L’Abbé Pierre – Une vie de combats De Frédéric Tellier | Par Frédéric Tellier, Olivier Gorce Avec Benjamin Lavernhe, Emmanuelle Bercot, Michel Vuillermoz

Né dans une famille aisée, Henri Grouès a été à la fois résistant, député, défenseur des sans-abris, révolutionnaire et iconoclaste.

Chronique : Frédéric Tellier nous offre une plongée saisissante dans l’extraordinaire vie de l’Abbé Pierre avec son dernier film, porté par des performances remarquables de Benjamin Lavernhe, Emmanuelle Bercot, et Michel Vuillermoz. « L’Abbé Pierre – Une vie de combats » explore avec finesse et émotion les multiples facettes de cet homme au destin exceptionnel.

Le film retrace le parcours de Henri Grouès, issu d’une famille aisée, qui a embrassé de nombreuses vies en tant que résistant, député, défenseur des sans-abris, révolutionnaire et iconoclaste. Des couloirs de l’Assemblée Nationale aux bidonvilles de la banlieue parisienne, la caméra de Tellier capte l’énergie implacable de l’Abbé Pierre dans son engagement envers les plus vulnérables.

Benjamin Lavernhe incarne magistralement l’Abbé Pierre, apportant une profondeur et une humanité à ce personnage iconique. Emmanuelle Bercot livre une performance puissante dans le rôle d’une femme qui a partagé les combats et les doutes de l’Abbé. Michel Vuillermoz complète ce trio impressionnant avec une interprétation mémorable.

L’aspect intime de la vie de l’Abbé Pierre est dévoilé avec sensibilité, montrant ses fragilités, ses doutes et ses souffrances, jusqu’ici méconnus du grand public. Les moments forts de sa vie, tels que la création d’Emmaüs et son appel de l’hiver 54, sont présentés avec une puissance émotionnelle qui laisse une marque indélébile.

Frédéric Tellier capte le tumulte intérieur de l’Abbé Pierre, un homme qui a douté de son action chaque jour malgré sa renommée internationale. Le scénario, révélant les mille vies et combats de l’Abbé, explore la révolte face à la misère et les défis rencontrés dans la lutte contre les injustices.

« L’Abbé Pierre – Une vie de combats » transcende le genre biographique en offrant une expérience cinématographique riche en émotion et en réflexion. Avec une réalisation remarquable et des performances exceptionnelles, le film rend hommage à cet homme exceptionnel et rappelle au public l’impact durable de l’Abbé Pierre sur l’histoire et la conscience sociale.

Image :

Le film « L’Abbé Pierre – Une vie de combats », dirigé par Frédéric Tellier, offre une expérience visuelle remarquable. Les images transportent le spectateur à travers l’histoire fascinante de l’Abbé Pierre avec une grande précision. La photographie du film est soigneusement travaillée, capturant la période et les décors d’une manière authentique et évocatrice. Les costumes et les décors sont d’une qualité exceptionnelle, contribuant à l’immersion totale dans l’époque et la vie de l’Abbé Pierre.

Son :

La bande sonore du film est puissante et émotionnelle, accompagnant parfaitement le récit. Les musiques et les effets sonores ajoutent de la profondeur aux moments clés du film, renforçant les émotions ressenties par les personnages et le public. Les dialogues sont clairs et bien équilibrés, permettant au spectateur de suivre l’histoire sans effort.

Bonus :

  • Interviews de l’équipe : Les interviews de Frédéric Tellier, Benjamin Lavernhe, Emmanuelle Bercot et Laurent Desmard, Président de la Fondation Abbé Pierre, offrent un aperçu précieux de la création du film et de son importance historique. Ces entretiens apportent des informations intéressantes sur les défis rencontrés lors de la réalisation du film et sur l’engagement de l’Abbé Pierre envers les personnes dans le besoin.
  • Scènes coupées : Les scènes coupées permettent au spectateur de découvrir des moments supplémentaires de l’histoire de l’Abbé Pierre qui n’ont pas été incluses dans la version finale du film. C’est une occasion unique d’explorer davantage la vie et les combats de cet homme extraordinaire.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ Frédéric Tellier Format ‏ : ‎ Couleur, PAL Durée ‏ : ‎ 2 heures et 11 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 7 mars 2024 Acteurs ‏ : ‎ Benjamin Lavernhe, Emmanuelle Bercot, Michel Vuillermoz, Antoine Laurent, Alain Sachs Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ M6 Vidéo ASIN ‏ : ‎ B0CMW22LQ8

Complètement cramé ! De Gilles Legardinier Avec John Malkovich, Fanny Ardant, Emilie Dequenne

Depuis qu’il a perdu sa femme, Andrew Blake n’a plus le cœur à rien. Un ultime élan le pousse à quitter Londres pour retourner en France, dans la propriété où il l’avait rencontrée.

Chronique : « Complètement cramé ! » est une comédie douce-amère réalisée par Gilles Legardinier, qui réunit un casting de renom, avec John Malkovich, Fanny Ardant et Emilie Dequenne. Le film nous transporte dans un voyage émotionnel et humoristique, explorant la reconstruction de soi après une perte tragique.

L’histoire suit Andrew Blake, un homme brisé par la perte de sa femme, qui décide de retourner en France, dans la propriété où il l’a rencontrée. Ce périple nostalgique ne se déroule pas du tout comme prévu, car pour rester au domaine de Beauvillier, Andrew se retrouve à jouer le rôle de majordome à l’essai. Là, il fait la rencontre d’un groupe de personnages hauts en couleur, chacun avec son lot de bizarreries et de problèmes. De Mme Beauvillier, la maîtresse des lieux aux comportements énigmatiques, à Odile, la cuisinière au caractère bien trempé, en passant par Philippe, l’intendant excentrique qui vit en ermite, et Manon, la jeune femme de ménage dont le destin prend un tournant inattendu, Andrew se retrouve au cœur d’un univers aussi déconcertant que le sien.

La force de ce film réside dans la manière dont il explore les thèmes de la résilience, de l’amitié et de la renaissance. Les performances des acteurs, en particulier John Malkovich, qui apporte une profondeur émotionnelle à son personnage, contribuent à rendre chaque personnage attachant et mémorable.

« Complètement cramé ! » parvient à équilibrer habilement l’humour et la mélancolie, créant ainsi une expérience cinématographique à la fois divertissante et touchante. La réalisation de Gilles Legardinier capte avec finesse les émotions des personnages et le paysage magnifique du domaine de Beauvillier, offrant une atmosphère envoûtante.

« Complètement cramé ! » est une comédie chaleureuse et émouvante qui vous emporte dans un voyage de redécouverte de soi, de réparation des cœurs brisés et de la magie des nouvelles amitiés. C’est un film qui parle de la vie, de la perte, et de la façon dont nous pouvons trouver la lumière même dans les moments les plus sombres. Une histoire d’espoir et de renouveau, portée par un casting exceptionnel, qui réchauffera le cœur de chaque spectateur.

Image :

Complètement cramé ! offre une esthétique visuelle raffinée qui séduit dès les premières images. La photographie du film capture parfaitement les paysages bucoliques de la campagne française, offrant des plans panoramiques époustouflants des vastes terrains de la propriété de Beauvillier. Les couleurs sont riches et chaleureuses, créant une atmosphère visuellement apaisante qui correspond bien au ton du film. Les détails minutieux de la propriété, des intérieurs élégants aux jardins luxuriants, ajoutent une profondeur visuelle à l’histoire.

Le réalisateur a su jouer habilement avec la lumière pour refléter les émotions des personnages. Les scènes nocturnes sont particulièrement bien réalisées, créant une ambiance douce et introspective. L’attention aux détails dans les costumes et les décors contribue également à immerger le public dans l’univers du film.

Son :

La bande sonore de Complètement cramé ! complète parfaitement l’expérience visuelle. La musique, composée par un talentueux compositeur, est subtile et émotionnelle, ajoutant une couche supplémentaire à la profondeur des personnages et des situations. Les thèmes musicaux sont mélodieux et évocateurs, créant une ambiance immersive qui soutient le récit.

Le mixage sonore est impeccable, permettant au spectateur de s’immerger complètement dans le monde du film. Les dialogues sont clairs et bien équilibrés, ce qui est essentiel compte tenu de l’importance des interactions entre les personnages pour le développement de l’histoire.

Bonus :

  • Bonus Vidéo : Le bonus vidéo de Complètement cramé ! est une vraie pépite pour les fans du film. Il comprend des interviews exclusives avec les acteurs principaux, le réalisateur Gilles Legardinier et l’équipe de production. Ces interviews offrent un aperçu fascinant des coulisses du tournage, des défis rencontrés par les acteurs et des motivations derrière le choix de ce projet par Gilles Legardinier.
  • Clip Making Of : Le making of du film permet de découvrir les étapes de création, de la préproduction au tournage. On y voit les acteurs en plein travail, les séances de répétition et les moments de détente sur le plateau. Ce clip donne un aperçu précieux du processus créatif qui a abouti à la réalisation de Complètement cramé !.
  • Galerie Photos : La galerie photos offre un voyage visuel à travers le film. Elle regroupe des images des scènes les plus marquantes, des portraits des acteurs sur le plateau, ainsi que des clichés des magnifiques décors. Une manière parfaite de revivre l’atmosphère du film à travers des images captivantes.
  • Dossier de Presse : Le dossier de presse est un complément informatif précieux. Il inclut des informations détaillées sur le film, les biographies des acteurs et de l’équipe, ainsi que des éléments contextuels sur le travail de Gilles Legardinier. C’est une ressource idéale pour les journalistes et les amateurs du film qui souhaitent en savoir plus sur sa création.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Audio description : ‏ : ‎ Français Réalisateur ‏ : ‎ Gilles Legardinier Format ‏ : ‎ PAL, Couleur Durée ‏ : ‎ 1 heure et 46 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 13 mars 2024 Acteurs ‏ : ‎ John Malkovich, Fanny Ardant, Émilie Dequenne, Philippe Bas, Eugénie Anselin Sous-titres : ‏ : ‎ Anglais Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0) Studio  ‏ : ‎ Universal Pictures France ASIN ‏ : ‎ B0CQPMSQ5X

Le Ravissement De Iris Kaltenbäck Avec Hafsia Herzi, Alexis Manenti, Nina Meurisse

Comment la vie de Lydia, sage-femme très investie dans son travail, a-t-elle déraillé ?

Chronique : Iris Kaltenbäck fait une entrée remarquée dans le monde cinématographique avec son premier film, « Le Ravissement », une œuvre saisissante qui plonge au cœur de la vie tourmentée de Lydia, une sage-femme dévouée dont les choix inattendus ébranlent son existence et celle de son entourage.

Le récit, inspiré de faits réels, navigue habilement entre les décombres émotionnels de la rupture amoureuse de Lydia, la grossesse de sa meilleure amie Salomé, et la rencontre troublante avec Milos, un potentiel nouvel amour. C’est une spirale de mensonges qui s’ensuit, entraînant chaque personnage dans une valse de transformations et de révélations inattendues.

Iris Kaltenbäck se démarque par une réalisation maîtrisée, capturant avec finesse les nuances psychologiques de ses personnages. Le thriller psychologique qu’elle déploie offre une exploration profonde de la psyché humaine, soulevant des questions sur la nature des choix, des conséquences et des rédemptions.

Le trio d’acteurs exceptionnels propulse le film vers l’excellence. Hafsia Herzi, véritable étoile du cinéma français avec « La Graine et le Mulet », incarne Lydia avec une justesse époustouflante, nous entraînant dans les abysses émotionnels de son personnage complexe. Alexis Manenti, révélé dans « Les Misérables », offre une performance déboussolante de sincérité, tandis que Nina Meurisse, connue pour « Les Algues Vertes », imprègne son rôle d’une émotion déconcertante.

Au-delà de l’intrigue captivante, « Le Ravissement » se distingue par sa sensibilité artistique. Kaltenbäck orchestre une symphonie visuelle et sonore qui amplifie l’impact émotionnel du film. La subtilité de la direction, associée à la composition atmosphérique, crée une expérience cinématographique riche et mémorable.

« Le Ravissement » annonce la venue d’une réalisatrice très prometteuse dans le paysage cinématographique. Iris Kaltenbäck a su transcender les frontières du thriller psychologique, offrant un premier film magistral qui dévoile une profondeur narrative, une maîtrise technique, et un talent indéniable.

Image et Son :

« Iris Kaltenbäck livre une expérience cinématographique d’une beauté poignante avec « Le Ravissement ». La réalisation habile capture chaque nuance émotionnelle, plongeant le spectateur dans l’intimité troublée de Lydia. La photographie subtile et les choix sonores judicieux créent une atmosphère immersive, renforçant l’impact émotionnel de chaque scène. L’harmonie entre l’image et le son confère au film une qualité visuelle et auditive exceptionnelle, faisant de chaque moment une expérience sensorielle captivante. »

BONUS :

  1. Court-métrage « Le Vol des Cigognes » de Iris Kaltenbäck : Ce court-métrage supplémentaire offre un regard complémentaire sur le talent de la réalisatrice, explorant peut-être de nouveaux territoires narratifs ou esthétiques. Une opportunité fascinante de plonger plus profondément dans la créativité d’Iris Kaltenbäck.
  2. Scènes Coupées : La présence de scènes coupées offre une fenêtre sur le processus créatif, permettant aux spectateurs de découvrir les choix narratifs alternatifs et les moments qui ont été laissés au montage. Un ajout appréciable pour les cinéphiles avides de comprendre l’évolution de l’histoire.
  3. Entretien avec Iris Kaltenbäck et Hafsia Herzi : Ce bonus promet une plongée enrichissante dans les coulisses du film. Les discussions entre la réalisatrice et l’actrice principale offrent des perspectives uniques sur la genèse du projet, les défis rencontrés, et la collaboration artistique. Un véritable trésor pour les amateurs de cinéma et les curieux qui souhaitent en savoir plus sur le processus créatif derrière « Le Ravissement ».

Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) ‏ : ‎ 13,4 x 1,5 x 19 cm; 79 grammes Réalisateur ‏ : ‎ Iris Kaltenbäck Format ‏ : ‎ Couleur, PAL, Cinémascope Durée ‏ : ‎ 1 heure et 33 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 20 février 2024 Acteurs ‏ : ‎ Hafsia Herzi, Alexis Manenti, Nina Meurisse, Younes Boucif, Radmila Karabatic Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Diaphana

Fenêtre sur Pacifique De John Schlesinger Avec Melanie Griffith, Matthew Modine, Michael Keaton

Inspiré d’un fait réel, le film raconte l’histoire de Patty et Drake qui viennent d’acheter la maison de leurs rêves à San Francisco.

Chronique : John Schlesinger nous plonge dans une aventure cinématographique palpitante avec « Fenêtre sur Pacifique », mettant en scène un triangle d’acteurs exceptionnels : Melanie Griffith, Matthew Modine et Michael Keaton. Inspiré de faits réels, le film offre une vision terrifiante du rêve immobilier qui tourne au cauchemar.

Patty et Drake, interprétés avec brio par Griffith et Modine, décident de louer une chambre de leur nouvelle maison à San Francisco pour soulager leurs finances. Carter Hayes, joué par un Michael Keaton captivant, semble être le locataire idéal. Cependant, dès son emménagement, une atmosphère oppressante s’installe, et le film explore de manière magistrale les méandres inquiétants de la confiance brisée.

Schlesinger excelle dans la création d’une tension croissante, utilisant l’architecture même de la maison pour intensifier l’angoisse. Les performances impressionnantes du trio principal apportent une crédibilité émotionnelle à l’histoire, transformant la vie quotidienne en un thriller domestique dérangeant.

Le réalisateur, maître du suspense, explore subtilement les thèmes de la paranoïa, de l’intrusion et de la vulnérabilité face à des forces malveillantes. Le scénario intelligent, combiné à une direction artistique soignée, transforme la maison de rêve en un labyrinthe cauchemardesque.

« Fenêtre sur Pacifique » captive également par son exploration des nuances psychologiques des personnages, créant une connexion émotionnelle avec le spectateur. Melanie Griffith incarne brillamment une héroïne complexe, tandis que Michael Keaton offre une performance mémorable en antagoniste ambigu.

Image et Son :

« Fenêtre sur Pacifique », sous la réalisation de John Schlesinger, séduit autant par sa maîtrise visuelle que par son enveloppe sonore immersive. La direction artistique captivante explore les nuances des espaces domestiques, créant une atmosphère qui évolue du rêve au cauchemar. La photographie, jouant subtilement avec la lumière et l’ombre, intensifie l’angoisse et souligne la tension narrative. La composition sonore, méticuleusement orchestrée, enrichit chaque scène, plongeant le spectateur au cœur de l’intrigue. L’alliance harmonieuse de l’image et du son dans « Fenêtre sur Pacifique » crée une expérience cinématographique enveloppante et mémorable.

Bonus – Entretien avec Samuel Blumenfeld (22 min) :

Le bonus « Entretien avec Samuel Blumenfeld » s’avère être une pépite cinéphile, ajoutant une couche d’appréciation supplémentaire à l’expérience du film. La profondeur de l’analyse de Blumenfeld, critique de cinéma éclairé, offre un regard perspicace sur les choix artistiques de « Fenêtre sur Pacifique ». Ses commentaires détaillés sur la direction artistique, la photographie, et la composition sonore élargissent la compréhension du spectateur, transformant la simple vision du film en une exploration enrichissante des coulisses.

Blumenfeld nous guide à travers les méandres des intentions du réalisateur, soulignant comment chaque élément visuel et sonore contribue à l’impact émotionnel. Son expertise offre une dimension supplémentaire à l’appréciation des subtilités artistiques, éduquant le spectateur sur les intrications du langage cinématographique.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.85:1 Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ John Schlesinger Format ‏ : ‎ Couleur Durée ‏ : ‎ 1 heure et 42 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 6 mars 2024 Acteurs ‏ : ‎ Melanie Griffith, Matthew Modine, Michael Keaton, Mako, Nobu McCarthy Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 2.0) Studio  ‏ : ‎ ESC Editions

La Dernière Maison sur la Gauche [Coffret Collector limité-3 Blu-Ray + Livre + Goodies] Sandra Cassell (Acteur), Lucy Grantham (Acteur), Wes Craven (Réalisateur)

Pour fêter son dix-septième anniversaire, Mari, accompagnée d’une amie, décide de se procurer de la marijuana. Lorsque Junior, un jeune marginal, se propose de leur en fournir, elles acceptent, sans se douter que le dealer fait partie d’une bande de sadiques meurtriers dirigée par le terrifiant Krug. Leur calvaire va bientôt commencer.

Chronique : Wes Craven, architecte du genre horrifique, laisse une empreinte indélébile dans le paysage cinématographique avec « La Dernière Maison sur la Gauche ». Dans ce tour de force, Craven explore les recoins les plus sombres de la psyché humaine, livrant un thriller psychologique d’une intensité rare, propulsé par les performances captivantes de Sandra Cassell et Lucy Grantham.

L’intrigue débute par l’innocente quête de Mari pour fêter son dix-septième anniversaire, se procurant de la marijuana avec une amie. Cependant, leur rencontre avec Junior, un dealer associé à une bande de criminels menée par le redoutable Krug, catapulte le film dans un territoire cauchemardesque. Ce qui commence comme une quête adolescente dégénère rapidement en une nuit d’horreur insondable, confrontant les personnages et les spectateurs à une violence aussi brutale que psychologique.

Les performances de Sandra Cassell et Lucy Grantham sont poignantes, incarnant avec une crédibilité troublante la terreur et la vulnérabilité de leurs personnages face à des agresseurs impitoyables. Leur jeu transcende l’écran, établissant une connexion émotionnelle profonde avec le public.

Wes Craven, en maestro du suspense, opte pour une réalisation subversive et audacieuse. La mise en scène provocante, combinée à des choix narratifs surprenants, élève le film au-delà des conventions du genre, créant une œuvre qui dépasse le simple frisson pour devenir une méditation poignante sur la nature de la violence et de la vengeance.

La bande sonore percutante, les séquences visuelles brutales et les choix esthétiques provocateurs forment un tableau cinématographique intense. Craven parvient à créer une ambiance oppressante, où la terreur émane autant des actes sauvages que des implications psychologiques, laissant le public dans un état de malaise durable.

« La Dernière Maison sur la Gauche » s’affirme ainsi comme une pièce maîtresse du cinéma d’horreur, redéfinissant les codes du genre avec sa brutalité sans concession et son exploration subtile des tourments psychologiques. Wes Craven, en insufflant une nouvelle dimension à l’horreur, crée un classique qui continue de hanter les esprits et d’influencer les générations suivantes d’amateurs du cinéma de terreur.

BLU-RAY 1 : Le Film en Version UNRATED

Cette édition propose une expérience ultime du film en version UNRATED, dévoilant toute l’audace et l’impact brut de l’œuvre culte de Wes Craven. Jean-Baptiste Thoret nous offre une présentation éclairante, tandis que l’entretien approfondi « Les femmes dans le rape-and-revenge » avec Célia Sauvage, Clara Sebastiao, et Violaine de Charnage offre un regard perspicace sur les implications sociétales du film. Le making-of « Ce n’est que du cinéma » et les commentaires audio du réalisateur et du producteur ajoutent des couches riches à cette édition immersive.

BLU-RAY 2 : Le Film dans son montage Krug & Company Cut

Cette seconde galette propose une exploration approfondie du montage alternatif Krug & Company Cut, offrant une perspective unique sur le processus créatif de Wes Craven. Les entretiens avec Alexandre Aja et la conférence de Stéphane Du Mesnildot enrichissent la compréhension de l’héritage de Wes Craven. Le reportage sur l’influence du réalisateur sur trois cinéastes français et l’interview d’archive avec Wes Craven offrent des regards passionnants sur l’impact durable du film.

BLU-RAY 3 : Le Film en Version VHS

Cette troisième partie propose une expérience immersive en version VHS, transportant les spectateurs dans l’atmosphère authentique de l’époque. L’analyse approfondie de Jean-Baptiste Thoret, le reportage sur la première projection non censurée, et l’interview de l’équipe du film sur les scènes choquantes offrent des perspectives uniques. Le court-métrage inachevé de Wes Craven et les scènes coupées ajoutent une dimension fascinante à cette édition complète.

En conclusion, cette édition Blu-ray est une plongée exhaustive dans l’univers complexe et provocateur de « La Dernière Maison sur la Gauche ». Avec ses versions alternatives, ses entretiens approfondis, et ses documents d’archive, elle célèbre l’héritage du réalisateur Wes Craven et offre aux cinéphiles une expérience inédite et enrichissante de ce classique du cinéma d’horreur.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.85:1 Classé ‏ : ‎ 16 ans et plus Réalisateur ‏ : ‎ Wes Craven Format ‏ : ‎ Couleur Durée ‏ : ‎ 1 heure et 24 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 21 février 2024 Acteurs ‏ : ‎ Sandra Cassell, Lucy Grantham, Martin Kove, Ray Edwards, David Hess Sous-titres : ‏ : ‎ Français Studio  ‏ : ‎ ESC Editions ASIN ‏ : ‎ B0CLWJC8C7

Club Zero De Jessica Hausner Avec Mia Wasikowska, Sidse Babett Knudsen, Amir El-Masry

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Miss Novak rejoint un lycée privé où elle initie un cours de nutrition avec un concept innovant, bousculant les habitudes alimentaires.

Chronique : Jessica Hausner nous offre un thriller psychologique captivant avec « Club Zero », un film qui navigue habilement entre l’innovation éducative et les recoins les plus obscurs de la psyché humaine. Porté par un casting exceptionnel composé de Mia Wasikowska, Sidse Babett Knudsen et Amir El-Masry, le film nous entraîne dans une toile complexe de mystère, de manipulation et de conséquences inattendues.

Mia Wasikowska incarne avec brio Miss Novak, une enseignante qui, à première vue, semble apporter une approche novatrice à l’éducation nutritionnelle dans un lycée privé. Le cours, cependant, évolue rapidement vers un territoire plus sombre, où certains élèves, sans susciter de suspicions parmi les adultes, succombent à l’emprise de Miss Novak et rejoignent le mystérieux Club Zéro.

L’histoire, à la fois intrigante et dérangeante, explore la dynamique complexe entre éducation, émancipation et manipulation. Les performances impeccables du casting principal ajoutent des couches de subtilité à des personnages qui oscillent entre la fascination et la méfiance. Sidse Babett Knudsen et Amir El-Masry apportent une profondeur supplémentaire à l’ensemble, créant une tension palpable à mesure que l’histoire se dévoile.

Le réalisme austère de la mise en scène de Jessica Hausner souligne l’atmosphère énigmatique du film, tout en mettant en lumière les questionnements pertinents sur les limites éthiques de l’éducation. Les scènes de nutrition, bien que parfois troublantes, contribuent à l’impact viscéral du récit, renforçant le malaise croissant au sein du public.

Le mystère entourant le Club Zéro est dévoilé avec une maîtrise narrative, mélangeant tension psychologique et réflexion sociale. L’avertissement concernant la sensibilité des spectateurs est justifié, car le film explore des thèmes dérangeants avec une franchise saisissante.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.85:1 Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ Jessica Hausner Format ‏ : ‎ PAL Durée ‏ : ‎ 1 heure et 46 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 7 février 2024 Acteurs ‏ : ‎ Mia Wasikowska, Sidse Babett Knudsen, Amir El-Masry, Elsa Zylberstein, Camilla Rutherford Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Anglais (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Blaq Out

La Fiance du Poète De Yolande Moreau Avec Yolande Moreau, Sergi López, Grégory Gadebois

Amoureuse de peinture et de poésie, Mireille s’accommode de son travail de serveuse à la cafétéria des Beaux-Arts de Charleville tout en vivant de petits larcins et de trafic de cartouches de cigarettes.

Chronique : Yolande Moreau nous entraîne dans une aventure cinématographique riche en émotions avec « La Fiancée du Poète », une œuvre où l’amour, l’art et la redécouverte de soi s’entremêlent de manière envoûtante. Sous la direction talentueuse de Moreau et porté par des performances exceptionnelles de Sergi López, Grégory Gadebois et la réalisatrice elle-même, le film explore les méandres de l’existence de Mireille, une âme en quête perpétuelle de beauté.

Mireille, incarnée avec une profondeur touchante par Yolande Moreau, jongle entre sa vie de serveuse à la cafétéria des Beaux-Arts de Charleville et ses passions ardentes pour la peinture et la poésie. Lorsqu’elle hérite de la majestueuse maison familiale des bords de la Meuse, les défis financiers surgissent, la forçant à prendre une décision audacieuse : accueillir trois locataires. Ces hommes, interprétés avec brio par Sergi López et Grégory Gadebois, s’immiscent dans sa vie, apportant avec eux des dynamiques uniques qui perturbent la quiétude de Mireille, tout en la préparant inconsciemment au retour de son amour de jeunesse, le poète.

Le scénario complexe et délicieusement tissé de Yolande Moreau explore les intrications des relations humaines, de l’art comme exutoire créatif et de la recherche personnelle. Mireille devient une héroïne complexe, à la fois fragile et puissante, dévoilant sa véritable essence à mesure que l’histoire progresse.

Les performances de Sergi López et Grégory Gadebois ajoutent des couches de subtilité au récit, créant des interactions mémorables et des moments de tension qui captivent le spectateur. Leur présence énergique et nuancée renforce l’équilibre émotionnel du film, oscillant entre la légèreté et la profondeur.

La direction artistique offre une esthétique visuelle splendide, capturant la beauté des paysages des bords de la Meuse qui servent de toile de fond à cette histoire poétique. La bande sonore, délicate et émouvante, accompagne chaque scène avec subtilité, intensifiant l’impact émotionnel du film.

« La Fiancée du Poète » se dresse comme une exploration captivante de l’amour sous ses multiples facettes, de la passion artistique comme guide intérieur, et de la capacité infinie de l’être humain à se redécouvrir. Yolande Moreau, en tant que réalisatrice et actrice principale, offre une œuvre sincère et captivante, un hommage vibrant à l’art, à la vie et à la quête éternelle de l’amour.

Image :

La direction artistique de « La Fiancée du Poète » émerveille par la beauté captivante de ses images. Chaque plan est soigneusement composé, révélant une palette de couleurs qui évoque à la fois la douceur de la romance et la mélancolie des défis de la vie. Les paysages des bords de la Meuse se transforment en une toile vivante, offrant des cadres pittoresques qui transcendent le simple décor pour devenir des éléments narratifs à part entière. Yolande Moreau, en tant que réalisatrice, capture avec finesse l’essence visuelle de l’amour et de l’art, créant ainsi une expérience visuelle enchanteresse.

Les décors, qu’il s’agisse de la cafétéria des Beaux-Arts de Charleville ou de la maison familiale des bords de la Meuse, sont imprégnés d’une atmosphère à la fois chaleureuse et énigmatique. Les détails minutieux renforcent l’immersion du spectateur dans l’univers poétique du film. Chaque cadre semble être une peinture vivante, où la beauté visuelle sert à amplifier les émotions et les thèmes du récit.

Son :

La bande sonore de « La Fiancée du Poète » est une partition délicate qui accompagne magistralement chaque moment du film. Composée avec finesse, elle souligne les nuances émotionnelles des scènes, de la tendresse d’une rencontre à la tension palpable d’un moment crucial. Les notes mélodieuses renforcent l’impact des dialogues et des silences, créant une harmonie parfaite entre l’image et le son.

Les choix musicaux s’adaptent avec subtilité aux différents tons du film, oscillant entre des mélodies douces lors des moments intimes et des compositions plus dynamiques pour accentuer les moments de conflit. Les thèmes récurrents tissent un fil narratif musical, liant les scènes et les émotions de manière cohérente.

Le son ambiant, qu’il s’agisse du murmure paisible de la Meuse ou des bruits animés de la cafétéria, contribue à l’immersion du spectateur dans l’univers du film. Les séquences poétiques où le poète déclame ses vers sont particulièrement puissantes, offrant une symphonie de mots qui se mêle harmonieusement à la trame sonore.

Bonus

  1. Le Pitch du Film par Yolande Moreau, Esteban et Thomas Guy : Dans cette séquence bonus, les créateurs du film nous plongent dans les arcanes de la genèse de « La Fiancée du Poète ». Yolande Moreau, avec sa verve artistique, nous dévoile les sources d’inspiration qui ont façonné le scénario, tandis qu’Esteban et Thomas Guy partagent leurs expériences en tant que contributeurs majeurs à l’histoire. L’interaction dynamique entre ces esprits créatifs offre un éclairage captivant sur la naissance de ce chef-d’œuvre cinématographique.
  2. Les Personnages du Film par Yolande Moreau : Cette séquence approfondit le processus de création des personnages, mettant en lumière la vision et les motivations de Yolande Moreau en tant que réalisatrice et actrice principale. Chaque personnage est disséqué avec une profondeur émotionnelle, révélant les nuances qui les rendent si attachants et complexes. Un incontournable pour les amateurs de psychologie des personnages.
  3. La Rencontre de Yolande Moreau et William Sheller : Ce bonus offre une plongée intime dans la rencontre artistique entre Yolande Moreau et le talentueux compositeur William Sheller. Les deux artistes partagent leur expérience collaborative, discutent des choix musicaux du film et de la manière dont la bande sonore a été pensée pour enrichir l’expérience cinématographique. Une exploration fascinante de la symbiose entre l’image et la musique.
  4. Anecdotes de Tournage par Esteban et Thomas Guy : Esteban et Thomas Guy, acteurs clés du film, partagent des anecdotes savoureuses et parfois hilarantes sur les coulisses du tournage. Des moments de camaraderie, des défis surmontés et des instants de spontanéité qui ont contribué à créer une ambiance unique sur le plateau. Ces anecdotes offrent un regard léger et divertissant sur les moments forts de la réalisation du film.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ Yolande Moreau Format ‏ : ‎ Cinémascope, Couleur, PAL Durée ‏ : ‎ 1 heure et 39 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 14 février 2024 Acteurs ‏ : ‎ Yolande Moreau, Sergi López, Grégory Gadebois, Estéban, Thomas Guy Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Le Pacte

L’Été dernier De Catherine Breillat Avec Léa Drucker, Samuel Kircher, Olivier Rabourdin

Anne, avocate renommée, vit en harmonie avec son mari Pierre et leurs filles de 6 et 7 ans. Un jour, Théo, 17 ans, fils de Pierre d’un précédent mariage, emménage chez eux. Peu de temps après, il annonce à son père qu’il a une liaison avec Anne. Elle nie…

Le cinéma français voit le retour tant attendu de la réalisatrice Catherine Breillat avec son 15ème long-métrage, « L’Été dernier ». Après une décennie d’absence, Breillat revient avec une œuvre cinématographique percutante, abordant avec subtilité le thème de l’amour interdit au sein d’un contexte bourgeois.

Le film met en scène Anne, une avocate renommée, interprétée de manière magistrale par Léa Drucker, aux côtés de son mari Pierre et de leurs deux jeunes filles. L’intrigue prend un tournant inattendu lorsque Théo, le fils rebelle de Pierre issu d’un mariage précédent, emménage chez eux. Ce choix narratif donne naissance à une histoire d’amour complexe et délicate, faisant écho aux tabous de la société.

Léa Drucker offre une performance exceptionnelle en incarnant Anne, une personnalité troublante qui se trouve au cœur de cette histoire. Sa capacité à exprimer la complexité émotionnelle du personnage contribue à la richesse du film. Samuel Kircher, dans le rôle de l’adolescent rebelle Théo, se révèle être une nouvelle étoile montante du cinéma français. Son interprétation captivante réveille le goût de la liberté et de la jeunesse chez la femme mûre, créant une dynamique fascinante entre les personnages.

Le traitement de l’amour interdit par Breillat est salué par la critique. Les médias affirment que la réalisatrice « déniche le beau dans l’impur », soulignant ainsi sa capacité à explorer des thèmes délicats avec grâce et sophistication.

Avec « L’Été dernier », Catherine Breillat prouve une fois de plus son talent en tant que cinéaste accomplie, offrant au public une expérience cinématographique inoubliable, marquée par des performances éblouissantes et une exploration audacieuse des frontières de l’amour.

Image :

La réalisation visuelle de « L’Été dernier » est à la hauteur des attentes de Catherine Breillat, avec une esthétique soignée qui met en valeur le cadre bourgeois dans lequel se déroule l’histoire. Les scènes sont capturées avec une précision artistique, utilisant la lumière pour créer des atmosphères tantôt chaleureuses, tantôt tendues, renforçant ainsi l’impact émotionnel du récit. La cinéaste parvient à exprimer visuellement la complexité des relations et des émotions des personnages.

Les plans rapprochés sur les visages des acteurs, en particulier Léa Drucker, permettent au public de plonger profondément dans l’âme des personnages. Les décors sont choisis avec soin, renforçant la dimension symbolique du film. L’utilisation de la mise au point sélective et des angles de caméra créatifs ajoute une couche de profondeur visuelle à l’ensemble.

Son :

La bande sonore de « L’Été dernier » accompagne brillamment l’atmosphère émotionnelle du film. La musique, composée de manière poignante, souligne les moments clés, renforçant l’intensité émotionnelle de l’histoire. Les dialogues sont nets et bien équilibrés, permettant au spectateur de capter chaque nuance des performances des acteurs.

Les choix sonores, que ce soit les bruits ambiants ou les silences délibérés, contribuent à la construction d’une tension palpable tout au long du film. La qualité sonore ajoute une dimension sensorielle importante à l’expérience cinématographique, complétant la richesse visuelle de l’œuvre.

Bonus :

Scènes du film commentées par Léa Drucker (21 min) :

Ce bonus offre une plongée fascinante dans le processus créatif de Léa Drucker. Ses commentaires apportent des éclairages sur les choix d’interprétation, les nuances des relations entre les personnages et les défis rencontrés lors du tournage. C’est une occasion unique pour les spectateurs d’approfondir leur compréhension du film en écoutant l’actrice principale partager son point de vue.

Essais casting de Samuel Kircher et Romane Violeau (13 min) :

Les essais de casting offrent un aperçu précieux du processus de sélection des acteurs. Cela permet au public de découvrir comment Samuel Kircher et Romane Violeau ont été choisis pour incarner leurs rôles respectifs. Les moments capturés lors des auditions révèlent l’authenticité et la spontanéité des performances qui ont finalement contribué au succès du film.

La Leçon de cinéma de Catherine Breillat – Festival international de Films de Femmes (2001, 16 min) :

Ce bonus offre un retour dans le temps en présentant une leçon de cinéma de Catherine Breillat. La réalisatrice partage son point de vue sur son approche artistique, ses influences et sa vision du cinéma. C’est une opportunité rare d’entendre directement la cinéaste sur son travail, ce qui enrichit la compréhension de son œuvre par le public.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) ‏ : ‎ 13,8 x 0,6 x 18,8 cm; 100 grammes Réalisateur ‏ : ‎ Catherine Breillat Format ‏ : ‎ Cinémascope, Couleur, PAL Durée ‏ : ‎ 1 heure et 20 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 6 février 2024 Acteurs ‏ : ‎ Léa Drucker, Samuel Kircher, Olivier Rabourdin, Clotilde Courau, Serena Hu Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Pyramide Vidéo

Le Livre des solutions Par Michel Gondry Avec Pierre Niney, Blanche Gardin, Frankie Wallach

Marc s’enfuit avec toute son équipe dans un petit village des Cévennes pour finir son film chez sa tante Denise.

Chronique : « Le Livre des Solutions », réalisé par Michel Gondry et mettant en vedette Pierre Niney, Blanche Gardin et Frankie Wallach, est un film qui allie comédie et réflexion sur la créativité et le processus artistique. L’histoire suit Marc, joué par Pierre Niney, un réalisateur qui, confronté à des difficultés pour terminer son film, décide de s’enfuir avec son équipe dans un petit village des Cévennes, chez sa tante Denise.

L’approche visuelle unique de Gondry brille dans ce film, avec des séquences qui oscillent entre réalisme et surréalisme, reflétant la tempête créative dans laquelle Marc est plongé. L’interprétation de Niney est captivante, dépeignant avec brio un artiste en proie à un tourbillon d’idées, parfois au bord du chaos. Blanche Gardin, en tant que tante Denise, offre une performance pleine de charme et de sagesse, tandis que Frankie Wallach apporte une énergie jeune et dynamique au récit.

Le film se distingue par son humour intelligent et son approche originale des dilemmes auxquels sont confrontés les créateurs. La quête de Marc pour l’inspiration et la clarté à travers l’écriture du « Livre des Solutions », un guide de conseils pratiques, devient une métaphore de la recherche d’équilibre dans la vie et l’art.

L’écriture est à la fois drôle et introspective, explorant avec légèreté mais sérieux les défis de la création artistique. Les dialogues sont vifs et les interactions entre les personnages révèlent des dynamiques intéressantes, notamment dans la façon dont ils influencent la vision artistique de Marc.

« Le Livre des Solutions » est un film charmant et réfléchi, qui combine humour, fantaisie et une réflexion profonde sur le processus créatif. C’est un hommage à l’imagination débordante et parfois chaotique des artistes, et une célébration de la manière dont les idées, aussi folles soient-elles, peuvent mener à des solutions inattendues.

Visuellement, « Le Livre des Solutions » est un festin pour les yeux, typique du style de Michel Gondry. Le film brille par sa capacité à mélanger réalité et éléments surréalistes, créant un monde où la fantaisie et la créativité de Marc prennent vie. Les scènes oscillent entre des paysages rustiques des Cévennes et des séquences visuellement excentriques qui illustrent l’imaginaire débridé du personnage principal. La direction artistique est à la fois inventive et méticuleuse, capturant l’essence du processus créatif.

Au niveau sonore, le film excelle également. La bande sonore est soigneusement choisie pour compléter l’atmosphère de chaque scène, avec une gamme de musiques qui soutient le ton parfois comique, parfois introspectif du film. Les effets sonores, en particulier lors des séquences imaginatives, sont ingénieusement utilisés pour renforcer l’expérience immersive du spectateur dans l’univers de Marc.

Un Métier Sérieux De Thomas Lilti Avec Vincent Lacoste, François Cluzet, Adèle Exarchopoulos

C’est la rentrée. Une nouvelle année scolaire au collège qui voit se retrouver Pierre, Meriem, Fouad, Sophie, Sandrine, Alix et Sofiane, un groupe d’enseignants engagés et soudés.

Chronique : « Un Métier Sérieux », réalisé par Thomas Lilti et mettant en vedette Vincent Lacoste, François Cluzet et Adèle Exarchopoulos, est un film qui plonge avec justesse et sensibilité dans le monde de l’éducation. Cette œuvre cinématographique aborde avec finesse le quotidien des enseignants, leurs défis et leur dévouement inébranlable.

L’intrigue se déroule autour de la rentrée scolaire dans un collège français, où un groupe d’enseignants passionnés et solidaires – Pierre, Meriem, Fouad, Sophie, Sandrine, Alix et Sofiane – accueillent un nouveau venu, Benjamin, joué par Vincent Lacoste. Ce jeune professeur remplaçant, sans expérience, est rapidement confronté aux réalités souvent dures du métier d’enseignant.

Le film brille par sa représentation authentique de la vie scolaire et des enjeux auxquels sont confrontés les enseignants dans une institution éducative fragilisée. La performance de Lacoste en tant que Benjamin est particulièrement remarquable; il capture avec brio la transformation d’un novice en un enseignant de plus en plus compétent et engagé. La dynamique entre lui et les autres enseignants, incarnés par un casting talentueux dont François Cluzet et Adèle Exarchopoulos, apporte une richesse émotionnelle et une profondeur au récit.

La réalisation de Thomas Lilti, connu pour son approche réaliste et humaine, ajoute une dimension supplémentaire au film. Il réussit à capturer la complexité de l’enseignement, montrant à la fois les difficultés et les moments de grâce de ce métier. Les interactions entre les enseignants et les élèves sont traitées avec un réalisme touchant, soulignant l’importance de la relation pédagogique dans le développement des jeunes.

« Un Métier Sérieux » offre une perspective nuancée sur le système éducatif, mettant en lumière les défis auxquels les enseignants sont confrontés au quotidien, tout en célébrant leur passion et leur résilience. C’est un hommage émouvant à tous ceux qui choisissent ce métier sérieux, souvent sous-estimé mais essentiel à la société.

Ce film est une œuvre captivante et inspirante qui résonnera tant avec les professionnels de l’éducation qu’avec le grand public. Il rend justice à la complexité et à la beauté de l’acte d’enseigner, tout en offrant une réflexion profonde sur les valeurs et les enjeux de l’éducation dans le monde moderne.

Chronique Image et Son de « Un Métier S

Dans « Un Métier Sérieux », la palette visuelle choisie par Thomas Lilti est à la fois sobre et expressive, capturant parfaitement l’ambiance d’un établissement scolaire. Les plans sont souvent serrés, mettant en valeur les expressions des personnages, tandis que les séquences de classe démontrent un excellent sens du cadrage, illustrant la dynamique entre enseignants et élèves.

Le son, discret mais efficace, joue un rôle crucial dans l’immersion. Les bruits de couloir, le murmure des élèves, et le son des cloches de l’école sont autant d’éléments qui recréent l’atmosphère d’un collège. La bande originale, subtile mais présente, accentue les moments clés sans jamais prendre le dessus sur l’action.

Bonus -:

  • Entretien avec Thomas Lilti : Lilti explique sa vision du film comme un hommage au monde de l’éducation. Il souligne son désir de montrer les défis auxquels les enseignants sont confrontés, tout en célébrant leur passion. Lilti partage également les défis rencontrés lors du tournage dans de véritables établissements scolaires et comment cela a enrichi le film.
  • Entretien avec Vincent Lacoste : Lacoste discute de son rôle de Benjamin, un jeune enseignant. Il parle de la préparation pour son rôle, y compris passer du temps dans des salles de classe réelles et travailler avec de vrais enseignants pour comprendre les nuances du métier.
  • **Entretien avec François Cluzet et Adèle Exarchopoulosb : Cluzet et Exarchopoulos abordent leurs expériences en interprétant des enseignants expérimentés. Ils partagent leurs perspectives sur la manière dont leurs personnages influencent et inspirent Benjamin, le personnage de Lacoste. Cluzet souligne l’importance de montrer les aspects humains et les défis des enseignants, tandis qu’Exarchopoulos évoque la dynamique de groupe parmi le corps enseignant et comment cela reflète la réalité des écoles.