Les Fleurs du mal (Ledroit) de Olivier Ledroit (Auteur), Charles Baudelaire (Auteur original)

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Au-delà des mots, une rencontre picturale et sensorielle avec Charles Baudelaire

Olivier Ledroit ne se contente pas d’illustrer Les Fleurs du mal : il en propose une véritable réincarnation visuelle. Loin de l’exercice académique ou décoratif, l’artiste s’immerge dans l’univers mental de Charles Baudelaire pour en restituer la fièvre, les obsessions et la sensualité trouble. Chaque image semble naître d’un même vertige que celui du poète, entre spleen urbain, fascination pour la beauté et attirance pour la chute.

Le livre se présente comme un objet d’art à part entière. Le grand format à l’italienne permet à Ledroit de déployer toute la richesse de son trait, d’une précision presque baroque. Femmes fatales, corps languissants, visages hallucinés, monuments parisiens et symboles macabres s’entrelacent dans des compositions foisonnantes, où l’érotisme côtoie la mort avec une grâce vénéneuse. La couleur, tantôt éclatante, tantôt assombrie par des teintes sépulcrales, accompagne les variations émotionnelles du texte baudelairien.

Ce qui frappe surtout, c’est la cohérence entre le fond et la forme. Ledroit ne cherche pas à illustrer chaque poème de manière littérale, mais à recréer l’atmosphère culturelle, artistique et spirituelle dans laquelle Baudelaire a plongé. Paris devient un théâtre fantasmé, les figures féminines incarnent tour à tour l’idéal inaccessible, la tentation et la damnation, tandis que les motifs récurrents — chats, crânes, visions oniriques — agissent comme des échos visuels aux thèmes majeurs de l’œuvre.

Cette adaptation est aussi une rencontre entre deux artistes séparés par un siècle et demi mais unis par une même sensibilité : le goût de l’excès, la recherche d’une beauté absolue et la lucidité cruelle sur la condition humaine. Les Fleurs du mal version Ledroit n’est ni une bande dessinée classique ni un simple livre illustré : c’est une expérience sensorielle, presque immersive, qui invite le lecteur à redécouvrir Baudelaire à travers un prisme résolument contemporain.

Un ouvrage somptueux, exigeant et envoûtant, destiné autant aux amateurs de bande dessinée qu’aux passionnés de poésie et d’art, et qui confirme Olivier Ledroit comme l’un des grands passeurs visuels de l’imaginaire littéraire.

  • Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD
  • Date de publication ‏ : ‎ 19 novembre 2025
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 248 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2344066780
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344066782
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 2,49 Kilograms
  • Âge de lecture ‏ : ‎ Dès 16 ans

PLURIBUS Episode 9 EXPLICATION DE LA FIN

Le final de Pluribus est enfin là et s’intitule « Lashika Oil Mundo », ce qui se traduit par « la fille ou le monde ».
Cet épisode met littéralement ces deux options en opposition directe. À mes yeux, il fonctionne comme un puissant écho au deuxième épisode de la saison, lorsque Carol retrouvait les autres survivants à Bilbao et se montrait insistante, agressive, imposant ses opinions aux autres.
Mais cette fois-ci, les rôles sont inversés : Carol est celle qui subit cette pression, et elle y réagit beaucoup moins bien.

Entre son histoire d’amour douce-amère, un sentiment de jalousie naissant, et une plongée plus profonde dans la réalité de sa relation avec Helen — qui n’était peut-être pas aussi heureuse qu’on le pensait — cet épisode apporte beaucoup d’éléments clés.


La scène d’ouverture

Le début du final se déroule à peu près au même moment que la fin de l’épisode, soit environ 71 jours après la Jonction.
La première image que nous voyons est celle d’un avion survolant un village isolé dans les montagnes. Au départ, je me demandais ce que c’était et qui pouvait bien se trouver à bord. Mais dès que Kusimayu apparaît — l’une des rares survivantes anglophones introduite dans l’épisode 2, qui avait clairement exprimé à Carol son désir de rejoindre la Jonction — j’ai compris qu’elle allait enfin réaliser son rêve.

Et ce rêve se matérialise par ce qui est transporté dans l’avion, puis protégé dans une voiture avec une ceinture de sécurité, soulignant à quel point cet objet est précieux pour les Autres.

Ce qui est particulièrement glaçant, c’est que Kusimayu semble vivre une sorte de dernier repas, presque comme un condamné à mort. Les autres lui expliquent qu’ils lui ont préparé son plat préféré. Ce sera la dernière fois qu’elle goûtera ce qu’elle aime en tant qu’individu à part entière.

On la voit aussi balayer inlassablement le même endroit du sol, ce qui traduit une forme d’ennui profond. Les autres s’occupent de tout dans le village, et elle n’a plus rien à faire. Contrairement à Kumba ou Busos, elle ne cherche ni à changer le monde ni à le sauver. Dans ce petit village de montagne, elle attend simplement que quelque chose change.

Avant la Jonction, on la voit s’occuper d’une chèvre dans un enclos. Or, les chèvres symbolisent souvent l’indépendance et la curiosité. C’est donc très symbolique, car ces deux qualités vont lui être retirées à jamais. En tant que membre de l’esprit collectif, elle n’aura plus jamais besoin d’être curieuse : elle saura tout.

Un détail intéressant de cette scène est que deux membres des Autres parlent à voix haute. L’un commente la couleur du ciel, l’autre évoque l’odeur de l’air et un sentiment d’espoir. Or, c’est un comportement inhabituel, puisqu’ils communiquent normalement par connexion électromagnétique. Peut-être parlent-ils à voix haute parce que Kusimayu n’a pas encore rejoint la Jonction, afin de lui offrir une dernière illusion de normalité.

Bien que son choix soit volontaire, le fait qu’elle soit assise dans l’enclos avec les animaux donne l’impression qu’elle est enfermée, attendant sa sentence. Tout évoque une fin de vie imminente.

Lorsqu’elle sort de l’enclos et marche avec les membres de la Jonction, leurs mouvements sont déjà synchronisés, annonçant ce qui l’attend.
On comprend également qu’elle a déjà donné ses cellules souches. Lorsqu’on lui dit « N’aie pas peur », et qu’elle répond « Je n’ai pas peur », il est clair que la promesse de paradis a pris le dessus sur sa solitude.

La tension demeure : son corps va-t-il accepter la Jonction ou la rejeter ?
La scène rappelle la Jonction de l’épisode 1. Kusimayu est allongée sur le sol, presque comme si elle renaissait, en harmonie avec la terre. Lorsqu’elle ouvre les yeux, la première chose qu’elle voit, ce sont les Autres.

Une fois la Jonction achevée, elle sourit. Mais la réaction collective est glaçante : aucun mot, aucune célébration. Le village devient silencieux. Les habitants se lèvent, vident les maisons et s’en vont. Kusimayu n’est plus une personne, elle est simplement une partie du tout.

Le moment le plus symbolique est sans doute lorsqu’elle libère les animaux de l’enclos. Tant qu’elle était la dernière survivante, les animaux étaient confinés. Désormais, ils sont libres. La chèvre la suit un instant, puis part. Les Autres quittent également le village.

À une échelle plus large, Kusimayu était la « chèvre » que les Autres protégeaient dans cet enclos naturel. Une fois intégrée, la porte s’ouvre, et tout le monde peut partir.

Cette scène montre deux choses essentielles :

  1. Les survivants peuvent changer d’avis et rejoindre la Jonction.
  2. Les Autres ne bluffaient pas : ils ont trouvé un moyen de convertir même les individus immunisés.

Cela fait directement écho à la révélation finale sur les ovules de Carol et l’extraction de cellules souches.


Manus et Carol – la fracture

60 jours, 16 heures et 30 minutes plus tard, un drone suit Manus arrivant chez Carol après un périple de milliers de kilomètres.
Carol et Zosa observent les images. Lorsque Carol demande ce que Manus veut, Zosa répond : « Il ne nous parlera pas. »
Ironiquement, c’était exactement l’attitude de Carol dans l’épisode 2 : méfiante, secrète, refusant que les Autres soient présents.

Un moment tendre entre Carol et Zosa révèle leur nouvelle dynamique : Zosa pose la main dans le dos de Carol pour la rassurer, un geste intime qu’ancienne Carol n’aurait jamais accepté. Mais on comprend plus tard que cette tendresse est une manipulation calculée destinée à maintenir Carol calme et sous contrôle.

L’ignorance des Autres à propos de Manus est aussi mise en avant lorsqu’ils disent : « Nous ne pensons pas qu’il te ferait du mal. » Une phrase inquiétante, car elle montre leur incapacité à garantir la sécurité humaine.

Lorsque Manus arrive et voit la Rolls-Royce dans l’allée, son regard traduit la confusion. Lui n’a rien pris. Carol, si. Elle a changé.

Leur confrontation révèle deux visions irréconciliables. Manus pense :

« Si on ne peut pas les réparer, ils sont mieux morts. »

Carol n’a jamais cru cela. Les tensions s’accumulent : où parler, utiliser le téléphone ou non, rester chez les voisins… Rien ne se passe comme prévu.

Un plan très symbolique montre un parapluie formant une frontière nette entre eux. Ils voulaient autrefois la même chose, mais ils sont désormais devenus deux individus radicalement différents.


La révélation finale

Zosa finit par avouer qu’elle ne peut pas mentir et qu’elle doit répondre à Manus. Carol réalise alors que l’amour qu’elle croyait exclusif ne l’était pas.
Lorsque Zosa dit :

« Nous l’aimons autant que toi »,
Carol comprend que ce lien n’était qu’une illusion.

La manipulation atteint son sommet lorsqu’on révèle que les Autres peuvent désormais extraire les cellules souches de Carol à partir de ses ovules congelés. Elle n’a plus que trois mois avant que la procédure ne soit effective.

C’est à cet instant que Carol comprend tout.

« Si tu m’aimais, tu ne ferais pas ça. »

Zosa répond :

« Tu dois le faire parce que je t’aime. »

Ce « je » au lieu de « nous » est la preuve ultime de la manipulation.

Carol revient alors à la réalité. L’amour était un mensonge. Et lorsqu’elle rentre chez elle, une bombe atomique l’attend sur son allée — un rappel brutal de la démesure et du danger des Autres.


Conclusion et saison 2

74 jours, 18 heures et 30 minutes.
Manus reste à Albuquerque pour étudier les champs électromagnétiques, les nœuds de courant et les interférences potentielles. Une piste claire pour une méthode de sabotage de la communication de l’esprit collectif.

Lorsque Carol dit enfin à Manus :

« Tu as gagné. On va sauver le monde. »

La saison 1 s’achève. Le compte à rebours est lancé.


Mon avis sur le final

Ce final est solide, tendu et intelligemment structuré. Pluribus est une série à combustion lente, rare et précieuse dans le paysage télévisuel actuel.
Elle fait confiance à l’intelligence du spectateur, pose de vraies questions sur l’individualité, l’amour, le consentement et le libre arbitre.

Vince Gilligan signe ici l’une des meilleures séries de l’année, peut-être même l’une des meilleures de la décennie.

Une saison 2 est confirmée, même si elle prendra du temps. Mais vu le succès massif sur Apple TV+, le retour est inévitable.

STRANGER THINGS – Saison 5, Volume 3 : Théories expliquées

Alors qu’il ne reste plus qu’un seul épisode de Stranger Things avant que la série ne s’achève définitivement, je pense qu’on peut dire sans se tromper que beaucoup d’entre nous sont un peu inquiets quant à la façon dont la série pourrait se terminer, surtout après ce qui nous a été montré dans le volume 2 de la saison 5.
Ce dernier n’a pas vraiment été à la hauteur du premier volume. Et avec l’équivalent d’un long-métrage encore à venir, il y a désormais énormément de choses à conclure.
À quelques jours seulement de la diffusion de l’épisode final, j’avais envie de partager ce que je pense qu’il pourrait se passer dans cet ultime épisode et comment, selon moi, la série se terminera au final. Alors, entrons dans le vif du sujet.
Voici l’explication des théories autour de Stranger Things, saison 5, volume 3.


Le retour du Flagelleur Mental

Le Flagelleur Mental sera révélé.
L’une des choses majeures que je pense que nous verrons dans l’épisode final de Stranger Things, et quelque chose qui, selon moi, doit arriver, c’est le retour du Flagelleur Mental.
Le Flagelleur Mental est le plus ancien antagoniste de l’univers. Et même si Vecna semble être celui qui tire les ficelles, je pense que l’épisode final va littéralement renverser toutes nos certitudes.

D’après la pièce de théâtre The First Shadow, Henry Creel a obtenu ses pouvoirs lorsqu’il est entré dans l’abîme et qu’il a été mis en contact avec le Flagelleur Mental. Celui-ci a essentiellement placé les ténèbres à l’intérieur de Henry et, lorsqu’il est revenu dans sa dimension après douze heures, il était devenu une autre personne.

Je pense que le groupe réussira à tuer Vecna dans le cadre de l’opération Beanstalk. On a d’ailleurs vu un Vecna affaibli dans le volume le plus récent, notamment à travers la manière dont Will a réussi à pénétrer son esprit et même à provoquer la fracture de son pied. Il n’est donc plus aussi puissant qu’il l’était dans la saison 4.

Avec l’opération Beanstalk mise en avant, une fois que le groupe entrera dans l’abîme, nous verrons Vecna être tué. Et alors qu’ils penseront avoir accompli leur mission, c’est à ce moment-là que le Flagelleur Mental se révélera.

Ils ne sont jamais allés dans l’abîme auparavant, seulement dans l’Upside Down, que l’on sait désormais être un trou de ver. Et une fois sur place, ils se retrouveront sur le terrain de jeu du Flagelleur Mental. Cela permettra de reconnecter la série à la toute première saison et de nous montrer le foyer de cette entité obscure qui a, en quelque sorte, tout créé.

Vecna a pour mission de fusionner les mondes et d’engloutir Hawkins dans les ténèbres. Mais si cette obscurité a en réalité été implantée en lui, il est possible que ce soit le Flagelleur Mental qui soit réellement aux commandes, et que ce soit là son véritable plan.

Le groupe devra alors trouver un moyen de vaincre le Flagelleur Mental. C’est là que je pense que les pouvoirs d’Eleven, de Kali et de Will entreront en jeu, et que nous pourrions assister à une mort majeure.

Will a vu le Flagelleur Mental il y a toutes ces années. Est-il capable de puiser dans l’obscurité de la créature, ou allons-nous voir Eleven utiliser ses pouvoirs d’une manière totalement inédite ? Je pense que ces deux possibilités sont plausibles.

Ils se trouveront dans le monde d’origine des ténèbres, donc quoi qu’ils fassent, ils devront très probablement être poussés à leurs limites.


Kali va trahir Eleven

Kali trahira Eleven.
Depuis le retour de Kali dans la première partie du volume, je me suis demandé quel serait son rôle réel. Et il semble désormais clair que son objectif est de provoquer des tensions et de pousser Eleven à se sacrifier littéralement pour le bien du monde.

Kali pense que même si l’Upside Down est détruit ou si le Dr Brenner est tué, il y aura toujours quelqu’un pour vouloir poursuivre son projet. Selon elle, la seule manière de mettre fin à l’obsession des scientifiques est de s’assurer qu’il n’existe plus aucun “numéro” porteur du sang de Henry que les scientifiques pourraient traquer.

Cela signifierait qu’il n’y aurait plus de nouveaux monstres créés, et que les amis d’Eleven seraient en sécurité, puisque les scientifiques cesseraient de la pourchasser.

Personnellement, même si Kali affirme qu’elle se sacrifierait aussi et resterait dans l’Upside Down pendant sa destruction aux côtés d’Eleven, je n’y crois pas. Je pense qu’elle n’a absolument pas cette intention.

Kali a été capturée et soumise à des expériences parce que les scientifiques voulaient Eleven, et qu’elle était le second choix. Eleven n’a plus jamais parlé à Kali après l’avoir quittée des années plus tôt. De son côté, Kali a vu toutes les personnes qu’elle aimait mourir, a été enfermée et n’a jamais été secourue. Elle pourrait nourrir une profonde rancœur envers Eleven.

Cela pourrait être la façon dont Kali cherche à se venger, à faire ressentir à Eleven une part de la douleur qu’elle a elle-même endurée lors des expériences.

Cela pourrait aussi s’inscrire dans l’arc narratif de Hopper, qui veut être le père qu’Eleven mérite. Il pourrait alors être celui qui se sacrifie ou qui tente de combattre Kali. Peut-être que Kali finit par le tuer ou par le blesser gravement, ce qui pousserait Eleven à tuer sa “sœur”.

Kali n’est pas un personnage particulièrement aimable, et je pense que c’est volontaire. Elle est là pour semer le chaos au sein du groupe, et ce chaos pourrait bien prendre la forme de la mort de Hopper. Il est moins présent que d’habitude, ce qui me fait penser que les scénaristes préparent sa fin.

La trahison de Kali envers Eleven apporterait une vraie tension dramatique, et j’espère sincèrement que nous verrons quelque chose de ce genre.


Le flashback dans la grotte

Nous verrons le flashback dans la grotte.
Je pensais que nous l’aurions dans le volume 2 de la saison 5, et j’ai été très déçu que ce ne soit pas le cas. Nous avons eu quelques aperçus de Henry dans la grotte, mais je pense que l’épisode final nous offrira enfin le flashback que nous attendons tous.

La dernière chose que nous avons vue, c’est Henry ouvrant la mallette du scientifique, contenant une technologie capable d’envoyer quelqu’un dans la Dimension X. Dans le final, je pense que nous verrons précisément cela se produire.

C’est là que le Flagelleur Mental a insufflé les ténèbres en Henry, déclenchant les événements de la saison 4 : le meurtre de sa famille et le canalisation de cette obscurité.

Je pense aussi que nous verrons la chronologie de 1959 et le souvenir où le nom de Patty apparaît sur une affiche de pièce de théâtre à l’école. Henry avait un lien fort avec Patty, mais il lui a finalement fait du mal au point de croire qu’elle était morte, sous l’influence du Flagelleur Mental.

Cela nous permettra de découvrir Henry Creel — et Vecna — avant les ténèbres, ainsi que l’impact immédiat du Flagelleur Mental sur son esprit. Ce serait fascinant, car cela montrerait que Henry était presque comme Will, et qu’il représente ce que Will aurait pu devenir si l’obscurité était restée en lui.

Cela montrerait aussi que l’humanité d’Henry était toujours présente dans Vecna, et que c’est le contrôle du Flagelleur Mental qui l’a conduit à commettre ces atrocités.

Nous ne connaissons toujours pas l’origine exacte des pouvoirs d’Henry en dehors de la pièce The First Shadow. J’espère donc que ces événements seront évoqués dans l’épisode final, même si je crains que ce ne soit pas le cas, afin de préserver l’intérêt de la pièce de théâtre.


Quels personnages vont mourir ?

Quels personnages vont mourir ?
Je pense qu’on peut désormais affirmer que ni Jonathan ni Nancy ne mourront. Je le pensais au moment des bandes-annonces, mais leur arc narratif menait surtout à une rupture.

En revanche, je pense que plusieurs personnages pourraient mourir dans cet épisode final. Ce ne sera pas un massacre, mais Kali pourrait très probablement être tuée par Eleven. Hopper pourrait mourir de la main de Kali, ou au moins être gravement blessé, ce qui pousserait Eleven à tuer Kali.

Je pense aussi que Vecna sera tué et que le Flagelleur Mental sera probablement détruit. Je ne vois pas un scénario où l’un des membres principaux du groupe meurt. Ils ont eu de nombreuses occasions de le faire au fil des saisons, sans jamais oser franchir le pas.

Si quelqu’un devait mourir, ce serait plutôt un personnage secondaire, comme Murray.

Pour l’instant, voilà les principaux événements que je pense voir se produire dans l’épisode final de Stranger Things. Je ne prédis pas exactement la fin, mais ce sont, selon moi, les éléments majeurs qui pourraient y mener.

Je pense que l’Upside Down sera détruit et que l’abîme sera définitivement coupé de Hawkins. Je ne vois pas un monde où la série se termine sur une victoire des ténèbres. Toutefois, je pense que cette fin comportera une part d’ombre, notamment à travers la mort de certains personnages.

Comme vous l’avez sans doute compris, je suis convaincu du retour du Flagelleur Mental. C’est quelque chose que je souhaite voir et qui me semble nécessaire pour boucler la boucle avec la saison 1 et offrir une conclusion mémorable.

C’est une entité terrifiante précisément parce qu’on en sait très peu à son sujet. Et avec le groupe se rendant littéralement dans son monde, je ne vois pas comment il pourrait ne pas apparaître.

À quelques jours de la diffusion du final, espérons simplement qu’il soit meilleur que le volume 2 et qu’il retrouve le niveau de l’épisode 4 de la saison 5, ou même de l’intégralité de la saison 4.

Le vent noir de Serge Brussolo

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Le pays du Temps ? C’est là qu’on fabrique les minutes, les heures, les années.

Serge Brussolo livre avec Le Vent noir un roman d’une puissance imaginaire rare, où le fantastique se mêle à une angoisse presque métaphysique. Fidèle à son art du dérèglement et des mondes impossibles, l’auteur transforme ici le Temps lui-même en matière narrative, fragile, instable et profondément menaçante.

Le récit s’appuie sur une idée vertigineuse : le Temps ne serait pas une abstraction, mais une substance tangible, fabriquée quelque part, conservée dans un sablier gigantesque aujourd’hui brisé. Dès lors, le sable du Temps se répand, se disperse, provoquant des phénomènes inquiétants et incontrôlables. Brussolo joue avec cette hypothèse comme avec une bombe conceptuelle, laissant le lecteur mesurer peu à peu les conséquences d’un monde où les repères temporels vacillent.

L’écriture, dense et sensorielle, installe une atmosphère oppressante, presque suffocante. Le Vent noir devient une entité à part entière, à la fois rumeur, mythe et menace réelle. Comme souvent chez Brussolo, la frontière entre légende et réalité se brouille, et ce qui semblait n’être qu’un conte pour enfants révèle une vérité bien plus sombre. Le roman ne cherche pas à rassurer : il cultive l’inquiétude, l’étrangeté, et une forme de fatalisme fascinant.

Au-delà de son intrigue, Le Vent noir interroge notre rapport au temps, à la mémoire et à la peur de l’effacement. Que reste-t-il de l’humanité lorsque le temps se dérègle ? Peut-on survivre dans un monde où le passé, le présent et l’avenir se mélangent sous l’effet d’une tempête invisible ? Brussolo ne donne pas de réponses simples, préférant confronter le lecteur à un imaginaire dérangeant, presque cruel.

Roman sombre, poétique et profondément original, Le Vent noir s’inscrit parmi les œuvres les plus marquantes de Serge Brussolo. Une lecture troublante, qui confirme son talent unique pour transformer une idée abstraite en cauchemar littéraire, et pour faire du fantastique un miroir anxieux de nos propres peurs.

ASIN ‏ : ‎ B0DQGSN63S Éditeur ‏ : ‎ H&O

Loumi T01 L’Odyssée du poisson pané par Guillaume Meurice ; Loic Senan ; Cyril Jegou

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Mais qu’y a-t-il dans le poisson pané servi à Loumi par son tonton Marco ? Elle décide d’enquêter, envers et contre tous, auprès de pêcheurs désemparés, d’activistes déterminés et de lobbyistes retors… Une nouvelle héroïne en colère contre le monde tel qu’il est, dans une série d’humour documentaire.

Dans Loumi – L’Odyssée du poisson pané, Guillaume Meurice, Loïc Sénéan et Cyril Jégou inventent une forme aussi réjouissante qu’intelligente : la bande dessinée d’enquête politico-alimentaire, menée tambour battant par une héroïne jeune, lucide et furieusement déterminée.

Tout part d’un détail du quotidien, presque anodin : un poisson pané servi par le tonton Marco. Mais derrière cette panure dorée se cache un monde opaque, fait de surpêche, d’industries prédatrices, de discours rassurants et de silences organisés. Loumi décide de comprendre ce qu’elle mange — et, ce faisant, de questionner un système entier. L’album épouse alors les codes du reportage : rencontres avec des pêcheurs démunis, activistes engagés, experts alarmants et lobbyistes à la rhétorique bien huilée.

Le scénario de Guillaume Meurice fait mouche par sa capacité à mêler humour mordant et information rigoureuse, sans jamais tomber dans le didactisme pesant. Le rire devient une arme critique, un outil de dévoilement. Le dessin, vif et expressif, accompagne parfaitement cette dynamique : clair, lisible, souvent ironique, il donne chair aux débats et rend accessibles des enjeux complexes.

Mais Loumi ne se contente pas d’informer. L’album capte une colère générationnelle, celle d’une jeunesse qui refuse l’héritage empoisonné qu’on lui prépare et qui réclame des comptes. Loumi n’est pas une héroïne idéale : elle doute, s’emporte, se heurte aux murs du réel. Et c’est précisément ce qui la rend si actuelle et attachante.

Avec ce premier tome, la série pose les bases d’un projet ambitieux : faire de la BD un espace de réflexion politique populaire, drôle et percutant. L’Odyssée du poisson pané est à la fois une lecture divertissante et un salutaire électrochoc, qui donne envie de rire, de comprendre… et surtout de ne plus avaler n’importe quoi sans poser de questions.

Éditeur ‏ : ‎ Delcourt Date de publication ‏ : ‎ 22 octobre 2025 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 48 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2413091106 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2413091103

The Mysterious Gentleman par Maelle Poe

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Et si le plus grand danger n’était pas ce qu’elle a vu… mais ce qu’elle a oublié ?

Avec The Mysterious Gentleman, Maelle Poe signe un roman à la croisée du thriller psychologique, de la romance sombre et du roman d’héritiers, où la mémoire, le traumatisme et l’attraction deviennent des moteurs narratifs puissants.

Le récit s’ouvre sur un choc fondateur : le regard d’une adolescente confrontée à un meurtre lors d’un gala new-yorkais, dans un univers de luxe et de pouvoir où tout semble lisse — jusqu’à ce que le sang coule. Ce prologue, tendu et visuel, installe immédiatement les thèmes centraux du roman : le silence imposé, la manipulation, et les cicatrices invisibles laissées par la violence. Sept ans plus tard, Charlize est devenue Pauline, une femme en fuite permanente, vivant sous une identité reconstruite mais jamais apaisée. L’autrice dépeint avec justesse cette existence fragmentée, marquée par l’obsession de la vérité et la peur d’être reconnue.

Le retour dans le cercle fermé de la jeunesse dorée new-yorkaise est l’un des grands atouts du livre. Maelle Poe excelle à décrire ce monde d’apparences, de privilèges et de faux-semblants, où chaque sourire peut cacher une menace. L’arrivée d’Aleksander Marek Junior, figure centrale du récit, fait basculer l’histoire dans une tension plus intime. Personnage ambigu, à la fois glaçant et magnétique, il incarne parfaitement cette frontière trouble entre danger et attirance. La relation qui se noue entre lui et Charlize repose sur une alchimie maîtrisée, nourrie de non-dits, de souvenirs refoulés et d’un pacte moral instable.

L’écriture, fluide et immersive, privilégie une progression psychologique plus qu’un simple enchaînement de rebondissements. Le suspense se construit dans les silences, les regards, les fragments de mémoire qui émergent peu à peu. Le roman interroge ainsi la fiabilité des souvenirs et la façon dont le traumatisme peut altérer la perception du réel. L’enquête devient autant intérieure qu’extérieure, renforçant l’impact émotionnel du récit.

Sans jamais céder à la facilité, The Mysterious Gentleman explore la question du choix : jusqu’où est-on prêt à aller pour connaître la vérité, et que risque-t-on de perdre en la découvrant ? Entre romance électrique, tension psychologique et critique feutrée des élites, Maelle Poe livre un roman efficace et élégant, qui séduira autant les amateurs de romantic suspense que les lecteurs en quête d’histoires sombres et émotionnellement chargées.

Un livre qui confirme une voix prometteuse, capable de conjuguer intrigue, profondeur psychologique et intensité romanesque.

Éditeur ‏ : ‎ Hachette Lab Date de publication ‏ : ‎ 21 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 512 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2017335398 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2017335399

La Gardienne par Sonja Delzongle

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Dans ce qui devait être leur havre de paix, le danger guette…

Dans La Gardienne, Sonja Delzongle installe une tension sourde et implacable au cœur d’un décor en apparence protecteur. La forêt du Morvan, le lac sombre, la maison de bois : tout concourt à créer l’illusion d’un refuge, d’un retour à une forme de pureté originelle. Mais très vite, le roman démonte cette promesse pour révéler un huis clos inquiétant, où la nature ne protège pas, elle enferme.

L’autrice explore avec finesse les mécanismes de l’isolement familial, nourri ici par la peur du monde extérieur. Le père Olsen, figure autoritaire et ambiguë, impose sa vision de la sécurité au nom de l’amour et de la survie. En cherchant à soustraire ses filles à la violence sociale, il les place sous une emprise plus insidieuse encore, où les règles se durcissent et les libertés s’effacent. Cette tension entre protection et domination constitue l’un des axes les plus puissants du roman.

Le personnage de Rune, élevée comme un garçon après une agression traumatisante, incarne à lui seul les contradictions de cette fuite en avant. Delzongle interroge avec justesse la construction de l’identité, la violence faite aux corps et aux rôles imposés, sans jamais tomber dans le didactisme. Les points de vue, subtilement travaillés, donnent au récit une densité psychologique remarquable, où chaque silence devient suspect, chaque geste lourd de sens.

Maîtrisant parfaitement les codes du thriller psychologique, Sonja Delzongle distille une angoisse progressive, presque organique. Le danger n’est jamais frontal ; il se glisse dans le quotidien, dans la routine, dans les non-dits. La Gardienne s’impose ainsi comme un roman tendu et profondément dérangeant, qui questionne la frontière fragile entre protection et enfermement, et rappelle que les pires menaces ne viennent pas toujours de l’extérieur.

Éditeur ‏ : ‎ Fleuve éditions Date de publication ‏ : ‎ 5 février 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 432 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2265159220 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2265159228

Altermonde de Harry Bozino (Avec la contribution de), Paolo Antiga (Dessins)

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2112. La Terre est ravagée par le réchauffement climatique. Seuls quelques privilégiés vivent encore décemment, abrités derrière un Mur qui les sépare des migrations de masse et des conditions extrêmes du Sud…

Altermonde s’inscrit dans la grande tradition des récits d’anticipation post-apocalyptiques tout en y injectant une dimension profondément humaine. Situé en 2112, l’album décrit un monde ravagé par le dérèglement climatique, où une élite a cru pouvoir se protéger derrière les murs d’une Cité fortifiée, laissant le reste de l’humanité survivre dans la précarité. Lorsque cette illusion de sécurité s’effondre brutalement, le récit bascule et révèle toute la fragilité de ce système fondé sur l’exclusion.

Harry Bozino construit un scénario sobre et efficace, qui évite le sensationnalisme pour se concentrer sur l’essentiel : la fuite, la survie et la remise en question morale. Le cœur du récit repose sur la relation entre un père et sa fille, contraints de quitter leur monde privilégié pour affronter la réalité qu’ils avaient jusque-là ignorée. Ce duo fonctionne comme un puissant moteur émotionnel, incarnant à la fois la culpabilité d’un ancien confort et l’espoir ténu d’une reconstruction possible.

Le dessin de Paolo Antiga renforce cette tension permanente. Son trait précis et expressif donne corps à des paysages dévastés, faits de cendres, de ruines et d’horizons brûlés, tout en accordant une grande attention aux visages et aux silences. La mise en scène, souvent contemplative, laisse respirer le récit et accentue le contraste entre la grandeur déchue de la Cité et la dureté du monde extérieur.

Au-delà de son intrigue, Altermonde interroge frontalement notre présent. Il questionne les notions de responsabilité collective, d’inégalités sociales et de choix politiques face à la crise climatique. Sans jamais tomber dans le discours didactique, l’album agit comme un miroir sombre mais lucide de nos sociétés contemporaines.

Œuvre engagée et maîtrisée, Altermonde est une bande dessinée de science-fiction intelligente et poignante, qui conjugue réflexion, émotion et puissance visuelle. Un récit d’anticipation qui marque durablement par sa résonance actuelle et son humanité.

Éditeur ‏ : ‎ Les Humanoïdes Associés Date de publication ‏ : ‎ 7 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 104 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2731626836 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2731626834

Nos femmes sous la mer de Julia Armfield

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Après une mission dans un sous-marin Leah revient étrangement changée. Un roman d’amour et de mystères au succès viral.

Julia Armfield signe avec Nos femmes sous la mer un roman d’une rare puissance émotionnelle, à la croisée du récit intime, du fantastique diffus et de la science-fiction psychologique. Sous ses allures de huis clos domestique, le livre déploie une tension sourde et persistante, nourrie par l’incommunicabilité, la transformation des corps et la peur de perdre l’autre sans pouvoir le nommer.

Le récit s’ouvre sur un retour : celui de Leah, biologiste marine, après une mission prolongée dans un sous-marin. Elle rentre vivante, mais profondément altérée. Face à elle, Miri, son épouse, tente de reconnaître la femme qu’elle aime, tout en affrontant une évidence glaçante : quelque chose est resté là-bas, sous l’eau, ou quelque chose en est revenu. Julia Armfield construit cette inquiétude par petites touches, dans une écriture précise, sensorielle, presque clinique, qui refuse les effets spectaculaires pour mieux installer un malaise durable.

L’un des grands atouts du roman réside dans sa structure alternée, qui entremêle le présent de Miri, marqué par l’attente, l’épuisement et l’amour obstiné, et le passé de Leah, enfermé dans les profondeurs métalliques du sous-marin. Cette double temporalité permet d’explorer à la fois l’expérience extrême du confinement sous-marin et les ravages silencieux qu’elle provoque dans l’intimité du couple. La mer n’est jamais seulement un décor : elle devient une force métaphorique, un espace de mutation, d’effacement et de dérive identitaire.

Armfield interroge avec finesse les thèmes du deuil anticipé, de la maladie inexpliquée, du corps qui échappe et de la peur de ne plus être compris par ceux que l’on aime. Le fantastique, volontairement ambigu, n’est jamais nommé frontalement : il se glisse dans les silences, les gestes décalés, les détails organiques troublants. Cette retenue donne au roman une profondeur singulière, laissant au lecteur la liberté – et l’angoisse – de combler les zones d’ombre.

Mais Nos femmes sous la mer est avant tout un roman d’amour. Un amour confronté à l’altération, à la patience, à la loyauté mise à l’épreuve. Miri n’est pas une simple spectatrice de la transformation de Leah : elle en est la victime collatérale, la gardienne, parfois la dernière ancre à la surface. Julia Armfield capte avec une justesse remarquable ce que signifie aimer quelqu’un qui s’éloigne sans partir, qui devient autre sans disparaître.

Avec ce texte dense, élégant et profondément mélancolique, Julia Armfield s’impose comme une voix majeure de la littérature contemporaine anglophone. Nos femmes sous la mer est un roman qui s’insinue lentement, qui laisse des traces longtemps après la dernière page, et qui prouve que le véritable vertige ne vient pas toujours des profondeurs océaniques, mais de ce qui se transforme au cœur même des relations humaines.

Éditeur ‏ : ‎ La Croisée Date de publication ‏ : ‎ 22 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 272 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2413093192 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2413093190

Oshi no ko – tome 16 – collector – Edition spéciale de Aka Akasaka (Auteur), Mengo Yokoyari (Auteur)

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Le coffret collector d’Oshi no Ko – tome 16 s’impose comme un véritable objet de célébration pour conclure une œuvre devenue emblématique. Pensé comme un écrin de fin de parcours, il ne se contente pas d’accompagner le dernier volume : il en prolonge l’émotion et l’empreinte visuelle.

Le soin éditorial est immédiatement perceptible. Le coffret rigide, richement illustré, met en valeur l’identité graphique de la série, entre éclat idol et mélancolie crépusculaire. Les illustrations choisies jouent sur le contraste qui a fait la force d’Oshi no Ko : la beauté lumineuse du spectacle face à sa noirceur intime. Le rendu est élégant, harmonieux, et suffisamment sobre pour éviter l’effet “goodies gratuits”.

Les contenus exclusifs renforcent l’impression d’un ensemble pensé pour les lecteurs fidèles. Les prints, cartes et éléments bonus prolongent l’univers sans le diluer, offrant à la fois des objets de collection et des supports visuels forts, idéaux pour garder une trace matérielle de cette conclusion marquante. Chaque élément trouve sa place, sans surcharge, avec une vraie cohérence esthétique.

Ce coffret se distingue aussi par sa dimension symbolique : il agit comme un point final assumé, un hommage à la série autant qu’à ses lecteurs. Là où certains collectors se contentent d’ajouter de l’ornement, celui-ci accompagne le dernier tome dans une démarche presque commémorative.

En somme, un collector abouti, élégant et respectueux de l’œuvre, qui s’adresse clairement aux fans de la première heure et s’impose comme une pièce de choix dans une collection manga. Un bel adieu, à la hauteur de l’impact émotionnel et culturel d’Oshi no Ko.