738 jours de Philippe Nessmann (Auteur), Paul Bona (Illustrations), Muge Qi (Couleurs)

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D’après une histoire vraie. L’aventure incroyable d’une jeune fille au courage extraordinaire qui décida un jour de sauver un séquoia géant des bûcherons en restant à son sommet jusqu’à ce que le projet de l’abattre soit abandonné !

Avec 738 jours, Philippe Nessmann, accompagné de Paul Bona aux illustrations et de Muge Qi aux couleurs, signe un album aussi spectaculaire qu’inspirant, qui raconte une histoire vraie hors du commun : celle d’une jeune fille qui, pour sauver un séquoia géant de l’abattage, choisit de s’installer à son sommet et d’y rester jusqu’à ce que les bûcherons renoncent. Ce « jusqu’à » durera 738 jours, soit plus de deux années passées dans les hauteurs, exposée aux intempéries, à la solitude, au froid et au doute, mais portée par une conviction inébranlable : protéger cet arbre millénaire et, à travers lui, un symbole de la nature menacée.

Le récit s’adresse à la fois aux jeunes lecteurs et aux adultes, en mêlant l’aventure humaine et la réflexion écologique. On y découvre non seulement la détermination incroyable de cette héroïne, mais aussi la logistique, les soutiens et les épreuves qui ont rythmé son incroyable résistance. Le texte de Nessmann, sobre et percutant, met en avant le courage et l’obstination, tout en donnant une dimension universelle à ce geste individuel.

Les illustrations de Paul Bona et les couleurs de Muge Qi confèrent au livre une force visuelle impressionnante. Les planches alternent entre la majesté du séquoia, dressé comme une cathédrale vivante, et l’intimité de la jeune fille dans son abri de fortune perché au-dessus du vide. Le contraste entre la fragilité humaine et la puissance de la nature est magnifié par une palette colorée qui souligne autant la beauté des forêts que la rudesse de l’épreuve.

738 jours est bien plus qu’un récit d’aventure : c’est une ode à la résistance, à la solidarité et à l’engagement écologique. Un album qui transmet aux nouvelles générations un message fort : un geste, même solitaire, peut changer le monde, pour peu qu’il soit guidé par la conviction et le courage.


ASIN ‏ : ‎ B0F5GLN8C5 Éditeur ‏ : ‎ SEUIL JEUNESSE Date de publication ‏ : ‎ 19 septembre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 104 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1023521177

Kaamelott : Deuxième Volet (Partie 1) – Analyse complète de la bande-annonce !

« Après quatre années d’attente, Arthur et ses chevaliers reviennent enfin au cinéma. La bande-annonce de Kaamelott : Deuxième Volet, Partie 1 vient d’être dévoilée, et elle promet un film plus sombre, plus épique, mais toujours fidèle à l’univers si particulier créé par Alexandre Astier.

Dès les premières secondes, le ton est donné : le royaume de Logres est en ruines. L’héritage laissé par Lancelot du Lac, tyran déchu du premier film, est celui d’une terre brisée, d’un peuple éparpillé, et d’un pouvoir affaibli. Arthur, revenu au premier plan, porte désormais la lourde responsabilité de reconstruire. Plus qu’un simple retour, c’est une véritable mission de survie pour son royaume.

La mise en scène insiste sur cette idée de désolation et de reconstruction. Des paysages brûlés, des villages en cendres, des visages marqués par la guerre… Mais derrière ce décor dramatique, la quête d’Arthur se dessine : il doit rallier de nouveaux chevaliers, reformer une Table Ronde digne de ce nom, et ramener l’espoir à un peuple qui doute encore de son roi.

Et c’est là qu’Alexandre Astier joue sur une corde sensible. Car si l’on retrouve des figures familières – Bohort, Karadoc, Léodagan, ou encore Guenièvre – certains absents se remarquent immédiatement. Le grand mystère de cette bande-annonce, c’est bien sûr Perceval. Où est passé ce personnage culte, pilier de l’humour de la saga, symbole de naïveté et de maladresse ? Son absence intrigue, et elle alimente déjà les discussions parmi les fans. Est-ce un choix narratif fort, pour réserver une surprise au spectateur ? Ou bien l’annonce d’un destin tragique ? La bande-annonce reste muette, et c’est sans doute volontaire.

Visuellement, le trailer montre qu’Astier a encore franchi un cap. Les plans sont plus larges, plus cinématographiques que dans le premier volet. On y voit des chevauchées, des armées en marche, des affrontements à grande échelle. L’ambition est claire : donner à Kaamelott une dimension de fresque historique et mythologique. On sent l’influence des grandes sagas épiques, mais toujours avec cette patte particulière, mélange de sérieux et de second degré.

Et justement, parlons de l’équilibre entre humour et tragédie. Dans la série télévisée, c’était l’absurde qui dominait, même dans les moments les plus sombres. Dans le premier film, sorti en 2021, Astier avait déjà durci le ton, en proposant une histoire plus dramatique, où l’humour servait de respiration. Ici, la bande-annonce laisse penser que le curseur sera encore plus poussé vers l’épique, mais sans renier les dialogues caustiques qui font la force de l’univers. On devine déjà quelques répliques mordantes, placées au milieu de scènes tendues.

Un autre élément marquant de cette bande-annonce, c’est la musique. Alexandre Astier, musicien de formation, compose lui-même ses bandes originales. Et il a déjà révélé un premier morceau, intitulé Malédiction. Une pièce orchestrale puissante, aux accents épiques, qui rend hommage à John Williams, compositeur mythique de Star Wars. Cette inspiration assumée transparaît dans le trailer : cuivres triomphants, cordes dramatiques, percussions martiales. Tout est conçu pour donner de l’ampleur, pour transformer Kaamelott en grande fresque musicale autant que visuelle.

Ce choix n’est pas anodin. La musique, dans Kaamelott, a toujours été plus qu’un simple accompagnement. Dans la série déjà, Astier utilisait ses compositions pour souligner le tragique derrière le comique, pour donner une dimension mythologique à des scènes parfois dérisoires. Ici, avec un orchestre au grand complet, il affirme son ambition : faire de Kaamelott une saga comparable, dans son ton et son souffle, aux grandes épopées du cinéma.

Alors, que nous dit réellement cette bande-annonce sur l’intrigue ? On comprend qu’Arthur ne sera pas seulement un roi en quête de légitimité, mais aussi un chef en quête d’alliés. Le film semble tourner autour de la recherche de nouveaux chevaliers, de nouveaux visages pour compléter la Table Ronde. Cela ouvre la porte à de nouveaux personnages, à de nouvelles dynamiques comiques, mais aussi à de nouveaux conflits.

Et il ne faut pas oublier que ce deuxième volet est annoncé comme une “Partie 1”. Ce qui signifie que l’histoire ne sera pas bouclée ici. Astier construit son récit comme une saga découpée, où chaque film est une pièce du puzzle. On peut donc s’attendre à un cliffhanger, à des révélations qui ne trouveront leur conclusion que dans la suite.

En attendant, les fans peuvent déjà se préparer : la billetterie ouvre le 1er octobre, pour des avant-premières nationales le 21 octobre, et une sortie officielle le 22 octobre 2025. L’événement est d’ores et déjà l’un des plus attendus de cette fin d’année au cinéma français.

Alors, que retenir de cette bande-annonce ? D’abord, une ambition visuelle et sonore accrue, qui confirme la volonté d’Astier de transformer Kaamelott en grande fresque épique. Ensuite, un mystère autour de certains personnages absents, en particulier Perceval, qui laisse planer le doute. Et enfin, une promesse : celle de retrouver un univers à la fois drôle, tragique et profondément unique.

La Table Ronde est en ruines, mais Arthur est de retour. Le royaume attend son roi. Et nous, spectateurs, attendons impatiemment de découvrir la suite de cette légende, le 21 octobre en avant-première, puis le 22 octobre partout en France.

Avec Kaamelott : Deuxième Volet, Alexandre Astier confirme qu’il n’a pas seulement créé une série culte… mais une véritable saga de cinéma. »

L’épave de Serge Brussolo

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Que s’est-il passé, jadis, aux Folies Mécaniques, ce théâtre macabre où, selon la rumeur, on assassinait les acteurs ?

Avec L’Épave, Serge Brussolo confirme une fois encore son statut d’auteur inclassable, à la croisée du thriller, du fantastique et du roman psychologique. Dès les premières pages, le lecteur est happé par une atmosphère dense et suffocante, où l’océan devient à la fois décor, piège et métaphore des gouffres intérieurs.

L’intrigue démarre autour d’une découverte intrigante : une épave, gisant dans les abysses, qui semble abriter plus qu’un simple souvenir du passé. Comme souvent chez Brussolo, l’objet – ici ce navire englouti – devient un catalyseur d’angoisses et de révélations. Les personnages, attirés malgré eux dans cette exploration, se retrouvent confrontés non seulement aux dangers matériels (l’eau, l’obscurité, le manque d’air) mais surtout aux fantômes de leur mémoire, aux obsessions et aux traumatismes enfouis.

L’art de Brussolo réside dans sa capacité à faire de l’environnement un protagoniste à part entière. La mer, poisseuse et oppressante, étend son emprise au fil des pages. Elle grince, suinte, écrase, jusqu’à devenir une prison invisible. On retrouve là ce qui fait la marque de l’auteur : un usage sensoriel de l’écriture. Les phrases collent à la peau, laissent une impression d’humidité glacée, d’étouffement progressif, comme si la lecture elle-même était une plongée en apnée.

Mais L’Épave n’est pas qu’un roman d’atmosphère. C’est aussi une réflexion sur la mémoire et sur l’obsession : que garde-t-on enfoui en soi, que choisit-on d’oublier, et que surgit-il quand les digues intérieures cèdent ? L’épave devient alors le symbole d’un inconscient englouti qui remonte à la surface, monstrueux et fascinant. Les personnages se débattent dans un entre-deux : vouloir savoir, tout en craignant la vérité.

La construction du récit, faite de rebondissements et de fausses pistes, maintient une tension constante. Brussolo joue avec le lecteur, brouille les repères temporels et narratifs, au point que l’on ne sait plus toujours si l’on assiste à une scène réelle, à un délire ou à une hallucination. Ce flottement, loin de frustrer, nourrit le malaise et renforce l’impression d’être pris dans un filet qui se resserre.

En filigrane, L’Épave s’inscrit dans une tradition littéraire qui va de Poe à Lovecraft, tout en gardant la signature propre de Brussolo : un mélange d’inventivité délirante, de noirceur crue et d’hyperréalisme sensoriel. L’océan, ici, n’est pas seulement un cadre exotique ou spectaculaire : il est la métaphore des gouffres de l’esprit humain, insondables, inquiétants et mortifères.

Ce qui impressionne enfin, c’est la cohérence d’ensemble : le roman ne relâche jamais son emprise. Jusqu’à la dernière page, l’auteur tient le lecteur dans cette atmosphère suffocante, comme une mer prête à engloutir tout espoir de retour à la surface.

Avec L’Épave, Serge Brussolo signe un roman sombre et obsédant, qui laisse une empreinte durable bien après l’avoir refermé. On sort de cette lecture comme d’une plongée trop longue : les poumons brûlants, le cœur battant, et la sensation d’avoir entrevu quelque chose que l’on n’aurait pas dû.

ASIN ‏ : ‎ B0FSCXMN9R Éditeur ‏ : ‎ H&O

Mignon de Jérémy Pailler

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Dans la ville de Chocottes, habiter une maison hantée est une véritable fierté !

Dans la petite ville de Chocottes, la normalité a quelque chose de bien étrange : chaque maison est fièrement habitée par un monstre, un démon ou un esprit frappeur. Chaque maison… sauf celle de Germain, qui désespère de vivre dans un foyer sans frisson. Alors que la fête d’Halloween approche et que toute la ville s’apprête à rivaliser de terreur, il décide de prendre son destin en main. Au grenier, il met la main sur un mystérieux grimoire et tente une incantation supposée invoquer la créature la plus terrifiante du monde. Mais ce qui surgit de son rituel n’est pas exactement ce qu’il avait imaginé…

Avec humour et tendresse, Jérémy Pailler détourne les codes de l’horreur pour les mettre à la portée des jeunes lecteurs. Le récit joue avec les attentes – on s’attend à des monstres effrayants, mais on découvre une créature bien différente, attachante et finalement beaucoup plus « mignonne » que prévue. Ce renversement donne au livre une dimension à la fois comique et poétique, qui rassure les enfants tout en stimulant leur imagination.

Les illustrations de l’auteur, riches en détails et en atmosphères, oscillent entre l’étrange et le merveilleux. Les maisons hantées, les costumes d’Halloween et les décors de Chocottes composent un univers foisonnant qui regorge de petites trouvailles visuelles. Loin d’effrayer, ces images enveloppent l’histoire dans une ambiance festive, idéale pour initier les plus jeunes au plaisir des récits fantastiques.

Mignon est ainsi un album qui célèbre la différence et l’imagination : il rappelle que la véritable force ne réside pas toujours dans la peur qu’on inspire, mais dans l’originalité, la douceur et l’amitié. Une lecture parfaite pour Halloween, pleine de rires, de magie et de frissons… pas si effrayants.

Éditeur ‏ : ‎ KALEIDOSCOPE Date de publication ‏ : ‎ 1 octobre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 76 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2378883102 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2378883102

Sally & le Royaume du Temps de Megan Shepherd

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Le règne de Sally en tant que Reine des Citrouilles touche-t-il à sa fin ?

Avec Sally & le Royaume du Temps, Megan Shepherd offre une suite inattendue et enchanteresse à l’univers culte de L’Étrange Noël de Monsieur Jack. Un an après son mariage avec Jack Skellington, Sally porte désormais la couronne de Reine des Citrouilles. Mais gouverner la Ville d’Halloween n’a rien d’une fête : entre responsabilités royales, tensions au sein de sa nouvelle famille et désir d’unir les habitants des contrées voisines, la jeune reine commence à douter d’elle-même et de son avenir.

Lorsque la première Exposition d’Halloween qu’elle organise vire au désastre, tout bascule. En compagnie de sa nouvelle apprentie Luna, Sally est projetée à travers un portail vers Chrono Ville, un monde étrange où le temps lui-même semble manipulé. Là, elle découvre que l’horloge régissant la Ville d’Halloween a été corrompue. Pour sauver ses proches et restaurer l’équilibre, elle doit identifier le coupable et rétablir le cours du temps, au fil d’une quête jalonnée de nouvelles rencontres, de mondes inédits et de dangers inattendus.

L’autrice réussit le pari de rester fidèle à l’esprit de Tim Burton tout en apportant une nouvelle profondeur à Sally, trop longtemps reléguée au second plan dans l’œuvre originale. Ici, elle est au cœur du récit : une héroïne fragile mais déterminée, confrontée à ses doutes, à ses désirs et à la question essentielle de son identité. Sa relation avec Luna ajoute une dimension intergénérationnelle touchante, où l’apprentissage mutuel et la transmission deviennent des moteurs narratifs.

L’imaginaire foisonnant, les ambiances gothiques et la poésie sombre font de ce roman un prolongement crédible et captivant de la mythologie de la Ville d’Halloween. Plus qu’une simple aventure, c’est une réflexion sur le poids des responsabilités, le courage nécessaire pour se réinventer et la valeur du sacrifice lorsqu’il s’agit de protéger ceux qu’on aime.

*Sally & le Royaume du Temps* s’impose comme un récit aussi mélancolique que palpitant, capable de séduire les fans de Burton comme les lecteurs en quête d’une fantasy originale et atmosphérique. Une réinvention réussie, où Sally prend enfin toute la place qui lui revient.

Éditeur ‏ : ‎ Hachette Heroes Date de publication ‏ : ‎ 24 septembre 2025 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 256 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2017283371 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2017283379

L’école des souris – Bonbons et potirons de Agnès Mathieu-Daudé (Auteur), Marc Boutavant (Illustrations)

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Quand Elvis, le maître d’école, a expliqué qu’on allait fêter Halloween et manger des confiseries, les petites souris étaient très excitées. Même si elles ne savaient pas ce qu’étaient des confiseries, et encore moins qu’il leur faudrait aller dans la forêt en pleine nuit…

Avec L’école des souris – Bonbons et potirons, Agnès Mathieu-Daudé et Marc Boutavant poursuivent leur tendre et malicieuse série jeunesse, qui mêle humour, fantaisie et esprit d’aventure. Cette fois, c’est Halloween qui s’invite dans la classe d’Elvis, le maître d’école. Quand il annonce aux petites souris qu’on va fêter cette étrange coutume et surtout déguster des confiseries, l’excitation est immédiate. Problème : les petites élèves ne savent pas ce que sont les bonbons… et encore moins qu’il leur faudra braver la forêt en pleine nuit pour en trouver.

Comme toujours, le récit joue sur le contraste entre l’innocence curieuse des souris et le regard amusé de l’adulte lecteur. Les dialogues sont pleins de fraîcheur, les situations à la fois cocasses et légèrement inquiétantes, juste ce qu’il faut pour chatouiller l’imaginaire des jeunes enfants sans les effrayer. Derrière le ton léger se cachent aussi des thèmes universels : l’entraide, le courage collectif, l’importance d’apprendre à affronter ses peurs.

Le texte d’Agnès Mathieu-Daudé, vif et rythmé, se lit à voix haute avec un vrai plaisir. Les illustrations de Marc Boutavant, chaleureuses et colorées, donnent vie à cette petite communauté de souris à la fois espiègles et craquantes. Chaque page devient un terrain de jeu visuel où se nichent des détails à observer, renforçant l’envie de plonger dans l’histoire.

Ce nouvel épisode confirme la série comme une valeur sûre de la littérature jeunesse, idéale pour les premières lectures accompagnées. L’univers drôle et attachant de l’école des souris séduit autant par sa tendresse que par sa capacité à faire grandir les jeunes lecteurs en douceur, en leur donnant confiance face au monde qui les entoure.

Un album parfait pour fêter Halloween avec humour et complicité, qui fera briller les yeux des petits comme des grands.

Éditeur ‏ : ‎ EDL Date de publication ‏ : ‎ 24 septembre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 80 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2211329624 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2211329620

Alice in Borderland Saison 3 : Explication de la fin !

Et tout comme Squid Game a mis en place un spin-off américain, cette dernière saison de la série japonaise pourrait bien faire de même. Cette saison s’est concentrée sur une analyse plus profonde de la nature humaine : leurs valeurs fondamentales, leur égoïsme, mais aussi la façon dont, en coopérant, ils finissent par trouver une issue plus bénéfique pour tous.

Avec Arisu entrant de nouveau au Borderland parce qu’Usagi y avait été entraînée par un professeur obsédé nommé Ryuji, nous avons découvert neuf nouveaux jeux et une fin où apparaissait un mystérieux personnage qui veillait sur ce monde entre la vie et la mort.
Alors, voyons ensemble cette saison, ses jeux, sa conclusion et la manière dont elle prépare un possible spin-off.
Voici l’explication de la fin de la saison 3 d’Alice in Borderland.
(Spoilers à venir).


Que signifie la fin ?

Je dirais qu’il y avait deux lectures possibles.
La première concernait les thèmes profonds : l’égoïsme humain, la tendance à sacrifier les autres pour progresser, et la manière dont ce comportement finit souvent par se retourner contre eux.
C’était particulièrement visible dans le jeu de la boîte de conserve (kick the can) : ceux qui fonçaient seuls et cupides étaient éliminés, tandis que la coopération permettait de survivre.
Idem dans le huitième jeu, Futurs possibles : la porte la plus séduisante éloignait en réalité les participants de la sortie. Seul l’effort collectif et l’acceptation de la souffrance à court terme pouvaient permettre d’avancer.

L’autre lecture concernait Arisu : il posait la question du sens de la vie et des choses qui la rendent digne d’être vécue. Les réponses venaient de personnages déjà croisés dans les jeux, qu’il ne reconnaissait pas et qui ne le reconnaissaient pas non plus. Par exemple, Chishiya, ou encore Risu qui disait que, ce jour-là, le sens de sa vie se résumait simplement à choisir le prénom de son enfant.
Cela montrait que la beauté de la vie réside dans les petites choses, même au milieu de la douleur, car ce sont elles qui rendent les moments heureux précieux.

Un des thèmes de la saison était résumé par cette citation : « Toutes nos blessures deviennent notre raison d’exister. »
Au final, Arisu choisit de vivre, plutôt que d’entrer dans le vortex (symbole de la mort, où plus aucune souffrance n’existerait).
Il prouve son amour pour Usagi en plongeant vers la mort pour la sauver, alors qu’il pouvait rentrer seul dans le monde réel. D’où la remarque du Veilleur : « Tu es un être intéressant. »


Ryuji et ses choix

Ryuji était celui qui avait entraîné Usagi dans les jeux, chargé par Bander de la tuer, afin que la perte d’Usagi pousse Arisu à rester au Borderland pour toujours.
Mais Ryuji finit par changer d’avis, rongé par la culpabilité d’avoir accidentellement tué Yano. Comprenant qu’il allait mourir, il a obtenu ses réponses sur ce monde entre vie et mort, et il n’avait plus besoin de sacrifier d’innocents.
Il incite même Arisu et Usagi à vivre leur vie.


Le tremblement et le spin-off américain

Dans les derniers instants, un tremblement secoue le Japon, mais la vraie menace était ailleurs : un tsunami aux États-Unis, à Los Angeles.
Cela faisait écho aux paroles du Veilleur, annonçant qu’un grand nombre de personnes allaient bientôt rejoindre le Borderland, pire encore que lors de la chute des météorites sur Shibuya.
La caméra nous emmène alors dans un diner à Los Angeles, où l’on aperçoit un flash info en arrière-plan et où la serveuse s’appelle… Alice.
Tout porte donc à croire qu’un spin-off américain est en préparation, avec une héroïne prénommée Alice.


Qui était le Veilleur ?

Le Veilleur était le grand antagoniste de la saison. Il dictait le fonctionnement du Borderland, capable même de figer le monde entier par un simple chant.
Il n’était pas le Joker comme beaucoup le pensaient, mais bien celui qui remplissait l’espace entre vie et mort.
N’étant ni vraiment vivant ni mort, il demeurait dans ce purgatoire, contrôlant les jeux et offrant à chacun l’opportunité de choisir.


La signification de la carte du Joker

À la fin de la saison 2, cette carte avait intrigué tout le monde.
Le Joker représentait une différence : les joueurs n’étaient pas libres de circuler en ville, mais devaient suivre un chemin précis.
Tous les participants avaient déjà connu une expérience de mort imminente.
Le dernier jeu du Joker était en réalité une blague : il promettait la survie à ceux qui sortaient par une porte, mais c’était en fait celui qui se sacrifiait qui survivait.
Un clin d’œil au nom de la carte.

De plus, si l’on additionne toutes les valeurs numériques d’un jeu de cartes plus un Joker, on obtient 365, soit une année calendaire. Avec deux Jokers, cela donne 366, une année bissextile. Une métaphore du Joker comblant les vides, comme le Veilleur entre vie et mort.


Le destin des autres personnages

  • Nou : il survit, traverse la rue avec sa mère, et semble avoir repris sa vie en main après avoir été harcelé.
  • Sachiko : elle a un enfant et une vie stable, fière d’être un modèle pour lui.
  • Ry : réconciliée avec sa mère, elle décroche son travail de rêve dans l’animation, destiné aux cinémas.
  • Yuna : elle retrouve l’amour, comme dans sa projection de futur, et emmène son compagnon sur la tombe de son frère Sot.

Tous obtiennent ainsi des fins positives, signe d’une rédemption.


Mon avis sur la saison 3

J’ai trouvé que c’était une excellente conclusion à la série.
L’histoire était intense, la raison du retour d’Usagi au Borderland était crédible, et les thématiques profondes bien développées.
Les jeux, notamment le dernier, étaient parmi les meilleurs de toute la série : brillants, émotionnels, et porteurs de messages forts.

La scène entre Sot et Yuna m’a particulièrement marqué : sa mort était déchirante, mais belle, presque symbolique lorsqu’il lui « donnait la main » pour son mariage futur. La musique chorale a sublimé le moment.

Les décors et effets visuels étaient impressionnants : même une pluie de flèches massives paraissait réaliste et immersive.
Côté interprétations, Arisu, Usagi, Nou, Tetsu et le Veilleur ont été magistraux. Le regard perçant de ce dernier donnait réellement l’impression de sonder l’âme d’Arisu.
Le face-à-face final avec Usagi et son père, l’aidant à choisir la vie, fut également très puissant.

Avec seulement six épisodes (souvent longs de plus d’une heure), la saison a réussi à surpasser la 2e à mes yeux.
Clore une série est toujours difficile, mais Alice in Borderland a réussi au-delà de mes attentes.


Conclusion

Voilà donc l’explication de la fin de la saison 3 d’Alice in Borderland.
La série a su offrir une conclusion satisfaisante, tout en ouvrant la porte à un potentiel spin-off américain.

Et vous, qu’avez-vous pensé de cette dernière saison ?

Meurtre au Dolphin Hotel – Les enquêtes de Miss Underhay Tome 1 – Cozy Mystery de Helena Dixon

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Un hôtel qui va faire un malheur !Juin 1933. Kitty Underhay, jeune femme indépendante, vient de récupérer les rênes de l’hôtel familial, le Dolphin. 

Avec Meurtre au Dolphin Hotel, Helena Dixon ouvre une nouvelle série de cozy mystery qui s’annonce déjà comme un délice pour les amateurs de whodunnits classiques à la manière d’Agatha Christie. Nous sommes en juin 1933, sur la côte anglaise, dans le charmant hôtel Dolphin que la jeune et indépendante Kitty Underhay vient de reprendre en main. L’endroit respire l’élégance et la tranquillité, entre réception étincelante, candélabres polis et agitation feutrée des femmes de chambre. Mais sous ce vernis policé se prépare un orage : l’arrivée d’une chanteuse de jazz glamour de Chicago et un bal masqué, censé être l’événement de la saison, deviennent rapidement le théâtre d’événements inquiétants.

Plusieurs chambres sont fouillées, y compris celle de Kitty, et l’on murmure qu’un rubis disparu – qui aurait appartenu à la mère de Kitty, elle-même mystérieusement disparue durant la Grande Guerre – serait la clé de toutes ces intrusions. Lorsque les cambriolages dégénèrent en agressions, puis en meurtre, l’affaire prend une tournure sanglante. La paisible façade du Dolphin se craquelle pour révéler un univers de secrets, de rancunes et de convoitises.

Kitty, héroïne aussi intrépide qu’attachante, ne se laisse pas intimider. Déterminée à protéger la réputation de son hôtel et la sécurité de ses clients, elle mène sa propre enquête. Elle trouve un allié de taille en la personne de Matthew Bryant, ex-capitaine de l’armée devenu agent de sécurité. Le duo, à la fois complémentaire et piquant, rappelle avec un charme indéniable les tandems mythiques du roman policier classique.

Helena Dixon réussit à recréer l’atmosphère raffinée et mystérieuse de l’Angleterre des années 30, où chaque détail – un bal masqué, un couloir mal éclairé, une rumeur persistante – devient une pièce du puzzle. Le style est fluide, alerte, et la tension monte par paliers, entre fausses pistes, rebondissements et révélations. Ce premier tome installe un univers riche en personnages hauts en couleur, où l’on devine déjà le potentiel pour de futures enquêtes savoureuses.

Meurtre au Dolphin Hotel est une lecture réjouissante, parfaite pour les amateurs de mystères à l’ancienne, où l’ambiance feutrée et élégante contraste avec l’ombre de la mort qui rôde. L’énigme, finement construite, s’ancre dans un contexte historique qui donne au récit une saveur particulière, avec en toile de fond le mystère du passé familial de Kitty.

Un premier volume accrocheur et addictif, qui séduira aussi bien les nostalgiques d’Agatha Christie que les lecteurs de T.E. Kinsey ou d’Elizabeth Edmondson. À la fois divertissant et intrigant, ce roman installe une héroïne forte et moderne dans un décor classique, et promet une série d’enquêtes qu’il sera difficile de lâcher.

  • Éditeur ‏ : ‎ Talent Editions
  • Date de publication ‏ : ‎ 24 septembre 2025
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 320 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2378154798
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2378154790

Simone – Tome 03: Mais un jour dans notre vie, le printemps refleurira de Jean-David Morvan , David Evrard, Walter Pezzali

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Le destin hors du commun d’une résistante déportée.

Avec ce troisième tome, Jean-David Morvan poursuit son travail d’orfèvre autour de la figure de Simone Veil, en collaboration avec David Evrard au dessin et Walter Pezzali à l’encrage. Après avoir exploré l’enfance, l’arrestation puis la déportation de Simone Jacob à Auschwitz-Birkenau, la série entre dans une nouvelle étape, plus intime mais tout aussi bouleversante : celle du retour à la vie, de la reconstruction après l’horreur, et du lent chemin vers une parole publique qui fera d’elle l’une des plus grandes voix de la France contemporaine.

Le titre, Mais un jour dans notre vie, le printemps refleurira, porte en lui une promesse : celle de l’espérance renaissante après la nuit la plus noire. Tout l’album est traversé par cette tension entre la mémoire du traumatisme et l’exigence de vivre, entre la douleur du passé et la force d’avancer. On y découvre une Simone jeune adulte, fragile mais déterminée, marquée par l’expérience concentrationnaire mais déjà portée par une énergie incroyable, celle qui la conduira plus tard à devenir magistrate, puis femme politique.

Le scénario de Jean-David Morvan se distingue par son équilibre entre rigueur historique et intensité émotionnelle. Jamais l’emphase ne vient brouiller le récit, mais chaque dialogue, chaque séquence porte la trace d’un immense respect pour la vérité et pour la mémoire. La documentation est précise, nourrie par les témoignages et par la voix même de Simone Veil, mais elle est toujours mise au service d’une narration accessible, claire et sensible, capable de toucher un large public, des collégiens aux lecteurs adultes.

Le dessin de David Evrard, appuyé par l’encrage subtil de Walter Pezzali, joue un rôle fondamental. Par un trait expressif, parfois presque fragile, il parvient à traduire ce mélange d’humanité et de douleur. Les visages, marqués mais lumineux, disent autant que les mots la difficulté de vivre après l’indicible. La couleur, délicatement posée, fait ressortir les contrastes entre les souvenirs sombres et la lumière d’un avenir possible. L’ensemble donne à l’album une dimension visuelle poignante, qui rend palpable l’émotion.

Ce tome n’est pas seulement un chapitre supplémentaire dans une biographie : il est une véritable œuvre de transmission. En mettant en avant la force de résilience de Simone Veil, il rappelle aux lecteurs que la mémoire n’est pas qu’un devoir de rappel, mais aussi une invitation à construire un avenir différent. Le récit parle autant de la nécessité de témoigner que de la possibilité de transformer l’épreuve en engagement.

La série Simone se confirme ainsi comme un projet d’envergure, qui dépasse le cadre de la bande dessinée biographique pour devenir un outil pédagogique et citoyen. À travers elle, c’est toute une nouvelle génération qui peut découvrir la trajectoire d’une femme dont le parcours a façonné l’histoire européenne.

Avec Mais un jour dans notre vie, le printemps refleurira, Morvan, Evrard et Pezzali livrent un album puissant, à la fois hommage et leçon d’espérance. Un récit qui, sans jamais atténuer la douleur du passé, fait naître dans le cœur du lecteur une certitude : après la nuit, le printemps peut refleurir.

  • Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD
  • Date de publication ‏ : ‎ 24 septembre 2025
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 72 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 234405314X
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344053140

El Refugio Atomico Saison 1 : Explication de la fin !

La série El Refugio Atómico vient tout juste d’arriver sur Netflix et elle fait déjà beaucoup parler. Sur le papier, l’idée est simple : un groupe de personnes s’enferme dans un bunker pour échapper à une catastrophe mondiale. Mais, comme souvent dans ce genre de récits, la réalité est bien plus complexe. Aujourd’hui, je vais revenir en détail sur la fin, expliquer ce qu’elle signifie, analyser les points importants de l’histoire et donner mon avis général. Alors prenez place, servez-vous quelque chose à boire, et c’est parti.

Dès le départ, la série installe une atmosphère oppressante. Les personnages, persuadés que le monde extérieur est détruit, s’enferment dans un bunker présenté comme leur seul refuge. L’espace est clos, les règles sont strictes et les tensions apparaissent très vite. Mais au fil des épisodes, on sent que quelque chose ne colle pas. Des indices disséminés ici et là laissent planer le doute : et si la catastrophe n’avait jamais eu lieu ?

Dans le dernier épisode, tout explose, au sens figuré. Max, qui a peu à peu gagné la confiance des autres, parvient à prendre le contrôle du bunker. Son objectif n’est pas seulement de survivre, mais de sauver Mimi, une jeune fille malade dont l’état s’aggrave rapidement. Pour cela, il n’a qu’une solution : sortir, affronter la surface, trouver un hôpital. Il est soutenu par Asia, la petite sœur de son ancienne compagne Anne, décédée avant les événements. Cette relation compliquée crée déjà un dilemme émotionnel fort, mais Max n’a pas le choix.

Il se prépare, enfile une combinaison pour se protéger des radiations supposées, et approche de la porte blindée. Mais Minerva, la propriétaire du bunker et véritable chef de cette machinerie, l’a compris. Elle envoie Jao pour le stopper. Pendant ce temps, Asia découvre que Mimi est morte. Elle tente de raisonner Max, de l’empêcher de sortir, mais lui est déterminé : il n’en peut plus de cette prison souterraine. C’est alors qu’Asia, dans un moment de sincérité bouleversant, lui avoue son amour. Elle n’a jamais osé le dire, pensant que c’était une trahison envers sa sœur. Max reçoit ses mots, lui promet de revenir, puis franchit la porte. La série s’achève là-dessus, sur cette ouverture qui nous laisse haletants : a-t-il découvert le vrai monde, ou seulement une autre illusion ?

Pour comprendre cette fin, il faut revenir au cœur de l’intrigue : le bunker lui-même. Contrairement à ce que tout le monde croit, il n’a jamais été construit pour sauver l’humanité. La catastrophe mondiale n’existe pas. Pas de guerre nucléaire, pas de radiation, pas de fin du monde. Tout est une invention de Minerva et de son frère. Leur objectif est purement financier : escroquer les plus riches en leur vendant une place dans un abri de luxe. Pour y parvenir, ils ont déployé une mise en scène impressionnante. Minerva a créé des environnements trompeurs, a tourné une fausse vidéo d’une dizaine de minutes montrant un monde détruit, irradié, chaotique. Les pensionnaires, terrifiés, ont cru à ce spectacle et ont accepté leur enfermement.

Ce plan machiavélique ne se limite pas à enfermer quelques milliardaires crédules. Minerva a également profité de la situation pour escroquer leurs familles, leur soutirant encore plus d’argent. Le plus effrayant, c’est que cette supercherie n’était programmée que pour durer trois semaines. Ensuite ? On ne sait pas. Les créateurs de la série laissent volontairement cette zone d’ombre. Venaient-ils éliminer les pensionnaires ? Lancer une nouvelle illusion pour prolonger le confinement ? Tout est possible. Mais c’était sans compter sur Max, la variable imprévue qui menace de tout faire s’effondrer.

Le personnage de Max est fascinant parce qu’il incarne à la fois la rébellion et le doute. Contrairement aux autres, il ne se laisse pas berner par les images ou les discours de Minerva. Sa volonté de chercher la vérité le pousse à prendre tous les risques, même celui de mourir à la surface. Mais le twist, c’est que la série ne nous dit jamais clairement ce qu’il découvre. Est-il vraiment sorti dans le monde réel ? Ou Minerva avait-elle prévu ce scénario, avec une nouvelle illusion prête à le piéger ? On sait qu’elle a toujours un coup d’avance, et ce doute final est précisément ce qui rend la conclusion si troublante.

Un autre fil narratif important, c’est la relation entre Max et Asia. Tout au long de la série, une tension sous-jacente se développe. Asia est la petite sœur d’Anne, l’ancienne compagne de Max, morte avant les événements. Elle est partagée entre sa fidélité à la mémoire de sa sœur et ses propres sentiments. Max, de son côté, est tiraillé entre son deuil, sa volonté de survivre et son attirance pour Asia. Ce n’est qu’au moment du final que la vérité éclate : Asia l’aime depuis longtemps. Cette confession bouleverse la dynamique et donne une profondeur émotionnelle supplémentaire au cliffhanger.

Ce choix scénaristique, de mêler le suspense d’un thriller avec les émotions d’un drame intime, rappelle d’ailleurs les codes déjà utilisés par les créateurs de La Casa de Papel. On y retrouve le goût pour les intrigues en huis clos, les jeux de manipulation psychologique et les relations complexes entre les personnages. El Refugio Atómico n’est pas seulement une série de science-fiction, c’est aussi une critique sociale. Elle pointe du doigt la cupidité des riches, la vulnérabilité des foules face à la peur, et la façon dont certains peuvent exploiter ces peurs pour en tirer profit.

Le bunker devient une métaphore : une prison dorée où l’on s’enferme volontairement parce qu’on préfère croire à une illusion rassurante plutôt qu’affronter la vérité. Max, en refusant cette illusion, incarne le besoin de liberté et de vérité, même au risque de tout perdre.

Au final, cette série nous laisse avec plus de questions que de réponses. Max est-il libre ou piégé ? Asia et lui auront-ils une chance de se retrouver ? Minerva a-t-elle encore un plan en réserve ? Tout est laissé en suspens, et cette ambiguïté nourrit la réflexion bien après le visionnage.

Sur le plan narratif, El Refugio Atómico est une réussite. Dès le premier épisode, on est accroché, on veut comprendre, on cherche les indices. Le rythme est soutenu, les retournements nombreux, et même si certains passages paraissent parfois un peu longs ou trop explicites, la tension reste constante. Le final, ouvert, frustrera sans doute une partie du public, mais il est parfait pour nourrir des théories et créer l’attente d’une éventuelle saison deux.

Personnellement, j’ai vraiment apprécié l’expérience. Ce mélange de thriller psychologique, de science-fiction et de drame humain fonctionne bien. L’esthétique est soignée, l’atmosphère angoissante, et les personnages, même secondaires, ont tous quelque chose à défendre. Pour moi, c’est un solide huit sur dix.