Disponible sur Netflix depuis peu, la saison 2 de Fatal Séduction poursuit son mélange sulfureux de thriller politique, trahisons familiales et désir toxique. La première saison s’achevait sur un cliffhanger terrible : Nandi était envoyée en prison, tandis que Vilakazi et la troublante Precious resserraient leur emprise sur Vuyo et Zinhle. Beaucoup de questions restaient en suspens – à commencer par l’affaire vieille de 11 ans autour de la mort de la jeune Busi.
🔎 Alors… que se passe-t-il réellement à la fin de la saison 2 ?
On l’attendait depuis le début : l’identité du meurtrier de Busi est enfin dévoilée. Et il ne s’agit ni de Jacob ni du père de Precious… mais de Precious elle-même. Dans une scène tragique, on comprend qu’elle tentait simplement de se cacher de son père violent et qu’elle a accidentellement étouffé Busi en voulant la faire taire. Un accident – mais un accident qu’elle a enfoui pendant des années.
❗Ce que Vilakazi, lui, ignorait totalement. Persuadé que le père de Precious était responsable, il l’a tué par vengeance… s’attachant alors à Precious dans une relation mêlée de culpabilité, de désir et de pouvoir.
Mais ce n’est pas tout. Nandi, de son côté, reprend le contrôle. Et d’une manière radicale :
Elle force Leonard à accepter le divorce en le menaçant de révéler qu’il a assassiné Yusuf.
Elle manipule Vuyo à travers Precious pour le faire accuser du meurtre de Yusuf – un retournement cruel, mais totalement cohérent avec ce qu’il lui a fait subir en saison 1.
👉 Bref : Nandi décide de ne plus subir. Et cette fois, personne ne se mettra en travers de sa route – pas même Jacob.
🖤 Et Jacob dans tout ça ?
Il passe une dernière nuit avec Nandi… mais elle choisit finalement de mettre fin à leur relation, préférant se concentrer sur sa fille et sur sa propre reconstruction. Jacob, lui, obtient tout de même une forme de rédemption : il réussit à blanchir le nom de son père, injustement accusé pendant toutes ces années.
Disponible depuis quelques jours sur Netflix, Night Always Comes s’est imposé comme l’un des thrillers les plus puissants et les plus réalistes du moment. Vanessa Kirby y livre sans doute l’une de ses interprétations les plus fortes, dans ce portrait d’une jeune femme broyée par une Amérique moderne où la pauvreté et l’isolement ne laissent aucune chance.
Pendant tout le film, Lynette se bat pour une seule chose : garder un toit au-dessus de la tête de sa famille. Mais lorsque sa mère dépense leur apport pour… s’offrir une voiture, tout s’écroule. Lynette n’a alors plus qu’une nuit pour trouver l’argent. Ce marathon étouffant dans les rues de Portland la pousse à franchir des limites qu’elle se refusait jusque-là à dépasser.
🔎 Mais alors… qu’est-ce qui se joue vraiment à la fin de Night Always Comes ?
Alors que Lynette supplie Doreen (sa mère) de cosigner le prêt, cette dernière finit par avouer qu’elle n’en a jamais eu l’intention. Pire : elle ne souhaite même plus vivre dans cette maison, symbole pour elle d’années de souffrance. Tout ce que Lynette a tenté jusqu’ici (l’argent, les compromis, les humiliations) n’a servi à rien.
Doreen lui explique qu’elle refuse de « revivre ça » et qu’elle va s’installer ailleurs avec Kenny. Lynette réalise d’un coup : non seulement sa mère a déjà pris sa décision, mais elle la tient en quelque sorte pour responsable de tout — y compris de son propre enlèvement, lorsqu’elle avait 16 ans.
👉 À ce moment-là, la confrontation devient intime, douloureuse. Lynette est en colère, mais elle comprend aussi une chose essentielle : sa mère n’a jamais été là pour elle… mais elle sera peut-être capable d’être là pour Kenny, son petit frère.
Et puis, dernier coup de massue : le propriétaire laisse un message. Il a changé d’avis. Il vendra la maison à un autre acheteur. Même avec la signature de Doreen, elles n’auraient rien obtenu.
Lynette laisse alors une lettre à sa mère — ainsi qu’un peu d’argent à Gloria (qu’elle avait blessée en lui volant de l’argent plus tôt). Dans cette lettre, Lynette explique qu’elle ne regrette pas de s’être battue pour sa famille… mais qu’elle a enfin compris qu’il est temps de se battre pour elle.
🚗 Elle monte dans sa voiture. Elle part. Sans maison, sans famille… mais un peu plus libre.
🎬 Une fin douce-amère
La fin est dure : Lynette perd tout ce pour quoi elle s’est battue. Pourtant, il y a aussi quelque chose de beau dans ce renoncement. Night Always Comes ne raconte pas une victoire. Il raconte un point de bascule : le moment où Lynette arrête d’essayer de sauver un monde qui ne veut pas être sauvé.
On espère maintenant qu’elle pourra se reconstruire — et que Doreen, cette fois, saura vraiment prendre soin de Kenny.
Dans Les Ombres du monde, Michel Bussi fait entrer l’Histoire dans le roman et le roman dans l’Histoire, articulant, en maître du suspense, la construction romanesque avec les faits historiques.
Les Ombres du monde marque un tournant dans l’œuvre de Michel Bussi. En quittant le cadre du polar contemporain, il s’attaque à l’un des événements les plus tragiques du XXᵉ siècle : le génocide rwandais. Mais plutôt que d’en faire une fresque historique classique, il choisit la voie de l’intime, à travers l’histoire de Jorik Arteta, officier français, et de ses descendantes, dont les destinées sont irrémédiablement liées à celle du Rwanda.
L’histoire débute en octobre 1990. Envoyé en mission à Kigali, Jorik rencontre Espérance, jeune professeure engagée, porteuse des espoirs suscités par l’ouverture démocratique. Leur relation, pleine de douceur et d’idéalisme, fait exister un Rwanda encore lumineux, traversé par un souffle de liberté. En filigrane cependant, Michel Bussi laisse affleurer les premières tensions, les fractures ethniques, les discours de haine qui commencent à se diffuser.
Puis vient le 6 avril 1994 : une explosion dans le ciel de Kigali, l’avion présidentiel abattu, et avec lui, la bascule irréversible. En quelques lignes à peine, le roman fait passer le lecteur d’un monde fragile mais vivant à un déferlement de violence. Les cent jours qui suivent ne sont pas décrits pour choquer, mais pour montrer, avec dignité, la sidération, la peur, les disparitions. Bussi ne cherche pas à donner une vérité définitive sur les responsabilités : il s’intéresse à ceux qui savaient, à ceux qui se sont tus, à la façon dont les individus peuvent se retrouver pris dans une mécanique politique qui les dépasse.
C’est ce silence qui revient, trente ans plus tard, lorsque Jorik retourne au Rwanda avec sa fille et sa petite-fille, à Noël 2024. Chacun poursuit une quête différente. Jorik cherche à affronter enfin ce qu’il a refoulé depuis des années. Sa fille veut comprendre les zones grises d’un récit familial incomplet. Sa petite-fille, plus innocente, confronte son regard neuf à la complexité d’un pays qui porte encore les traces du génocide tout en se tournant vers l’avenir. Le Rwanda contemporain, tel que le décrit Bussi, n’est ni idéalisé ni misérablement figé : il est vivant, dynamique, mais hanté, lui aussi, par des ombres.
Le roman est construit comme un jeu de miroirs entre passé et présent, entre histoire collective et secrets familiaux. Ce procédé n’a rien d’un artifice : il permet de montrer combien les traumatismes ne disparaissent jamais véritablement, mais se transmettent, parfois sous forme de silence ou de malaise. Le suspense naît alors non pas d’un mystère policier, mais d’une tension morale : qu’a fait Jorik ? jusqu’où a-t-il vu ? jusqu’où a-t-il accepté ? Michel Bussi pose, sans dogmatisme, la question de la responsabilité individuelle face à l’engrenage de la violence.
L’écriture est volontairement sobre, presque retenue, mais régulièrement traversée d’images d’une vraie poésie. Ce choix de ton rend la lecture profondément émotive : là où un récit grandiloquent aurait pu affaiblir le propos, cette sobriété renforce au contraire la puissance tragique des événements, tout en permettant une respiration. Certains passages, notamment ceux qui évoquent la relation entre Jorik et Espérance, ou les découvertes de la petite-fille en 2024, sont d’une beauté saisissante.
Éditeur : Presses de la Cité Date de publication : 14 août 2025 Édition : 1er Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 576 pages ISBN-10 : 2258212294 ISBN-13 : 978-2258212299
Damien, 11 ans, s’apprête à découvrir son Ombre Nébuleuse, comme tous les élèves du collège. Une simple formalité, un jeu scientifique sans conséquence.
Avec La guerre des ombres, Gaël Aymon réussit un tour de force : proposer un roman jeunesse à la fois accessible et profondément politique, en interrogeant ce que signifie “être soi” dans une société obsédée par le contrôle et la normalisation.
Dès les premières pages, on plonge dans un monde qui ressemble au nôtre, mais légèrement décalé, comme dans toute bonne dystopie. Au collège, tous les élèves passent sans se poser de questions par un étrange protocole de “révélation d’Ombre Nébuleuse”. La procédure est présentée comme un rite institutionnel banal, un simple outil de connaissance, presque festif. Sauf que le moment où la lumière s’allume, tout bascule pour Damien : son Ombre est différente – inquiétante. Et cette différence, au lieu d’être questionnée, sera immédiatement suspectée et classifiée.
C’est là que le roman prend toute son ampleur. Gaël Aymon ne se contente pas d’un récit d’aventure : il propose une véritable réflexion sur la stigmatisation. Très subtilement, l’auteur montre comment un simple dispositif scientifique peut devenir un outil de tri, comment l’État, en prétendant protéger, finit par exclure. Cette évolution terrifiante du monde de Damien fait écho de manière très contemporaine à nos sociétés, où la norme devient un argument de pouvoir.
Damien fonctionne dès lors comme un héros lucide et fragile. Sa peur, sa solitude, son besoin de comprendre – mais aussi son refus intérieur d’être réduit à une catégorie – le rendent extrêmement attachant. On retrouve ici l’un des grands talents de Gaël Aymon : donner aux enfants des personnages qui doutent, qui résistent, qui pensent. À ses côtés, les autres personnages prennent eux aussi une dimension très juste : les camarades qui se détournent par peur, les adultes qui obéissent par confort, quelques rares alliés qui prennent le risque de désobéir.
L’écriture reste très fluide, sans jamais tomber dans la simplification. Le suspense est constant, porté par une tension psychologique et un arrière-plan politique saisissant. On lit le livre comme un thriller, mais on referme les pages en ayant véritablement réfléchi à ce qui constitue notre identité, au regard que la société pose sur nous – et à la nécessité d’y résister.
Les illustrations d’Églantine Ceulemans viennent appuyer cette ambiance entre ombre et lumière : elles soulignent l’étrangeté du monde, tout en gardant une sensibilité enfantine qui rappelle que ce roman parle aussi d’un passage à l’âge critique où les illusions tombent
Éditeur : EDL Date de publication : 27 août 2025 Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 184 pages ISBN-10 : 2211348750 ISBN-13 : 978-2211348751 Poids de l’article : 308 g
My Oxford Year est disponible sur Netflix, et si vous avez vu le film, vous savez déjà qu’il ne s’agit pas d’une simple romance. Adapté du roman de Julia Whelan publié en 2018, le long-métrage emmené par Sophia Carson prend le genre à revers et se termine sur une note à la fois déchirante et incroyablement lumineuse. Beaucoup se posent la même question après le visionnage : pourquoi ce choix radical pour la fin ? Et surtout, qu’est-ce que cela dit du film tout entier ?
L’histoire suit Anna, une jeune prodige de la politique américaine incarnée par Sophia Carson. Elle obtient une bourse prestigieuse pour passer une année à Oxford, avec un plan de vie parfaitement millimétré : études, carrière brillante, avenir en politique à Washington. Mais tout change lorsqu’elle croise le chemin de Jamie Davenport, professeur charismatique et secret. Leur relation naît presque par accident, dans des échanges vifs, des regards et des non-dits, avant de se transformer en véritable histoire d’amour.
Et puis, le choc. Anna découvre que Jamie cache un lourd secret : il est atteint d’un cancer en phase terminale. Pire encore, il a refusé de suivre le traitement expérimental qui pourrait prolonger sa vie. Il préfère vivre intensément ce qu’il lui reste de temps, plutôt que de subir des mois de souffrance dans un hôpital.
La fin du film est construite autour de ce choix. Anna, face à la maladie et à l’inéluctable, abandonne sa carrière politique pour rester avec Jamie. C’est un acte de rébellion contre tout ce qu’elle avait prévu pour elle-même, mais aussi un acte d’amour et de courage : choisir la fragilité et le bonheur éphémère, plutôt que la sécurité et l’ambition.
Jamie meurt finalement dans les bras d’Anna, dans une scène volontairement épurée, sans grandes phrases ni pathos. Pas de déclaration larmoyante, pas de musique dramatique. Juste un dernier souffle, simple et digne. C’est cette retenue qui rend la séquence bouleversante : le film refuse le mélodrame et préfère la vérité du moment.
Après sa mort, Anna décide de réaliser le rêve qu’ils avaient imaginé ensemble : traverser l’Europe. On la voit à Paris, Amsterdam, Venise, Santorin. Au début, dans le montage, Jamie semble encore être là, comme une ombre bienveillante. Et puis, peu à peu, il disparaît des plans. Anna est seule, mais cette solitude n’est pas un vide. Elle est remplie de souvenirs, de traces de ce qu’ils ont vécu. Chaque lieu devient un hommage, chaque pas une manière de faire vivre Jamie autrement.
De retour à Oxford, Anna ne reprend pas simplement ses études : elle devient professeur de poésie, dans la même salle où elle avait rencontré Jamie. Lors de son premier cours, elle apporte un Victoria sponge cake – le fameux gâteau que Jamie avait utilisé pour briser la glace lors de leur rencontre. Ce geste simple contient toute l’émotion du film : Jaime n’est plus là, mais il est partout, dans chaque détail, dans chaque choix qu’Anna fait désormais.
Le film ajoute un autre symbole fort : avant de mourir, Jamie offre à Anna une première édition de Walden, de Henry David Thoreau, un livre sur la vie intentionnelle, sur l’importance de choisir consciemment ce qui compte vraiment. Au début du film, Anna vivait selon un plan parfaitement établi. À la fin, elle comprend que les moments fugaces peuvent avoir plus de poids que les projets d’une vie entière. Elle apprend à vivre chaque jour délibérément, non plus en fonction d’un futur hypothétique, mais pour l’instant présent.
La grande différence avec le roman de Julia Whelan est là : dans le livre, Jamie ne meurt pas. Il tente un traitement expérimental et survit, laissant la porte ouverte à un futur commun, fragile mais porteur d’espoir. Le film, lui, a choisi une route beaucoup plus radicale, et ce n’est pas anodin. Le réalisateur et les scénaristes ont expliqué vouloir explorer l’amour dans l’ombre de la perte, questionner ce qu’il reste d’une histoire quand elle est vouée à s’interrompre brutalement.
Ce choix donne au film une gravité rare dans les romances modernes. Là où beaucoup de récits préfèrent rassurer avec des fins heureuses, My Oxford Year ose dire que toutes les histoires d’amour n’ont pas besoin de durer pour être profondes. Qu’une seule année, une seule rencontre, peut redéfinir tout un destin.
Jamie choisit la joie plutôt que la survie. Anna choisit l’amour, même s’il est voué à la perte. Et nous, spectateurs, nous repartons avec cette idée douce-amère : certaines histoires brûlent vite, mais la lumière qu’elles laissent derrière elles… elle, elle ne s’éteint jamais.
Découvrez l’incroyable histoire de Zandro Cizo, un chat tigré de 17 ans, future star du ballon rond.
On retrouve avec un plaisir immense Zandro Cizo, ce chat tigré de 17 ans qui a su, contre toute attente, s’imposer comme la nouvelle pépite du ballon rond. Aré poursuit ici son incroyable fable sportive avec ce sixième tome, Mercato Show, et nous emmène dans les coulisses d’un moment décisif de toute carrière de joueur : le transfert.
D’abord jugé trop fragile pour fouler une pelouse professionnelle, Cizo est aujourd’hui l’espoir d’un continent européen en panne de magie footballistique. Mais là où les premiers tomes racontaient l’éclosion d’un talent, celui-ci explore un autre versant : celui du choix. Le héros félin se retrouve face à un dilemme qui dépasse la simple question sportive. Entre les sirènes d’un mercato surmédiatisé, les promesses de gloire, la pression des supporters et ses propres doutes, saura-t-il choisir la bonne voie ? Et surtout, pourra-t-il rester fidèle à ce qui l’a toujours porté : le plaisir du jeu et la liberté d’un chat qui n’appartient à personne ?
Aré signe une histoire à la fois drôle, vibrante et incroyablement humaine, peuplée de clins d’œil au football d’hier et d’aujourd’hui, mais surtout habitée par cette chaleur et cette mélancolie qui font tout le sel de la série. Avec Mercato Show, il parle autant de sport que de passage à l’âge adulte, d’amitié, de loyauté et de la difficulté de rester soi quand tout le monde attend que tu sois quelqu’un d’autre.
Une BD qui, comme un caviar parfaitement dosé, se savoure à tout âge : les enfants y verront l’épopée d’un chat hors du commun, les adultes reconnaîtront les échos d’un monde où le rêve et la pression se mêlent sans cesse. Aré réussit le pari rare de faire battre le cœur du football et celui du lecteur à l’unisson.
Éditeur : Kennes les 3 As Date de publication : 20 août 2025 Édition : Illustrated Langue : Français Nombre de pages de l’édition imprimée : 56 pages ISBN-10 : 2931300187 ISBN-13 : 978-2931300183
La saison s’ouvre sur la vie d’Helena, prisonnière d’un mariage toxique avec Claudio, un mari violent et manipulateur qui exerce une emprise destructrice sur elle et leur fils, Fer. En quête d’évasion et de plaisir, Helena rencontre Ivan, un escort boy, et débute une liaison clandestine avec lui. Peu à peu, leur relation devient une arme : Helena envisage de filmer leurs ébats pour faire chanter Claudio et briser son pouvoir.
Mais les choses dérapent lorsque Claudio découvre la caméra cachée, déclenchant une nuit de terreur alors que Fer se rapproche de Valle, sans savoir qu’il se dirige vers un piège.
Explication de la fin de la Saison 1 de Péchés Inavouables
Dans le dernier épisode, la vérité éclate : c’est Helena qui a tué Claudio. Le flashback de la nuit fatidique lève enfin le voile : loin du récit qu’elle a livré à la police, Helena a planifié son acte. Elle s’est introduite dans la maison de Claudio, a effacé toute trace compromettante de l’ordinateur, puis a tendu une embuscade.
Dans un geste lourd de sens, elle choisit de révéler son visage à Claudio au moment de lui ôter la vie, comme une ultime affirmation de son identité et de sa libération après des années de violence et de domination.
Un meurtre comme acte de survie
Le geste d’Helena n’est pas seulement un crime, c’est une rupture. Claudio incarne l’abus de pouvoir sous toutes ses formes : physique, psychologique, sexuel. Son influence toxique s’étend jusqu’à Fer, détruit par la dépendance et les humiliations. Helena comprend qu’aucune fuite n’est possible tant qu’il vit. Sa décision radicale devient alors un cri de survie, un moyen de briser le cycle de la violence… au prix d’y participer.
Ironiquement, pour s’affranchir de l’emprise de Claudio, Helena emprunte le même chemin de brutalité qu’il lui avait imposé.
Des répercussions bien au-delà de leur famille
La mort de Claudio soulage plus qu’Helena et Fer. Fedra, autre victime collatérale de ses manipulations, trouve enfin une forme de paix. L’histoire d’Ariel, le fils de Fedra, se clôt également : son suicide, lié à la sex tape que Claudio avait tournée, plane comme une ombre sur toute la saison. Helena efface la vidéo, offrant à Fedra un dernier réconfort et scellant une alliance tacite entre deux mères prêtes à tout pour protéger leurs enfants.
Dans cet ultime échange, Helena souligne leur ressemblance : des femmes poussées à franchir l’irréparable par amour maternel.
Une fin amère et libératrice
La conclusion de Péchés Inavouables ne cherche pas à justifier le meurtre, mais à montrer jusqu’où l’oppression peut mener une personne. En tuant Claudio, Helena met fin à des années d’abus et brise une chaîne de souffrances qui s’étendait bien au-delà de son foyer.
La caméra se referme sur une vérité troublante : parfois, la quête de liberté ne passe pas par la justice… mais par le péché.
Dans War of the Worlds: Revival, on apprend que la super-intelligence extraterrestre n’était pas venue pour nos ressources naturelles, mais pour quelque chose de bien plus abstrait : nos données. Will Radford, analyste en sécurité intérieure, découvre que ces hybrides bio-cybernétiques veulent aspirer tout ce que nous produisons : informations personnelles, réseaux sociaux, archives numériques…
Pourquoi des créatures venues de l’espace seraient obsédées par les photos de vacances sur Facebook ou les paniers Amazon abandonnés ? Le film ne donne jamais de réponse claire. Cette adaptation cybernétique du roman de H. G. Wells joue sur une idée originale, mais laisse des zones d’ombre qui frôlent parfois l’absurde.
Explication de la fin de La Guerre des Mondes (2025)
Alors que l’invasion s’intensifie, Will et Dave tentent de neutraliser les aliens avec un virus informatique, aidés par une équipe de hackers anonymes. Échec. Sandra découvre alors que ces créatures hybrides contiennent de l’ADN. Coup de chance : Faith vient de créer un code génétique cannibale capable de reprogrammer des cellules malades pour qu’elles s’autodétruisent.
Dave traduit ce code en langage machine pour infecter les extraterrestres… mais pour l’exécuter, il faut l’injecter directement dans Goliath, le serveur central. Problème : l’armée américaine s’apprête à bombarder le bâtiment du DHS où se trouve Goliath. Will décide d’y aller lui-même, clé USB en main. Sauf qu’il n’a… pas de clé USB. La solution ? En commander une sur Amazon Prime et la faire livrer par drone. Oui, c’est exactement ce qui arrive.
Le climax le plus improbable de l’année
Dans une scène finale à la fois tendue et complètement délirante, Mark balance la clé USB dans les sous-sols pendant que Dave pirate des drones pour ouvrir la voie. Faith, elle, soudoye un sans-abri pour récupérer un drone écrasé grâce à un bon d’achat Amazon de 1 000 $. Will parvient finalement à uploader le code, provoquant la destruction des extraterrestres de l’intérieur.
On croit qu’il meurt dans l’opération, surtout lorsqu’il envoie à ses enfants un e-mail d’adieu accompagné de photos de famille volées via un réseau de surveillance piraté. Mais surprise : Will n’est pas mort. Le film ne s’embarrasse pas d’explications. Il réapparaît sain et sauf, prêt à menacer le secrétaire à la Défense et à rejoindre la fête prénatale organisée pour Faith et Mark.
Une conclusion “happy end” sous acide
Dans l’épilogue, Briggs est arrêté, Faith devient une héroïne mondiale, Dave et Will dénoncent Goliath et Sandra prend la tête de la NASA. Tout se termine sur une note résolument optimiste, presque parodique.
La morale ? Les extraterrestres sont vaincus, l’humanité est sauvée, et visiblement, tout le monde renouvelle son abonnement Amazon Prime.
Le thriller suédois Une Vie Honnête, réalisé par Mikael Marcimain et adapté du roman de Joakim Zander par Linn Gottfrdsson, nous plonge dans une spirale de mensonges, de manipulations et de violence. Mais que signifie vraiment sa conclusion, et surtout… qui meurt à la fin ?
Explication de la fin de Une Vie Honnête sur Netflix
Dès les dernières scènes, on comprend que les failles de chaque personnage étaient présentes depuis le début. Max, par exemple, choisit de coucher avec Ludvig pour récupérer les clés de sa maison. Lorsque Simon la confronte, il lui demande pourquoi elle n’a pas simplement compté sur lui pour les voler. Max lui répond de manière ambiguë, laissant entendre qu’il n’aurait jamais franchi ce pas. Pourtant, à ce moment du récit, Simon avait déjà commencé à se rebeller contre Ludvig et Victor. Tout laissait donc penser qu’il l’aurait fait sans hésiter.
Pourquoi alors Max a-t-elle choisi cette méthode ? La seule explication, dérangeante, est qu’elle aime manipuler les hommes, en faisant de ce jeu un passe-temps dangereux.
De son côté, Robin devient la véritable bombe à retardement du groupe. Sa violence incontrôlée, loin de toute cause politique ou sociale, révèle qu’il ne cherche pas à se battre contre « le système », mais qu’il est simplement incapable de se maîtriser. Là où les autres se voient comme des justiciers modernes, Robin n’est qu’un homme perdu qui aurait eu besoin d’aide, pas d’un pistolet et d’un plan de cambriolage.
Le twist final : une critique de leur hypocrisie
Après le braquage chez Ludvig, Simon tente de se convaincre qu’ils n’ont fait de mal qu’à « ceux qui ont trop », en référence à Joyce, blessée par balles. Mais Ludvig lui rétorque que Joyce n’était qu’une femme de ménage qui travaillait dur pour payer les études de ses petits-enfants. En la tuant, qu’ont-ils réellement prouvé ?
Cette révélation glace le sang : tout ce discours pseudo-révolutionnaire ne cache que de l’égoïsme et de la lâcheté. Joyce n’était ni riche ni oppressive, juste une femme essayant d’assurer un avenir meilleur à sa famille. Leur prétendue rébellion n’a fait qu’écraser une innocente.
La dernière scène et la question de la mort
Dans la séquence finale, la manière dont Henrik et Simon choisissent un nouveau « bouc émissaire » achève de dévoiler la mécanique du groupe : un cycle sans fin de violence et de manipulation. La mort de Joyce devient alors le symbole ultime de leur hypocrisie et de l’échec total de leurs idéaux.
Le film ne cherche pas à offrir de catharsis. Au contraire, il laisse un arrière-goût amer : derrière les slogans de « justice sociale », certains n’aspirent qu’au chaos. Ce n’est pas une révolution, juste une excuse pour faire du mal.
Plongez au coeur de la création de Dracula, le nouveau film événement de Luc Besson.
Ce livre est bien plus qu’un simple récit de tournage : c’est une porte entrouverte sur l’atelier de Luc Besson, là où naissent les rêves de cinéma. Avec Dracula – Aventure et découverte d’un film, on suit pas à pas la métamorphose d’une idée en une œuvre, depuis les premières lignes du scénario jusqu’au dernier plan enregistré sur le plateau.
Au fil des pages, on sent battre le cœur du projet : la fascination de Besson pour ce mythe immortel, son envie d’y insuffler à la fois un souffle romantique et une intensité presque tragique. Le livre dévoile les moments de doute, les élans d’audace, les nuits blanches et les éclats de rire partagés par l’équipe. On y croise des dessins préparatoires griffonnés à la hâte, des confidences d’acteurs entre deux prises, et ces instants suspendus où tout le monde sait qu’une scène est en train de devenir inoubliable.
C’est un voyage à l’intérieur d’un film en train de s’inventer, mais aussi à l’intérieur d’une aventure humaine, faite de passion, de tâtonnements et de découvertes. Dracula – Aventure et découverte d’un film donne envie de replonger dans la légende avec des yeux neufs, et rappelle que derrière chaque grand mythe de cinéma, il y a toujours une bande de rêveurs qui osent y croire.
Auteur Luc Besson Editeur Europacorp Date de parution 22/07/2025 Collection Avent. Et Decouv. D’Un Film EAN 9791041575473 ISBN 1041575475