l’esprit Coubertin De Jérémie Sein | Par Jérémie Sein, Mathias Gavarry Avec Benjamin Voisin, Emmanuelle Bercot, Rivaldo Pawawi

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Après dix jours de compétition, les Jeux sont un fiasco pour la délégation française qui ne parvient pas à gagner de médaille d’or

Chronique : « L’esprit Coubertin » est une comédie dramatique qui nous plonge au cœur des Jeux Olympiques, un événement emblématique chargé d’espoir et de rivalités. Réalisé par Jérémie Sein et coécrit avec Mathias Gavarry, le film explore les défis auxquels sont confrontés les athlètes, en particulier la délégation française, dont les performances laissent à désirer après dix jours de compétition.

Au centre de l’histoire se trouve Paul, interprété par Benjamin Voisin, un jeune tiriste au potentiel indéniable mais à la maturité douteuse. Alors que tous les espoirs de la France reposent sur ses épaules, Paul se révèle être à la fois immature et peu réfléchi, ce qui crée une tension palpable. Le film réussit à capturer cette pression, tant sur le plan personnel que collectif, en mettant en lumière le poids des attentes qui pèsent sur les athlètes.

L’intrigue prend une tournure inattendue lorsque Paul se voit contraint de partager sa chambre avec un nageur, Rivaldo Pawawi, dont les préoccupations semblent davantage tournées vers les plaisirs du village olympique que vers la compétition elle-même. Ce duo improbable devient rapidement le cœur du film, avec leurs interactions pleines de malice et de rivalité. La dynamique entre Paul et son colocataire crée des moments comiques mais aussi des réflexions plus profondes sur la discipline, le sacrifice et les véritables valeurs du sport.

Emmanuelle Bercot, dans le rôle d’un entraîneur déterminé, apporte une touche de sérieux au récit. Son personnage incarne la voix de la raison et les défis auxquels les entraîneurs doivent faire face pour motiver des athlètes parfois perdus dans l’ombre des attentes. Elle souligne l’importance de la préparation mentale, un aspect souvent négligé dans le sport de haut niveau.

Visuellement, « L’esprit Coubertin » est bien réalisé, avec une photographie qui capte l’énergie des Jeux, des scènes d’entraînement intenses aux moments de détente au village olympique. La bande sonore dynamise le récit, accentuant les émotions des personnages et les enjeux de la compétition.

À travers l’histoire de Paul, le film aborde des thèmes universels tels que la recherche de soi, l’importance de l’amitié et la notion d’échec. L’esprit de Coubertin, qui prône l’idée que « l’important est de participer », trouve un écho fort dans le parcours de Paul, qui apprend à se dépasser et à embrasser la véritable essence du sport au-delà des médailles.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ Jérémie Sein Format ‏ : ‎ Couleur, PAL Durée ‏ : ‎ 1 heure et 18 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 9 octobre 2024 Acteurs ‏ : ‎ Benjamin Voisin, Emmanuelle Bercot, Rivaldo Pawawi, Grégoire Ludig, Laura Felpin Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Blaq Out

Le Fantôme de Canterville De Kim Burdon, Robert Chandler | Par Giles New, Keiron Self Avec Stephen Fry, Freddie Highmore, Hugh Laurie

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Le fantôme Sir Simon de Canterville effraie tous ceux qui tentent de venir habiter sa demeure. Jusqu’au jour où la famille Otis vient s’installer…

Chronique : « Le Fantôme de Canterville » est une adaptation animée d’un classique de l’humour fantastique, basé sur la nouvelle de l’écrivain américain Oscar Wilde. Dans ce film, les réalisateurs Kim Burdon et Robert Chandler nous plongent dans un univers où le comique se mêle à l’aventure, tout en explorant les thèmes de la peur, du courage et de l’acceptation.

L’histoire suit le fantôme Sir Simon de Canterville, une apparition qui a su effrayer tous les précédents occupants de sa demeure historique. Avec ses cris sinistres et ses apparitions spectrales, il incarne le stéréotype du fantôme terrifiant, mais tout bascule lorsque la famille Otis, des Américains modernes et désinvoltes, emménage dans le château. Leur attitude pragmatique face au surnaturel et leur humour désinvolte transforment rapidement la dynamique entre le fantôme et ses nouveaux locataires.

Stephen Fry prête sa voix à Sir Simon, offrant une performance à la fois comique et touchante, réussissant à rendre le personnage à la fois hilarant et pathétique. Le contraste entre le fantôme désespéré et les membres de la famille Otis, notamment le jeune et courageux Freddie Highmore, crée des moments de pure comédie. Hugh Laurie, quant à lui, incarne le patriarche de la famille avec un charme désinvolte, ajoutant une dimension chaleureuse à l’ensemble.

L’animation est colorée et vivante, capturant l’esprit de l’œuvre de Wilde tout en apportant une touche contemporaine. Les décors du château, à la fois majestueux et inquiétants, servent de toile de fond à cette comédie burlesque, tandis que les séquences d’action sont dynamiques et entraînantes.

Au-delà de l’humour et de l’aventure, le film aborde des thèmes universels tels que la peur de l’inconnu, l’importance de la famille et l’acceptation des différences. La relation entre Sir Simon et les Otis évolue de manière touchante, mettant en lumière le pouvoir de la compréhension et de l’empathie.

« Le Fantôme de Canterville » est une œuvre qui saura séduire petits et grands, mêlant rires et réflexions dans un cadre enchanteur. C’est une belle réussite d’adaptation qui fait honneur à l’esprit de Wilde tout en apportant une modernité rafraîchissante.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.85:1 Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ Kim Burdon, Robert Chandler Format ‏ : ‎ PAL, Couleur Durée ‏ : ‎ 1 heure et 30 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 9 octobre 2024 Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ ESC Editions

Winnie The Pooh: Blood and Honey 2 De Rhys Frake-Waterfield Avec Scott Chambers , Tallulah Evans, Ryan Oliva

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Suite des aventures horrifiques de Winnie l’ourson.

Chronique : Dans « Winnie The Pooh: Blood and Honey 2 », Rhys Frake-Waterfield continue de réinventer l’univers de Winnie l’ourson avec une touche macabre qui défie les attentes. Cette suite audacieuse amplifie les éléments horrifiques introduits dans le premier film, plongeant l’iconique ourson et ses amis dans un tourbillon de violence et de chaos.

L’Intrigue :
L’histoire reprend alors que Winnie l’ourson, Porcinet, Hibou et Tigrou décident de quitter leur paisible forêt pour se rendre dans la ville d’Ashdown, où réside Christopher Robin. Leur arrivée dans cette ville marquera le début d’un carnage effrayant, avec une traînée sanglante de mort et de désordre qui laisse les habitants horrifiés. Les personnages familiers, désormais transformés en figures sinistres, se retrouvent en conflit avec Christopher Robin, et le contraste entre leur innocence d’antan et leur nature actuelle crée une tension saisissante.

Image :
La réalisation de Rhys Frake-Waterfield maintient son style visuel distinctif avec une esthétique sombre et oppressante. La photographie accentue le contraste entre la ville d’Ashdown, représentée comme un lieu ordinaire et accueillant, et les actes violents perpétrés par les personnages. Les scènes de chaos sont filmées avec un sens du détail qui renforce l’impact des moments horrifiques, tandis que les plans rapprochés sur les visages des personnages ajoutent une dimension psychologique à la terreur qu’ils imposent.

Son :
La bande-son de « Winnie The Pooh: Blood and Honey 2 », est une combinaison efficace de musique dramatique et d’effets sonores inquiétants. La musique, souvent sombre et discordante, amplifie la tension et le suspense. Les effets sonores, des cris perçants aux bruits de destruction, contribuent à créer une atmosphère immersive et dérangeante. Le mélange de sons familiers et de bruits angoissants souligne la transformation des personnages et intensifie l’horreur de leurs actions.

Performances :
Les performances de Scott Chambers, Tallulah Evans et Ryan Oliva sont marquées par une intensité qui renforce l’impact du film. Scott Chambers, en tant que Christopher Robin, offre une interprétation poignante d’un homme confronté à la violence inattendue de ses anciens amis. Tallulah Evans et Ryan Oliva ajoutent des couches supplémentaires de complexité et de terreur, leur présence apportant profondeur et crédibilité aux scènes de conflit.

En Conclusion :
« Winnie The Pooh: Blood and Honey 2 » est une suite qui repousse encore plus les limites du genre, transformant des personnages enfantins en figures cauchemardesques. Avec une réalisation visuellement frappante, une bande-son inquiétante et des performances intenses, le film offre une exploration originale et perturbante de l’horreur. C’est une continuation fascinante pour les amateurs de récits horrifiques qui cherchent à voir leurs personnages d’enfance sous un jour radicalement différent.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ Rhys Frake-Waterfield Format ‏ : ‎ PAL Durée ‏ : ‎ 1 heure et 36 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 25 septembre 2024 Acteurs ‏ : ‎ Scott Chambers, Tallulah Evans, Ryan Oliva, Lewis Santer, Eddy MacKenzie Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ ESC Editions

Hopeless De Chang-hoon Kim Avec Xa-bin Hong, Joong-ki Song, Kim Seo-hyung

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Pour fuir une vie sans avenir et sans espoir, un jeune homme est entraîné dans une spirale de violence qui le conduira au cœur d’une organisation criminelle menée par un leader charismatique.

Chronique : Dans « Hopeless », le réalisateur Chang-hoon Kim explore les profondeurs de la désespérance et de la violence à travers le parcours d’un jeune homme cherchant à échapper à une vie sans avenir. Ce drame intense met en scène Xa-bin Hong dans le rôle de ce protagoniste qui, face à un futur morose, se voit entraîné dans une spirale violente qui le mène au sein d’une organisation criminelle dirigée par un leader charismatique, incarné par Joong-ki Song.

L’Intrigue :
Le film commence sur une note sombre, présentant un protagoniste désemparé, dont l’absence d’espoir l’amène à chercher refuge dans des choix destructeurs. La trajectoire du personnage principal, de la précarité à l’implication dans un groupe criminel, est à la fois poignante et déconcertante. La montée en puissance du protagoniste dans l’organisation criminelle est dramatique et révèle la manière dont le désespoir peut conduire à des choix extrêmes et violents.

Image :
La direction artistique de « Hopeless » est marquée par une esthétique brutale et réaliste. La photographie, souvent grise et saturée, reflète l’atmosphère sombre du film et accentue le caractère oppressant de l’environnement du protagoniste. Les plans serrés sur les visages des acteurs capturent la tension et la détresse, tandis que les prises de vue plus larges soulignent l’isolement et l’implacabilité du monde criminel. Le contraste entre les scènes intimes et les scènes de violence est frappant, renforçant l’impact émotionnel du récit.

Son :
La bande-son, est un élément clé de l’atmosphère du film. Les choix musicaux sont souvent minimalistes, avec des morceaux sombres et dissonants qui accentuent le sentiment de désespoir. Les effets sonores sont utilisés pour créer une immersion totale dans l’univers du film, avec des bruits de fond, des cris et des chocs qui amplifient l’intensité des scènes de violence. Les dialogues sont percutants, ajoutant une couche supplémentaire de réalisme et de profondeur aux interactions entre les personnages.

Performances :
Xa-bin Hong offre une performance poignante en tant que jeune homme acculé par ses circonstances. Son interprétation est marquée par une intensité émotionnelle qui rend son voyage de désespoir à la violence profondément crédible. Joong-ki Song, en leader charismatique de l’organisation criminelle, apporte une présence magnétique et menaçante qui contraste avec la vulnérabilité du protagoniste. Kim Seo-hyung, dans un rôle clé, ajoute une dimension supplémentaire de complexité à l’intrigue.

En Conclusion :
« Hopeless » est un film qui plonge le spectateur dans les abysses de la désillusion et de la violence. Avec une direction artistique puissante, une bande-son immersive et des performances intenses, Chang-hoon Kim crée une œuvre cinématographique qui interroge sur les choix désespérés et les conséquences des environnements oppressifs. Le film est un portrait brutal mais captivant d’une spirale descendante dans un monde où l’espoir semble hors de portée.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ Kim Chang-hoon Format ‏ : ‎ Couleur, PAL Durée ‏ : ‎ 2 heures et 9 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 11 septembre 2024 Acteurs ‏ : ‎ BIBI, Park Bo-kyung, Hong Xa-Bin, Jeong Jae-kwang, Kim Jong-soo Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Coréen (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Blaq Out

Le Deuxième Acte De Quentin Dupieux |Avec Léa Seydoux, Louis Garrel, Vincent Lindon

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Florence veut présenter David, l’homme dont elle est follement amoureuse, à son père Guillaume. Mais David n’est pas attiré par Florence et souhaite s’en débarrasser en la jetant dans les bras de son ami Willy. Les quatre personnages se retrouvent dans un restaurant au milieu de nulle part.

Chronique : Quentin Dupieux, connu pour ses œuvres audacieuses et ses explorations surréalistes du quotidien, nous offre avec « Le Deuxième Acte » une nouvelle incursion dans l’absurde et le décalé. Dans cette comédie romantique, il nous plonge dans l’univers troublant de Florence, interprétée avec une profondeur touchante par Léa Seydoux, qui tente de présenter son amant, David (Louis Garrel), à son père, Guillaume (Vincent Lindon). Cependant, le scénario prend une tournure inattendue lorsque David, loin de partager les sentiments de Florence, cherche à se défaire de cette relation en poussant sa partenaire vers son ami Willy.

Le film se déroule presque entièrement dans un restaurant isolé, un choix de lieu qui joue un rôle essentiel dans la création de l’atmosphère du film. Ce restaurant, bien que visuellement élégant, devient un espace claustrophobe qui intensifie les conflits et les malentendus entre les personnages. Le cadre confiné sert de toile de fond parfaite pour une exploration des dynamiques de pouvoir, des faux-semblants et des désillusions amoureuses.

L’Image :
La direction artistique de Quentin Dupieux dans « Le Deuxième Acte » est empreinte de sa signature visuelle distincte. La photographie, souvent marquée par des éclairages subtils et des couleurs délibérément désaturées, accentue le caractère décalé et surréaliste du récit. Le décor du restaurant, bien que soigneusement conçu pour paraître élégant et raffiné, devient un lieu d’absurdité et de malaise. Les plans rapprochés sur les visages des acteurs capturent des expressions de désespoir et de frustration, tandis que les prises de vue plus larges soulignent l’isolement des personnages dans cet espace clos. Les transitions visuelles entre les moments de calme et les éclats émotionnels sont habilement orchestrées, mettant en lumière le contraste entre le quotidien et l’absurde.

Le Son :
La bande-son de « Le Deuxième Acte », à la fois discrète et omniprésente, joue un rôle crucial dans l’établissement du ton du film. La musique est subtile mais efficace, utilisant des motifs répétitifs et des arrangements orchestraux pour renforcer le surréalisme et la tension. Les effets sonores, tels que le murmure constant des conversations dans le restaurant ou les bruits de fond, sont soigneusement conçus pour amplifier l’ambiance claustrophobique et créer une sensation de malaise. Les dialogues, souvent chargés d’un humour noir et d’une ironie mordante, sont délivrés avec une précision qui accentue le caractère absurde et dramatique des interactions entre les personnages.

Les Performances :
Léa Seydoux, dans le rôle de Florence, incarne avec finesse une femme désemparée, déchirée entre son désir d’amour et la réalité cruelle de la situation. Louis Garrel, en David, dépeint avec une nuance troublante un homme qui manipule les sentiments d’autrui pour échapper à ses propres responsabilités. Vincent Lindon, en Guillaume, apporte une gravité et une intensité qui contrastent avec le caractère plus léger et désinvolte des autres personnages. Les interactions entre ces acteurs sont empreintes de tension et de subtilité, contribuant à l’impact émotionnel du film.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) ‏ : ‎ 13,8 x 0,6 x 18,8 cm; 78 grammes Réalisateur ‏ : ‎ Quentin Dupieux Format ‏ : ‎ PAL, Couleur, Cinémascope Durée ‏ : ‎ 1 heure et 16 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 1 octobre 2024 Acteurs ‏ : ‎ Léa Seydoux, Louis Garrel, Vincent Lindon, Raphaël Quenard, Manuel Guillot Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Diaphana

Late Night with The Devil De Colin Cairnes, Cameron Cairnes Avec Ian Bliss, Laura Gordon, David Dastmalchian

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31 octobre 1977. Autrefois étoile montante du petit écran, Jack Delroy est confronté à la chute vertigineuse de l’audience de son émission. Déterminé à retrouver sa gloire perdue et à marquer les esprits, il planifie un show en direct «spécial Halloween». Mais durant cette nuit fatidique, Jack réalisera que le prix du succès peut être bien plus effrayant que ce qu’il avait imaginé…

Dans « Late Night with the Devil », Colin et Cameron Cairnes plongent le spectateur dans l’effervescence et l’horreur d’une émission télévisée de fin de soirée, dans un cadre à la fois nostalgique et terrifiant. Nous sommes le 31 octobre 1977, et l’ancien animateur vedette Jack Delroy, incarné par Ian Bliss, est en pleine débâcle médiatique. L’émission qu’il présentait autrefois avec succès est en perte de vitesse, et Delroy est prêt à tout pour retrouver son éclat passé.

Pour regagner l’attention du public et redorer son blason, Delroy décide d’organiser un « special Halloween » en direct. Ce show ambitieux, censé être le retour triomphal de l’animateur, se transforme vite en un cauchemar lorsque les frontières entre divertissement et horreur se brouillent.

La force du film réside dans sa capacité à mélanger l’angoisse et la satire du monde de la télévision. Les réalisateurs exploitent avec brio le concept du show en direct pour créer une atmosphère de tension croissante. Le décor vintage, les effets spéciaux inspirés des années 70, et la montée de l’horreur permettent au film de se démarquer dans le genre du cinéma d’horreur.

Ian Bliss, dans le rôle de Jack Delroy, offre une performance intense, capturant la décadence et la désespérance de son personnage. Aux côtés de Laura Gordon et David Dastmalchian, qui ajoutent une dimension supplémentaire de mystère et d’angoisse, le film parvient à tenir le spectateur en haleine tout au long de cette nuit fatidique.

« Late Night with the Devil » n’est pas seulement un hommage aux émissions de télévision d’antan, mais aussi une réflexion sur les prix que l’on peut payer pour le succès. La réalisation des Cairnes est habile, offrant un mélange efficace d’ironie et d’effroi, et prouvant que parfois, le vrai danger vient de là où on s’y attend le moins.

Image :
« Late Night with the Devil » se distingue par sa direction artistique méticuleuse qui recrée avec authenticité l’atmosphère des années 70. La photographie, signée par le directeur de la photographie, utilise une palette de couleurs chaudes et des éclairages tamisés pour évoquer la nostalgie d’une époque révolue. Les décors de l’émission télévisée sont détaillés avec soin, offrant un contraste saisissant avec les éléments d’horreur qui émergent au fil du film. Les plans en gros plan capturent les expressions intenses des personnages, tandis que les prises de vue en caméra mobile ajoutent une dimension de suspense et d’immédiateté.

Les effets visuels sont un point fort, notamment dans la représentation de l’horreur qui se déploie progressivement. Les effets spéciaux, inspirés des classiques du genre, sont à la fois créatifs et perturbants, renforçant l’ambiance anxiogène. Les séquences en direct sont particulièrement réussies, avec des transitions fluides entre les moments de calme et les explosions d’horreur qui maintiennent le spectateur en tension.

Son :
La bande-son de « Late Night with the Devil » joue un rôle crucial dans l’immersion du spectateur. La musique utilise des motifs inquiétants et des orchestrations dramatiques pour intensifier les moments de suspense. Les effets sonores, tels que les bruits de fond d’une émission télévisée en direct, les cris et les murmures, sont soigneusement élaborés pour créer une atmosphère d’angoisse omniprésente.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.77:1 Classé ‏ : ‎ 16 ans et plus Réalisateur ‏ : ‎ Colin Cairnes, Cameron Cairnes Format ‏ : ‎ Noir et blanc, Couleur, Cinémascope Durée ‏ : ‎ 1 heure et 33 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 18 septembre 2024 Acteurs ‏ : ‎ David Dastmalchian, Laura Gordon, Ian Bliss, Fayssal Bazzi, Ingrid Torelli Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1) Studio  ‏ : ‎ Wild Side Video

La promesse verte De Edouard Bergeon Avec Alexandra Lamy, Félix Moati, Sofian Khammes

Pour tenter de sauver son fils Martin injustement condamné à mort en Indonésie, Carole se lance dans un combat inégal contre les exploitants d’huile de palme responsables de la déforestation et contre les puissants lobbies industriels.

Chronique : « La Promesse Verte » d’Édouard Bergeon, avec Alexandra Lamy, Félix Moati, et Sofian Khammes, est un drame puissant et engagé qui se penche sur les enjeux environnementaux et la lutte pour la justice.

L’histoire suit Carole (interprétée par Alexandra Lamy), une mère déterminée à sauver son fils Martin, condamné à mort en Indonésie pour un crime qu’il n’a pas commis. Son combat pour prouver son innocence la conduit à s’opposer aux puissants exploitants d’huile de palme responsables de la déforestation dévastatrice en Indonésie. En affrontant ces lobbies industriels et en mettant en lumière leur impact écologique, Carole se retrouve en lutte contre un système bien plus vaste et puissant qu’elle.

Le film se distingue par sa capacité à mêler drame personnel et enjeu environnemental. Alexandra Lamy offre une performance intense et émouvante, rendant palpable la détresse et la détermination de son personnage. Félix Moati et Sofian Khammes ajoutent également une profondeur significative à l’intrigue, enrichissant la dynamique du récit.

Édouard Bergeon réussit à tordre le récit avec une intensité dramatique qui souligne les conséquences humaines et écologiques de la déforestation. La mise en scène est directe, mais elle capte avec efficacité la brutalité du combat de Carole et les obstacles immenses qu’elle doit surmonter.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ Edouard Bergeon Format ‏ : ‎ PAL, Cinémascope, Couleur Durée ‏ : ‎ 1 heure et 59 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 17 septembre 2024 Acteurs ‏ : ‎ Alexandra Lamy, Félix Moati, Sofian Khammes, Antoine Bertrand, Julie Chen Sous-titres : ‏ : ‎ Français, Français Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0) Studio  ‏ : ‎ Diaphana

Le Mal n’existe pas De Ryūsuke Hamaguchi Avec Hitoshi Omika, Ryo Nishikawa, Ryûji Kosaka

Takumi et sa fille Hana vivent dans le village de Mizubiki, près de Tokyo.

Chronique : Ryūsuke Hamaguchi, connu pour ses œuvres acclamées telles que « Drive My Car » et « Asako I & II », revient avec « Le mal n’existe pas », un film qui confirme son statut de maître du cinéma contemporain. Avec des performances remarquables de Hitoshi Omika, Ryo Nishikawa, et Ryûji Kosaka, ce film est une exploration poignante des conflits entre tradition et modernité, ainsi qu’une réflexion profonde sur la nature et la société.

L’intrigue se déroule dans le paisible village de Mizubiki, où Takumi et sa fille Hana mènent une vie simple en harmonie avec leur environnement naturel. Leur quotidien est bouleversé par un projet de construction d’un « camping glamour » dans le parc naturel voisin. Ce projet promet une évasion luxueuse pour les citadins en quête de nature, mais il menace gravement l’équilibre écologique du lieu et perturbe la vie tranquille des villageois. Le film se penche sur la lutte pour préserver la beauté naturelle et les traditions face à la pression du capitalisme et du développement.

Hamaguchi, avec sa mise en scène virtuose, crée une œuvre profondément contemplative. La caméra capte des paysages époustouflants avec une sensibilité rare, chaque plan étant à la fois un hommage à la beauté de la nature et un cri d’alarme face à sa destruction. L’esthétique visuelle est en parfaite harmonie avec le récit engagé, soulignant l’opposition subtile entre la modernité destructrice et la préservation des valeurs traditionnelles.

La performance des acteurs contribue grandement à l’impact émotionnel du film. Hitoshi Omika, Ryo Nishikawa, et Ryûji Kosaka incarnent avec finesse les défis et les dilemmes de leurs personnages, apportant une profondeur supplémentaire à la trame narrative. Leurs interprétations enrichissent le film d’une dimension humaine qui résonne fortement avec le spectateur.

« Le mal n’existe pas » est un véritable bijou de cinéma, mêlant poésie et engagement social. Hamaguchi réussit à capturer l’essence d’un conflit intemporel entre le progrès et la préservation, tout en offrant une expérience visuelle envoûtante. Ce film est une ode à la beauté du monde naturel et un appel à la réflexion sur la manière dont nous choisissons de le protéger.

Entretien Exclusif avec Ryūsuke Hamaguchi : Cet entretien révèle les réflexions personnelles du réalisateur sur la manière dont les projets de développement impactent les communautés et les environnements naturels. Hamaguchi explique son approche esthétique contemplative et comment il a souhaité représenter la nature comme un personnage à part entière. Ses réponses offrent une perspective précieuse sur les choix créatifs derrière le film, enrichissant ainsi notre compréhension des thèmes abordés.

Extrait de Gift de Ryūsuke Hamaguchi : Ce segment bonus présente un extrait visuel captivant qui illustre parfaitement la poésie et la beauté du film. Avec des images de paysages saisissants et une narration subtile, l’extrait capture l’essence de la relation entre les personnages et leur environnement, tout en soulignant la fragilité de cette harmonie.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.66:1 Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du colis ‏ : ‎ 17 x 14 x 1 cm; 70 grammes Réalisateur ‏ : ‎ Ryusuke Hamaguchi Format ‏ : ‎ Couleur Durée ‏ : ‎ 1 heure et 46 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 3 septembre 2024 Acteurs ‏ : ‎ Hitoshi Omika, Ryô Nishikawa, Ryuji Kosaka, Ayaka Shibutani, Hazuki Kikuchi Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Japonais (DTS-HD 5.1) Studio  ‏ : ‎ Ad Vitam

N’avoue jamais De Ivan Calbérac Avec André Dussollier, Sabine Azéma, Thierry Lhermitte

François Marsault, ancien haut gradé de la marine, est farouchement attaché aux traditions.

Chronique : L’histoire tourne autour de François Marsault (interprété avec subtilité par André Dussollier), un général à la retraite qui, après cinquante ans de mariage, découvre un secret d’antan : sa femme Annie (Sabine Azéma) l’a trompé quarante ans plus tôt. Ce choc inattendu fait vaciller le monde bien rangé de François. Déterminé à rétablir son honneur et à affronter le fantôme du passé, il décide de retrouver Boris, l’ancien amant (Thierry Lhermitte), pour se venger. Le twist, cependant, réside dans la manière dont Calbérac explore la complexité des relations humaines et les défis liés à la vieillesse.

Le film mélange habilement humour et émotions, offrant à chaque acteur l’occasion de briller. Dussollier, fidèle à son talent, incarne un homme à la fois touchant et résolu, tandis qu’Azéma joue une femme dont la vie se révèle plus compliquée qu’il n’y paraît. Lhermitte, quant à lui, apporte une dimension amusante et surprenante à son personnage.

« N’avoue jamais » ne se contente pas de dérouler une histoire de querelle conjugale ; il questionne aussi les attentes, les regrets et les résolutions de deux personnes confrontées à la fin de leur parcours de vie. Calbérac, avec son regard acéré sur la comédie et la réalité humaine, nous invite à réfléchir sur ce qui compte vraiment dans les relations et sur la manière dont nous faisons face aux révélations inattendues.

La mise en scène est élégante, et le rythme du film, bien que parfois lent, permet aux spectateurs de s’attacher aux personnages et de se plonger dans leur univers complexe. Le mélange d’humour et de moments poignants rend l’expérience cinématographique à la fois divertissante et profondément émouvante.

Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du colis ‏ : ‎ 19,1 x 13,9 x 1,7 cm; 140 grammes Audio description : ‏ : ‎ Français Réalisateur ‏ : ‎ Ivan Calbérac Format ‏ : ‎ Couleur, Cinémascope, PAL Durée ‏ : ‎ 1 heure et 30 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 28 août 2024 Acteurs ‏ : ‎ André Dussollier, Sabine Azéma, Thierry Lhermitte, Joséphine de Meaux, Sébastien Chassagne Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Wild Side Video ASIN ‏ : ‎ B0D3FH26SV

L’Arche de Noé De Bryan Marciano Avec Valérie Lemercier, Finnegan Oldfield, Elsa Guedj

Une association accueille des jeunes LGBT mis à la rue par leurs familles.

Chronique : Le film se déroule au sein d’une association dédiée à l’accueil des jeunes LGBT, un refuge temporaire où ces jeunes ont six mois pour trouver un travail, un logement et surtout, se réconcilier avec leur identité. L’intrigue met en lumière l’urgence et la pression sous-jacentes à cette période de transition, tout en offrant un regard nuancé sur les expériences des jeunes en quête d’acceptation et de stabilité.

Valérie Lemercier, dans le rôle de Noëlle, dirige l’association avec une énergie et une empathie contagieuses. Son personnage, tout en étant une figure de soutien et d’encouragement, est également confronté à ses propres démons et questionnements personnels. Aux côtés d’Alex, interprété par Finnegan Oldfield, elle fait face aux défis de ses propres motivations, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à l’histoire. L’évolution de leur relation avec les jeunes qu’ils aident offre une exploration riche et complexe des dynamiques humaines et des luttes intérieures.

L’Arche de Noé réussit à équilibrer l’humour et la gravité avec finesse. La comédie qui émerge des interactions des personnages n’est jamais gratuite, mais sert à illuminer la vérité derrière leurs vies souvent brisées. Les moments de légèreté sont entrecoupés de scènes plus poignantes qui révèlent les profondeurs des souffrances personnelles et des luttes internes.

lassé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du colis ‏ : ‎ 18,9 x 13,6 x 1,7 cm; 70 grammes Audio description : ‏ : ‎ Français Réalisateur ‏ : ‎ Bryan Marciano Format ‏ : ‎ PAL, Couleur, Cinémascope Durée ‏ : ‎ 1 heure et 35 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 22 mars 2024 Acteurs ‏ : ‎ Valérie Lemercier, Finnegan Oldfield, Sarah B. Henriques, Martin Daquin, Victor Mermaz Sous-titres : ‏ : ‎ Français, Français Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Seven7 ASIN ‏ : ‎ B0CNS4G4JL