Comme un film de Noël de Elle McNicoll

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Deux rivaux. Un secret. Et un hiver pour tout changer.

Avec Comme un film de Noël, Elle McNicoll signe un roman d’hiver à la fois lumineux et mélancolique, entre comédie romantique et introspection douce-amère. Loin des clichés de saison, l’autrice réinvente les codes du “Christmas movie” pour y insuffler une profondeur inattendue : derrière les guirlandes et la neige, elle parle de reconstruction, de pardon et de la difficulté d’assumer ses vérités dans un monde qui préfère les apparences.

À Lake Pristine, tout le monde adore Jasper Montgomery — jeune femme modèle, discrète, bienveillante, presque parfaite. Mais sous cette image de fille prodige, Jasper cache des blessures et des secrets qu’elle n’a jamais osé affronter. Lorsqu’elle revient dans sa ville natale pour les fêtes, ce n’est pas pour retrouver la magie de Noël, mais pour dire adieu à ce lieu qui la hante depuis toujours. Son plan, bien sûr, vole en éclats lorsqu’elle recroise Arthur Lancaster, son ancien rival de lycée. Arthur a un projet un peu fou : tourner un film sur Lake Pristine, cette ville trop parfaite pour être vraie.

Leur confrontation, d’abord piquante, devient une complicité inattendue. Entre sarcasmes et confidences, ils réapprennent à se voir tels qu’ils sont — imparfaits, fragiles, profondément humains. À mesure que les jours raccourcissent et que la neige recouvre le passé, Jasper commence à douter : et si cette ville qu’elle voulait fuir contenait encore un morceau d’elle-même ?

Elle McNicoll, autrice déjà remarquée pour ses romans sensibles (A Kind of Spark, Show Us Who You Are), prouve une nouvelle fois son talent pour mêler légèreté et gravité. Son écriture, à la fois vive et pleine d’empathie, donne chair à des personnages qui luttent pour trouver leur place — face aux autres, mais surtout face à eux-mêmes. Sous ses airs de romance hivernale, le roman aborde avec finesse la pression sociale, les blessures familiales et la force de se réinventer.

Et pourtant, la magie opère. Entre les répliques drôles, les dialogues intimes et les descriptions d’une ville scintillante sous la neige, Comme un film de Noël offre tout ce qu’on aime dans ce genre d’histoires : de l’humour, des émotions vraies, et cette étincelle de chaleur qui nous réconcilie avec l’hiver et avec nous-mêmes.

ASIN ‏ : ‎ B0FC5H96S2 Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J Date de publication ‏ : ‎ 7 novembre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 400 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040120278

The Beast in Me Saison 1 : Explication de la fin !

The Beast in Me est une série Netflix sur laquelle je suis tombé par hasard. Normalement, je repère très vite ce genre de programmes, mais je ne l’ai remarquée qu’hier, en tête d’affiche de l’application. Une fois lancée, j’ai été immédiatement accroché. L’histoire suit une mère ayant perdu son fils, prisonnière de son deuil, et son voisin, un homme monstrueux au sens propre comme figuré, qui se nourrit de cette douleur, la manipule, et tente de la transformer en une version de lui-même, quitte à la pousser à remettre en question sa morale. Le sujet est vraiment fascinant. Matthew Rhys livre une performance hypnotique, habitée par une rage froide et contrôlée, dans le rôle de Nile Jarvis.

La série développe deux questions centrales : qui a tué Madison, la femme de Nile disparue plusieurs années plus tôt, et qui est responsable de la mort de Teddy Fenick, le conducteur qui a percuté la voiture d’Aggie, causant la mort de son fils Cooper. Aggie, autrice incapable d’écrire à cause de son blocage et de sa culpabilité, n’arrive pas à avancer depuis qu’elle a répondu à un appel professionnel au volant, juste avant l’accident fatal. Lorsque Nile, homme controversé à cause de la réputation criminelle de sa famille et accusé d’avoir tué sa femme, emménage à côté, elle décide de l’utiliser comme matériau pour son livre : un sujet qui attirerait l’attention du public et lui permettrait de gagner de l’argent. Officiellement, cela aiderait aussi Nile à blanchir son nom, mais en réalité Aggie se sert de lui pour transmettre des informations à l’agent du FBI Abbert. Quand Nile découvre cela, il tue Abbert — un meurtre qui ravive en lui le souvenir de l’assassinat de Madison, qu’il avait tuée car elle collaborait elle aussi avec Abbert pour exposer les méfaits de sa famille.

Nile découvre ensuite qu’Aggie essaie de prouver qu’il est coupable, notamment grâce à un carnet et une fausse lettre censée faire croire à un suicide de Madison. Il enlève puis tue Teddy, et dépose son corps dans la chambre de Cooper, dans la maison d’Aggie, afin qu’elle soit accusée du meurtre. Une vengeance motivée par leur passé commun, et par la trahison qu’il ressent : il était convaincu qu’ils étaient « amis », dans une vision totalement psychotique. Juste avant l’arrestation d’Aggie, celle-ci va voir Nenah, l’épouse actuelle de Nile, et lui explique qu’elle sait qu’il a tué Madison, et que Nenah a toujours su qui il était vraiment : un homme violent, manipulateur, instable. Nenah confronte alors Nile, enregistre secrètement ses aveux, et les remet à la police. Il est condamné à trois peines de prison à perpétuité. En prison, il est finalement assassiné sur ordre de son oncle Rick, qui estime que Nile a toujours été un problème, celui qui a causé l’AVC de Martin et ruiné l’héritage familial. Nile meurt donc assassiné, victime d’un karma implacable : comme le dit Aggie, « on récolte ce que l’on sème ».

Le thème principal de la série concerne la frontière fragile entre le bien et le mal. Nile tente sans cesse d’attirer Aggie vers son côté, utilisant sa douleur pour tenter d’en faire un monstre comme lui. Il croit qu’elle veut savoir ce que l’on ressent en tuant quelqu’un. Elle veut comprendre pour écrire, mais refuse toujours de franchir la ligne. Pour Nile, Teddy devait mourir parce qu’il n’avait pas été puni — et il est convaincu qu’Aggie voulait, au fond d’elle-même, qu’il fasse justice. Son comportement est bestial, instinctif, animé par une vengeance permanente. Aggie, elle, est à un cheveu de devenir comme lui, mais elle finit par accepter sa part de responsabilité dans la mort de Cooper et commence enfin son deuil. Elle cesse de s’accrocher au passé, comme en témoigne son attitude face au nouveau compagnon de Shel. Un autre thème crucial est celui de l’héritage : la manière dont toute une vie peut être détruite par un seul individu. Martin rêvait de transmettre un nom respecté, mais Nile a tout détruit.

J’ai trouvé cette série plutôt bonne, d’autant qu’elle m’a surpris : aucune bande-annonce, aucune promo remarquée. Les performances sont solides : Claire Danes incarne magnifiquement la douleur d’Aggie, même si le personnage peut agacer parfois. Matthew Rhys, lui, porte la série : il est glaçant, inquiétant, fascinant. Sa confession à Nenah est un moment terrifiant, superbement interprété. Visuellement, la série est splendide : un mélange de modernité brillante et de grain presque argentique, qui renforce la tension permanente. J’aurais préféré une saison plus courte — six épisodes auraient suffi — mais l’ensemble reste captivant. La mort brutale de l’agent Abbert est l’un des moments les plus marquants, rappelant d’ailleurs la métaphore de Moby Dick : Nile était sa baleine blanche, et cela finit mal pour le capitaine. Au final, oui, la série vaut le coup : une œuvre idéale à binge-watcher le week-end, visuellement superbe, parfaitement jouée, avec une ambiance envoûtante et un Matthew Rhys exceptionnel. Une série prenante, que l’on dévore sans regret.

Les Nouvelles aventures de Petit Vampire T3 – L’abominable Peter Pan de Agnès Mathieu-Daudé (Auteur), Sess (Illustrations), Clémence Sapin (Couleurs), Joann Sfar (Auteur original)

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Petit Vampire, Michel et leur amis voyagent au Pays Imaginaire : un endroit sans doute formidable pour des enfants normaux, mais quand on vient d’une maison hantée c’est une autre histoire !

Avec L’abominable Peter Pan, troisième tome des Nouvelles aventures de Petit Vampire, le tandem Agnès Mathieu-Daudé et Sess poursuit avec brio la réinvention de l’univers culte de Joann Sfar. Fidèle à l’esprit gothique et tendre de la série originelle, ce nouvel album offre une aventure foisonnante, drôle et mélancolique, où l’imaginaire des contes croise la fantaisie mordante des créatures de la nuit.

Cette fois, Petit Vampire, Michel et toute la joyeuse bande quittent leur maison hantée pour embarquer vers le Pays Imaginaire — un lieu de rêve pour les enfants… sauf quand on est déjà mort depuis longtemps ! Là-bas, ils découvrent un monde merveilleux mais inquiétant, gouverné par un garçon capricieux et cruel : Peter Pan, ici revisité en orphelin tyrannique qui vole les mamans des autres et sème le chaos. Très vite, la question s’impose : cet “abominable” Peter Pan aurait-il un lien avec la mystérieuse disparition de Pandora ?

En confrontant les héros de Sfar à une icône mythique de la littérature jeunesse, les auteurs signent un récit audacieux et malicieux. Peter Pan, symbole de l’enfance éternelle, devient ici le reflet inversé de Petit Vampire : l’un fuit la mort, l’autre l’a déjà apprivoisée. Cette opposition donne lieu à des dialogues brillants, entre humour noir et réflexion douce-amère sur le temps qui passe, la perte et le besoin d’amour.

Graphiquement, Sess et Clémence Sapin prolongent l’esthétique singulière de la série : couleurs flamboyantes, décors féériques et monstres attachants. Chaque planche regorge de détails qui oscillent entre cauchemar et merveilleux, faisant de la lecture une expérience visuelle aussi poétique que déjantée. L’alchimie entre le trait rond et expressif et la noirceur du propos demeure l’une des grandes forces de cette adaptation moderne.

Sous ses airs de conte gothique, L’abominable Peter Pan aborde avec subtilité la peur de grandir, la solitude des enfants et la fragilité du lien familial. En filigrane, Joann Sfar et ses complices nous rappellent que les monstres, souvent, ne sont que des enfants perdus qu’on a oubliés d’aimer.

Un album vif, drôle et mélancolique, qui réussit le pari de faire cohabiter l’esprit frondeur de Sfar et la mythologie de Peter Pan dans une fable gothique d’une modernité réjouissante

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 5 novembre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 72 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810206899 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810206896

Achève-moi – Tome 2 de Megumu Seto

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Elle veut une histoire sérieuse mais lui, pas vraiment … qui craquera en premier ?

Avec ce deuxième tome de Achève-moi, Megumu Seto poursuit son exploration fine et émotionnelle des contradictions du cœur à l’âge où l’amour se mêle au doute, à la fierté et à la peur de souffrir. L’autrice y dépeint avec justesse une romance moderne et imparfaite, où les sentiments brûlent sous la surface des mots non dits.

Ichika, toujours en quête d’une relation sincère, croit avoir trouvé en Kôsei un garçon différent. Leur complicité grandit, leurs échanges se font plus tendres, plus troublants. Mais quand Kôsei lui avoue ne sortir qu’avec des filles qui ne veulent rien de sérieux, la désillusion est brutale. Ichika, pourtant, ne parvient pas à tourner la page. Entre raison et émotion, elle vacille. Le festival d’été devient alors le théâtre d’une déclaration maladroite, bouleversante de sincérité… et le comportement ambigu de Kôsei n’arrange rien.

Dans ce tome, Megumu Seto confirme tout son talent pour capturer la fragilité des premières amours. Son dessin délicat, tout en expressions subtiles, souligne les hésitations d’Ichika, les regards fuyants, les gestes suspendus. Rien n’est appuyé, tout se joue dans le détail : un sourire esquissé, une distance gardée, un silence trop long. Le rythme lent, presque contemplatif, reflète parfaitement le tiraillement intérieur de l’héroïne.

Loin des clichés du shōjo classique, Achève-moi s’attache à montrer que le cœur humain ne se laisse pas dompter par la logique. Kôsei, insaisissable, oscille entre attirance et refus, sincérité et peur de s’attacher. Ichika, elle, incarne ce courage désarmant de celles qui continuent d’aimer même quand l’amour fait mal.

Ce second volume approfondit les personnages, complexifie leur relation et nous plonge dans un tourbillon émotionnel à la fois doux et cruel. Megumu Seto nous rappelle avec une justesse poignante qu’apprendre à aimer, c’est aussi apprendre à se perdre un peu — et parfois à se reconstruire autrement.

Un tome empreint de tendresse et de mélancolie, qui capture avec une rare authenticité le tumulte des émotions adolescentes.

ASIN ‏ : ‎ B0F59BSWKJ Éditeur ‏ : ‎ Kurokawa Date de publication ‏ : ‎ 13 novembre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 176 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1042020101

Entretien avec Jean-Michel Darlot — Au cœur du monde de Ninn

1. Comment est née la série Ninn ?
L’idée vient d’une fascination que j’ai toujours eue pour le métro parisien. Enfant, j’étais impressionné par ces tunnels qui semblent ne jamais finir, par ces trains qui filent dans l’obscurité comme des serpents de lumière. Avec Johan Pilet, nous voulions créer une héroïne qui explore cet univers souterrain, à la fois familier et mystique. Ninn est née de ce mélange : la réalité du métro et l’imaginaire qui s’y cache.


2. Le tome 7 marque déjà un long chemin parcouru. Comment avez-vous vu évoluer votre héroïne depuis ses débuts ?
Au départ, Ninn était une fillette curieuse, un peu perdue entre le monde réel et celui des souvenirs. Aujourd’hui, elle a grandi. Elle comprend mieux d’où elle vient, mais aussi ce qu’elle représente. C’est une héroïne plus consciente, plus forte, mais qui garde son regard d’enfant. J’aime cette ambivalence : elle avance, mais ne perd jamais son émerveillement.


3. Comment s’organise votre travail avec Johan Pilet ?
Nous fonctionnons comme deux musiciens. Je pose la mélodie, Johan crée l’orchestration. Nous discutons longuement avant de commencer un album : l’ambiance, les émotions, les thèmes. Une fois le scénario écrit, Johan fait ses recherches graphiques et ajoute ses propres idées visuelles. Il m’arrive souvent d’adapter une scène en fonction d’un croquis. C’est un vrai dialogue artistique, très vivant, où l’un nourrit toujours l’autre.


4. Le monde de Ninn semble sans cesse s’enrichir. Comment parvenez-vous à maintenir la cohérence de cet univers ?
Nous avons très tôt établi une sorte de carte mentale, une mythologie interne. Tout doit s’y rattacher, même les éléments fantastiques les plus lointains. Chaque nouveau tome explore une facette cachée de ce monde, mais sans jamais le trahir. Nous voulons que le lecteur ait l’impression que tout cela existait déjà, quelque part sous Paris, bien avant que Ninn ne le découvre.


5. Quels thèmes ou émotions dominent ce septième tome ?
Le tome 7 parle de mémoire et de transmission. C’est une histoire sur le lien invisible qui unit les générations: comment on hérite, presque malgré nous, de l’histoire, mais aussi des erreurs de ceux qui nous précèdent. Ninn y apprend que certaines réponses ne se trouvent pas dans les livres ni dans les tunnels, mais dans le cœur des gens qu’elle aime. Il y a aussi la question du passage : comment grandir sans perdre ce qui fait notre innocence ?


6. Comment trouvez-vous l’équilibre entre aventure, mystère et émotion ?
Je commence toujours par l’émotion. Si elle sonne juste, le reste s’organise autour. L’aventure et le mystère ne sont que des supports à ce que Ninn ressent : la peur, la tendresse, la nostalgie, la colère parfois. L’objectif, c’est que le lecteur vive ces émotions avec elle. Le fantastique, pour moi, n’est qu’un miroir de l’intime.


7. Le style de Johan Pilet est très expressif et cinématographique. Comment le dessin influence-t-il votre écriture ?
Johan a une sensibilité rare. Il parvient à rendre la lumière d’un tunnel, la douceur d’un regard, la tension d’un silence. Quand j’écris, je pense déjà à son trait. Parfois, je réduis mes dialogues, car un dessin dit tout. Le plus beau compliment qu’on puisse faire à un scénariste de BD, c’est de dire que ses mots disparaissent dans l’image. Avec Johan, c’est souvent le cas.


8. Vous avez un lectorat très fidèle. Est-ce que les retours des lecteurs influencent vos choix narratifs ?
Leur enthousiasme nous touche profondément. Certains lecteurs ont grandi avec Ninn : ils l’ont découverte enfants, ils la suivent encore adolescents ou adultes. C’est très émouvant. Cela dit, nous restons fidèles à notre vision. On ne peut pas écrire pour plaire ; il faut écrire juste. Mais quand un lecteur nous confie que Ninn l’accompagne depuis toutes ces années, c’est la plus belle des récompenses.


9. Comment percevez-vous l’évolution de la BD jeunesse aujourd’hui ?
C’est un moment passionnant. Le public jeune lit beaucoup, mais autrement : il veut de la sincérité, de la diversité, du sens. Les auteurs n’ont plus peur d’aborder des thèmes profonds. La BD jeunesse n’est plus un “genre mineur”, c’est un laboratoire d’émotions et d’idées. Et c’est très réjouissant de pouvoir y contribuer.


10. Enfin, pouvez-vous nous dire quelques mots sur vos projets à venir ?
Nous travaillons déjà sur le tome 8 de Ninn, qui viendra achever ce diptyque entamé avec le tome 7. Mais j’ai aussi d’autres projets d’écriture, à la fois dans et en dehors de la bande dessinée — des récits personnels, liant la mémoire, l’histoire et le fantastique. J’avance lentement, mais avec passion. Ninn m’accompagne encore, et tant qu’elle aura quelque chose à dire, je serai là pour l’écouter.

Throne of Glass T6: La Tour de l’aubede Sarah J. Maas

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Depuis la destruction du château de verre, la vie de Chaol Westfall a volé en éclats. Autrefois loyal capitaine de la garde royale, il a perdu tous ses hommes et l’usage de ses jambes en voulant protéger Dorian.

Avec La Tour de l’Aube, Sarah J. Maas signe un volet à part dans la saga Throne of Glass, à la fois plus introspectif et profondément humain. Loin des champs de bataille et des intrigues royales d’Aelin, ce sixième tome s’attarde sur Chaol Westfall, ancien capitaine brisé, en quête non seulement de guérison, mais aussi de rédemption. Un roman à la croisée de la reconstruction personnelle et du souffle épique, où la lumière de l’aube devient la métaphore d’un renouveau intérieur.

Après la destruction du château de verre et l’effondrement de tout ce qu’il croyait immuable, Chaol n’est plus que l’ombre de lui-même : mutilé, rongé par la culpabilité, il se rend à Antica, capitale du vaste empire du Khagan. Sa mission est double — retrouver l’usage de ses jambes grâce aux puissantes guérisseuses de la Torre Cesme, et convaincre le Khagan de s’allier à Aelin dans la guerre qui menace le monde. Mais la guérison du corps s’avère indissociable de celle de l’âme, et c’est dans la rencontre avec Yrene Towers, une guérisseuse aussi forte que compatissante, que Chaol devra affronter ses blessures les plus profondes.

Maas délaisse ici les grandes batailles pour une quête plus intime, centrée sur la douleur, la résilience et la réconciliation avec soi-même. Le duo Chaol/Yrene fonctionne à merveille : entre méfiance, fierté et reconnaissance mutuelle, leur relation s’épanouit lentement, portée par une écriture d’une belle délicatesse. L’autrice parvient à aborder des thématiques rarement explorées dans la fantasy grand public — le handicap, la honte, le pardon et la dignité retrouvée — sans jamais perdre la puissance émotionnelle qui fait la force de sa plume.

En toile de fond, Antica se révèle un décor somptueux : cité de lumière, d’épices et de savoir, foisonnante de cultures et de secrets politiques. L’univers s’élargit, les alliances se dessinent, et la menace tapie dans l’ombre de ce nouvel empire prépare déjà le grand final de la saga. Maas tisse ainsi une intrigue parallèle qui éclaire, sous un angle inattendu, les enjeux du conflit global et les destins croisés de ses héros.

Roman de transition, certes, mais d’une profondeur rare, La Tour de l’Aube redonne souffle et sens à la saga, en offrant à Chaol une renaissance poignante. La magie y est plus spirituelle que spectaculaire, la puissance vient de la guérison plutôt que de la guerre, et la lumière se fait plus intérieure que divine.

  • ASIN ‏ : ‎ B0F3T6SPKZ
  • Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J
  • Date de publication ‏ : ‎ 31 octobre 2025
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 784 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040122913

STRANGER THINGS – Saison 5 : bande-annonce expliquée

La bande-annonce de la saison 5 de Stranger Things est enfin sortie, et il y aurait mille choses à dire pour l’introduire — mais allons droit au but, car il y a énormément à en tirer.
Je suis à la fois excité, ému, et j’ai simplement envie de partager mes impressions.


Une ouverture musicale pleine de sens

La bande-annonce s’ouvre sur la chanson “Who Wants to Live Forever” — un choix qui résonne immédiatement. Comme dans la saison 4, la série fusionne un morceau emblématique avec sa signature sonore des années 80, et cela fonctionne à merveille.
Ce détail laisse penser que cette chanson pourrait faire partie intégrante du début de la saison.
Souvenons-nous : dans la saison précédente, c’est “Running Up That Hill” de Kate Bush qui avait marqué les esprits — d’abord dans la bande-annonce, puis dans l’intrigue.

Ici, les paroles “Who wants to live forever? Who dares to love forever?” évoquent sans ambiguïté la mort et la perte. Et quand on voit Nancy en pleurs plus tard dans la bande-annonce, on se dit que cette saison va sans doute être tragique… Peut-être même marquée par la mort de Jonathan ou de Steve ?


Hawkins, renversée

La première image forte : la bibliothèque de Hawkins, mais plongée dans l’Upside Down.
C’est crucial, car dans le monde réel, cet endroit semble être l’un des points d’accès principaux vers le monde inversé depuis la fin de la saison 4.

Puis retentit la voix grave de Vecna :

« Enfin… nous pouvons commencer. »

Il émerge de l’obscurité. Cette réplique pourrait bien appartenir à la fin du Volume 1, car la dernière ligne du trailer est :

« William, tu vas m’aider une dernière fois. »

Il serait étrange que Vecna dise cela avant d’avoir mis son plan en marche. On peut donc imaginer que ces mots viennent du dernier épisode de la première partie.


Le pouvoir de Vecna et sa hiérarchie démoniaque

L’un des plans les plus marquants montre un Démogorgon s’inclinant devant Vecna.
Un moment glaçant : cela prouve que même ces créatures violentes reconnaissent une hiérarchie et se soumettent à une autorité supérieure.
Cela souligne la puissance absolue que Vecna détient désormais.

Pendant ce temps, la chanson continue :

“There’s no time for us…”

Ces paroles accompagnent Dustin arrivant à l’école, tandis que la ville semble vivre sous un nouveau régime, une forme de loi martiale.


Dustin, plus déterminé que jamais

Le comportement de Dustin est frappant : il marche dans les couloirs sans s’écarter pour personne.
On sent en lui une colère, une volonté nouvelle. Depuis la mort d’Eddie, il semble prêt à défendre sa mémoire — ce qui pourrait bien expliquer le bleu qu’on aperçoit sur son œil dans une autre scène.

Il porte d’ailleurs toujours le t-shirt du Hellfire Club, celui dont Eddie était le chef.
Mais soutenir ce “paria” n’est sans doute pas très populaire au lycée…


Mike et Eleven : enfermés et épuisés

On retrouve Mike et Eleven sur le toit de la station radio WSQ, un lieu de rendez-vous clandestin pour le groupe, loin du regard des militaires qui contrôlent Hawkins.

Mike dit à Eleven :

« On devient fous à force d’être coincés ici. Pas d’issue en vue… Peut-être que ce soir, c’est notre chance. »

En parallèle, on voit les militaires postés à la frontière de la ville — personne ne peut entrer ni sortir.
Une scène montre aussi le groupe s’enfonçant dans un tunnel souterrain, menant à un plan affichant une église : un point clé de la saison à venir.

Mike poursuit :

« Si on trouve Vecna, on en finit une bonne fois pour toutes — ensemble. »

Autour de la table, tous sont présents sauf Hopper et Eleven, ce qui laisse penser qu’ils sont déjà dans l’Upside Down.


Une guerre des fréquences

Le rôle de la station radio semble crucial. Peut-être sert-elle à communiquer entre les dimensions, à capter une fréquence du monde inversé ?
Cela expliquerait pourquoi, dans le trailer précédent, on voyait Vecna détruire la tour : il veut sans doute isoler les mondes en coupant tout signal.

On aperçoit ensuite Eleven utilisant ses pouvoirs dans l’Upside Down, au-dessus de ce qui semble être le laboratoire de Hawkins, tandis que Joyce prie dans le monde réel — probablement pour la survie d’Eleven et Hopper.
Mike, lui, la regarde avec la même inquiétude : les deux partagent la même peur de perdre l’être qu’ils aiment.


“Ce n’est pas une de tes campagnes”

Eleven lance ensuite à Mike :

« Ce n’est pas une de tes campagnes. Tu ne peux pas écrire la fin. Pas cette fois. »

Le groupe traite littéralement Hawkins comme un plateau de jeu, déplaçant des figurines sur une carte.
Deux d’entre elles sont posées sur une case représentant une église avec la mention “Entrée du tunnel”.
Cela renforce l’idée que ce passage mène à l’intérieur de l’église — peut-être un nouvel accès à l’Upside Down.


Nancy, Jonathan et la douleur à venir

On voit ensuite Nancy et Jonathan levant les yeux vers une énergie surnaturelle : une ouverture vers le monde inversé semble se former, fondant le métal autour d’eux.
Nancy dit :

« Il veut mettre fin à notre monde. Il ne s’arrêtera pas avant de nous avoir vidés de toute souffrance. »

À ce moment, on voit la tour radio exploser, le sol s’ouvrir comme dans le final de la saison 4, et Nancy pleurer, se lavant les mains couvertes de sang.
Tout indique que Jonathan pourrait mourir.

Une autre scène montre Steve réconfortant Dustin, lui aussi en larmes — ce qui laisse présager une perte majeure dans le groupe.

Jonathan, plus tôt, se plaçait devant Nancy pour la protéger : une préfiguration claire de son sacrifice.


Retour au laboratoire

Eleven et Hopper apparaissent ensuite dans le laboratoire, tentant d’y pénétrer discrètement.
Au-dessus d’eux, une énergie inquiétante pulse dans l’Upside Down.
Les scientifiques semblent dépassés, incapables de comprendre ce qui se passe réellement.

Une scène intime montre Jonathan et Nancy front contre front, un moment de tendresse peut-être juste avant la tragédie.


Lucas, Max et la musique

Un plan montre Lucas seul dans le tunnel menant à l’église — sans doute face à un Démogorgon.
Puis, plus tard, il porte Max dans ses bras, une enceinte à la main.
On se souvient de l’importance de la musique pour sauver Max la saison dernière : Lucas espère qu’elle puisse encore l’atteindre.

Mais la présence d’un Démogorgon dans l’hôpital laisse penser que Max restera dans le coma ou piégée pendant tout le Volume 1.


Le chaos total

Les scènes s’enchaînent : Eleven déplaçant des débris avec sa télékinésie, les vitres explosant sous la pression, les militaires submergés.
Mike, Joyce et de nouveaux personnages affrontent les Démogorgons surgissant du sol — c’est le chaos absolu.

Puis, l’apothéose : Vecna arrive sur la base militaire, la main ensanglantée mais régénérée, son apparence plus terrifiante que jamais, couverte de pointes osseuses.

« William… tu vas m’aider une dernière fois. »


Le destin de Will

Vecna paralyse Will, l’attirant à lui.
On le sait, Will garde une connexion profonde avec l’Upside Down — peut-être même des pouvoirs latents qu’il ignore encore.
Vecna pourrait vouloir les exploiter pour se renforcer.
Ou bien, Will pourrait être le sacrifice ultime, celui qui permettrait de fusionner définitivement les deux mondes.

Cette hypothèse donnerait à la série un enjeu colossal et une portée tragique que les fans espèrent depuis longtemps.


Conclusion

La bande-annonce semble ne montrer que des images du Volume 1, la première partie de la saison.
Netflix garde probablement le secret sur la deuxième moitié et le grand final prévu pour la fin de l’année.

Mais une chose est sûre : Stranger Things 5 s’annonce épique, sombre et émotionnelle, un véritable adieu à Hawkins et à toute une génération de héros.

J’ai hâte de découvrir comment tout cela se conclura, quand le premier épisode sortira.

Ballad of a Small Player : Explication de la fin !

Disponible sur Netflix, Ballad of a Small Player met en scène Colin Farrell dans le rôle de Lord Doyle, un aristocrate britannique déchu réfugié à Macao. Adapté du roman de Lawrence Osborne, le film mêle drame existentiel, fable surnaturelle et critique de la dépendance au jeu, jusqu’à une fin aussi énigmatique que troublante.

Le masque de Lord Doyle

Derrière le nom de Lord Doyle se cache en réalité Brendan Reilly, un ancien avocat véreux ayant détourné près d’un million de livres à un client avant de fuir en Asie. Lorsqu’on le retrouve, il est ruiné, épuisé et accroché à ses dernières illusions. Obsédé par le baccarat, il erre de casino en casino, traqué par ses créanciers et par le vide intérieur que le jeu tente d’emplir.

C’est dans cet univers d’excès et de décadence qu’il rencontre Dao Ming (Tilda Swinton), une femme énigmatique qui lui tend la main — littéralement et symboliquement — pour l’aider à s’extraire du gouffre. Rongée par la culpabilité d’avoir prêté de l’argent à des hommes qui se sont suicidés, elle voit en Doyle un miroir de sa propre chute et tente de lui offrir une rédemption possible.

L’ultime pari

Mais Doyle ne peut échapper à sa nature. Après le départ de Dao Ming, il découvre une somme d’argent cachée — peut-être la sienne, peut-être une illusion — et replonge aussitôt dans le jeu. Dans un dernier coup de dés, il mise tout au baccarat contre un joueur étranger.
Contre toute attente, il gagne. Riche à nouveau, il semble enfin libre.
Mais ce triomphe n’est qu’un leurre : les caméras de surveillance révèlent une ombre derrière lui, et le casino l’accuse de tricherie. Quelques scènes plus tôt, Doyle s’était vu dans un miroir sous les traits d’un fantôme affamé, figure issue de la tradition bouddhiste symbolisant la convoitise et la damnation éternelle.

Le lien est clair : son “aide” invisible n’est peut-être pas humaine.

Entre réalité et au-delà

Lorsqu’il brûle son argent lors de la fête des fantômes affamés, le film bascule définitivement dans l’allégorie. Plusieurs interprétations se confrontent :

  • Dao Ming n’a jamais existé : elle serait une apparition bienveillante, un esprit venu l’avertir de son destin tragique.
  • Doyle est mort plus tôt dans le récit, sans le savoir, condamné à rejouer éternellement sa passion destructrice dans un purgatoire luxueux.
  • Ou encore, un fantôme affamé aurait “aidé” Doyle à gagner, pour mieux le piéger dans un cycle infini de dépendance.

Quoi qu’il en soit, la dernière image — Doyle consumant sa fortune dans les flammes — incarne son autodestruction totale, physique et morale.
La danse finale, dans la scène post-générique entre Farrell et Swinton, vient alors comme une respiration absurde et poétique, un écho à la demande de Doyle à Cynthia de « se laisser aller ». Une pirouette élégante, à la fois ironique et mélancolique, fidèle au ton du film.

Une fable sur la dépendance et la damnation

Sous ses airs de thriller ésotérique, Ballad of a Small Player parle avant tout de l’avidité humaine et de la fuite en avant, qu’elle prenne la forme du jeu, du mensonge ou du pouvoir.
Colin Farrell y livre une performance hypnotique, oscillant entre charme désabusé et désespoir fiévreux, tandis que la mise en scène enveloppe Macao d’une aura de mirage, entre enfer et paradis.

Une conclusion ambivalente, donc, où la richesse, la chance et le salut ne sont que les reflets trompeurs d’un même gouffre intérieur.

Chad Powers Saison 1 : Explication de la fin !

Disponible sur Disney+, Chad Powers s’impose comme l’une des surprises comiques de l’année. Portée par Glen Powell (Top Gun: Maverick), la série mélange satire du football américain, imposture identitaire et comédie romantique, jusqu’à un dernier épisode explosif qui laisse les fans sur un cliffhanger monumental.

Entre crise cardiaque et crise d’identité

L’épisode final s’ouvre dans le chaos : après la crise cardiaque du coach Hudson (Steve Zahn), Chad et Ricky (Perry Mattfeld) tentent de le sauver sans véhicule à disposition. Pendant ce temps, les South Georgia Catfish s’apprêtent à jouer un match crucial, privés de leur quarterback vedette, Chad Powers — alias Russ Holliday, joueur déchu ayant créé cette fausse identité pour réaliser son rêve de gloire sportive.

Le poste de quarterback revient donc à Gerry, trop heureux de briller en l’absence du héros imposteur. À l’hôpital, l’état de Hudson mobilise tout le monde, y compris Tricia, dont les manières de femme de la haute société contrastent comiquement avec la modestie du lieu.

L’heure des vérités

De retour à Athènes, Chad (ou plutôt Russ) tente une dernière fois de se réconcilier avec Ricky. Il lui avoue que, malgré le mensonge de son identité, ses sentiments pour elle et son engagement envers l’équipe étaient sincères.
Mais la réaction de Ricky est implacable : une gifle cinglante et des mots d’une rare violence. Elle le traite de psychopathe et confesse même avoir souhaité sa mort après sa défaite au Rose Bowl. Elle menace de le dénoncer s’il revient vers l’équipe, ruinant ainsi sa carrière et celle du coach.

C’est alors que Russ révèle l’autre face du piège : si la vérité éclate, toute l’équipe sera compromise. Les victoires des Catfish seraient annulées et la responsabilité retomberait sur Jake, qui l’a recruté en connaissance de cause. Ricky comprend qu’elle n’a d’autre choix que de protéger le mythe de Chad Powers — pour le bien du groupe, sinon pour l’amour.

Un final suspendu et jubilatoire

Dans les vestiaires, Gerry explose de rage en apprenant que Chad reste dans l’équipe, avant d’être sèchement remis à sa place par Ricky, désormais capitaine de facto. Elle exhorte tout le monde à se concentrer sur le match décisif contre la Géorgie, en hommage à leur coach hospitalisé.
L’épisode se termine sur une note haletante : l’équipe entre sur le terrain, le générique retentit, et les fans restent suspendus à ce dernier plan — promesse d’une saison 2 riche en règlements de comptes, en rivalités sportives et en humour grinçant.

Une série à la croisée du sport et de la satire

À la fois farce sur la masculinité sportive et critique du culte de la performance, Chad Powers réussit à transformer une prémisse absurde — un homme déguisé en quarterback vedette — en une comédie de caractères à la fois touchante et féroce.
Entre la sincérité maladroite de Russ, les éclats d’ego de ses coéquipiers et la mise en scène nerveuse de Michael Waldron, la série confirme son potentiel : celui d’un Ted Lasso plus irrévérencieux, où l’émotion côtoie la folie douce du sport américain.

Only Murders In The Building Saison 5 : Explication de la fin !

Disponible sur Disney+, la cinquième saison de Only Murders in the Building s’achève sur un final aussi haletant qu’ironiquement fidèle à l’esprit de la série. Entre révélations inattendues, satire du true crime et mise en abyme du podcast culte du trio, ce dernier épisode confirme que l’Arconia n’a pas fini d’être le théâtre d’intrigues sanglantes.

Le meurtrier de Lester enfin révélé

L’épisode final dévoile que le maire Beau Tillman est le véritable assassin de Lester, le portier emblématique de l’Arconia, retrouvé mort dès le premier épisode.
La vérité se déploie au fil d’une chaîne d’événements rocambolesques : Nicky, après avoir découvert la liaison entre Beau et sa femme Sofia, se voit infliger une vengeance brutale — la perte d’un doigt, retrouvé plus tard dans l’appartement d’Oliver.
En parallèle, Lester avait tué Nicky dans une tentative désespérée de protéger l’immeuble d’une invasion de gangsters, avant de devenir la cible de Tillman, déterminé à étouffer toute menace envers ses projets de casino et à effacer les traces du scandale.

L’Arconia, toujours au centre du jeu

À la fin de la saison, Mabel, Charles et Oliver parviennent à sauver l’Arconia — du moins provisoirement. Mais le répit semble fragile.
Les milliardaires compromis ont certes été arrêtés, mais leurs fortunes, leurs ambitions et leurs alliés demeurent dans l’ombre. L’immeuble, véritable personnage à part entière, reste un symbole de convoitise et de mystère.
Oliver, quant à lui, semble au bord d’une nouvelle crise existentielle : après tant de drames, quelle place lui reste-t-il encore dans cette comédie meurtrière qu’est devenue sa vie ?

Un final à la fois tragique et hilarant

Soulagés d’avoir enfin résolu l’affaire, nos trois podcasteurs amateurs décident d’écouter le nouveau programme de leur ancienne mentor Cinda Canning. Sa voix résonne alors, présentant un nouveau « true crime » autour d’une victime injustement accusée et contrainte de fuir de Londres aux États-Unis.
Mais la narration se confond bientôt avec la réalité : une femme à la chevelure rousse titube dans les rues de New York, les mains ensanglantées, avant de s’effondrer devant les grilles de l’Arconia. Howard, fidèle concierge, s’indigne que le crime n’ait pas eu lieu dans l’immeuble — jusqu’à ce qu’un dernier spasme pousse la victime à tendre la main à l’intérieur. Un détail macabre qui suffit à relancer le podcast.

Lorsque le trio retourne le corps, le choc est total : la victime n’est autre que Cinda elle-même. Une révélation finale qui promet une saison 6 des plus audacieuses.

Direction Londres pour la saison 6 ?

Tout indique que la prochaine enquête conduira Mabel, Oliver et Charles jusqu’au Royaume-Uni, sur les traces du dossier sur lequel Cinda travaillait. Ce voyage inédit hors de Manhattan ouvre la voie à un nouvel univers, entre accent cockney approximatif, théâtre musical britannique et humour absurde à la Agatha Christie.
Reste à savoir si Cinda est réellement morte… ou si ce twist n’est qu’une mise en scène savamment orchestrée pour leur tendre un nouveau piège narratif