L’Homme que j’ai épousé: Un thriller psychologique captivant aux rebondissements palpitants de Alison James

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Êtes-vous sûre de bien connaître votre mari ?

Avec L’Homme que j’ai épousé, Alison James livre un thriller psychologique redoutablement efficace, fondé sur une angoisse universelle : et si la personne avec qui vous partagez votre vie n’était pas celle que vous croyez ?

Tout commence par un contraste brutal. Alice Gill découvre qu’elle est enceinte — un instant de bonheur absolu — aussitôt brisé par l’irruption de la police à sa porte. Son mari, Dominic, vient de mourir. Accident ? Meurtre ? Le choc est total. À la morgue, Alice identifie formellement le corps. C’est bien son époux. Du moins, elle en est certaine… jusqu’à ce que le frère de Dominic, avec qui celui-ci était en conflit depuis des années, affirme l’impensable : l’homme dans le cercueil n’est pas Dominic Gill.

Dès lors, le roman bascule dans une mécanique de doute et de paranoïa savamment orchestrée. Qui ment ? Le frère, animé par la rancœur ? La police, trop pressée de classer l’affaire ? Ou Alice elle-même, aveuglée par l’amour et le choc du deuil ? Peu à peu, les certitudes s’effritent, et chaque détail du passé conjugal prend une teinte inquiétante.

Alison James excelle dans l’art du thriller domestique, où le danger se cache dans l’intime. Son écriture fluide et tendue installe un climat de malaise constant : regards qui changent, souvenirs contradictoires, zones d’ombre jamais éclaircies. Le lecteur avance aux côtés d’Alice, partagé entre empathie et suspicion, pris dans un engrenage où la vérité semble toujours se dérober.

Au-delà du suspense, le roman interroge la confiance absolue que l’on accorde à celui que l’on aime, la fragilité de l’identité et la violence des secrets enfouis. La maternité imminente d’Alice ajoute une tension supplémentaire : comment se reconstruire quand tout ce que l’on croyait solide menace de s’écrouler ?

L’Homme que j’ai épousé se dévore d’une traite. Rythmé, haletant et habilement construit, le récit multiplie les retournements jusqu’à un final aussi glaçant qu’imprévisible.

Éditeur ‏ : ‎ Bookouture Accessibilité ‏ : ‎ En savoir plus Date de publication ‏ : ‎ 29 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Taille du fichier ‏ : ‎ 1.6 MB Lecteur d’écran  ‏ : ‎ Pris en charge Confort de lecture ‏ : ‎ Activé Word Wise ‏ : ‎ Non activé Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 363 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 978-1805507055

Les Preuves de Suzie Miller

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Tessa, brillante avocate anglaise qui défend sans états d’âme les hommes accusés d’agressions sexuelles, se retrouve sur le banc des victimes après un viol conjugal.

Avec Les Preuves, Suzie Miller signe un premier roman d’une puissance rare, à la fois implacable et profondément humain. Adapté de sa pièce phénomène Prima Facie, jouée dans le monde entier, ce texte franchit la scène pour devenir un récit littéraire incandescent, qui interroge frontalement la justice, la notion de vérité et la violence institutionnelle faite aux victimes.

Tessa est une brillante avocate pénaliste anglaise. Issue d’un milieu populaire, elle a gravi un à un les échelons d’un système qu’elle maîtrise parfaitement. Elle défend, avec intelligence et conviction, des hommes accusés d’agressions sexuelles. Elle croit au droit, à la procédure, à la rationalité judiciaire. Elle sait plaider, démonter un témoignage, pointer la moindre faille. Jusqu’au jour où ce système se retourne contre elle.

Après une relation consentie devenue viol conjugal, Tessa bascule du côté des plaignantes. Et soudain, tout ce qu’elle pensait savoir s’effondre. Les mots changent de sens. Les mécanismes juridiques qu’elle utilisait deviennent des armes. La présomption d’innocence, la charge de la preuve, la temporalité judiciaire, l’examen du comportement de la victime : chaque étape révèle une machine patriarcale froide, méthodique et profondément violente.

Suzie Miller écrit avec une précision chirurgicale. Son style, tendu et sans fioritures, épouse la pensée de Tessa, son intelligence, puis sa sidération, sa colère et sa solitude. Le roman ne cherche jamais l’émotion facile : il expose les faits, les raisonnements, les silences. Et c’est précisément cette rigueur qui rend la lecture bouleversante. La question centrale — où sont les preuves ? — devient un cri, une absurdité, une violence supplémentaire infligée à celles dont le corps est pourtant la seule scène du crime.

Les Preuves n’est pas seulement un roman sur le viol : c’est un texte sur le pouvoir du langage, sur la manière dont la loi peut broyer celles qu’elle prétend protéger, sur l’écart vertigineux entre la justice théorique et la réalité vécue. Suzie Miller ne dénonce pas frontalement : elle démontre. Et cette démonstration est imparable.

Vendu à plus de 150 000 exemplaires et unanimement salué par la presse internationale, le roman s’impose comme un texte essentiel, à la fois littéraire, politique et profondément nécessaire. Un livre qui secoue, dérange, éclaire — et dont on ne ressort pas indemne.

Éditeur ‏ : ‎ L’Archipel Date de publication ‏ : ‎ 26 février 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 336 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2809852987 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2809852981

Planetarium Ghost Travel T0 de Sakana Sakatsuki

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L’espace n’a jamais été aussi envoutant qu’en expédition à travers les étoiles aux côtés de 303, le nonchalant et énigmatique employé de la compagnie Planetarium Ghost Travel.

Avec Planetarium Ghost Travel T0, Sakana Sakatsuki ouvre les portes d’un univers d’une poésie rare, à la frontière du rêve, de la science-fiction et de la méditation existentielle. Ce volume zéro, composé d’illustrations et d’histoires courtes réalisées avant la sérialisation de la série, agit comme un carnet de voyage cosmique, intime et profondément mélancolique.

Nous suivons 303, employé nonchalant et énigmatique de la compagnie Planetarium Ghost Travel, chargé d’explorer des planètes endormies, figées dans un silence absolu. Leurs habitants, plongés dans un sommeil sans retour, forment les vestiges d’une humanité suspendue dans le temps. À chaque escale, le voyage devient moins une mission professionnelle qu’une errance contemplative, où l’espace n’est plus hostile mais délicatement habité par la mémoire et l’absence.

Le trait de Sakana Sakatsuki, d’une finesse saisissante, donne naissance à des décors stellaires baignés de nuit et de lumière douce. Les planches respirent le vide, la lenteur et la solitude, transformant chaque planète en tableau. Loin du spectaculaire, l’autrice privilégie les silences, les regards, les instants suspendus — une approche qui évoque autant la science-fiction contemplative que la poésie graphique.

Ces récits courts dévoilent les fondations émotionnelles et thématiques de la série : la disparition, la trace laissée par les civilisations, la douceur du dernier contact, mais aussi la fragile persistance du lien humain. 303, figure presque fantomatique lui-même, devient le passeur entre les vivants et les absents, entre le mouvement et l’immobilité.

À travers ce tome introductif, Planetarium Ghost Travel T0 se révèle être bien plus qu’un préquel : c’est une porte d’entrée sensorielle, une invitation à voyager sans bruit parmi les étoiles, là où chaque planète raconte une histoire qu’il faut apprendre à écouter.

Un ouvrage d’une beauté singulière, empreint de calme et de nostalgie, qui séduira les amateurs de science-fiction intimiste et de récits contemplatifs — une œuvre qui se lit comme on observe le ciel nocturne : lentement, en silence, et le cœur grand ouvert.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 7 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 258 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810209340 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810209347

Les Cités obscures – La Théorie du grain de sable: Intégrale de BENOIT PEETERS / FRANCOIS SCHUITEN

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Brüsel, 21 juillet 784. Constant Abeels répertorie avec patience les pierres qui se matérialisent mystérieusement dans les différentes pièces de son appartement.

Avec La Théorie du grain de sable – Intégrale, Benoît Peeters et François Schuiten livrent l’un des chapitres les plus vertigineux et fascinants de la mythique série Les Cités obscures. Œuvre à part dans ce cycle majeur de la bande dessinée européenne, cet album concentre tout ce qui fait la singularité et la puissance de cet univers : une rigueur quasi scientifique, une poésie métaphysique troublante et une réflexion profonde sur l’équilibre du monde.

À Brüsel, cité rationnelle par excellence, de minuscules anomalies surgissent : des pierres identiques apparaissent dans des appartements, du sable s’accumule inexorablement, des corps perdent du poids sans s’altérer. Des phénomènes infimes, presque absurdes, mais dont la répétition vient fissurer la logique même de la ville. Comme souvent chez Peeters et Schuiten, l’étrangeté s’infiltre par le détail, jusqu’à provoquer un effondrement global des certitudes.

L’enquête menée par Mary Von Rathen, figure emblématique de la saga, agit comme un fil conducteur entre science, politique et mysticisme. La quête rationnelle se heurte à l’inexplicable, tandis que les fondations idéologiques de Brüsel — cité du contrôle, de la norme et de la planification — vacillent face à l’irruption du chaos. À travers le personnage énigmatique de Gholam Mortiza Khan, c’est la confrontation entre cultures, croyances et visions du monde qui se joue.

Graphiquement, François Schuiten atteint ici des sommets. Son dessin monumental, d’une précision architecturale saisissante, transforme Brüsel en un organisme vivant, oppressant et fragile à la fois. Chaque planche est un tableau, chaque façade, chaque intérieur raconte la démesure d’une ville qui croyait maîtriser son destin. La mise en page, le noir et blanc nuancé et les perspectives vertigineuses renforcent la sensation d’un monde sur le point de basculer.

Cette édition intégrale permet d’apprécier toute la cohérence et la profondeur de ce récit majeur, où la science-fiction se mêle à la philosophie, à la politique et à l’onirisme. La Théorie du grain de sable n’est pas seulement une enquête fantastique : c’est une méditation sur la fragilité de nos systèmes, sur l’illusion du contrôle et sur la façon dont une simple anomalie peut révéler la faillite d’un monde entier.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 21 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 128 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203300000 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203300002

Les Sept Rejetons du dragon de RYOKO KUI

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Un nid de dragons apporte une trêve longtemps espérée, un jeune loup-garou peine à communiquer, un peintre sans-le-sou est bien décidé à faire vivre ses créations, mais dans tout ce remue-ménage, quelle place pour les sirènes ?

Les Sept Rejetons du dragon marque un nouveau retour éclatant de Ryoko Kui, autrice devenue incontournable de la fantasy contemporaine grâce à son imagination foisonnante et à son sens unique du décalage. Après L’École des dragons sur la montagne et Le Terrarium dans mon tiroir, elle poursuit son exploration d’univers parallèles avec ce troisième recueil, composé de sept histoires courtes indépendantes, toutes reliées par un même goût pour la magie du quotidien et l’humanité des créatures fantastiques.

Dragons, loups-garous, sirènes, peintres fauchés ou royaumes en quête de paix : chaque récit installe en quelques pages un monde crédible, drôle et souvent touchant. Ryoko Kui excelle dans l’art de suggérer des univers immenses à partir de situations simples, parfois absurdes, toujours profondément humaines. Derrière les dragons et les sortilèges, ce sont surtout des histoires de communication, de coexistence, de création artistique et de solitude qui se dessinent.

Son écriture se distingue par une fantasy intimiste, loin des grandes batailles épiques. L’autrice préfère les instants suspendus, les malentendus, les détails du quotidien et les relations entre individus — humains ou non. L’humour, omniprésent, n’empêche jamais la mélancolie de s’infiltrer subtilement, donnant à l’ensemble une tonalité douce-amère particulièrement séduisante.

Graphiquement, le trait de Ryoko Kui reste immédiatement reconnaissable : expressif, chaleureux, faussement simple mais d’une précision redoutable. Les créatures sont inventives, les décors vivants, et chaque planche respire la générosité visuelle. On retrouve ce sens rare du rythme et du regard, capable de faire exister une émotion en quelques cases.

Avec Les Sept Rejetons du dragon, Ryoko Kui confirme son talent exceptionnel de conteuse. Un recueil lumineux, drôle et profondément inventif, qui démontre une fois encore que la fantasy peut être à la fois magique, accessible et bouleversante — un véritable bijou pour les amateurs d’imaginaire comme pour les lecteurs curieux de récits hors normes.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 21 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 272 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203293780 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203293786 Poids de l’article ‏ : ‎ 286 g

Le Chemin derrière la maison de Jérémie Gasparutto

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Jérémie Gasparutto offre avec cet album une pérégrination hallucinée au fil de ses pensées.

Le Chemin derrière la maison de Jérémie Gasparutto est une œuvre singulière, profondément sensorielle, qui se lit comme une traversée intérieure autant que comme un voyage à travers les paysages du monde. L’auteur y déploie une pérégrination hallucinée, portée par le fil libre de la pensée, où chaque page semble surgir d’un souffle, d’un souvenir ou d’une émotion. Des plages ouvertes aux forêts profondes, des tempêtes aux naufrages, des courses effrénées aux silences apaisants, le récit avance sans frontières nettes, suivant le mouvement même de la vie.

L’album se distingue par une narration presque instinctive, qui refuse les cadres classiques pour privilégier l’expérience. Le lecteur est invité à se laisser guider, à accepter de perdre ses repères pour mieux entrer dans l’imaginaire foisonnant de Gasparutto. Les générations se croisent, la nature devient mémoire, et le monde se transforme en terrain de jeu poétique où le réel dialogue constamment avec le rêve.

Graphiquement, l’ouvrage impressionne par sa richesse et son énergie. Les planches débordent de détails, de couleurs et de textures, oscillant entre explosion visuelle et délicatesse contemplative. Chaque image semble animée d’un mouvement propre, comme si le dessin respirait au même rythme que les pensées de l’auteur.

À la fois étonnant, parfois déroutant, mais toujours habité, Le Chemin derrière la maison est un livre qui ne se contente pas de se regarder : il se ressent. Un hommage vibrant à la vie, au temps qui passe et à la puissance de l’imaginaire, qui invite à ralentir, à rêver et à renouer avec ce chemin intime que chacun porte en soi.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 21 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 152 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810205469 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810205462

Seuls T16 : La prisonnière d’Antésalem de Fabien Vehlmann (Auteur), Bruno Gazzotti (Illustrations)

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Les Cinq ne sont pas revenus indemnes de leur expédition sur l’île au bord du monde mais ils savent désormais où Jezabel est retenue captive.

Seuls – Tome 16 : La prisonnière d’Antésalem de Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti marque un tournant majeur dans la saga. Après l’expédition sur l’île au bord du monde, les héros reviennent profondément transformés et découvrent que Jezabel est toujours vivante, retenue captive dans les ruines d’Antésalem, vestiges d’une guerre ancienne. Tandis que Dodji part à sa recherche aux côtés du Maître-Fou, le monde qu’ils ont laissé derrière eux s’embrase. Saul, désormais Imperator, convaincu d’agir pour le Bien, déploie une force redoutable : les Séraphins, une milice d’enfants-soldats fanatisés, prêts à se sacrifier pour sa cause. Avec une tension dramatique constante, Fabien Vehlmann fait basculer la série vers une réflexion puissante sur le pouvoir, l’embrigadement et la violence idéologique, sans jamais perdre la clarté qui a fait le succès de Seuls. Le décor d’Antésalem, véritable cité fantôme chargée de mémoire, devient le symbole d’un passé qui menace de se répéter. Le dessin précis et expressif de Bruno Gazzotti, renforcé par une colorisation plus sombre, sublime cette montée en intensité et donne aux affrontements une ampleur nouvelle. Ce seizième tome agit comme un volume charnière : la survie n’est plus l’enjeu principal, désormais il faut choisir quel monde mérite d’être sauvé, et à quel prix. Plus mature, plus politique et plus tragique, Seuls confirme ici son statut de grande saga d’aventure contemporaine, capable de grandir avec ses lecteurs et de les confronter à la complexité du monde.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 21 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 48 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810206163 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810206162

La Belle et le Vampire – L’Intégrale de K.A. Linde

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Pour Reyna, vendre son corps n’est pas un choix mais une question de survie.

Avec La Belle et le Vampire, K.A. Linde propose une relecture sombre et sensuelle du mythe vampirique, à la croisée de la dystopie sociale et de la romance fantastique. Réunie ici en intégrale, la saga déploie un univers brutal où la survie impose des choix impossibles et où le désir devient à la fois arme, refuge et menace.

Dans ce monde ravagé par la misère, les vampires règnent en maîtres absolus. L’humanité, réduite à une main-d’œuvre et à une ressource sanguine, n’a qu’un moyen d’échapper à la faim : se vendre à l’élite immortelle. Reyna n’est ni une héroïne naïve ni une élue providentielle. Elle est une survivante. Lorsqu’elle accepte de devenir la compagne de sang de Beckham Anderson, puissant vampire aussi redouté que convoité, elle croit connaître les règles du jeu. Offrir son sang, obéir, se taire.

Mais rien ne se déroule comme prévu.

Beckham refuse de se nourrir d’elle. Derrière son autorité glaciale et son charisme inquiétant se cache une complexité qui déstabilise Reyna autant qu’elle la met en danger. Le pouvoir qu’elle pensait subir devient ambigu, presque inversé. Désir et peur s’entremêlent, et chaque nuit révèle que l’attraction entre eux est aussi profonde que destructrice.

K.A. Linde excelle dans la construction psychologique de ses personnages. Reyna s’impose comme une héroïne moderne, lucide, marquée par la violence sociale mais déterminée à ne jamais redevenir une simple victime. Son regard sur le monde vampirique — ses codes, ses privilèges et ses hypocrisies — constitue l’un des moteurs les plus forts du récit.

Beckham, quant à lui, échappe rapidement aux archétypes du vampire dominateur. Derrière la figure du prédateur se dessine un homme prisonnier de ses propres règles, hanté par la culpabilité, la peur de perdre le contrôle et un désir qu’il juge dangereux. Leur relation se construit dans la tension permanente : ni totalement consentie, ni totalement contrainte, toujours instable.

La force du roman réside dans cette ambiguïté constante. La Belle et le Vampire ne cherche pas à idéaliser la domination ni à embellir la violence du système dans lequel évoluent ses personnages. Au contraire, l’autrice interroge frontalement la marchandisation des corps, les rapports de classe, le consentement sous contrainte et la manière dont le pouvoir transforme même les sentiments les plus sincères.

L’écriture est fluide, immersive, portée par une atmosphère nocturne dense. Les scènes de palais vampiriques, de rues misérables et de cérémonies sanglantes dessinent un monde cohérent, oppressant, où le danger est permanent. Le rythme, alternant tension politique, romance sombre et révélations progressives, maintient une véritable addiction de lecture.

Cette intégrale permet d’apprécier pleinement l’évolution de la saga : d’un récit centré sur la survie individuelle, elle glisse peu à peu vers une réflexion plus large sur la révolte, la liberté et la possibilité — ou non — d’échapper à un ordre fondé sur l’exploitation.

Entre La Belle et la Bête, dystopie sociale et romantasy noire, La Belle et le Vampire s’impose comme une œuvre intense, portée par des personnages imparfaits et profondément humains, même lorsqu’ils ne le sont plus tout à fait.

Une saga addictive, sombrement romantique, qui explore avec finesse le prix du pouvoir, le poids du désir et la difficulté d’aimer dans un monde bâti sur le sang.

Éditeur ‏ : ‎ Milady Date de publication ‏ : ‎ 14 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 784 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2811236244 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2811236243

L’Affaire des 3 petits cochons (ingrats) de Marie-Sabine Roger (Auteur), Marjolaine Leray (Illustrations)

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Une réécriture savoureuse et hilarante du conte des Trois petits cochons.

Avec L’Affaire des 3 petits cochons (ingrats), Marie-Sabine Roger et Marjolaine Leray livrent une relecture aussi malicieuse qu’intelligente du célèbre conte populaire. Oubliée la version sage et moralisatrice : ici, le récit se transforme en véritable enquête, menée tambour battant, où les certitudes volent en éclats et où les héros d’hier ne sont peut-être pas aussi irréprochables qu’on l’imaginait.

Dans cette version décalée, le loup est accusé, les cochons se posent en victimes… mais très vite, le lecteur comprend que la vérité est plus nuancée. Les trois petits cochons se révèlent surtout particulièrement ingrats, prompts à accuser plutôt qu’à assumer leurs propres responsabilités. Le conte devient alors un savoureux procès, rythmé par des rebondissements absurdes, des témoignages douteux et une mauvaise foi assumée.

Le texte de Marie-Sabine Roger brille par son humour fin et son sens du dialogue. Elle joue avec les codes du polar et du récit judiciaire tout en conservant la simplicité et l’accessibilité propres à la littérature jeunesse. Derrière la farce se cache une vraie réflexion sur la responsabilité, le point de vue, la rumeur et la facilité avec laquelle on désigne un coupable.

Les illustrations de Marjolaine Leray accompagnent parfaitement cette mécanique comique. Son trait expressif, volontairement exagéré, accentue les situations burlesques et donne aux personnages une personnalité immédiatement identifiable. Les cochons y sont délicieusement agaçants, le loup tour à tour soupçonné, dépassé ou résigné, et chaque page déborde d’énergie visuelle.

L’album fonctionne ainsi à plusieurs niveaux : les plus jeunes s’amusent de l’histoire et de ses situations cocasses, tandis que les lecteurs plus aguerris savourent la finesse du détournement et l’ironie du propos. La lecture à voix haute se révèle particulièrement efficace, tant le rythme et les dialogues appellent le jeu et la théâtralité.

L’Affaire des 3 petits cochons (ingrats) s’inscrit dans la grande tradition des contes revisités, mais avec une personnalité bien à elle : irrévérencieuse sans être méchante, drôle sans jamais tomber dans la facilité, et surtout très juste dans sa manière de rappeler que toute histoire dépend de celui qui la raconte.

Un album réjouissant, intelligent et délicieusement impertinent, qui offre un nouveau souffle à un classique intemporel et donne furieusement envie de relire les contes… en se méfiant des apparences.

ASIN ‏ : ‎ B0FRFTLVMX Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE Date de publication ‏ : ‎ 16 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 48 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023521610

The Ride-on King – Tome 15 de Yasushi Baba

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Alexandre Ploutinov, Président à vie de la Prussie, pensait avoir tout dompté… jusqu’à ce qu’il débarque dans un monde fantastique peuplé de centaures et de dragons !

Après quatorze volumes d’aventures aussi déjantées qu’épiques, The Ride-On King poursuit son étonnant numéro d’équilibriste entre parodie politique, fantasy classique et véritable récit d’aventure. Avec ce quinzième tome, la série confirme qu’elle ne se limite plus à son concept initial — aussi savoureux soit-il — pour déployer une narration de plus en plus dense et émotionnelle.

Alexandre Ploutinov, président à vie de la Prussie et amateur invétéré de montures, poursuit sa route vers l’Yggdrasil aux côtés de Kanya. Mais là où l’on pourrait attendre une simple progression héroïque, Yasushi Baba prend une nouvelle fois le lecteur à contre-pied : l’arrivée sur place débouche sur… un examen d’entrée à l’académie de magie. Une situation absurde, évidemment taillée sur mesure pour confronter l’autorité inébranlable de Ploutinov à un système scolaire aux règles aussi strictes qu’incompréhensibles.

Cette séquence, riche en humour, fonctionne à merveille. Le décalage entre la stature politique surhumaine du héros et les exigences bureaucratiques de la magie académique produit une comédie efficace, tout en permettant d’approfondir l’univers et ses institutions. Derrière la blague, l’auteur continue d’explorer sa satire des systèmes de pouvoir, qu’ils soient politiques, militaires… ou pédagogiques.

En parallèle, le récit bascule vers un registre plus dramatique avec l’intrigue consacrée à Saki. Accompagnée de Bell, elle retourne dans le Margraviat occidental, territoire qu’elle avait fui autrefois. Ce retour aux origines marque l’un des arcs émotionnels les plus forts de la série. Les terres sont ravagées par une invasion de monstres, tandis que sa famille — son père et son frère — se retrouve acculée par un ancien fiancé cynique, prêt à sacrifier les siens pour préserver son propre pouvoir.

Cette double narration donne au tome une structure particulièrement efficace. D’un côté, l’humour absurde et la légèreté assumée de Ploutinov ; de l’autre, un drame politique et familial beaucoup plus sombre, qui rappelle que The Ride-On King sait aussi manier la tension et la tragédie.

Yasushi Baba réussit ici un bel équilibre entre comédie et gravité. Les enjeux de Saki permettent d’enrichir considérablement son personnage, jusque-là souvent cantonné au second plan. Son passé, ses blessures et son courage prennent une nouvelle dimension, apportant une profondeur bienvenue à l’ensemble du casting.

Graphiquement, le manga conserve son style clair et dynamique. Les scènes d’action gagnent en ampleur, notamment dans les séquences liées à l’invasion monstrueuse, tandis que les expressions faciales continuent de porter une grande partie de l’humour — spécialité de la série. Le charisme presque caricatural de Ploutinov reste un moteur visuel redoutablement efficace.

Ce quinzième volume confirme que The Ride-On King n’est plus seulement une parodie amusée de l’isekai, mais une œuvre capable de construire un véritable monde, avec ses conflits, ses héritages et ses dilemmes moraux. Derrière l’excentricité de son héros se cache désormais un récit solide, porté par des personnages secondaires de plus en plus nuancés.

Entre examens de magie improbables, dragons, intrigues politiques et drames familiaux, ce tome marque une étape importante dans la montée en puissance de la série.

The Ride-On King – Tome 15 réussit à divertir autant qu’à émouvoir, prouvant une fois de plus que l’aventure peut être aussi absurde que sincère — tant qu’elle se vit à dos de créature majestueuse.

ASIN ‏ : ‎ B0FVDY9M14 Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 15 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042021894