Lorsque Oscar Dreyer-Hoff, quinze ans, disparaît, la police ne sait que penser.
Chronique : Dans son dernier roman, « Le passé doit mourir », l’auteure danoise Katrine Engberg nous entraîne dans une intrigue palpitante qui mêle habilement mystère, suspense et exploration des profondeurs de l’âme humaine. Avec une plume affûtée, Engberg nous livre un récit qui garde le lecteur en haleine de la première à la dernière page.
L’histoire démarre sur les chapeaux de roues lorsque Oscar Dreyer-Hoff, un adolescent de quinze ans, disparaît sans laisser de trace. Son canot familial, qui aurait pu être la clé de cette énigme, semble s’être volatilisé avec lui. Laissant derrière lui une lettre énigmatique suggérant une fugue, Oscar aurait-il décidé de s’évader vers l’un des phares solitaires qui parsèment les côtes danoises ? C’est cette hypothèse que la police commence par explorer, mais l’inspecteur Jeppe Kørner et sa coéquipière Anette Werner sentent rapidement que quelque chose ne tourne pas rond.
Katrine Engberg excelle à dépeindre des personnages complexes et à créer des relations interpersonnelles crédibles. L’inspecteur Kørner et Anette Werner sont des personnages profondément humains, avec leurs propres luttes et leurs démons intérieurs. Leur dynamique de travail est à la fois professionnelle et empreinte d’une touche d’humanité, ce qui les rend incroyablement attachants pour le lecteur.
Là où « Le passé doit mourir » se distingue vraiment, c’est dans sa capacité à explorer les recoins sombres de l’âme humaine. Au fur et à mesure que l’enquête progresse, des secrets bien enfouis commencent à émerger, révélant des liens complexes et des motivations inattendues. Engberg réussit à maintenir une tension palpable tout au long du récit, laissant planer une aura de mystère qui vous incite à tourner les pages toujours plus rapidement.
L’urgence est au cœur de cette histoire. Chaque heure qui passe réduit les chances de retrouver Oscar en vie, et cette pression constante se fait ressentir à travers chaque ligne du livre. L’horloge tourne inexorablement, créant un suspense insoutenable qui pousse le lecteur à se demander comment cette histoire va se résoudre.
« Le passé doit mourir » de Katrine Engberg est un page-turner addictif qui ne déçoit jamais. Avec son intrigue intelligemment construite, ses personnages nuancés et son exploration profonde de la psychologie humaine, ce livre est une lecture incontournable pour les amateurs de thrillers psychologiques. Katrine Engberg prouve une fois de plus qu’elle est une maîtresse du suspense et de l’intrigue, et son dernier roman ne fait que renforcer sa réputation en tant qu’auteure de talent.
Éditeur : Fleuve éditions (24 août 2023) Langue : Français Broché : 400 pages ISBN-10 : 2265155039
Un récit de voyage dans le temps ultra efficace par l’une des nouvelles voix de la science-fiction américaine.
Chronique : Wesley Chu, l’une des voix émergentes de la science-fiction américaine, nous entraîne dans un périple temporel fascinant avec son roman « Time Salvager ». L’histoire se déroule dans un futur sombre et désolé, où la Terre n’est plus qu’un désert toxique, abandonnée par ses habitants qui se sont réfugiés dans le système solaire. La survie de l’humanité repose sur les épaules des Chronmen, des voyageurs temporels chargés de récupérer des ressources vitales du passé.
Au cœur de cette intrigue, nous suivons James, un Chronman désabusé et brisé par les conséquences de ses voyages dans le temps. Chu peint un portrait émotionnellement complexe de son protagoniste, qui devient rapidement attachant pour les lecteurs. La tension monte au fur et à mesure que James est confronté à des dilemmes moraux et aux conséquences de ses actes. Sa rencontre avec Elise, une biologiste condamnée, est le point de départ d’une aventure qui le poussera à remettre en question les lois temporelles et à risquer le tout pour le tout.
L’un des aspects les plus remarquables de « Time Salvager » est l’univers post-apocalyptique brillamment construit par l’auteur. Les descriptions détaillées des ruines de Boston et du monde dévasté apportent une atmosphère immersive et inquiétante. Chu parvient à équilibrer habilement la science-fiction avec une exploration profonde des thèmes moraux et éthiques liés au voyage dans le temps.
L’intrigue est riche en rebondissements et en suspense, maintenant les lecteurs en haleine à chaque page. Les choix difficiles auxquels sont confrontés les personnages principaux apportent une dimension captivante à l’histoire. Les thèmes de l’amour, du sacrifice et de la rédemption sont habilement tissés dans le récit, ajoutant une profondeur émotionnelle à l’ensemble.
« Time Salvager » offre également une réflexion intrigante sur la nature du pouvoir, de la responsabilité et des conséquences de nos actions. Les Contrôleurs du temps, en tant qu’antagonistes impitoyables, ajoutent une dimension de menace constante qui intensifie la tension tout au long du roman.
« Time Salvager » est un roman de science-fiction exceptionnel qui allie une intrigue captivante à des personnages complexes et à un monde post-apocalyptique remarquablement dépeint. Wesley Chu réussit à créer un récit de voyage dans le temps ultra efficace, tout en explorant des thèmes profonds et en maintenant une tension palpitante jusqu’à la dernière page. Ce livre est un incontournable pour les amateurs de science-fiction en quête d’une aventure temporelle mémorable.
Éditeur : Pocket (14 septembre 2023) Langue : Français Poche : 592 pages ISBN-10 : 2266337270 ISBN-13 : 978-226633727
À 17 ans, Tom n’est plus vraiment un fan des peluches et jouets de Playtime.
Chronique : Wenzel Derzel nous offre une aventure tordue et terrifiante avec « Poppy Playtime – Amis pour la mort », une fanfiction non-officielle qui plonge les lecteurs dans l’univers bien-aimé du jeu à succès Poppy Playtime. Dans ce roman, l’auteur explore les recoins les plus obscurs de l’usine de jouets, apportant une nouvelle dimension sinistre à l’histoire.
L’intrigue commence avec Tom, un adolescent qui ne partage pas l’enthousiasme de son petit frère Joël pour les peluches et jouets de Playtime. Cependant, lorsque Joël disparaît mystérieusement, la vie de Tom bascule dans un cauchemar épouvantable. Le message laissé par Joël, « Huggy et moi on t’attend chez Playtime », intrigue Tom, qui décide de se rendre à l’usine de jouets pour retrouver son frère. C’est là que l’horreur commence.
Wenzel Derzel réussit à maintenir une tension constante tout au long du roman. Les éléments de suspense et d’horreur s’entrelacent habilement, gardant les lecteurs au bord de leur siège et les incitant à continuer la lecture jusqu’à la dernière page. L’auteur parvient à capturer l’essence même de l’univers de Poppy Playtime tout en le plongeant dans une obscurité terrifiante.
Les personnages sont bien développés, en particulier Tom, dont la quête pour retrouver son frère est émotionnellement poignante. Les lecteurs se retrouveront facilement à s’identifier à lui, partageant son anxiété et sa détermination à découvrir la vérité derrière la disparition de Joël.
Ce livre est une véritable plongée dans l’horreur psychologique, l’auteur utilisant avec brio les éléments de l’univers de Poppy Playtime pour créer une atmosphère oppressante et inquiétante. Les amateurs du jeu vidéo trouveront certainement des clins d’œil et des références qui les raviront, tandis que les nouveaux venus seront transportés dans un monde cauchemardesque.
« Poppy Playtime – Amis pour la mort » est un livre qui ravira les fans du jeu vidéo et les amateurs de thrillers horrifiques. Wenzel Derzel nous offre une fanfiction non-officielle qui se distingue par son atmosphère sinistre, son suspense captivant et ses personnages bien construits. Si vous êtes prêts à vous aventurer dans les profondeurs de l’usine de jouets, ce roman est fait pour vous, mais soyez prêts à être hantés par l’obscurité qui règne dans l’univers de Poppy Playtime
ASIN : B0C2Y9RFM2 Éditeur : 404 Editions (14 septembre 2023) Langue : Français Broché : 192 pages ISBN-13 : 979-1032407974
Hervé Gagnon nous entraîne dans une intrigue sombre et envoûtante avec son roman « Chemin de Croix ». Le protagoniste, Patrick Kelly, un détective privé plutôt désinvolte, voit sa vie tranquille basculer dans un tourbillon d’horreur et de mystère quand une religieuse lui confie la mission de retrouver un ancien crucifix lié à d’anciens rituels sataniques. Dès le début, le lecteur est happé par cette histoire de crime, de croyance et d’obscurité.
Chronique : Le personnage principal, Patrick Kelly, est astucieusement dépeint. Il est loin du cliché du détective privé héroïque, mais c’est précisément cela qui le rend si attachant. Sa personnalité apathique, ses addictions à la musique blues et au whisky, ainsi que son penchant pour les petites affaires sans envergure, apportent une touche de réalisme à un personnage qui se trouve soudainement plongé dans une série d’événements terrifiants. On suit avec intérêt son évolution tout au long du roman, passant d’un homme indifférent à un homme déterminé à résoudre le mystère qui l’entoure.
L’intrigue de « Chemin de Croix » est captivante et riche en rebondissements. Les éléments du surnaturel, avec l’invoquation du diable et les rituels sataniques, ajoutent une dimension mystique et inquiétante à l’histoire. L’auteur maîtrise parfaitement l’art de la tension narrative, créant un climat d’angoisse et d’incertitude qui pousse le lecteur à tourner frénétiquement les pages.
De plus, l’environnement de Montréal est décrit avec une précision qui donne vie à la ville et à son ambiance. Les églises, les rues sombres, et l’atmosphère générale de la métropole québécoise sont utilisés de manière efficace pour renforcer l’atmosphère oppressante du récit.
L’un des points forts de ce roman est la manière dont il explore le passé du personnage principal, Patrick Kelly, tout en dévoilant progressivement les mystères entourant les rituels sataniques et les meurtres. Les liens entre le passé et le présent s’entremêlent habilement pour créer une toile complexe d’intrigues et de personnages.
« Chemin de Croix » de Hervé Gagnon est un thriller haletant qui réussit à mélanger habilement le genre du détective privé avec des éléments surnaturels et une ambiance sombre. Les personnages bien développés, l’intrigue captivante et l’atmosphère inquiétante en font une lecture incontournable pour les amateurs de mystères et de suspense. Laissez-vous emporter par ce voyage dans l’enfer des ténèbres, mais n’oubliez pas d’allumer une lumière lorsque vous le refermerez.
Détective privé sans ambition, Patrick Kelly est satisfait de faire rouler sa modeste agence à coup de maris volages, de petites fraudes et de pères mauvais payeurs.
Du Louvre au Palais de Buckingham, des bas-fonds de Paris au siège de La Rochelle… Dans un Royaume divisé par les guerres de religion et menacé d’invasion par l’Angleterre, une poignée d’hommes et de femmes vont croiser leurs épées et lier leur destin à celui de la France.
DE MARTIN BOURBOULON SCÉNARIO, ADAPTATION ET DIALOGUES MATTHIEU DELAPORTE ET ALEXANDRE DE LA PATELLIÈRE
D’APRÈS LE CHEF D’ŒUVRE D’ALEXANDRE DUMAS
AVEC François Civil D’ArtagnanVincent Cassel Athos Romain Duris AramisPio Marmaï PorthosEva Green Milady Louis Garrel Louis XIIIVicky Krieps la Reine Anne d’Autriche Lyna Khoudri Constance Bonacieux Jacob Fortune-Llyod le Duc de BuckinghamÉric Ruf (de la Comédie-Française) le Cardinal de Richelieu Marc Barbé le Capitaine de Tréville Patrick Mille le Comte de ChalaisJulien Frison (de la Comédie-Française) Gaston de FranceRalph Amoussou Hannibal
Produits par Dimitri Rassam et Pathé En coproduction avec M6 Films, Constantin Film Produktion, ZDF, DeAPlaneta et Umedia Diffuseurs : OCS, Canal +, M6 Distributeur : Pathé
« Chère Petite » est une série télévisée qui s’est démarquée sur la plateforme Netflix grâce à sa narration immersive, sa complexité captivante et son mélange subtil de réalisme et de mystère. Avec ses six épisodes bien travaillés, cette série a réussi à capturer l’attention du public, en offrant une expérience qui transcende les attentes traditionnelles du genre thriller, et qui plonge profondément dans les méandres de la nature humaine.
Dès les premiers instants, « Chère Petite » établit une atmosphère de réalisme brut, grâce à une narration qui donne constamment l’impression de suivre une histoire vraie. Cette immersion est le résultat d’un travail d’écriture minutieux et d’une réalisation exceptionnelle. L’histoire est racontée avec une attention aux détails et aux subtilités qui maintient constamment les spectateurs en alerte, les gardant investis à chaque tournant. La série prend son temps pour développer son intrigue tout en maintenant une tension constante, ce qui permet aux spectateurs de s’immerger pleinement dans l’univers complexe de « Chère Petite ».
Contrairement à ce que l’on pourrait attendre d’un thriller classique, « Chère Petite » ne se contente pas d’explorer les aspects les plus sombres de la nature humaine d’une manière sensationnelle. Au lieu de cela, elle se révèle être un thriller social profondément humain. Les enquêteurs et les émotions des personnages occupent le devant de la scène. La série plonge profondément dans la psychologie humaine, dévoilant les motivations, les conflits intérieurs et les relations complexes de ses personnages. Elle offre une perspective fascinante sur la façon dont les êtres humains réagissent face à des situations extrêmes et à des dilemmes moraux.
L’une des grandes forces de « Chère Petite » réside dans sa capacité à créer une connexion authentique avec les personnages. Contrairement à de nombreuses séries qui vous entraînent d’une révélation à l’autre sans laisser de place à la réflexion, celle-ci prend le temps de développer ses protagonistes. Elle nous permet de les connaître intimement, de comprendre leurs motivations et de ressentir leurs émotions. Cette profonde connexion avec les personnages rend l’histoire encore plus poignante et crédible.
L’intrigue de « Chère Petite » commence avec un cas terrible qui semble simple à première vue. Les services sociaux, les enquêteurs et l’environnement tentent de résoudre une affaire qui semble claire. Cependant, à mesure que l’histoire progresse, elle se complexifie, et rien n’est ce qu’il semble être. La série nous plonge alors dans un jeu d’identités, entre passé et présent, tissé avec les souvenirs des personnages, créant un suspense policier remarquablement bien orchestré. Les retournements de situation et les révélations sont parfaitement dosés, gardant les spectateurs en haleine jusqu’au dernier épisode.
« Chère Petite » est une série qui sait jongler avec l’équilibre entre le thriller pur et la réflexion. Elle n’est pas pressée de dévoiler tous ses secrets, laissant de la place à la contemplation et à la compréhension. Par moments, elle prend même l’apparence d’un téléfilm plus lent, pour ensuite revenir à son aspect sombre de thriller noir. Cette approche permet aux spectateurs de s’immerger profondément dans l’univers de la série, de s’interroger sur les enjeux moraux et éthiques, et de réfléchir à la nature humaine.
« Chère Petite » est une véritable pépite qui a fait son entrée discrètement, mais qui mérite amplement sa place parmi les amateurs de bons thrillers. Elle offre une expérience captivante, alliant réalisme, mystère et une touche de noirceur, tout en plongeant profondément dans les émotions et les personnages. Cette série sait se distinguer dans l’univers vaste et parfois bruyant des séries de Netflix, et elle confirme une fois de plus que les meilleures histoires ne sont pas toujours celles qui font le plus de bruit, mais celles qui touchent le plus profondément. « Chère Petite » est l’incarnation parfaite de cette vérité. Une série à ne pas manquer pour les amateurs de thrillers intelligents et socialement envoûtants. Elle transcende les conventions du genre pour nous offrir une expérience télévisuelle remarquable, un chef-d’œuvre du suspense qui ouvre de nouvelles perspectives passionnantes.
« Sentinelle », la comédie française portée par Jonathan Cohen, occupe déjà la première place sur Prime Video grâce à son immense succès. Les abonnés de la plateforme ont été conquis par l’humour et l’énergie du film.
Le film « Sentinelle », à peine dévoilé, s’impose déjà en tant que numéro 1 sur Prime Video, offrant à Jonathan Cohen un nouveau succès dans sa carrière. Après avoir brillé dans des rôles tels que Serge le Mytho ou Marc, l’acteur se glisse désormais dans la peau du loufoque François Sentinelle, un flic-chanteur, grâce à sa collaboration avec Hugo Benamozig et David Caviglioli (les créateurs de « Terrible Jungle »). Cette comédie excentrique nous plonge dans le quotidien décalé de François Sentinelle, le flic le plus médiatique de l’Île de la Réunion, célèbre pour ses méthodes musclées, ses chemises à fleurs, et son unique tube à succès, « Le Kiki ».
Depuis des années, il tente de relancer sa carrière musicale, en vain. Mais lorsque l’île est secouée par une série de crimes violents visant les élites locales, Sentinelle devra faire un choix difficile entre sa vie de flic et celle de chanteur. Ses priorités se bousculent, et il n’a pas vraiment la tête à mener une enquête.
Cette comédie policière, débordante d’énergie et assumant pleinement son excentricité, offre à Jonathan Cohen l’occasion de briller une fois de plus dans un rôle farfelu. Il est accompagné par un casting de choix, comprenant Raphaël Quenard, Emmanuelle Bercot, Ramzy Bedia, Gustave Kervern, Jessy Ugolin et Laurent Evuort Orlandi.
« Sentinelle » est une comédie « 200% Jonathan Cohen » qui s’est rapidement hissée à la première place du classement des films les plus visionnés sur Prime Video, créant l’événement sur les réseaux sociaux. La plupart des fans de « JoCo » étaient au rendez-vous et ont adoré ce spectacle excentrique et rempli de gags qu’offre « Sentinelle ». Malgré quelques critiques concernant sa durée et son scénario, le divertissement dans son ensemble est bien accueilli par les abonnés de Prime Video, qui ont été pris aux éclats de rire lors de moments déjà cultes du film.
La plus célèbre mèche blonde de la BD est de retour !
Chronique : La bande dessinée « Titeuf – Tome 18: Suivez la mèche » signée par l’auteur Zep, est une véritable bouffée d’air frais pour les amateurs de la plus célèbre mèche blonde de la BD. Ce nouvel opus nous plonge une fois de plus dans l’univers hilarant et touchant du jeune Titeuf, un personnage qui traverse les générations avec une vivacité inégalée.
L’une des caractéristiques marquantes de ce tome est sa capacité à rester parfaitement en phase avec les préoccupations contemporaines. Titeuf se lance avec sa candeur habituelle dans l’exploration de thèmes tels que l’environnement, les réseaux sociaux, les pièges d’Internet et même la science. L’auteur parvient à intégrer ces sujets brûlants avec une dose d’humour qui fait mouche à chaque fois. Les lecteurs de tous âges trouveront des situations hilarantes et des réflexions perspicaces sur ces sujets modernes.
Titeuf, en vrai héros de la cour de récréation, continue de nous charmer par sa capacité à affronter les défis du quotidien. Les équations impossibles au tableau, les monstres de la vie réelle (qui ne sont pas toujours ceux que l’on croit), et les questions épineuses de l’amour et du désir sont autant d’occasions pour Titeuf de briller. Son ami Hugo, qui semble plus à l’aise avec ces sujets, est toujours là pour donner des conseils, ce qui ajoute une dimension touchante à leur amitié.
Ce tome ne se limite pas à la comédie et à la satire sociale. Il aborde également des sujets plus profonds, comme le végétarisme, à travers la relation de Titeuf avec Ramatou. Cela montre comment la BD peut être un véhicule pour discuter de questions importantes de manière légère et accessible.
La progression du personnage de Titeuf est également remarquable. Devenu délégué de classe, il montre des signes d’évolution tout en restant fidèle à lui-même. Ses tentatives pour obtenir un téléphone portable en améliorant ses notes en mathématiques sont à la fois drôles et touchantes.
Enfin, « Titeuf – Tome 18 » continue de capturer l’esprit de l’enfance et la manière dont les enfants perçoivent le monde des adultes. L’humour et la bonne humeur sont au rendez-vous, et l’on ne peut s’empêcher de sourire à chaque page.
Après 23 millions d’albums vendus, Zep nous prouve une fois de plus qu’il sait comment nous faire rire et réfléchir en même temps. « Titeuf – Tome 18: Suivez la mèche » est un excellent exemple de la façon dont la bande dessinée peut être à la fois divertissante et pertinente, tout en continuant de captiver un public de tous âges. Une lecture incontournable pour les fans de Titeuf et une invitation chaleureuse à découvrir ce personnage attachant pour les nouveaux lecteurs. Bravo à Zep pour cette réalisation exceptionnelle !
Et si les chevaliers de la Table ronde étaient des chats ?
Charles Falque-Pierrotin et Oriana Berthomieu on écrit : Les Chatvaliers aux éditions Grund. L’auteur Charles Falque-Pierrotin surnommé Choopa, suivi par près de 300 000 personnes sur Instagram, est l’un des membres de Lolywood (une chaîne YouTube aux 3.3 M d’abonnés). Les deux auteurs ont créé un album plein d’humour autour de l’univers de la Table ronde… peuplé par des chats
Pouvez-vous nous parler de ce qui vous a inspiré à créer « Les Chatvaliers contre les Ratons Baveurs », un album qui marie l’univers de la Table ronde avec des personnages félins ? L’idée des Chatvaliers m’est venue à force d’inventer des histoires de chevaliers pour mes neveux Louis et Henri, qui avaient 4 et 2 ans à l’époque. Un jour, alors que leur chat Newton me défiait du regard, le jeu de mot m’est apparu comme une évidence : les Chatvaliers. Et c’est de là qu’à découlé l’univers que nous avons imaginé ensemble avec Oriana Berthomieu, une ancienne collègue mais surtout une amie de longue date, dont j’ai toujours adoré les illustrations. On a sorti le tome 1 « Les Chatvaliers à la recherche du Grrraal » l’année dernière, avec la volonté de présenter l’ensemble des personnages autour d’une intrigue simple : qui a volé le Grrraal ? Pour ce tome 2, on souhaitait amener du conflit dans le royaume de Grrretagne. C’est comme ça que nous est venue l’idée des Ratons Baveurs, qui souhaitent à tout prix récupérer Exchalibur, l’épée magique du roi Charthur.
Comment avez-vous abordé le défi de fusionner l’époque médiévale et l’univers de la Table ronde avec le monde félin pour créer un univers cohérent et amusant dans l’album ?
C’était un chacré défi ! D’autant plus qu’il s’agissait pour Oriana et moi de notre première histoire à destination des enfants. Au moment de l’écriture du premier tome, je me suis inspiré de la légende arthurienne pour imaginer des personnages et une intrigue qui soient cohérents avec les aventures originelles des chevaliers de la table ronde. Oriana m’a aidé à préciser tout ça et à donner vie aux personnages grâce à son talent de dessinatrice. Et nous avons ensuite pu bénéficier du regard bienveillant et enthousiaste des équipes de Gründ (Coralie à l’édition et Karine à la maquette) pour rendre le tout pertinent pour les enfants de 4 ans et plus.
En tant que membre influent de Lolywood et suivi par une large audience sur Instagram, comment votre expérience dans le monde du divertissement en ligne a-t-elle influencé votre approche de la création de cet album pour enfants ?
Quand bien même il s’agissait de la première fois que j’écrivais une histoire sous forme d’album illustré, j’ai senti que mon expérience d’auteur de sketches sur Lolywood m’aura aidé à structurer le récit et surtout à amener de la comédie dans l’histoire. Ce qui était nouveau en revanche, c’était d’écrire en tant que narrateur une histoire qui sera lue pour des enfants, là où j’ai l’habitude d’écrire surtout des scènes comiques qui seront diffusés en vidéo et à destination des adultes.
Les chats chevaliers dans l’album ont chacun leurs propres personnalités uniques. Comment avez-vous développé ces personnages et leurs traits distinctifs tout en restant fidèle aux archétypes de la légende arthurienne ?
Pour développer les caractères des personnages, je me suis inspiré des archétypes existants dans les sitcom américaines (Friends, How I Met Your Mother, The Office…). J’ai ainsi pu proposer à Oriana des personnalités bien distinctes pour chaque chat (la courageuse, le prétentieux, le simplet, le déluré etc…), en s’appuyant sur des qualités et des défauts variants d’un personnage à l’autre. A partir de là, on a réfléchi à ce que ça rendrait visuellement, en s’inspirant d’illustrations existantes dans les bandes dessinées et dessins animés de notre enfance.
Le titre « Les Chatvaliers contre les Ratons Baveurs » évoque déjà une dose d’humour. Comment avez-vous abordé le mélange de l’humour et de l’aventure tout en respectant l’essence de l’histoire de la Table ronde ?
Pour écrire ces deux albums des Chatvaliers, on a d’abord réfléchi à la structure de l’histoire : quel est l’enjeu ? quels sont les rebondissements ? quel est le dénouement ? quels personnages sont impliqués ? On s’est évidemment appuyé sur les éléments de l’univers de la table ronde (les personnages, les objets, le lieu…) pour construire le récit. Puis, pour finir, on trouve les blagues qui iront bien avec les situations, aussi bien dans le texte que dans les illustrations.
Les illustrations jouent un rôle essentiel dans la narration de l’album. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre collaboration avec Oriana Berthomieu et comment ses illustrations ont enrichi l’univers que vous avez créé ?
Oriana et moi, nous nous sommes rencontrés à l’époque où nous travaillons tous les deux en marketing en 2012 dans une grande entreprise. Et à côté de notre travail, on avait chacun un hobbie : le dessin pour elle et l’écriture pour mois. On s’est perdu de vue quand on a quitté notre boîte. Par chance, on s’est retrouvé en 2021 autour de cette envie commune d’écrire une histoire pour les enfants. Sur les Chatvaliers, on fonctionne vraiment comme un binôme. On réfléchit à deux à l’histoire, je rédige, je lui fais lire, elle me fait des retours. Idem sur les illustrations où elle me partage son travail, je lui fais des retours et on envoie le tout à notre éditrice. C’est un vrai travail d’équipe. Ce qui est formidable avec Oriana, c’est qu’on est sur la même longueur d’onde. On a des références communes, on partage le même humour et on travaille du coup dans une atmosphère très positive 🙂 A chaque nouvelle illustration qu’elle me partage, je retrouve mon regard d’enfant et je suis son premier fan ! En plus de très bien dessiner, elle rajoute plein de blagues visuelles dans ses illustrations qui me font souvent beaucoup rire. Et apparemment, les parents de nos lecteurs aussi !
Quels messages ou valeurs souhaitez-vous transmettre aux jeunes lecteurs à travers « Les Chatvaliers contre les Ratons Baveurs » ?
On souhaite avant tout transmettre du rire aux enfants et à leur parents. Il n’y a rien qui nous fait plus plaisir à Oriana et moi que de savoir qu’un jeu de mot ou une illustration a fait rigoler quelqu’un. On essaie aussi de véhiculer des valeurs bienveillantes à travers le comportement des personnages les uns envers les autres, comme la politesse, le pardon, la gentillesse ou encore la générosité.
De nombreuses personnes connaissent votre travail grâce à Lolywood et Instagram. Comment gérez-vous le passage de la création de contenu en ligne à l’écriture d’un livre pour enfants ?
Le passage de la création de vidéos pour Internet à l’écriture d’un livre pour enfant s’est fait assez naturellement pour moi dans la mesure où il s’agit de la même démarche : faire rire les gens. Ce n’est pas le même support ni la même cible, mais l’objectif premier c’est d’apporter du divertissement et du sourire aux personnes qui nous regardent ou qui nous lisent.
Pour conclure, qu’espérez-vous que les lecteurs retiennent de leur expérience de lecture de « Les Chatvaliers contre les Ratons Baveurs » ?
Si on a réussi à faire rire les parents et leurs enfants, on aura le sentiment du travail bien fait ! Et si ça leur a plu, on espère qu’ils pourront en parler autour d’eux pour d’autres familles découvrent les aventures des Chatvaliers 🙂 En espérant un tome 3 !
Après Le croco qui vit chez papi, l’autrice-illustratrice Élodie Duhameau continue son exploration de la vie des animaux en captivité avec une oeuvre amusante qui pose des questions pertinentes sur ce que nous définissons comme notre maison.
Chronique : « Chez Gladys! » est une nouvelle pépite signée Élodie Duhameau, qui nous avait déjà enchantés avec « Le croco qui vit chez papi ». Dans ce nouvel ouvrage, l’autrice-illustratrice nous offre une histoire aussi charmante que profonde, tout en explorant des thèmes essentiels de manière légère et amusante.
Dès les premières pages, nous sommes entraînés dans le monde merveilleux et loufoque d’Élodie Duhameau. L’histoire commence de manière inattendue lorsque papi découvre Gladys, une autruche, sous les pétunias de son jardin. Cette rencontre improbable donne le ton à une aventure pleine de surprises et de réflexions sur la notion de chez soi.
Le personnage de papi est tout simplement irrésistible. Sa perplexité face à la présence de Gladys et son attachement croissant à cette autruche perchée sur sa tête sont à la fois drôles et touchants. L’autrice parvient à créer une connexion émotionnelle profonde entre le lecteur et les personnages, ce qui rend l’histoire d’autant plus captivante.
Le thème de la définition de la maison est habilement exploré tout au long de l’histoire. Élodie Duhameau pose des questions pertinentes sur l’origine de notre chez-soi et sur la manière dont nous définissons notre identité en lien avec notre environnement. Cette réflexion est présentée de manière accessible aux enfants, ce qui en fait une lecture enrichissante pour petits et grands.
L’humour est également au rendez-vous, avec des situations cocasses qui font sourire à chaque page tournée. Les illustrations d’Élodie Duhameau ajoutent une dimension visuelle à l’histoire, renforçant ainsi l’immersion du lecteur dans cet univers loufoque.
« Chez Gladys! » est une œuvre qui touche le cœur tout en stimulant l’esprit. Élodie Duhameau nous rappelle avec finesse que la maison peut être bien plus qu’un simple lieu physique, qu’elle peut être un sentiment, une connexion, et que parfois, elle peut même être perchée sur la tête d’un vieil homme. Cette histoire captivante, pleine de charme et d’émotion, est une lecture incontournable pour tous les amoureux des livres qui suscitent la réflexion tout en faisant rire aux éclats. Bravo à l’autrice pour cette nouvelle œuvre exceptionnelle !