. À ressentir. À douter.

Puis Yonghun disparaît.

À partir de cette énigme, Programme éternité déploie une narration ample et subtile, alternant points de vue humains et non humains, temporalités fragmentées et réflexions philosophiques. Le roman se transforme alors en une méditation vertigineuse sur la conscience, la mémoire et la persistance du désir dans un monde où le temps a perdu sa fonction.

Anton Hur n’écrit pas une science-fiction spectaculaire, mais une science-fiction de l’intime, héritière à la fois de Kazuo Ishiguro, Ted Chiang et Margaret Atwood. Les avancées technologiques y sont moins importantes que leurs conséquences morales. Chaque innovation ouvre une faille existentielle.

L’immortalité n’est jamais présentée comme un miracle, mais comme un trouble. Une dissonance. Un déséquilibre.

Que devient l’amour lorsque la fin n’existe plus ?
Que vaut l’engagement sans échéance ?
Comment pardonner quand le temps ne guérit rien ?
Et surtout : l’éternité est-elle un progrès… ou une punition ?

L’un des grands tours de force du roman réside dans son écriture. D’une élégance limpide, presque musicale, le style d’Anton Hur épouse la lenteur réflexive du propos. La poésie irrigue chaque page, non comme un ornement, mais comme une matière narrative à part entière. Les vers du XIXᵉ siècle deviennent le langage par lequel une intelligence artificielle apprend à être — ou à imiter — l’humain.

Panit n’est jamais un simple outil. Elle devient un miroir inquiétant de nos propres contradictions : capable d’analyser la souffrance, mais incapable de l’éprouver pleinement ; éternelle par nature, mais fascinée par la finitude.

À travers elle, le roman pose une question centrale :
la conscience naît-elle de la pensée… ou de la mortalité ?

Le monde décrit par Programme éternité n’est ni dystopique ni utopique. Il est profondément crédible. Les débats éthiques, les fractures sociales, les conflits géopolitiques liés à l’accès à l’immortalité résonnent avec une actualité troublante. L’éternité devient un privilège économique, un nouvel outil de domination, un capital transmissible — et donc profondément injuste.

Mais le roman ne sombre jamais dans le cynisme. Au contraire, il demeure habité par une profonde compassion pour ses personnages, qu’ils soient scientifiques, patients, machines ou survivants d’un monde ancien. Tous cherchent une chose simple et pourtant inaccessible : un sens.

Programme éternité est un livre sur la peur de disparaître, mais aussi sur la terreur inverse : celle de ne jamais pouvoir partir.

En refermant le roman, une impression persiste — douce et inquiétante à la fois. Celle d’avoir lu une œuvre qui ne cherche pas à prédire l’avenir, mais à nous demander si nous sommes réellement prêts à y vivre.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 28 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 256 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226500219 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226500212

Ne jamais trembler de Stephen King

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« Je vais tuer 13 innocents et 1 coupable. Ainsi, ceux qui ont causé la mort de l’innocent souffriront. Il s’agit d’un acte d’EXPIATION. »

Avec Ne jamais trembler, Stephen King signe un nouveau roman d’une redoutable efficacité, à la fois thriller implacable, miroir politique et plongée vertigineuse dans les fractures morales de l’Amérique contemporaine.

Tout commence par une lettre. Une menace glaçante, méthodique, presque théologique : treize innocents devront mourir pour qu’un seul coupable soit puni. Un acte présenté comme une « expiation ». Très vite, Buckeye City bascule dans la panique. Le tueur ne choisit pas ses victimes pour ce qu’elles ont fait, mais pour ce qu’elles représentent : des dommages collatéraux d’un système jugé injuste.

Face à cette logique tordue, la police se retrouve démunie. Aucun mobile personnel. Aucun schéma identifiable. Juste une idéologie froide, implacable, prête à sacrifier des vies au nom d’un prétendu équilibre moral.

En parallèle, Kate McKay, militante féministe radicale, entame une tournée de conférences à travers les États-Unis. Figure clivante, elle cristallise haines, menaces et passions violentes. Lorsqu’un individu semble déterminé à la réduire au silence, elle refuse d’y croire. Jusqu’à ce que les trajectoires se croisent.

Au centre de ce chaos : Holly Gibney.

Personnage devenu emblématique de l’univers kingien, Holly n’est ni une héroïne traditionnelle ni une enquêtrice spectaculaire. Fragile, anxieuse, hypersensible, elle observe le monde avec une lucidité douloureuse. C’est précisément cette humanité tremblante — mais jamais brisée — qui fait d’elle l’un des personnages les plus attachants créés par Stephen King ces dernières décennies.

Dans Ne jamais trembler, Holly affronte une violence qui dépasse le simple crime. Elle fait face à une époque gangrenée par la radicalisation, la colère permanente, la désinformation et le besoin de coupables symboliques. Le roman devient alors bien plus qu’une enquête policière : une radiographie morale d’une société prête à justifier l’horreur au nom d’une cause.

Stephen King excelle ici dans ce qu’il maîtrise le mieux : faire naître l’effroi non pas du surnaturel, mais de la logique humaine poussée à son point de rupture. Le tueur n’est pas fou au sens clinique. Il raisonne. Il théorise. Il explique. Et c’est précisément ce qui rend sa démarche terrifiante.

L’auteur interroge frontalement la notion de justice :
– Peut-on réparer une injustice par une autre ?
– Jusqu’où la colère peut-elle se transformer en idéologie meurtrière ?
– À partir de quand la certitude morale devient-elle une arme ?

À travers un rythme tendu, des chapitres courts et une narration d’une fluidité redoutable, King installe un suspense constant, presque suffocant. Chaque page rapproche le lecteur d’un nouveau drame, tout en laissant planer l’angoisse d’un engrenage impossible à arrêter.

Mais le roman brille surtout par sa dimension profondément humaine. Derrière les débats politiques, les violences médiatiques et les discours extrêmes, Stephen King n’oublie jamais les victimes ordinaires : les anonymes pris dans une tempête qui les dépasse. Des vies simples, détruites sans raison, sinon celle d’une idéologie aveugle.

Le style, d’une précision chirurgicale, alterne ironie mordante, tension psychologique et émotion contenue. Le regard de l’auteur sur l’Amérique actuelle — polarisée, épuisée, prête à exploser — est sévère, mais jamais cynique. King ne juge pas : il observe. Et ce qu’il montre fait froid dans le dos.

Ne jamais trembler s’inscrit ainsi dans la lignée de ses romans les plus engagés, aux côtés de Mr. Mercedes, L’Outsider ou Holly, confirmant une chose essentielle : à plus de cinquante ans de carrière, Stephen King n’a rien perdu de sa puissance narrative ni de sa lucidité politique.

Palpitant, dérangeant, d’une actualité brûlante, ce roman rappelle que le véritable monstre n’est pas celui qui se cache dans l’ombre — mais celui qui croit sincèrement avoir raison.

Un thriller majeur, tendu comme un fil de rasoir, porté par l’un des personnages les plus forts de la bibliographie de Stephen King, et une démonstration éclatante de son talent intact pour sonder ce qui nous rend humains… et ce qui peut nous transformer en bourreaux.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 28 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 528 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226501878 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226501875

Heureux comme des TDAH !: Comment faire de votre différence un atout de Michel Cymes (Auteur), Olivier Revol (Auteur)

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Toujours en retard, la tête ailleurs, mille idées à la minute…

Avec Heureux comme des TDAH !, Michel Cymes et Olivier Revol signent un ouvrage à la fois salutaire, éclairant et profondément humain, consacré à un trouble encore trop souvent mal compris : le TDAH, ou trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.

Longtemps associé à l’enfance turbulente, aux difficultés scolaires ou à une supposée incapacité à se concentrer, le TDAH touche pourtant des millions d’adultes qui l’ignorent parfois toute leur vie. Retards chroniques, dispersion mentale, hypersensibilité, impulsivité, énergie débordante, fatigue morale… autant de signes que beaucoup attribuent à un manque de volonté ou à une personnalité « désorganisée », alors qu’ils relèvent d’un fonctionnement neurologique spécifique.

C’est précisément ce regard que le livre entend transformer.

À travers une écriture fluide et chaleureuse, les deux auteurs mêlent témoignages personnels, vulgarisation scientifique rigoureuse et conseils concrets, offrant une lecture aussi rassurante qu’instructive. Le ton est juste : jamais médicalisant à l’excès, jamais simplificateur non plus.

Michel Cymes raconte avec une grande sincérité son diagnostic tardif, mettant des mots sur un sentiment diffus d’inadéquation longtemps ressenti. Olivier Revol, pédopsychiatre reconnu et spécialiste du TDAH, apporte quant à lui l’expertise clinique nécessaire pour comprendre les mécanismes cérébraux du trouble, ses manifestations multiples et son évolution au fil de la vie.

L’un des grands mérites de l’ouvrage est de désamorcer les idées reçues. Non, le TDAH n’est ni une mode ni une excuse. Oui, il s’agit d’un trouble neurodéveloppemental réel, documenté scientifiquement. Mais non, il ne condamne ni à l’échec ni au mal-être permanent.

Au contraire, le livre insiste sur un point essentiel : le TDAH n’est pas seulement un handicap, il peut devenir une force.

Créativité, intuition, rapidité d’analyse, pensée arborescente, sens de l’innovation, empathie aiguë… autant de qualités fréquemment observées chez les personnes concernées, à condition que leur fonctionnement soit compris, accompagné et respecté.

Les auteurs explorent avec finesse les répercussions du TDAH dans toutes les sphères du quotidien :
– vie professionnelle et rapport au travail,
– relations amoureuses et vie familiale,
– estime de soi, fatigue mentale, culpabilité,
– organisation, mémoire, émotions, sommeil.

Chaque chapitre propose des outils pratiques, des stratégies concrètes, des pistes d’adaptation réalistes, loin des recettes miracles. Il ne s’agit pas de « corriger » le TDAH, mais d’apprendre à composer avec lui, à mieux canaliser l’attention, apprivoiser l’énergie, contourner les fragilités plutôt que de s’y épuiser.

L’ouvrage se distingue aussi par son ton profondément bienveillant. Ici, aucun jugement. Pas d’injonction à la performance ni à la normalité. Le message est clair : comprendre son fonctionnement permet de cesser de se battre contre soi-même.

Accessible sans être simpliste, sérieux sans jamais être pesant, Heureux comme des TDAH ! s’adresse autant aux personnes concernées qu’à leurs proches, enseignants, managers ou soignants. Il constitue un formidable outil de sensibilisation, capable de changer le regard sur la différence invisible.

En mêlant humour, pédagogie et vécu personnel, Michel Cymes et Olivier Revol livrent un ouvrage profondément utile, porteur d’espoir et de reconnaissance pour celles et ceux qui se sont trop longtemps sentis « à côté ».

Un livre qui informe, rassure et libère la parole — et qui rappelle une évidence trop souvent oubliée : être différent ne signifie pas être défaillant.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 28 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 224 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226506071 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226506078