Le Livre des solutions Par Michel Gondry Avec Pierre Niney, Blanche Gardin, Frankie Wallach

Marc s’enfuit avec toute son équipe dans un petit village des Cévennes pour finir son film chez sa tante Denise.

Chronique : « Le Livre des Solutions », réalisé par Michel Gondry et mettant en vedette Pierre Niney, Blanche Gardin et Frankie Wallach, est un film qui allie comédie et réflexion sur la créativité et le processus artistique. L’histoire suit Marc, joué par Pierre Niney, un réalisateur qui, confronté à des difficultés pour terminer son film, décide de s’enfuir avec son équipe dans un petit village des Cévennes, chez sa tante Denise.

L’approche visuelle unique de Gondry brille dans ce film, avec des séquences qui oscillent entre réalisme et surréalisme, reflétant la tempête créative dans laquelle Marc est plongé. L’interprétation de Niney est captivante, dépeignant avec brio un artiste en proie à un tourbillon d’idées, parfois au bord du chaos. Blanche Gardin, en tant que tante Denise, offre une performance pleine de charme et de sagesse, tandis que Frankie Wallach apporte une énergie jeune et dynamique au récit.

Le film se distingue par son humour intelligent et son approche originale des dilemmes auxquels sont confrontés les créateurs. La quête de Marc pour l’inspiration et la clarté à travers l’écriture du « Livre des Solutions », un guide de conseils pratiques, devient une métaphore de la recherche d’équilibre dans la vie et l’art.

L’écriture est à la fois drôle et introspective, explorant avec légèreté mais sérieux les défis de la création artistique. Les dialogues sont vifs et les interactions entre les personnages révèlent des dynamiques intéressantes, notamment dans la façon dont ils influencent la vision artistique de Marc.

« Le Livre des Solutions » est un film charmant et réfléchi, qui combine humour, fantaisie et une réflexion profonde sur le processus créatif. C’est un hommage à l’imagination débordante et parfois chaotique des artistes, et une célébration de la manière dont les idées, aussi folles soient-elles, peuvent mener à des solutions inattendues.

Visuellement, « Le Livre des Solutions » est un festin pour les yeux, typique du style de Michel Gondry. Le film brille par sa capacité à mélanger réalité et éléments surréalistes, créant un monde où la fantaisie et la créativité de Marc prennent vie. Les scènes oscillent entre des paysages rustiques des Cévennes et des séquences visuellement excentriques qui illustrent l’imaginaire débridé du personnage principal. La direction artistique est à la fois inventive et méticuleuse, capturant l’essence du processus créatif.

Au niveau sonore, le film excelle également. La bande sonore est soigneusement choisie pour compléter l’atmosphère de chaque scène, avec une gamme de musiques qui soutient le ton parfois comique, parfois introspectif du film. Les effets sonores, en particulier lors des séquences imaginatives, sont ingénieusement utilisés pour renforcer l’expérience immersive du spectateur dans l’univers de Marc.

Un Métier Sérieux De Thomas Lilti Avec Vincent Lacoste, François Cluzet, Adèle Exarchopoulos

C’est la rentrée. Une nouvelle année scolaire au collège qui voit se retrouver Pierre, Meriem, Fouad, Sophie, Sandrine, Alix et Sofiane, un groupe d’enseignants engagés et soudés.

Chronique : « Un Métier Sérieux », réalisé par Thomas Lilti et mettant en vedette Vincent Lacoste, François Cluzet et Adèle Exarchopoulos, est un film qui plonge avec justesse et sensibilité dans le monde de l’éducation. Cette œuvre cinématographique aborde avec finesse le quotidien des enseignants, leurs défis et leur dévouement inébranlable.

L’intrigue se déroule autour de la rentrée scolaire dans un collège français, où un groupe d’enseignants passionnés et solidaires – Pierre, Meriem, Fouad, Sophie, Sandrine, Alix et Sofiane – accueillent un nouveau venu, Benjamin, joué par Vincent Lacoste. Ce jeune professeur remplaçant, sans expérience, est rapidement confronté aux réalités souvent dures du métier d’enseignant.

Le film brille par sa représentation authentique de la vie scolaire et des enjeux auxquels sont confrontés les enseignants dans une institution éducative fragilisée. La performance de Lacoste en tant que Benjamin est particulièrement remarquable; il capture avec brio la transformation d’un novice en un enseignant de plus en plus compétent et engagé. La dynamique entre lui et les autres enseignants, incarnés par un casting talentueux dont François Cluzet et Adèle Exarchopoulos, apporte une richesse émotionnelle et une profondeur au récit.

La réalisation de Thomas Lilti, connu pour son approche réaliste et humaine, ajoute une dimension supplémentaire au film. Il réussit à capturer la complexité de l’enseignement, montrant à la fois les difficultés et les moments de grâce de ce métier. Les interactions entre les enseignants et les élèves sont traitées avec un réalisme touchant, soulignant l’importance de la relation pédagogique dans le développement des jeunes.

« Un Métier Sérieux » offre une perspective nuancée sur le système éducatif, mettant en lumière les défis auxquels les enseignants sont confrontés au quotidien, tout en célébrant leur passion et leur résilience. C’est un hommage émouvant à tous ceux qui choisissent ce métier sérieux, souvent sous-estimé mais essentiel à la société.

Ce film est une œuvre captivante et inspirante qui résonnera tant avec les professionnels de l’éducation qu’avec le grand public. Il rend justice à la complexité et à la beauté de l’acte d’enseigner, tout en offrant une réflexion profonde sur les valeurs et les enjeux de l’éducation dans le monde moderne.

Chronique Image et Son de « Un Métier S

Dans « Un Métier Sérieux », la palette visuelle choisie par Thomas Lilti est à la fois sobre et expressive, capturant parfaitement l’ambiance d’un établissement scolaire. Les plans sont souvent serrés, mettant en valeur les expressions des personnages, tandis que les séquences de classe démontrent un excellent sens du cadrage, illustrant la dynamique entre enseignants et élèves.

Le son, discret mais efficace, joue un rôle crucial dans l’immersion. Les bruits de couloir, le murmure des élèves, et le son des cloches de l’école sont autant d’éléments qui recréent l’atmosphère d’un collège. La bande originale, subtile mais présente, accentue les moments clés sans jamais prendre le dessus sur l’action.

Bonus -:

  • Entretien avec Thomas Lilti : Lilti explique sa vision du film comme un hommage au monde de l’éducation. Il souligne son désir de montrer les défis auxquels les enseignants sont confrontés, tout en célébrant leur passion. Lilti partage également les défis rencontrés lors du tournage dans de véritables établissements scolaires et comment cela a enrichi le film.
  • Entretien avec Vincent Lacoste : Lacoste discute de son rôle de Benjamin, un jeune enseignant. Il parle de la préparation pour son rôle, y compris passer du temps dans des salles de classe réelles et travailler avec de vrais enseignants pour comprendre les nuances du métier.
  • **Entretien avec François Cluzet et Adèle Exarchopoulosb : Cluzet et Exarchopoulos abordent leurs expériences en interprétant des enseignants expérimentés. Ils partagent leurs perspectives sur la manière dont leurs personnages influencent et inspirent Benjamin, le personnage de Lacoste. Cluzet souligne l’importance de montrer les aspects humains et les défis des enseignants, tandis qu’Exarchopoulos évoque la dynamique de groupe parmi le corps enseignant et comment cela reflète la réalité des écoles.

Visions De Yann Gozlan Avec Diane Kruger, Mathieu Kassovitz, Marta Nieto

Pilote de ligne confirmée, Estelle mène, entre deux vols long-courriers, une vie parfaite avec Guillaume, son mari aimant et protecteur. Un jour, par hasard, dans un couloir d’aéroport, elle recroise la route d’Ana, photographe avec qui elle a eu une aventure passionnée vingt ans plus tôt. Estelle est alors loin d’imaginer que ces retrouvailles vont l’entraîner dans une spirale cauchemardesque et faire basculer sa vie dans l’irrationnel…

Chronique : Estelle, une pilote de ligne confirmée, mène une vie en apparence parfaite aux côtés de son mari aimant et protecteur, Guillaume, entre deux vols long-courriers. Cependant, sa vie prend un tournant inattendu lorsque, par un coup du destin, elle recroise Ana, une photographe avec qui elle a eu une aventure passionnée il y a vingt ans. Cette simple retrouvaille dans un couloir d’aéroport va l’entraîner dans une spirale cauchemardesque, faisant basculer sa réalité dans l’irrationnel.

« Visions » s’impose comme une belle surprise, dépassant les attentes du public qui pouvait s’attendre à une enquête à la manière de « La Boîte Noire ». Yann Gozlan, le réalisateur, nous propose ici quelque chose de différent, plus envoûtant, presque hypnotique. Cette atmosphère est parfaitement reflétée dans l’affiche du film, où l’on voit Diane Kruger nager dans un iris, nous plongeant immédiatement dans un monde mystérieux.

L’intrigue peut sembler complexe au premier abord, car les images jouent habilement avec les frontières entre rêves et réalité, prémonitions et réminiscences. Cependant, le spectateur se laisse rapidement emporter par cet univers mystérieux, se laissant happer par l’énigme qui se dévoile peu à peu.

Le casting est impeccable, avec Diane Kruger, Mathieu Kassovitz et Marta Nieto, qui se fondent parfaitement dans leurs rôles respectifs, ajoutant encore plus de densité à cette ambiance qui flirte par moments avec le fantastique. Diane Kruger, en particulier, livre une performance captivante en incarnant Estelle, navigant habilement entre le monde rationnel et celui de l’inexpliqué.

« Visions » est un thriller psychologique fascinant qui vous emportera dans une aventure troublante et déconcertante. Avec sa réalisation soignée et ses performances remarquables, le film s’impose comme un incontournable pour les amateurs de mystère et d’ambiance hypnotique. Yann Gozlan signe ici une œuvre qui saura vous captiver jusqu’à la dernière minute, laissant le spectateur hanté par les visions et les énigmes qui hantent l’écran.

Sur le plan visuel, le film se distingue par sa direction artistique soignée. Les images sont travaillées avec précision pour créer une atmosphère envoûtante. Les jeux de lumière et d’ombre sont utilisés de manière habile pour renforcer le mystère qui entoure l’intrigue. L’affiche du film, où l’on voit Diane Kruger nager dans un iris, reflète parfaitement cette esthétique fascinante. L’utilisation de la caméra est également remarquable, avec des plans qui oscillent entre la réalité et le monde de l’inexpliqué, renforçant ainsi l’ambiguïté de l’histoire.

La bande-son de « Visions » complète parfaitement l’atmosphère du film. La musique, composée avec talent, joue un rôle essentiel en créant une tension constante. Elle accompagne les moments de suspense avec une précision remarquable, renforçant ainsi l’immersion du spectateur dans l’intrigue. Les effets sonores sont également utilisés de manière subtile pour accentuer les éléments mystérieux et surnaturels de l’histoire.

En ce qui concerne la qualité technique de l’image et du son, « Visions » atteint un niveau élevé. La photographie est superbe, avec des couleurs riches et une netteté qui met en valeur chaque détail. Le son est clair et bien équilibré, permettant au public de s’immerger pleinement dans l’histoire sans distraction.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) ‏ : ‎ 13,4 x 1,5 x 19,1 cm; 81 grammes Réalisateur ‏ : ‎ Yann Gozlan Format ‏ : ‎ PAL, Cinémascope, Couleur Durée ‏ : ‎ 1 heure et 58 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 24 janvier 2024 Acteurs ‏ : ‎ Diane Kruger, Mathieu Kassovitz, Marta Nieto, Amira Casar, Grégory Fitoussi Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ M6 Vidéo

Anti-Squat De Nicolas Silhol Avec Louise Bourgoin, Samy Belkessa, Sâm Mirhosseini

Inès est menacée de se faire expulser de chez elle avec Adam, son fils de 14 ans.

Chronique : « Anti-Squat », réalisé par Nicolas Silhol, est un film poignant qui plonge dans les problématiques actuelles de la crise du logement en France, en se focalisant sur la loi Anti-Squat promulguée le 14 juin 2023. Cette loi a pour but de protéger les logements contre l’occupation illicite, un sujet brûlant et d’actualité.

Au cœur du film se trouve Inès, interprétée magistralement par Louise Bourgoin. Inès est une mère célibataire menacée d’expulsion avec son fils Adam, âgé de 14 ans. Dans sa lutte désespérée pour la stabilité et la sécurité, elle décroche un emploi à l’essai chez Anti-Squat, une entreprise qui occupe des bureaux inutilisés pour les protéger contre les squatteurs. Son travail consiste à recruter des résidents et à faire respecter un règlement très strict.

Le personnage d’Inès est un reflet puissant de la précarité et des défis auxquels sont confrontées de nombreuses personnes en situation de crise du logement. Louise Bourgoin offre une performance captivante, incarnant une femme de grande complexité, déterminée à tout faire pour s’en sortir et protéger son fils.

Le film explore les zones grises morales et éthiques dans lesquelles Inès se trouve immergée. Alors qu’elle s’efforce de maintenir l’ordre au sein de ces espaces Anti-Squat, le spectateur est amené à se questionner : jusqu’où peut-on aller pour assurer sa survie et celle de ses proches dans un système qui semble souvent injuste ?

Nicolas Silhol, connu pour son film « Corporate » de 2017, continue de dépeindre avec acuité les réalités sociales et professionnelles contemporaines. « Anti-Squat » ne se contente pas de raconter une histoire individuelle ; il soulève des questions importantes sur la société, la justice et la dignité humaine face à la crise du logement.

  • Visuel: « Anti-Squat » se distingue par sa réalisation visuelle. Les lieux de tournage, oscillant entre des appartements précaires et des bureaux inoccupés, capturent parfaitement l’atmosphère de précarité et de désespoir. La palette de couleurs, souvent terne et froide, renforce le sentiment d’incertitude et de lutte pour la survie.
  • Sonore: La bande sonore du film, discrète mais poignante, souligne les moments de tension et d’émotion. Les dialogues, réalistes et percutants, sont soutenus par des effets sonores qui amplifient le sentiment d’urgence et de désarroi vécu par les personnages.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) ‏ : ‎ 13,6 x 1,3 x 19,1 cm; 70 grammes Réalisateur ‏ : ‎ Nicolas Silhol Format ‏ : ‎ Couleur, Cinémascope, PAL Durée ‏ : ‎ 1 heure et 31 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 16 janvier 2024 Acteurs ‏ : ‎ Louise Bourgoin, Samy Belkessa, Sâm Mirhosseini, Kahina Lahoucine, Arthur Choisnet Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Diaphana

Les Trolls 3 De Tim Heitz, Walt Dohrn Par Jonathan Aibel, Glenn Berger Avec Vitaa, Anna Kendrick, Matt Pokora

Après deux films à se tourner autour pour finalement tomber dans les bras l’un de l’autre, Poppy et Branch sont officiellement en couple (#broppy)! Alors qu’ils n’ont plus de secrets l’un pour l’autre, Poppy fait une découverte incroyable relative au passé de Branch. À l’époque, avec ses quatre frères, Floyd, John Dory, Spruce et Clay, ils formaient le Boys Band le plus en vogue du moment, les BroZone. Alors qu’il n’était qu’un enfant, le groupe s’est séparé, tout comme la famille et depuis Branch n’a jamais revu ses frères.

Chronique : « Les Trolls 3 », réalisé par Tim Heitz et Walt Dohrn avec un scénario de Jonathan Aibel et Glenn Berger, est une suite vibrante et énergique de la série d’animation populaire « Les Trolls ». Après deux films où Poppy et Branch évoluent de la simple amitié à l’amour, ils sont enfin un couple (#broppy), offrant une nouvelle dynamique à leur relation. Cependant, cette évolution prend une tournure inattendue avec la découverte par Poppy d’un secret surprenant du passé de Branch : il faisait partie d’un boys band très apprécié, les BroZone, avec ses quatre frères Floyd, John Dory, Spruce et Clay.

Le film se transforme rapidement en une aventure palpitante lorsque Floyd, le frère aîné, est kidnappé par les méchants Velvet et Veneer, deux figures maléfiques de la pop qui convoitent son talent musical exceptionnel. Branch et Poppy, déterminés à sauver Floyd, se lancent dans une mission de sauvetage passionnante qui les amène à travers des mondes colorés et musicaux, typiques de l’univers des Trolls.

Ce troisième volet brille par sa capacité à mélanger les genres, offrant à la fois des moments d’action trépidants, de l’humour décalé et des scènes émouvantes. Les thèmes de la famille, de la fraternité brisée et de la réconciliation sont au cœur de l’intrigue, rendant le film attrayant pour un public de tous âges. La musique, élément central de la franchise, est encore une fois à l’avant-plan, avec des performances entraînantes qui raviront les fans de la série.

Visuellement, « Les Trolls 3 » est un régal pour les yeux, avec ses couleurs éclatantes et ses animations dynamiques qui incarnent parfaitement l’esprit joyeux et exubérant des Trolls. Le film continue d’explorer le monde riche et diversifié des Trolls, introduisant de nouveaux personnages et de nouveaux décors.

« Les Trolls 3 » brille non seulement par son histoire captivante et ses personnages colorés, mais aussi par sa qualité d’image et de son exceptionnelle, qui font de ce film un véritable plaisir sensoriel. Visuellement, le film est un festin pour les yeux avec ses animations vibrantes et détaillées, capturant l’énergie et l’essence joyeuse du monde des Trolls. Chaque scène est un tableau vivant, éclatant de couleurs et de textures, qui plonge le spectateur dans un univers fantaisiste.

Sur le plan sonore, « Les Trolls 3 » excelle avec une bande-son dynamique et une qualité audio impeccable qui mettent en valeur la musique entraînante et les chansons accrocheuses du film. Le mixage sonore est soigneusement équilibré, permettant aux voix des personnages de se démarquer clairement, tout en intégrant harmonieusement les effets sonores et la musique.

Les bonus inclus dans cette édition enrichissent encore l’expérience. L’édition karaoké permet aux fans de chanter avec leurs personnages préférés, transformant le visionnage en une expérience interactive et amusante. Le mini-film « Tous les trois » offre une extension de l’univers des Trolls, apportant plus de contexte et d’histoires aux personnages.

Les scènes coupées donnent un aperçu des éléments qui n’ont pas fait la version finale, tandis que « On s’amuse en cabine d’enregistrement » et « Hi, Hi, Hi » montrent les coulisses de la création des voix et de la musique. « La Formation du groupe » et « Les Retrouvailles » sont des segments particulièrement intéressants qui explorent plus en profondeur les thèmes et les dynamiques du film.

Le bonus « L’Animation » est un régal pour ceux qui s’intéressent à la création d’un film d’animation, révélant les processus et techniques derrière les scènes. Enfin, les tutos de dessin et DIY invitent les spectateurs à s’engager de manière créative avec le film, offrant une activité amusante pour les enfants et les fans de tous âges.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ Walt Dohrn, Tim Heitz Format ‏ : ‎ Couleur Durée ‏ : ‎ 1 heure et 31 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 21 février 2024 Sous-titres : ‏ : ‎ Français, Néerlandais, Néerlandais belge Studio  ‏ : ‎ DreamWorks Animation SKG ASIN ‏ : ‎ B0CNQ8K8DV Pays d’origine ‏ : ‎ France

L’Exorciste – Dévotion De David Gordon Green Avec Leslie Odom Jr., Ellen Burstyn

Depuis que sa femme, enceinte, a perdu la vie au cours d’un séisme en Haïti douze ans plus tôt, Victor Fielding élève, seul, leur fille Angela.

Chronique : Je trouve que ce film était plutôt moyen. Bien que je ne pense pas qu’il soit aussi mauvais que ce que prétendent de nombreuses critiques, il ne se situe pas non plus du côté des meilleurs. Le problème avec ce film, c’est qu’il sera toujours comparé à l’original, et il ne pourra tout simplement pas rivaliser. Nous sommes désormais dans un tout autre contexte, et ce qui a rendu le film L’Exorciste original si charismatique, effrayant et mémorable, c’est qu’il était novateur à l’époque, en 1973. Cependant, nous voilà 50 ans plus tard en 2023, et de nombreux films ont depuis exploité les mêmes concepts. Il est donc difficile de retrouver cette même sensation d’originalité.

L’intrigue était correcte, mais elle semblait un peu décousue et manquait de fluidité. Le film comptait quelques moments de sursauts, mais je les qualifierais de « sursauts bon marché », comme un serpent surgissant soudainement d’un rocher ou une porte frappée de manière inattendue. Il n’y avait pas de véritables moments effrayants dans le climax du film, et cela constitue un point faible pour un film d’horreur. En réalité, il ne parvenait pas vraiment à instaurer un climat de peur, et par moments, il avait même des accents comiques. La voix du démon, lorsqu’il prenait possession de Catherine et Angela, prêtait même à sourire, et le décalage entre les mouvements des lèvres et la voix était dérangeant, ce qui nuisait à l’immersion dans le film.

J’ai l’impression que ce film ne savait pas vraiment quel type d’horreur il voulait offrir : l’horreur visuelle, l’horreur dans l’obscurité avec des sursauts ou l’horreur psychologique. Finalement, il n’a pas réussi à se distinguer dans l’un de ces registres. L’une des scènes les plus réussies était probablement celle dans l’église où nous avons découvert que Catherine était possédée. Cette séquence était perturbante, légèrement effrayante et chaotique, ce qui m’a plu. Elle illustrait bien la manière dont les films d’horreur peuvent jouer sur l’imaginaire du spectateur.

En ce qui concerne la question de savoir si ce film vaut la peine d’être vu, je dirais que cela dépend de vos attentes. Si vous appréciez les films d’horreur et que vous n’êtes pas trop exigeant en ce qui concerne l’intrigue, alors ce film peut vous convenir. Cependant, si vous cherchez à vivre pleinement l’ambiance d’Halloween et à ressentir une réelle terreur, je vous recommanderais plutôt de regarder l’original. Ce film tente de capitaliser sur l’original en ramenant des personnages familiers, un concept similaire et un motif sonore évocateur, mais il ne parvient pas tout à fait à retrouver la magie du premier opus.

Je suis curieux de voir ce que les deux prochains volets confirmés nous réservent, notamment le retour de Regan. Se pourrait-il qu’elle porte encore quelque chose en elle ? J’espère que non, mais l’intrigue suggère qu’avec la perte de la vue de sa mère, elle pourrait être amenée à perpétuer son héritage en venant en aide à d’autres personnes possédées. Mes attentes ne sont pas très élevées, mais il y a encore du temps avant la sortie prévue, donc il est possible qu’ils tirent des leçons des lacunes de celui-ci et apportent des améliorations au scénario. Le studio a investi presque un demi-milliard de dollars pour acquérir les droits de cette franchise. Reste à voir si cela sera rentable.

« L’Exorciste – Dévotion » de David Gordon Green, avec Leslie Odom Jr. et Ellen Burstyn, est une suite captivante du classique d’horreur original, réimaginant l’histoire terrifiante avec une nouvelle perspective. Visuellement, le film excelle avec une image soignée et des choix de mise en scène qui accentuent l’atmosphère oppressante et le suspense. L’utilisation des jeux d’ombre et de lumière, ainsi que des couleurs sombres, renforce le sentiment de malaise et d’angoisse.

Sur le plan sonore, « L’Exorciste – Dévotion » fait un travail remarquable en utilisant une bande sonore immersive et des effets sonores qui amplifient l’effet horrifiant des scènes d’exorcisme. Le mixage audio est soigneusement équilibré, permettant aux dialogues de rester clairs même lors des moments les plus intenses.

Les bonus vidéo ajoutent une profondeur considérable à l’expérience du film. Le commentaire audio offre un aperçu fascinant du processus de création, tandis que les fonctionnalités telles que « Devenir croyant » et « Questions de foi » explorent les thèmes sous-jacents du film. « Ellen et Linda : réunies » est particulièrement poignant, offrant un regard nostalgique sur les origines de la franchise.

« Les étapes de possession » et « L’Ouverture » donnent un aperçu des aspects techniques et artistiques du film, tandis que « Rédiger un exorcisme » aborde le défi d’écrire des scènes convaincantes d’exorcisme. Ces suppléments sont un trésor pour les fans de l’original, ainsi que pour ceux qui s’intéressent à la réalisation de films d’horreur. Ensemble, ils offrent une compréhension complète de ce qui fait de « L’Exorciste – Dévotion » une suite digne de son prédécesseur.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.85:1 Classé ‏ : ‎ 12 ans et plus Réalisateur ‏ : ‎ David Gordon Green Format ‏ : ‎ PAL Durée ‏ : ‎ 1 heure et 46 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 21 février 2024 Acteurs ‏ : ‎ Leslie Odom Jr., Ellen Burstyn, Ann Dowd, Jennifer Nettles, Norbert Leo Butz Sous-titres : ‏ : ‎ Français, Allemand, Italien, Néerlandais Langue ‏ : ‎ Allemand (Dolby Digital 5.1), Italien (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Universal Pictures France ASIN ‏ : ‎ B0CNQ91466

Thanatomorphose De Éric Falardeau Avec Kayden Rose, David Tousignant, Émile Beaudry

Après une folle nuit de sexe avec son partenaire du moment, la jeune et jolie Laura se réveille au petit matin avec d’étranges marques sur le corps.

Chronique : « Thanatomorphose » d’Éric Falardeau, avec Kayden Rose, David Tousignant et Émile Beaudry, est un film d’horreur viscéral et intense qui explore la décomposition physique et psychologique d’une jeune femme, Laura, après une nuit de passion. Le film démarre avec Laura se réveillant avec des marques étranges sur le corps, qui évoluent rapidement en une nécrose terrifiante, entraînant la chute de ses ongles, la putréfaction de sa chair et une odeur insoutenable de décomposition.

Ce film, qui pourrait être perçu comme lent et répugnant, réussit en réalité à créer une tension palpable et une atmosphère lourde, permettant au spectateur de s’immerger complètement dans la vie tragique et pénible de Laura. La longueur du film accentue l’expérience de sa lente dégradation, à la fois physique et mentale, plongeant dans une folie meurtrière. Le réalisateur québécois Falardeau, connu pour ses courts-métrages, réalise ici son premier long-métrage avec brio, utilisant des effets spéciaux et des maquillages impressionnants malgré un budget limité. Sa capacité à extérioriser la souffrance de Laura est remarquable, s’inspirant des maîtres du genre comme Cronenberg, Buttgereit et Fulci. « Thanatomorphose » est un huis clos captivant avec une touche d’humour et de sexe, offrant une expérience cinématographique unique et une leçon silencieuse sur la nature humaine.

La sortie du film « Thanatomorphose » d’Éric Falardeau est accompagnée d’une série de bonus approfondis qui enrichissent l’expérience cinématographique. La présentation du film par Éric Falardeau lui-même offre un aperçu de 5 minutes sur ses intentions et son approche de réalisation. Un entretien plus long de 23 minutes permet au réalisateur de plonger dans les détails de la création du film, offrant des insights précieux sur son processus créatif.

Olivier Cachin, journaliste reconnu, consacre 12 minutes à analyser « Thanatomorphose », apportant une perspective externe éclairée sur l’œuvre. Un moment particulièrement intéressant est la séance de questions/réponses de 12 minutes avec Eric Falardeau, organisée à la Cinémathèque Québécoise en 2023, où le réalisateur répond directement aux interrogations du public.

Le making-of de 25 minutes est un atout majeur pour les fans du film, dévoilant les coulisses de la production et mettant en lumière les défis techniques et créatifs rencontrés par l’équipe. En plus du film principal, le DVD inclut une collection impressionnante de courts métrages d’Éric Falardeau, offrant une vue d’ensemble de son évolution en tant que réalisateur. Cette sélection comprend « La petite mort » (2006), « Purgatory » (2006), « Coming home » (2008), « Crépuscule » (2011), « Élégie nocturne » (2015) et « Asmodeus » (2021), chacun révélant différents aspects du style et des thèmes de Falardeau.

Ces suppléments constituent une véritable mine d’or pour les amateurs de cinéma indépendant et les étudiants en cinéma, offrant une compréhension approfondie de l’art et de la technique de la réalisation de films.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.85:1 Classé ‏ : ‎ 16 ans et plus Dimensions du colis ‏ : ‎ 17 x 13,8 x 1,2 cm; 80 grammes Réalisateur ‏ : ‎ Éric Falardeau Durée ‏ : ‎ 1 heure et 40 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 3 janvier 2024 Acteurs ‏ : ‎ Kayden Rose, Davyd Tousignant, Émile Beaudry, Karine Picard, Roch-Denis Gagnon Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Anglais (DTS-HD 5.1) Studio  ‏ : ‎ ESC Editions

Anatomie d’une Chute De Justine Triet Avec Sandra Hüller, Swann Arlaud, Milo Machado-Graner

Sandra, Samuel et leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel, vivent depuis un an loin de tout, à la montagne. Un jour, Samuel est retrouvé mort au pied de leur maison. Une enquête pour mort suspecte est ouverte. Sandra est bientôt inculpée malgré le doute. Un an plus tard, Daniel assiste au procès de sa mère, véritable dissection du couple.

Chronique : « Anatomie d’une Chute », un film intrigant et émotionnellement chargé, met en scène la vie bouleversée de Sandra, Samuel et leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel. Le récit débute avec la famille vivant une existence tranquille et isolée à la montagne, loin de l’agitation du monde extérieur. Cette paix est brutalement interrompue par la découverte choquante de Samuel, mort au pied de leur maison.

La mort de Samuel lance une enquête complexe pour mort suspecte, plongeant la famille dans une tourmente de soupçons et de mystères. Sandra se retrouve rapidement au cœur de l’affaire, inculpée dans des circonstances nébuleuses qui soulèvent une question cruciale : s’agit-il d’un suicide ou d’un homicide ? Le film explore cette incertitude avec une tension croissante, tenant le spectateur en haleine.

Le point culminant du film se situe un an après le tragique événement, lorsque Daniel assiste au procès de sa mère. Cette séquence offre une perspective poignante et unique, à travers les yeux d’un enfant confronté à des réalités adultes complexes et douloureuses. Le procès se transforme en une analyse minutieuse du couple, dévoilant les couches cachées de leur relation et les fissures qui ont pu mener à cette tragédie.

Le film est une exploration fascinante des dynamiques familiales, des secrets et de la manière dont la vérité peut être perçue différemment selon les perspectives. Il aborde également des thèmes comme la perte, le deuil et l’impact psychologique de tels événements sur une famille, en particulier sur un enfant comme Daniel.

Avec « Anatomie d’une Chute », le réalisateur crée une œuvre captivante qui mêle le drame familial à un thriller psychologique, offrant un regard profond sur les complexités humaines et les ambiguïtés de la justice.

Dans les bonus du film « Anatomie d’une Chute » de Justine Triet, on retrouve des scènes coupées et alternatives, ainsi qu’une présentation de la réalisatrice, totalisant 40 minutes. Triet explique les motifs derrière l’élimination de certaines scènes, dont huit prises différentes d’une dispute entre Sandra et Samuel.

Un documentaire de 32 minutes, « Anatomie d’un scénario », avec Justine Triet et Arthur Harari, révèle que l’inspiration pour le scénario a été tirée du film « Terreur aveugle » (See No Evil) de Richard Fleischer, sorti en 1971. Le film utilise le cadre d’un procès pour explorer la personnalité de Sandra et sa relation avec son mari, plaçant le spectateur dans le rôle d’un juré. Les scénaristes discutent également de l’égalité homme-femme dans le couple et de l’importance du son par rapport à l’image, en soulignant la contribution de l’actrice Sandra Hüller.

Dans « Anatomie d’un film », un entretien de 36 minutes mené par Nicolas Schaller avec Justine Triet et les producteurs David Thion et Marie-Ange Luciani, ils évoquent l’évolution du scénario, la négociation du temps de tournage et de montage, et le succès international du film.

Swann Arlaud et Milo Machado-Graner partagent, dans un entretien de 21 minutes avec Axel Cadieux, leurs souvenirs de leur collaboration avec Justine Triet et leurs préparations respectives pour le film, notamment la longue préparation de Milo par Cynthia Arra et la participation de Swann Arlaud à un véritable procès pour meurtre.

Antoine Reinartz et Vincent Courcelle-Labrousse, avocat et conseiller juridique, discutent dans un entretien de 22 minutes des défis de jouer un avocat, en abordant notamment la préparation au rôle et la dynamique dans la salle d’audience.

Vincent Courcelle-Labrousse, dans « Anatomie d’un procès » de 15 minutes, compare les procès aux États-Unis et en France, soulignant certaines incohérences du film au profit du scénario.

Des bonus supplémentaires incluent le casting et les répétitions de Milo Machado-Graner, ainsi qu’un segment de 8 minutes sur le chien Snoop, avec des commentaires de la coach animalière Laura Martin.

En termes de qualité technique, l’image numérique 1080p de « Anatomie d’une Chute », capturée avec une caméra Arri Alexa Mini LF, présente un grain ajouté en postproduction pour un effet 35 mm. L’étalonnage soigné assure un équilibre des contrastes et un rendu naturel des couleurs. Le son DTS-HD Master Audio 5.1 offre une clarté exceptionnelle des dialogues et un bon équilibre avec l’ambiance sonore.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.85:1 Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du colis ‏ : ‎ 17 x 14,2 x 1,7 cm; 170 grammes Audio description : ‏ : ‎ Français, Français Réalisateur ‏ : ‎ Justine Triet Format ‏ : ‎ Couleur Durée ‏ : ‎ 2 heures et 30 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 21 décembre 2023 Acteurs ‏ : ‎ Sandra Hüller, Swann Arlaud, Milo Machado Graner, Antoine Reinartz, Samuel Theis Langue ‏ : ‎ Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1) Studio  ‏ : ‎ Le Pacte

La Petite De Guillaume Nicloux Avec Fabrice Luchini, Mara Taquin, Maud Wyler

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Joseph apprend que son fils et le compagnon de celui-ci viennent de périr dans un accident. Ils attendaient un enfant via une mère porteuse en Belgique.

Chronique : « La Petite » de Guillaume Nicloux est un film poignant et subtilement tissé, mettant en vedette Fabrice Luchini, Mara Taquin et Maud Wyler. L’histoire débute avec un événement tragique : Joseph, interprété par Luchini, apprend la mort de son fils et de son compagnon dans un accident. Ce couple attendait un enfant via une mère porteuse en Belgique, plongeant Joseph dans un dilemme émotionnel et légal : est-il le grand-père légitime de l’enfant à naître?

Le film explore avec délicatesse et profondeur les thèmes de la filiation, de la paternité et du deuil. Porté par l’espoir de cette naissance qui symboliserait la continuation de la vie de son fils, Joseph entreprend un voyage émotionnel pour rencontrer la mère porteuse, jouée par Mara Taquin. Elle incarne une jeune Flamande au caractère indomptable, ajoutant une dimension complexe et captivante au récit.

La réalisation de Nicloux brille par sa capacité à capturer les nuances des relations humaines et la complexité des sentiments. Luchini, avec son jeu d’acteur nuancé et touchant, apporte une authenticité remarquable à son personnage, confronté à la douleur du deuil et à l’incertitude de l’avenir.

« La Petite » se distingue par son approche sensible et humaine d’un sujet délicat, offrant une réflexion sur la façon dont les liens familiaux et l’amour peuvent se manifester de manière inattendue.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) ‏ : ‎ 13,5 x 1,3 x 19,1 cm; 78 grammes Réalisateur ‏ : ‎ Guillaume Nicloux Format ‏ : ‎ Couleur, PAL, Cinémascope Durée ‏ : ‎ 1 heure et 29 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 24 janvier 2024 Acteurs ‏ : ‎ Fabrice Luchini, Mara Taquin, Maud Wyler, Juliette Metten, Veerle Baetens Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ M6 Vidéo ASIN ‏ : ‎ B0CJCQ32HQ

Fermer Les Yeux avec Manolo Solo (Acteur), Jose Coronado (Acteur), Víctor Erice (Réalisateur)

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Julio Arenas, un acteur célèbre, disparaît pendant le tournage d’un film.

Chronique : Fermer Les Yeux », dirigé par le réalisateur vénéré Víctor Erice, est un retour remarquable après des décennies d’attente, marquant un tour de force cinématographique avec une richesse émotionnelle et une poésie délicate.

Le film plonge dans l’histoire intrigante de la disparition de Julio Arenas, offrant une immersion captivante dans un voyage nostalgique à travers le temps. Víctor Erice crée une atmosphère envoûtante dès le début, où les fantômes du passé hantent magnifiquement chaque scène, capturant l’intimité et la préciosité des souvenirs.

L’absence de générique initial et l’affiche énigmatique mettant en avant une jeune fille les yeux fermés induisent un mystère dès le départ. Erice guide habilement le spectateur à travers des séquences intimistes, mettant en valeur la performance remarquable des acteurs, notamment Manolo Solo et Jose Coronado, qui incarnent avec brio des personnages nuancés et attachants.

L’enquête menée par Miguel Garay, interprété par Manolo Solo, offre un délicat mélange entre le présent et le passé, évoquant une nostalgie teintée de tristesse et de curiosité. Les moments au sein de l’EHPAD et l’émission de télé-réalité élargissent la palette émotionnelle du film, bien que parfois éloignés de l’envoûtement initial.

Malgré quelques scènes finales qui pourraient sembler maladroites, le film maintient un climat doux et respectueux, porté par une réalisation discrète mais poignante. La présence d’Ana Torrent, présente dans le premier film d’Erice, ajoute une dimension nostalgique à cette quête poétique et délicate.

« Fermer Les Yeux » se révèle être une exploration de la mémoire, du temps et de la quête éperdue de retrouver ce qui a été perdu. Le film est une caresse pour les sens, offrant une poésie visuelle et émotionnelle qui capture le cœur du spectateur, même si par moments, on aurait souhaité rester davantage immergé dans cet univers presque onirique.

Fermer Les Yeux » est une lettre d’amour au cinéma, à travers laquelle Erice guide le public avec délicatesse et subtilité, offrant un dernier plan évocateur et poignant, invitant à refermer les yeux sur cette belle aventure cinématographique.

Dans « Fermer Les Yeux », Víctor Erice nous plonge dans un tableau visuel envoûtant, où chaque image semble chargée d’émotions et de symbolisme. La réalisation se pare d’une esthétique subtile et poétique, capturant avec finesse les détails intimes du passé et du présent. La photographie offre des paysages sublimes, des décors évocateurs et des cadrages qui amplifient la nostalgie omniprésente dans le récit.

L’utilisation du noir et blanc, avec ses nuances, crée une ambiance intemporelle, amplifiant la dimension mélancolique du film. Les scènes sont soigneusement construites, souvent empreintes d’une lumière douce et naturelle, donnant une texture évocatrice aux souvenirs évoqués à l’écran.

Quant au son, il accompagne subtilement cette quête émotionnelle. La bande-son se révèle discrète mais puissante, utilisant la musique avec parcimonie pour renforcer les moments clés et amplifiant ainsi leur impact émotionnel. Les dialogues, bien que rares, sont porteurs d’une profondeur émotionnelle, captant les nuances des relations et des sentiments entre les personnages.

Ensemble, l’image et le son fusionnent pour créer une expérience sensorielle immersive. Chaque élément visuel et auditif est méticuleusement orchestré pour captiver le spectateur et le transporter dans cette exploration délicate de la mémoire et du temps.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.66:1 Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ Víctor Erice Format ‏ : ‎ PAL, Couleur Durée ‏ : ‎ 2 heures et 42 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 3 janvier 2024 Acteurs ‏ : ‎ Manolo Solo, Jose Coronado, Ana Torrent, Petra Martínez, María León Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Espagnol (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Blaq Out ASIN ‏ : ‎ B0CKWGXZVC