Le dossier 137 est en apparence une affaire de plus pour Stéphanie, enquêtrice à l’IGPN, la police des polices. Une manifestation tendue, un jeune homme blessé par un tir de LBD, des circonstances à éclaircir pour établir une responsabilité… Mais un élément inattendu va troubler Stéphanie, pour qui le dossier 137 devient autre chose qu’un simple numéro.
Avec Dossier 137, Dominik Moll s’inscrit dans la lignée de son cinéma tendu et profondément ancré dans le réel. Après La Nuit du 12, il explore ici un nouveau terrain : celui de l’IGPN, la police des polices, à travers une enquête aussi sensible que troublante.
Au centre du récit, Léa Drucker incarne Stéphanie, enquêtrice rigoureuse confrontée à un dossier en apparence banal : une manifestation sous tension, un tir de LBD, un jeune homme blessé. Mais très vite, ce qui semblait n’être qu’une procédure administrative se fissure, laissant apparaître une réalité plus complexe, plus intime.
Dominik Moll excelle dans l’art de faire monter la tension sans jamais forcer le trait. Ici, pas d’effets spectaculaires, mais une progression lente, presque clinique, où chaque détail compte. Le film interroge avec finesse la notion de responsabilité, la difficulté de juger ses pairs, et les zones grises d’un système sous pression.
Léa Drucker livre une performance remarquable, tout en retenue. Son personnage, d’abord solide et méthodique, laisse peu à peu transparaître le doute, voire une implication personnelle inattendue. À ses côtés, Guslagie Malanda et Mathilde Roehrich complètent avec justesse un casting sobre et crédible.
La mise en scène, épurée, renforce le sentiment d’immersion. Les bureaux, les salles d’interrogatoire, les rapports… tout concourt à créer un univers réaliste, presque étouffant, où la vérité semble toujours partielle, fragmentée.
Avec Dossier 137, Dominik Moll signe un film à la fois politique et intime, qui évite les jugements simplistes pour mieux questionner notre rapport à l’institution, à la justice et à la vérité.
Des bonus éclairants
L’édition DVD propose des contenus particulièrement pertinents :
Un entretien avec Dominik Moll, qui revient sur la genèse du film et ses intentions
Une analyse de séquence, permettant de mieux comprendre la construction du récit et les choix de mise en scène
Des suppléments qui prolongent intelligemment la réflexion et offrent un regard précieux sur le travail du réalisateur.
Verdict
Avec Dossier 137, Dominik Moll signe un thriller d’enquête dense et nuancé, porté par une Léa Drucker remarquable.
Un film sobre, intelligent et profondément humain, qui laisse une empreinte durable bien après le générique.
Classé : Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) : 13,5 x 1 x 17,5 cm; 70 grammes Réalisateur : Dominik Moll Format : PAL Durée : 1 heure et 51 minutes Date de sortie : 25 mars 2026 Acteurs : Guslagie Malanda, Jonathan Turnbull, Léa Drucker, Mathilde Roehrich, Stanislas Merhar Sous-titres : : Français Langue : Français (Dolby Digital 5.1) Studio : Blaq Out ASIN : B0G5B9R3S4
Les Cavaliers sont de retour pour le braquage le plus impressionnant jamais imaginé !
Avec Insaisissables 3, Ruben Fleischer relance la mécanique bien huilée de la saga en misant sur ce qui a fait son succès : un mélange de braquage, de spectacle et d’illusions toujours plus ambitieuses. Les Cavaliers sont de retour, plus joueurs que jamais, pour un nouveau tour de piste placé sous le signe de la démesure.
Jesse Eisenberg, Woody Harrelson et Dave Franco reprennent leurs rôles avec une complicité intacte, rejoints par une nouvelle génération de magiciens bien décidée à marcher dans leurs pas. Cette transmission apporte un souffle nouveau au récit, tout en conservant l’ADN de la franchise.
L’intrigue, centrée sur le vol du joyau le plus précieux au monde, entraîne les personnages dans une course contre la montre face à une organisation criminelle redoutable. Comme toujours, le film joue avec le spectateur, multipliant les faux-semblants, les retournements de situation et les illusions spectaculaires. Si certains twists restent prévisibles, l’ensemble conserve une efficacité redoutable, portée par un rythme soutenu.
Visuellement, Insaisissables 3 mise sur le grand spectacle : tours de magie grandioses, mises en scène millimétrées et séquences de braquage chorégraphiées comme de véritables numéros. Le film assume pleinement son côté divertissement, sans chercher à se prendre trop au sérieux.
Au-delà de l’action, le long-métrage explore aussi la notion d’héritage et de transmission, questionnant la place des Cavaliers dans un monde où la magie doit sans cesse se réinventer.
Au final, Ruben Fleischer livre un troisième opus efficace et spectaculaire, qui séduira les fans de la première heure tout en ouvrant la porte à une nouvelle génération.
Des bonus généreux pour prolonger le spectacle
L’édition DVD vient enrichir l’expérience avec :
9 scènes coupées, qui permettent de découvrir des variations autour de certaines séquences et d’approfondir les personnages
Un making-of d’environ 45 minutes, particulièrement immersif, qui dévoile les coulisses des tours, la préparation des scènes et le travail des acteurs
Ces suppléments apportent un vrai plus, notamment pour les amateurs de magie et de cinéma de divertissement, curieux de comprendre les rouages de ces illusions spectaculaires.
Verdict
Ce troisième opus assume pleinement son statut de grand divertissement. Porté par un casting solide et une mise en scène efficace, il prolonge avec plaisir l’univers des Cavaliers tout en préparant la relève.
Un film spectaculaire et ludique, qui prouve que la magie opère toujours.
Classé : Tous publics Dimensions du colis : 17,1 x 13,6 x 1,4 cm; 160 grammes Réalisateur : Ruben Fleischer Format : 4K, PAL Durée : 1 heure et 52 minutes Date de sortie : 17 mars 2026 Acteurs : Dave Franco, Isla Fisher, Jesse Eisenberg, Justice Smith, Woody Harrelson Sous-titres : : Français Langue : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1) Studio : M6 Vidéo
En 2075, une petite fille de 10 ans, Iris, voit un mystérieux garçon vêtu d’une combinaison arc-en-ciel tomber du ciel. C’est Arco. Il vient d’un futur lointain et idyllique où voyager dans le temps est possible. Iris le recueille et va l’aider par tous les moyens à rentrer chez lui.
Avec Arco, Ugo Bienvenu signe un film d’animation d’une grande délicatesse, à la fois poétique et profondément contemporain. À travers le regard d’Iris, une fillette de 10 ans, le spectateur découvre l’arrivée d’Arco, un enfant venu d’un futur lointain et idéalisé, tombé du ciel dans une combinaison arc-en-ciel.
Très vite, une relation sincère et lumineuse se noue entre eux. Iris devient son refuge, son guide, et ensemble ils tentent de réparer l’accident du temps qui a bouleversé leurs trajectoires. Derrière cette aventure, le film explore avec finesse des thèmes universels : l’amitié, l’exil, le temps qui passe et la peur de l’avenir.
Visuellement, Arco impressionne par la finesse de son animation. Le style graphique, à la fois épuré et riche en émotions, donne vie à un univers futuriste jamais froid, toujours habité. Chaque plan semble composé comme une illustration, renforçant la dimension onirique du récit.
Mais la véritable force du film réside dans son équilibre entre émerveillement et réflexion. Sans jamais alourdir son propos, Ugo Bienvenu aborde des sujets majeurs comme le réchauffement climatique ou la transformation du monde par la technologie, en les intégrant naturellement à son récit.
Porté par un casting vocal remarquable — Alma Jodorowsky, Swann Arlaud, Vincent Macaigne, Louis Garrel et Oxmo Puccino — Arco s’impose comme une œuvre sensible et engagée, capable de toucher toutes les générations.
Des bonus qui prolongent l’expérience
L’édition DVD enrichit intelligemment le visionnage avec plusieurs contenus :
L’Entretien, court-métrage signé Ugo Bienvenu et Félix de Givry, qui permet de découvrir une autre facette de leur univers
Un making-of de la bande son, dévoilant le travail précis autour des ambiances et des voix
Un making-of de l’animatique, passionnant pour comprendre la construction visuelle et narrative du film
Ces suppléments apportent un éclairage précieux sur la fabrication du film et séduiront autant les amateurs d’animation que les curieux des coulisses.
Verdict
Avec Arco, Ugo Bienvenu livre un film d’animation rare, à la fois doux, engagé et visuellement sublime. Une œuvre qui touche autant qu’elle fait réfléchir, et dont les bonus permettent de prolonger intelligemment l’expérience.
Un véritable bijou d’animation, à découvrir et à partager.
Rapport de forme : 1.77:1 Classé : Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) : 14,1 x 1,3 x 17,5 cm; 153 grammes Audio description : : Français Réalisateur : Ugo Bienvenu Format : 4K, PAL Durée : 1 heure et 28 minutes Date de sortie : 17 mars 2026 Langue : Français (DTS-HD 7.1) Studio : Diaphana
La femme la plus riche du monde : sa beauté, son intelligence, son pouvoir. Un écrivain photographe : son ambition, son insolence, sa folie.
Avec La Femme la plus riche du monde, Thierry Klifa signe un drame feutré où le pouvoir et les sentiments s’entremêlent dans une danse aussi élégante que dangereuse. Porté par un trio d’acteurs magistraux — Isabelle Huppert, Marina Foïs et Laurent Lafitte — le film s’impose comme une exploration fascinante des rapports de domination, d’amour et de manipulation.
Dès les premières minutes, le cinéaste installe une atmosphère de luxe presque irréel, où chaque regard, chaque silence semble chargé d’enjeux. Isabelle Huppert y incarne une héritière à la fois toute-puissante et profondément vulnérable. Sous ses airs de contrôle absolu, se cache une femme en quête d’amour, prête à franchir toutes les limites pour combler un manque abyssal. Une composition tout en retenue, où la froideur apparente laisse affleurer une faille bouleversante.
Face à elle, Laurent Lafitte joue avec brio un écrivain-photographe ambigu, mélange de charme et d’opportunisme. Son personnage, insaisissable, oscille constamment entre sincérité et calcul, donnant au récit une tension permanente. Marina Foïs, quant à elle, apporte une énergie plus directe, presque brutale, incarnant une figure de résistance lucide dans cet univers de faux-semblants.
Le scénario, construit autour d’un coup de foudre aussi fulgurant que suspect, glisse progressivement vers une guerre intime où les sentiments deviennent des armes. Donations extravagantes, secrets de famille et luttes de pouvoir composent un théâtre cruel où chacun tente de tirer profit de l’autre. Le film évoque subtilement certaines grandes affaires françaises, sans jamais tomber dans le simple biopic, préférant la suggestion à la démonstration.
Visuellement, Thierry Klifa privilégie une mise en scène élégante, presque classique, où les décors luxueux contrastent avec la violence psychologique des rapports humains. Les espaces deviennent des cages dorées, amplifiant le sentiment d’isolement des personnages.
Mais là où La Femme la plus riche du monde frappe le plus fort, c’est dans sa capacité à brouiller les lignes morales. Qui manipule qui ? Qui aime réellement ? Derrière les apparences, le film révèle une vérité plus troublante : dans un monde où tout s’achète, même les sentiments deviennent suspects.
Édition DVD : sobre mais efficace
Côté édition, on reste généralement sur une proposition classique :
Image propre et fidèle à l’esthétique du film
Son équilibré, mettant en valeur les dialogues et les silences
Quelques bonus comme interviews des acteurs et du réalisateur permettant de mieux saisir les intentions du film
Même sans avalanche de suppléments, l’essentiel est là : le film lui-même, dense, élégant et troublant.
Verdict
Avec cette sortie DVD, La Femme la plus riche du monde s’impose comme un drame à (re)découvrir dans des conditions plus intimes, où sa dimension psychologique prend toute son ampleur. Thierry Klifa signe une œuvre raffinée et acide, sublimée par une Isabelle Huppert impériale.
Un film venimeux et captivant, qui confirme que derrière le luxe se cache souvent une solitude insondable.
Rapport de forme : 2.35:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19 x 13,7 x 1,7 cm; 80 grammes Réalisateur : Thierry Klifa Format : PAL Durée : 2 heures Date de sortie : 12 mars 2026 Acteurs : André Marcon, Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Marina Foïs, Raphaël Personnaz Langue : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1) Studio : Blaq Out
Après la destruction de Kaamelott, son refus obstiné de tuer Lancelot précipite le Royaume de Logres à sa perte.
près le succès du premier film, Alexandre Astier poursuit l’ambitieuse transposition cinématographique de son univers culte avec Kaamelott – Deuxième volet, partie 1. Plus sombre, plus ample et résolument épique, ce nouveau chapitre marque une étape décisive dans la destinée du roi Arthur et du royaume de Logres.
Les dieux sont en colère. La chute de Kaamelott et le refus d’Arthur d’achever Lancelot ont plongé le royaume dans le chaos. Fidèle à la dimension tragique déjà amorcée dans les dernières saisons de la série, Astier approfondit ici le poids moral qui écrase son héros : celui d’un roi fatigué, hanté par ses choix et confronté à un monde qui se délite.
Là où la série brillait par ses dialogues ciselés et son humour absurde, ce second volet assume pleinement une ambition cinématographique. Les paysages s’élargissent, l’aventure devient géographique et mythologique. Des Marais Orcaniens aux terres glacées du Dragon Opalescent, les chevaliers — novices maladroits comme vétérans désabusés — sont envoyés aux quatre coins du monde pour prouver leur valeur et tenter de reconstruire un idéal désormais fragile.
Alexandre Astier réussit une nouvelle fois l’équilibre délicat entre comédie et tragédie. L’humour, toujours présent, surgit dans les échanges absurdes et les réactions profondément humaines des chevaliers, mais il laisse désormais davantage de place à la mélancolie et à la gravité. Le film explore la fin d’un âge héroïque, où les mythes se fissurent face aux failles très humaines de ceux censés les incarner.
Face caméra, Astier livre une interprétation plus intérieure d’Arthur, tandis que Lionnel Astier apporte une présence toujours aussi magnétique, ancrant le récit dans une filiation émotionnelle forte. Cette dimension familiale et presque intime contraste habilement avec l’ampleur du récit épique.
Avec cette première partie du deuxième volet, Kaamelott confirme sa mutation : d’une comédie culte née à la télévision à une véritable fresque arthurienne moderne. Plus mature, plus ambitieuse, l’œuvre s’adresse autant aux fidèles de la première heure qu’aux amateurs de fantasy française désireux de voir un univers populaire atteindre une véritable ampleur mythologique.
Rapport de forme : 2.35:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 17 x 14 x 1,4 cm; 85 grammes Réalisateur : Alexandre Astier Format : PAL Durée : 2 heures et 13 minutes Date de sortie : 26 février 2026 Acteurs : Alexandre Astier, Joëlle Sevilla, Lionnel Astier, Serge Papagalli, Thomas Cousseau Langue : Français (Dolby Digital 5.1) Studio : M6 Vidéo ASIN : B0FX5NPVXQ
En 1999, trois adolescents découvrent qu’un simple éternuement leur permet de voyager dans le temps.
Avec Escape from the 21st Century, le réalisateur Li Yang signe une œuvre de science-fiction aussi surprenante qu’énergique, mêlant aventure adolescente, humour absurde et réflexion sur le temps qui passe. Porté par Song Yang et Elane Zhong, le film revisite le récit du voyage temporel avec une inventivité visuelle assumée et un ton résolument décalé.
Tout commence en 1999, à l’aube d’un nouveau millénaire chargé de fantasmes technologiques. Trois adolescents ordinaires découvrent par hasard un pouvoir improbable : un simple éternuement leur permet de voyager dans le temps. Ce point de départ volontairement loufoque donne immédiatement le ton d’un film qui refuse le sérieux scientifique pour privilégier l’imagination et la liberté narrative.
Rapidement propulsés dans différentes époques, les jeunes héros se retrouvent confrontés à une mission inattendue : sauver le monde. Mais derrière l’aventure spectaculaire, Escape from the 21st Century explore surtout le passage à l’âge adulte et la nostalgie d’une génération coincée entre deux siècles, entre innocence analogique et futur incertain.
Visuellement, Li Yang adopte une mise en scène frénétique, presque pop, où les effets spéciaux et les ruptures de ton participent à une esthétique volontairement chaotique. Le film assume ses excès, oscillant entre comédie adolescente, science-fiction et satire sociale. Cette énergie permanente peut désorienter, mais elle constitue aussi la signature d’un cinéma libre, refusant les codes narratifs trop formatés.
Le trio d’acteurs fonctionne grâce à une dynamique crédible et spontanée, incarnant des personnages encore maladroits face à leurs responsabilités. Leur évolution émotionnelle devient progressivement le véritable moteur du récit, bien plus que la mécanique temporelle elle-même.
Sous ses airs de divertissement fantasque, Escape from the 21st Century pose finalement une question simple : que ferait-on si l’on pouvait corriger le futur avant même de devenir adulte ? Entre humour, chaos et mélancolie générationnelle, le film transforme le voyage dans le temps en métaphore du passage à la maturité.
Rapport de forme : 2.35:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 16,9 x 13,9 x 1,3 cm; 90 grammes Réalisateur : Li Yang Durée : 1 heure et 35 minutes Date de sortie : 14 février 2026 Acteurs : Elane Zhong, Leon Lee, Yang Song, Zhang Ruoyun, Zhu Yanmanzi Sous-titres : : Français Langue : Mandarin (DTS-HD 2.0), Mandarin (DTS-HD 5.1) Studio : Blaq Out ASIN : B0FWTKHY3Y
Issue d’un milieu modeste, Hélène a quitté depuis longtemps les Vosges. Aujourd’hui, elle a la quarantaine. Un burn-out brutal l’oblige a quitter Paris, revenir là où elle a grandi, entre Nancy et Epinal.
Adapté du roman Connemara, Connemara marque une nouvelle étape dans le cinéma d’Alex Lutz, qui délaisse ici la verve comique pour une mise en scène feutrée, presque pudique, au service d’un récit profondément mélancolique.
Hélène, incarnée avec une justesse bouleversante par Mélanie Thierry, a quitté depuis longtemps les Vosges, son milieu modeste et ses rêves de jeunesse. À la quarantaine, un burn-out brutal la contraint à abandonner Paris et à revenir « là d’où elle vient », entre Nancy et Épinal. Elle y retrouve une forme de stabilité : un travail, une maison, une qualité de vie rassurante. Et pourtant, quelque chose manque.
Un soir, sur le parking impersonnel d’un restaurant franchisé, le passé surgit sous les traits de Christophe Marchal, ancien hockeyeur adulé des années lycée, aujourd’hui interprété par Bastien Bouillon. Ce visage familier ravive un désir enfoui, une promesse jamais formulée. Leur liaison, inattendue et fragile, devient le cœur battant du film : la rencontre de deux trajectoires qui se sont éloignées, de deux France qui ne se comprennent plus tout à fait mais rêvent encore, l’espace de quelques instants, de s’aimer.
Alex Lutz filme cette idylle sans emphase, avec une infinie délicatesse. Les silences comptent autant que les mots, les regards disent plus que les aveux. La mise en scène privilégie les cadres simples, les paysages des Vosges baignés d’une lumière douce, comme suspendue. Chaque plan semble chargé d’un poids invisible : celui des choix passés, des renoncements et des vies parallèles que l’on n’a pas vécues.
Connemara n’est pas seulement une histoire d’amour tardive ; c’est le portrait d’une génération confrontée à ses désillusions, à la violence sociale feutrée, à l’écart grandissant entre les origines et la réussite supposée. À fleur de pellicule, le film capte ce moment précis où l’on comprend que vivre, parfois, consiste à apprendre à survivre à ses propres rêves.
Une œuvre sensible, mélancolique, profondément humaine, qui laisse longtemps résonner en nous l’écho de ce qui aurait pu être.
🎥 Image
Le master vidéo se montre globalement solide. La définition est précise, avec un rendu fidèle des paysages vosgiens et des décors du quotidien, souvent filmés dans des teintes naturelles et légèrement désaturées. Le grain cinéma est bien respecté, sans lissage excessif, ce qui conserve à l’image sa texture organique. Les contrastes sont maîtrisés, même dans les nombreuses scènes en lumière douce ou crépusculaire, chères à la mise en scène d’Alex Lutz. Les noirs restent stables, jamais bouchés, et les visages – essentiels dans ce film de regards et de silences – bénéficient d’un très beau rendu.
🔊 Son
La piste sonore (VF) fait le choix de la discrétion, en parfaite adéquation avec le ton du film. Les dialogues sont clairs, bien centrés, et jamais écrasés par la musique ou les ambiances. Le mixage met en valeur les silences, les respirations, les bruits de fond du quotidien (parking, intérieurs, paysages), renforçant cette impression de réel et d’intimité. La musique, utilisée avec parcimonie, s’intègre harmonieusement à l’ensemble sans chercher à surligner l’émotion. Un travail subtil, qui privilégie l’écoute attentive plutôt que l’effet.
🎁 Bonus – Interview d’Alex Lutz (6 min)
Seul bonus de cette édition, mais non des moindres : une interview d’environ six minutes d’Alex Lutz. Le réalisateur y revient avec beaucoup de sincérité sur son rapport au roman de Nicolas Mathieu, sur son désir de filmer les « vies ordinaires » sans les juger, et sur la dimension profondément sociale et intime de Connemara. Lutz évoque également son approche de la mise en scène, son travail avec les comédiens et l’importance des non-dits. Un complément court mais éclairant, qui prolonge intelligemment le film et en affine la lecture.
Classé : Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) : 13,5 x 1 x 17,5 cm; 90 grammes Audio description : : Français Réalisateur : Alex Lutz Format : PAL Durée : 1 heure et 50 minutes Date de sortie : 14 janvier 2026 Acteurs : Bastien Bouillon, Clémentine Célarié, Eliot Giraud, Jacques Gamblin, Mélanie Thierry Langue : Français (Dolby Digital 5.1) Studio : Studiocanal ASIN : B0FVN9WJ32
Ça vaut quoi la vie d’un homme ? D’un homme comme lui. Un homme sans rien.
Avec Les Tourmentés, Lucas Belvaux signe un film sombre, tendu et profondément politique, qui interroge frontalement la valeur d’une vie humaine dans une société où l’argent peut tout acheter — jusqu’au droit de tuer.
Skender, ancien légionnaire sans attaches, sans travail et sans avenir, erre dans une France qui ne veut plus de lui. C’est un homme brisé, survivant plus qu’il ne vit. À l’autre bout de l’échelle sociale, une riche veuve que tous appellent simplement “Madame” s’ennuie. Passionnée de chasse, entourée de luxe et de domestiques, elle cherche une distraction ultime. Par l’intermédiaire de son majordome, elle imagine alors l’impensable : organiser une chasse à l’homme, contre rémunération, dans un huis clos forestier où le gibier serait humain.
Le film bascule rapidement dans un thriller implacable. Skender accepte, poussé par la misère, sans mesurer l’ampleur de ce pacte faustien. Mais la traque ne se déroule pas selon les règles établies. Très vite, la mécanique de domination se fissure, et la victime désignée se transforme en adversaire imprévisible.
Lucas Belvaux détourne ici les codes du film de chasse et du survival pour en faire une allégorie sociale violente et dérangeante. Plus qu’un simple jeu de massacre, Les Tourmentés observe la fracture entre ceux qui possèdent tout et ceux qui n’ont plus rien — au point de devoir louer leur propre mort pour survivre. La forêt devient un théâtre primitif où s’effondrent les faux-semblants de la civilisation.
Le casting porte le film avec une intensité remarquable. Niels Schneider incarne Skender avec une brutalité contenue et une fragilité bouleversante, donnant au personnage une densité morale rare. Face à lui, Ramzy Bedia, dans un contre-emploi glaçant, impressionne par son minimalisme et son ambiguïté trouble. Linh-Dan Pham, magnétique, apporte à Madame une froideur presque abstraite, symbole d’une élite déshumanisée, coupée de toute empathie.
La mise en scène de Belvaux est sèche, sans emphase inutile. Les silences, les regards, les respirations comptent autant que la violence physique. La caméra épouse les corps, la fatigue, la peur, et laisse la nature envahir progressivement le cadre, comme si la civilisation reculait à mesure que la chasse avançait. La tension ne repose pas sur l’action pure, mais sur une lente montée d’angoisse morale.
Les Tourmentés s’inscrit dans la lignée des grands récits de chasse humaine — de La Proie à Battle Royale — mais y ajoute une dimension profondément française et contemporaine : celle d’un monde où l’exclusion sociale devient un terrain de jeu pour les puissants. Le film pose une question simple et terriblement actuelle :
combien vaut la vie d’un homme quand il n’a plus rien ?
Un thriller nerveux, politique et implacable, qui laisse une impression durable et confirme Lucas Belvaux comme l’un des cinéastes français les plus lucides sur la violence sociale de notre époque.
Dès les premières minutes, Les Tourmentés impose une identité visuelle forte, austère et profondément immersive. Lucas Belvaux opte pour une mise en image réaliste, presque rugueuse, qui épouse le destin de son personnage principal et refuse toute esthétisation gratuite de la violence.
Image
La photographie privilégie des teintes froides, terreuses et désaturées, où dominent les verts sombres, les gris métalliques et les noirs profonds. Cette palette renforce la sensation d’un monde sans horizon, écrasant les personnages sous le poids du décor. La forêt, lieu central du récit, n’est jamais montrée comme un refuge naturel mais comme un espace hostile, labyrinthique, presque mental.
Les cadres sont souvent resserrés, parfois étouffants, isolant Skender dans l’image comme il l’est dans la société. À l’inverse, les plans larges surgissent brutalement pour rappeler la petitesse de l’homme face à la nature et à ceux qui le traquent. La caméra à hauteur d’homme, souvent portée à l’épaule, accentue la sensation d’urgence et de danger permanent.
Belvaux privilégie une mise en scène sèche et frontale, sans effets ostentatoires. Les scènes de chasse sont filmées avec une lisibilité exemplaire, refusant le montage hystérique au profit d’une tension continue. La violence n’est jamais spectaculaire : elle est crue, rapide, parfois hors champ — bien plus dérangeante de cette manière.
Le travail sur la lumière naturelle est remarquable. Les scènes nocturnes, souvent difficiles à maîtriser, conservent ici une excellente lisibilité tout en respectant l’obscurité du lieu, renforçant l’angoisse sans jamais perdre le spectateur.
Son
Le design sonore joue un rôle central dans l’expérience du film. La bande-son est volontairement minimaliste, laissant une large place aux sons organiques : pas dans la boue, branches qui craquent, respiration haletante, frottement des vêtements, battements du cœur.
Le silence devient une véritable arme narrative. Belvaux l’utilise comme un espace de menace, rendant chaque bruit potentiellement fatal. Le spectateur partage l’hypervigilance du personnage traqué.
Les effets sonores sont d’une grande précision : tirs étouffés, échos lointains, voix portées par le vent, créant une spatialisation efficace qui accentue l’immersion, notamment lors des scènes de poursuite.
La musique, discrète et parcimonieuse, n’intervient jamais pour souligner artificiellement l’émotion. Lorsqu’elle surgit, c’est par nappes graves, presque imperceptibles, renforçant l’oppression psychologique plus que le suspense mécanique.
Les dialogues, volontairement peu nombreux, bénéficient d’un mixage soigné, parfaitement intelligible même dans les séquences nocturnes ou sous tension. Le film fait confiance au son pour raconter autant que l’image.
Rapport de forme : 2.35:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19,2 x 13,4 x 1,7 cm; 70 grammes Audio description : : Français Réalisateur : Lucas Belvaux Format : PAL Durée : 1 heure et 53 minutes Date de sortie : 17 janvier 2026 Acteurs : Déborah François, Linh-Dan Pham, Mahé Boujard, Niels Schneider, Ramzy Bédia Langue : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1) Studio : UGC
« Put Your Soul on Your Hand and Walk » est ma réponse en tant que cinéaste, aux massacres en cours des Palestiniens.
Il est des films qui naissent du cinéma. Et d’autres qui naissent de l’urgence. Put Your Soul on Your Hand and Walk appartient à cette seconde catégorie : une œuvre forgée dans la nécessité absolue de témoigner, là où les images manquent, là où les voix sont étouffées, là où la réalité se dérobe sous les bombardements.
Face aux massacres en cours à Gaza, la cinéaste Sepideh Farsi choisit de filmer autrement — à distance, dans la fragmentation, dans l’échange fragile de pixels et de sons. Le film repose sur une rencontre déterminante : celle de Fatem Hassona, jeune femme gazaouie qui documentait la guerre depuis l’intérieur, caméra à la main, au cœur même de ce qu’elle appelait sa « prison de Gaza ».
De cette relation singulière naît un lien vital. Fatem devient les yeux de la réalisatrice sur le terrain ; Sepideh Farsi, depuis l’extérieur, devient un relais, un passage, une respiration vers le monde. Ensemble, elles inventent une forme de cinéma sans précédent : un film tissé de messages vocaux, de vidéos compressées, d’appels instables, de silences contraints. Une correspondance filmée traversée par la peur, l’épuisement, mais aussi par une détermination farouche à continuer de regarder.
Le dispositif, d’une extrême simplicité apparente, se révèle d’une puissance bouleversante. Ici, aucune reconstitution, aucun commentaire surplombant. Seulement la persistance d’un dialogue, maintenu pendant près d’un an malgré les coupures d’électricité, la destruction des infrastructures et la menace constante de la mort. Chaque image devient un acte de résistance.
Le film interroge profondément la nature même du cinéma. Que peut une caméra lorsque tout s’effondre ? Que signifie filmer quand survivre est déjà un combat ? Put Your Soul on Your Hand and Walk ne prétend jamais expliquer le conflit. Il montre ce que les chiffres et les discours ne peuvent saisir : l’attente, la peur diffuse, la fatigue des corps, la banalité tragique du quotidien sous les bombes.
Fatem Hassona n’est pas une simple témoin. Elle est une présence lumineuse, une conscience en éveil, une voix qui refuse de se taire. Sa parole, parfois douce, parfois traversée d’une lucidité implacable, donne au film une humanité rare. Elle parle de sa ville, de sa famille, de sa peur de mourir, mais aussi de son désir obstiné de vivre, de transmettre, de rester digne.
L’assassinat de Fatem, le 16 avril 2025, lors d’une attaque israélienne visant sa maison, bouleverse irréversiblement la nature du film. Ce qui était un journal de guerre devient une œuvre-mémoire. Ce qui était un échange vivant se transforme en testament cinématographique. Chaque image acquiert soudain une dimension tragique et sacrée : celle d’une voix désormais réduite au silence.
Sans pathos ni démonstration, Sepideh Farsi signe un geste de cinéma politique au sens le plus noble du terme. Un cinéma qui ne cherche pas l’effet, mais la présence. Qui ne parle pas à la place de, mais avec. Qui ne transforme jamais la souffrance en spectacle.
Put Your Soul on Your Hand and Walk est un film sur la transmission quand tout s’effondre, sur la responsabilité de regarder, sur la nécessité de porter la parole de ceux à qui l’on refuse le droit d’exister. Il rappelle que filmer peut être un acte vital, et que parfois, tenir une caméra revient à tenir une main à distance.Voici une chronique presse professionnelle – édition DVD, rédigée dans un ton éditorial sobre et culturel, prête à publication (magazine, site cinéma, dossier presse), incluant image / son / bonus avec entretien de la réalisatrice.
Put Your Soul on Your Hand and Walk – Édition DVD
L’édition DVD de Put Your Soul on Your Hand and Walk prolonge l’expérience bouleversante du film de Sepideh Farsi dans un écrin respectueux, pensé avant tout comme un support de transmission et de mémoire.
Œuvre née de l’urgence, du dialogue à distance et de la résistance par l’image, le film trouve ici une édition qui accompagne avec sobriété la puissance de son propos, sans jamais chercher à l’esthétiser artificiellement.
Image
Le transfert respecte pleinement la nature singulière du film. Composé majoritairement de vidéos captées à distance — appels mobiles, images compressées, fichiers envoyés dans l’instabilité des réseaux gazaouis — le long métrage revendique une texture brute, parfois heurtée, souvent fragmentée.
L’édition DVD n’en gomme jamais les aspérités. Les variations de définition, les artefacts numériques, les coupures visuelles font partie intégrante du langage du film. L’image conserve cette matière fragile, presque tremblante, qui devient le reflet direct des conditions de tournage.
Les rares séquences filmées hors champ de guerre, plus stables visuellement, créent un contraste saisissant avec les images venues de Gaza, accentuant encore la tension entre deux mondes séparés par la violence et la distance.
Un respect total de l’intention artistique, sans lissage ni artificialisation.
Son
Le travail sonore constitue l’un des piliers émotionnels du film, et l’édition DVD en restitue toute la complexité.
Voix enregistrées à la volée, respirations, silences, saturations, coupures de communication : chaque élément sonore participe à la dramaturgie. Le mixage conserve volontairement ces imperfections qui traduisent l’urgence et la précarité des échanges.
Les paroles de Fatem Hassona, souvent captées dans des conditions extrêmes, demeurent bouleversantes de proximité. Le spectateur entend parfois le monde s’effondrer autour d’elle — explosions lointaines, bruits sourds, interférences — sans jamais tomber dans l’effet spectaculaire.
Le rendu sonore privilégie l’intime à la démonstration, renforçant la sensation d’un dialogue suspendu au bord du silence.
Bonus – Entretien avec la réalisatrice
Le supplément principal de cette édition est un entretien approfondi avec Sepideh Farsi, d’une grande valeur documentaire et humaine.
La cinéaste y revient sur la genèse du film, née d’un sentiment d’impuissance face aux massacres en cours et de la nécessité de trouver une autre manière de filmer quand l’accès au territoire est impossible.
Elle évoque sa rencontre avec Fatem Hassona, la construction progressive de leur relation, la confiance mutuelle, mais aussi la responsabilité morale de filmer une personne exposée à un danger permanent. Le dialogue éclaire les choix éthiques fondamentaux du film : ne jamais voler une image, ne jamais contraindre la parole, laisser l’autre décider de ce qui peut être montré.
L’entretien prend une dimension particulièrement poignante lorsque la réalisatrice aborde la mort de Fatem, survenue après la finalisation du film. Elle explique comment cet événement transforme irrémédiablement l’œuvre, désormais traversée par une mission mémorielle : préserver une voix que la guerre a tenté d’effacer.
Ce bonus apporte un éclairage essentiel sur le dispositif, la fabrication du film et la place du cinéma face à la destruction.
Quelque chose est arrivé à Agnès. Tandis que le monde avance sans elle, son amitié avec Lydie demeure un refuge précieux. Entre rires et silences, leur lien indéfectible lui permet d’entrevoir ce qui vient après…
Avec Sorry, Baby, Eva Victor signe un premier film d’une délicatesse rare, à la fois intime, pudique et profondément humain. Le récit s’ouvre sur un événement qui ne sera jamais frontalement nommé : « quelque chose est arrivé à Agnès ». Ce choix narratif, loin de l’esquive, installe d’emblée une émotion sourde et durable, laissant au spectateur la place de ressentir plutôt que de comprendre.
Agnès avance difficilement dans un monde qui, lui, continue sans elle. Le temps semble disloqué, les gestes quotidiens chargés d’un poids invisible. Dans ce flottement, une seule chose tient bon : son amitié avec Lydie. Interprétée avec une justesse remarquable par Naomi Ackie, Lydie n’est jamais un soutien démonstratif ou héroïque, mais une présence constante, chaleureuse, essentielle. Leur relation devient le véritable cœur du film, un espace de respiration fait de silences, de rires maladroits et d’une tendresse jamais appuyée.
La mise en scène d’Eva Victor se distingue par sa sobriété : plans fixes, cadres épurés, attention portée aux corps et aux regards plutôt qu’aux dialogues explicatifs. Le film avance à pas feutrés, refusant tout pathos, préférant capter les micro-variations de l’âme, les moments où l’on croit aller un peu mieux avant de retomber. Cette retenue donne à Sorry, Baby une puissance émotionnelle d’autant plus forte qu’elle est contenue.
Le film parle de traumatisme sans jamais l’exploiter, de reconstruction sans promesse artificielle de guérison. Il s’intéresse à « l’après », à ce qui reste quand les mots manquent, quand le monde paraît légèrement décalé. Et surtout, il célèbre l’amitié comme un refuge vital, une force discrète capable de maintenir un lien avec la vie quand tout vacille.
Œuvre sensible et profondément sincère, Sorry, Baby s’impose comme un film de douceur et de résistance intérieure. Un regard juste sur la fragilité, porté par deux interprètes remarquables et une réalisatrice qui filme l’intime avec une maturité impressionnante.
Classé : Tous publics Dimensions du colis : 31,6 x 13,6 x 1,8 cm; 110 grammes Réalisateur : Eva Victor Format : PAL Durée : 1 heure et 39 minutes Date de sortie : 5 décembre 2025 Acteurs : Eva Victor, Kelly McCormack, Louis Cancelmi, Lucas Hedges, Naomi Ackie Sous-titres : : Français Langue : Anglais (Dolby Digital 5.1) Studio : Wild Side Video