All My Rage de Sabaa Tahir

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Ce roman contemporain de Sabaa Tahir, autrice phare du rayon young adult, a remporté deux prix littéraires américains très prestigieux, le National Book Award et le Printz Award.

Avec All My Rage, Sabaa Tahir livre un roman d’une intensité rare, qui dépasse largement les codes du young adult pour s’imposer comme une œuvre profondément humaine et universelle. Récompensé par le National Book Award et le Printz Award, ce texte longtemps attendu en France confirme le talent singulier d’une autrice capable de faire dialoguer l’intime et le politique, le passé et le présent, la colère et l’amour.

Le roman se construit sur une double temporalité et une double géographie, reliant Lahore à la Californie, hier à aujourd’hui. Dans le Pakistan d’autrefois, Misbah et Toufiq, jeunes mariés unis par un mariage arrangé, rêvent d’un avenir possible malgré les drames qui les frappent. Leur exil vers les États-Unis, incarné par l’ouverture du Clouds’ Rest Inn Motel, porte l’espoir fragile d’une renaissance. Cette première partie, empreinte de douceur et de mélancolie, pose les fondations émotionnelles du récit : l’exil, la perte, le poids du silence et les sacrifices invisibles.

Dans la Juniper contemporaine, le regard se déplace vers Salahudin et Noor, liés par une amitié fusionnelle qui a longtemps tenu lieu de refuge. Leur relation, décrite avec une finesse psychologique remarquable, est brutalement mise à l’épreuve par une rupture aussi soudaine que douloureuse. Sabaa Tahir excelle à capter ce moment où l’incompréhension et la colère s’installent, où les mots manquent et où l’amour — amical, filial, amoureux — devient un champ de ruines.

Sal et Noor portent chacun un fardeau écrasant. Lui tente de maintenir à flot le motel familial alors que sa mère s’éteint lentement et que son père s’abîme dans l’alcool. Elle lutte pour échapper à l’emprise violente de son oncle, tout en rêvant d’université et de liberté. À travers eux, le roman aborde frontalement des thématiques lourdes : violences domestiques, racisme ordinaire, héritage du traumatisme, attentes culturelles et sentiment d’illégitimité. Pourtant, jamais le texte ne sombre dans le misérabilisme. La colère, omniprésente, devient une force motrice, un cri de survie autant qu’un appel à la transformation.

L’écriture de Sabaa Tahir est d’une grande maîtrise émotionnelle. Elle sait quand s’attarder sur un silence, un souvenir, un regard, et quand laisser éclater la douleur. La narration alterne entre pudeur et intensité, donnant au lecteur le sentiment d’une proximité presque physique avec les personnages. Chaque choix, chaque erreur, chaque tentative de rédemption résonne avec une justesse désarmante.

All My Rage est à la fois une histoire d’amitié brisée, une tragédie familiale et une réflexion poignante sur ce que signifie « appartenir » à un lieu, à une famille, à soi-même. C’est un roman sur les héritages invisibles, ceux que l’on reçoit sans les avoir choisis, et sur la possibilité — fragile mais réelle — de s’en affranchir. Un texte bouleversant, nécessaire, qui marque durablement et confirme Sabaa Tahir comme l’une des grandes voix de la littérature contemporaine pour adolescents et adultes.

Éditeur ‏ : ‎ Bigbang Date de publication ‏ : ‎ 7 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 418 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2362318494 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2362318498

Sauveur & fils – Saison 5 – Nouvelle édition: La maison du bonheur de Marie-Aude Murail

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Savez-vous que votre hamster est un animal de soutien émotionnel, que votre chien peut faire une dépression, que le ronron de votre chat vous sauvera peut-être la vie et qu’un divorce risque de rendre muet votre perroquet du Gabon ?

Dans cette cinquième saison, Marie-Aude Murail poursuit avec une justesse réjouissante son exploration de l’adolescence et de ses failles, en élargissant encore le champ des consultations de Sauveur Saint-Yves. Derrière l’humour constant et les situations parfois burlesques, le roman interroge en profondeur nos liens affectifs, humains comme animaux, et la manière dont chacun tente de survivre émotionnellement dans un monde saturé d’angoisses et d’injonctions.

La force du livre réside dans son équilibre subtil entre légèreté et gravité : phobies improbables, révélations familiales délirantes et quêtes identitaires croisent des questionnements très contemporains sur la solitude, la peur, la norme et la réparation. Sauveur demeure ce point d’ancrage rassurant, figure de stabilité bienveillante, tandis que ses patients avancent à tâtons vers un mieux possible.

Accessible, vif et profondément humain, ce nouvel opus confirme Sauveur & fils comme une série essentielle de la littérature jeunesse et ado, capable de faire rire, réfléchir et émouvoir sans jamais tomber dans le didactisme. Une lecture chaleureuse et intelligente, qui rappelle que le soin passe d’abord par l’écoute et l’empathie.

  • Éditeur ‏ : ‎ EDL
  • Date de publication ‏ : ‎ 14 janvier 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 396 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2211348467
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2211348461

Sauveur & fils – Saison 4 – Nouvelle édition: Welcome to Zombiland ! De Marie-Aude Murail

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« Dehors, c’est un comme un film d’horreur », avoue Jean-Jacques, 23 ans, qui ne sort plus de sa chambre depuis deux ans. Gabin, 17 ans, préfère encore passer ses nuits en compagnie des morts-vivants de The Walking Dead. Frédérique, 29 ans, s’en remet à une voyante pour décider de son avenir, et Jérôme fuit ses responsabilités en abandonnant femme et enfants.

Dans cette quatrième saison, Sauveur & fils poursuit avec une justesse remarquable son exploration de la jeunesse contemporaine et de ses fragilités. Sous couvert d’un humour toujours vif et d’un rythme feuilletonnant efficace, Marie-Aude Murail capte l’air du temps avec une acuité rare : anxiété sociale, repli sur soi, addiction aux écrans, peur du monde extérieur, sentiment d’épuisement générationnel. Le cabinet de Sauveur Saint-Yves devient plus que jamais un miroir de notre société, peuplé de patients qui se disent « zombies » parce qu’ils ne savent plus comment habiter le réel.

La force du roman tient à son équilibre subtil entre gravité et légèreté. Les situations sont parfois douloureuses, souvent dérangeantes, mais jamais plombantes. L’autrice privilégie l’écoute, la nuance et la bienveillance, sans éluder la complexité des troubles psychiques ni les contradictions de chacun. Les adolescents comme les adultes sont dépeints avec la même empathie, loin de toute caricature.

Cette nouvelle édition enrichie, accompagnée d’un texte réflexif de Marie-Aude Murail sur dix ans de thérapie littéraire, apporte un éclairage précieux sur les thèmes traversant la série. Sauveur & fils – Saison 4 s’impose ainsi comme un roman profondément humain, à la fois accessible et intelligent, capable de parler aux adolescents comme aux adultes, et de transformer les angoisses contemporaines en matière romanesque vivante et salutaire.

  • Éditeur ‏ : ‎ EDL
  • Date de publication ‏ : ‎ 14 janvier 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 378 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2211348785
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2211348782

L’Atelier des fées T2 de Akane Wakita

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Installée dans l’atelier de Kyoko, Mary se forme à ses côtés et crée ses propres modèles

Dans ce second tome, L’Atelier des fées confirme tout ce qui fait le charme singulier de la série d’Akane Wakita : une délicatesse narrative rare, un regard bienveillant sur la différence et une célébration discrète de la création comme langage universel. Installée auprès de Kyoko, Mary poursuit son apprentissage avec patience et émerveillement, tout en nourrissant une curiosité grandissante pour le monde des humains.

La rencontre avec un jeune garçon passionné de couture marque un tournant sensible du récit. Comme Kyoko avant lui, il est capable de voir Mary pour ce qu’elle est réellement, au-delà des apparences. À travers cette reconnaissance mutuelle, le manga aborde avec une grande finesse la question du regard porté sur l’autre, de l’acceptation de soi et de la liberté de suivre sa propre voie, loin des normes imposées.

Le trait d’Akane Wakita, d’une douceur aérienne, accompagne parfaitement ce récit intimiste, où chaque geste, chaque création textile devient un acte de résistance poétique face à l’invisibilisation. Sans jamais être démonstratif, ce tome 2 approfondit les thématiques de l’émancipation, du lien et de la transmission, tout en conservant une atmosphère chaleureuse et apaisante.

L’Atelier des fées s’impose ainsi comme une série précieuse, aussi réconfortante que profondément humaine, capable de toucher lecteurs jeunes et adultes par sa sincérité et sa sensibilité.

  • Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES
  • Date de publication ‏ : ‎ 7 janvier 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2810209073
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810209071

La Chanson de Lala T1 de Sui Kohno

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Le Clan de la mémoire a pour mission de recueillir les souvenirs des humains décédés et de les accompagner vers l’au-delà au travers de rituels chantés.

Avec La Chanson de Lala – Tome 1, Sui Kohno propose une œuvre singulière et profondément mélancolique, à la croisée du fantastique, du thriller et du récit initiatique. Dès les premières pages, le manga installe une atmosphère feutrée, presque suspendue, où la mort n’est ni brutale ni spectaculaire, mais intime, ritualisée, chargée de mémoire et d’émotion.

Le concept du Clan de la mémoire, chargé d’accompagner les âmes des défunts par le chant, est d’une grande richesse symbolique. Le chant devient ici un acte sacré, un passage entre les mondes, mais aussi un outil de contrôle, régi par des règles strictes que nul ne doit remettre en question. C’est précisément dans cette tension que s’inscrit Lala, héroïne curieuse et sensible, dont le regard neuf fissure peu à peu l’ordre établi. Face à sa sœur Aridela, figure déjà intégrée au système, Lala incarne le doute, la désobéissance et le désir de comprendre ce qui se cache derrière les traditions.

Narrativement, le manga avance avec retenue, préférant la suggestion à l’explication frontale. Les révélations autour du clan des Kalm et de la véritable nature de la mort s’insinuent progressivement, créant un suspense discret mais constant. Cette lente montée en tension renforce l’impact émotionnel et donne au récit une profondeur rare, où chaque souvenir collecté semble résonner avec les interrogations existentielles de l’héroïne.

Graphiquement, le trait de Sui Kohno accompagne parfaitement le propos : délicat, épuré, parfois presque fragile. Les visages expriment beaucoup avec peu, les silences pèsent autant que les dialogues, et les scènes rituelles dégagent une beauté sombre, presque hypnotique. Le travail sur la lumière et les regards accentue ce sentiment d’entre-deux, de frontière floue entre la vie et la mort.

La Chanson de Lala s’impose ainsi comme un premier tome remarquable, aussi introspectif que captivant. Un manga qui interroge notre rapport à la mémoire, à la perte et à l’humanité, tout en posant les bases d’un univers original et profondément émouvant. Une œuvre à part, qui séduira les lecteurs en quête de récits sensibles, mystérieux et chargés de sens.

  • Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES
  • Date de publication ‏ : ‎ 7 janvier 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 228 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2810208603
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810208609

Arsène et la sorcière de Michaël Escoffier (Auteur), Clotilde Perrin (Illustrations)

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En ce premier jour de neige, Arsène et Bartoli sont d’humeur querelleuse.

Avec Arsène et la sorcière, Michaël Escoffier signe un récit d’hiver à la fois tendre et inquiétant, magnifiquement porté par les illustrations foisonnantes de Clotilde Perrin. Derrière une simple querelle fraternelle se cache une véritable aventure initiatique, où la colère laisse place à l’inquiétude, puis à la solidarité. Le froid, la neige et la forêt deviennent des territoires d’émotions, peuplés de mystère et de dangers feutrés, où l’imaginaire enfantin se déploie pleinement.

Le texte, à hauteur d’enfant, explore avec finesse les thèmes de la dispute, de la séparation et du regret, sans jamais alourdir le propos. Les images, riches en détails et en atmosphères, prolongent le récit en installant une tension douce, presque magique. Ensemble, texte et illustrations composent un album sensible, parfait pour aborder la fratrie, la peur de perdre l’autre et la force du lien familial, tout en offrant une véritable expérience visuelle.

  • Éditeur ‏ : ‎ KALEIDOSCOPE
  • Date de publication ‏ : ‎ 7 janvier 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 104 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2378883072
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2378883072

La Grande Histoire de Picsou – Tome 01 de Don Rosa (Auteur)

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L’œuvre de Don Rosa dans un nouveau format !

Avec La Grande Histoire de Picsou, Don Rosa signe bien plus qu’une simple série d’aventures : il bâtit une véritable mythologie autour de l’un des personnages les plus emblématiques de l’univers Disney. Ce premier tome pose les fondations d’un récit ample et ambitieux, retraçant la jeunesse de Balthazar Picsou et donnant enfin une profondeur historique, émotionnelle et psychologique à un personnage souvent réduit à sa légendaire avarice.

Héritier direct de l’œuvre de Carl Barks, Don Rosa ne se contente pas de rendre hommage : il prolonge, éclaire et structure un univers foisonnant, en reliant entre elles des décennies d’histoires. Chaque épisode s’inscrit dans une continuité rigoureuse, nourrie par une érudition impressionnante et un profond respect du matériau original. Picsou y apparaît tour à tour aventurier, migrant, bâtisseur, parfois dur, souvent obstiné, mais toujours animé par une volonté farouche de s’élever par son travail.

Graphiquement, le trait dense et expressif de Don Rosa regorge de détails, de gags visuels et de références cachées qui enrichissent la lecture à plusieurs niveaux. Son dessin, plus anguleux que celui de Barks, apporte une énergie particulière aux scènes d’action comme aux moments plus intimes, renforçant la dimension épique et parfois mélancolique du récit.

Ce premier volume impose ainsi La Grande Histoire de Picsou comme une œuvre fondatrice, capable de séduire aussi bien les lecteurs de longue date que ceux qui découvrent le personnage. À la croisée du récit d’aventure, de la fresque familiale et du conte moderne sur l’ambition et le prix du succès, Don Rosa offre à Picsou une profondeur rarement atteinte dans la bande dessinée grand public. Un classique incontournable, enfin présenté dans un format à la hauteur de son importance.

  • Éditeur ‏ : ‎ Glénat Disney
  • Date de publication ‏ : ‎ 3 décembre 2025
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 208 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2344072578
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344072578

Les Fleurs du mal (Ledroit) de Olivier Ledroit (Auteur), Charles Baudelaire (Auteur original)

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Au-delà des mots, une rencontre picturale et sensorielle avec Charles Baudelaire

Olivier Ledroit ne se contente pas d’illustrer Les Fleurs du mal : il en propose une véritable réincarnation visuelle. Loin de l’exercice académique ou décoratif, l’artiste s’immerge dans l’univers mental de Charles Baudelaire pour en restituer la fièvre, les obsessions et la sensualité trouble. Chaque image semble naître d’un même vertige que celui du poète, entre spleen urbain, fascination pour la beauté et attirance pour la chute.

Le livre se présente comme un objet d’art à part entière. Le grand format à l’italienne permet à Ledroit de déployer toute la richesse de son trait, d’une précision presque baroque. Femmes fatales, corps languissants, visages hallucinés, monuments parisiens et symboles macabres s’entrelacent dans des compositions foisonnantes, où l’érotisme côtoie la mort avec une grâce vénéneuse. La couleur, tantôt éclatante, tantôt assombrie par des teintes sépulcrales, accompagne les variations émotionnelles du texte baudelairien.

Ce qui frappe surtout, c’est la cohérence entre le fond et la forme. Ledroit ne cherche pas à illustrer chaque poème de manière littérale, mais à recréer l’atmosphère culturelle, artistique et spirituelle dans laquelle Baudelaire a plongé. Paris devient un théâtre fantasmé, les figures féminines incarnent tour à tour l’idéal inaccessible, la tentation et la damnation, tandis que les motifs récurrents — chats, crânes, visions oniriques — agissent comme des échos visuels aux thèmes majeurs de l’œuvre.

Cette adaptation est aussi une rencontre entre deux artistes séparés par un siècle et demi mais unis par une même sensibilité : le goût de l’excès, la recherche d’une beauté absolue et la lucidité cruelle sur la condition humaine. Les Fleurs du mal version Ledroit n’est ni une bande dessinée classique ni un simple livre illustré : c’est une expérience sensorielle, presque immersive, qui invite le lecteur à redécouvrir Baudelaire à travers un prisme résolument contemporain.

Un ouvrage somptueux, exigeant et envoûtant, destiné autant aux amateurs de bande dessinée qu’aux passionnés de poésie et d’art, et qui confirme Olivier Ledroit comme l’un des grands passeurs visuels de l’imaginaire littéraire.

  • Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD
  • Date de publication ‏ : ‎ 19 novembre 2025
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 248 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2344066780
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344066782
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 2,49 Kilograms
  • Âge de lecture ‏ : ‎ Dès 16 ans

PLURIBUS Episode 9 EXPLICATION DE LA FIN

Le final de Pluribus est enfin là et s’intitule « Lashika Oil Mundo », ce qui se traduit par « la fille ou le monde ».
Cet épisode met littéralement ces deux options en opposition directe. À mes yeux, il fonctionne comme un puissant écho au deuxième épisode de la saison, lorsque Carol retrouvait les autres survivants à Bilbao et se montrait insistante, agressive, imposant ses opinions aux autres.
Mais cette fois-ci, les rôles sont inversés : Carol est celle qui subit cette pression, et elle y réagit beaucoup moins bien.

Entre son histoire d’amour douce-amère, un sentiment de jalousie naissant, et une plongée plus profonde dans la réalité de sa relation avec Helen — qui n’était peut-être pas aussi heureuse qu’on le pensait — cet épisode apporte beaucoup d’éléments clés.


La scène d’ouverture

Le début du final se déroule à peu près au même moment que la fin de l’épisode, soit environ 71 jours après la Jonction.
La première image que nous voyons est celle d’un avion survolant un village isolé dans les montagnes. Au départ, je me demandais ce que c’était et qui pouvait bien se trouver à bord. Mais dès que Kusimayu apparaît — l’une des rares survivantes anglophones introduite dans l’épisode 2, qui avait clairement exprimé à Carol son désir de rejoindre la Jonction — j’ai compris qu’elle allait enfin réaliser son rêve.

Et ce rêve se matérialise par ce qui est transporté dans l’avion, puis protégé dans une voiture avec une ceinture de sécurité, soulignant à quel point cet objet est précieux pour les Autres.

Ce qui est particulièrement glaçant, c’est que Kusimayu semble vivre une sorte de dernier repas, presque comme un condamné à mort. Les autres lui expliquent qu’ils lui ont préparé son plat préféré. Ce sera la dernière fois qu’elle goûtera ce qu’elle aime en tant qu’individu à part entière.

On la voit aussi balayer inlassablement le même endroit du sol, ce qui traduit une forme d’ennui profond. Les autres s’occupent de tout dans le village, et elle n’a plus rien à faire. Contrairement à Kumba ou Busos, elle ne cherche ni à changer le monde ni à le sauver. Dans ce petit village de montagne, elle attend simplement que quelque chose change.

Avant la Jonction, on la voit s’occuper d’une chèvre dans un enclos. Or, les chèvres symbolisent souvent l’indépendance et la curiosité. C’est donc très symbolique, car ces deux qualités vont lui être retirées à jamais. En tant que membre de l’esprit collectif, elle n’aura plus jamais besoin d’être curieuse : elle saura tout.

Un détail intéressant de cette scène est que deux membres des Autres parlent à voix haute. L’un commente la couleur du ciel, l’autre évoque l’odeur de l’air et un sentiment d’espoir. Or, c’est un comportement inhabituel, puisqu’ils communiquent normalement par connexion électromagnétique. Peut-être parlent-ils à voix haute parce que Kusimayu n’a pas encore rejoint la Jonction, afin de lui offrir une dernière illusion de normalité.

Bien que son choix soit volontaire, le fait qu’elle soit assise dans l’enclos avec les animaux donne l’impression qu’elle est enfermée, attendant sa sentence. Tout évoque une fin de vie imminente.

Lorsqu’elle sort de l’enclos et marche avec les membres de la Jonction, leurs mouvements sont déjà synchronisés, annonçant ce qui l’attend.
On comprend également qu’elle a déjà donné ses cellules souches. Lorsqu’on lui dit « N’aie pas peur », et qu’elle répond « Je n’ai pas peur », il est clair que la promesse de paradis a pris le dessus sur sa solitude.

La tension demeure : son corps va-t-il accepter la Jonction ou la rejeter ?
La scène rappelle la Jonction de l’épisode 1. Kusimayu est allongée sur le sol, presque comme si elle renaissait, en harmonie avec la terre. Lorsqu’elle ouvre les yeux, la première chose qu’elle voit, ce sont les Autres.

Une fois la Jonction achevée, elle sourit. Mais la réaction collective est glaçante : aucun mot, aucune célébration. Le village devient silencieux. Les habitants se lèvent, vident les maisons et s’en vont. Kusimayu n’est plus une personne, elle est simplement une partie du tout.

Le moment le plus symbolique est sans doute lorsqu’elle libère les animaux de l’enclos. Tant qu’elle était la dernière survivante, les animaux étaient confinés. Désormais, ils sont libres. La chèvre la suit un instant, puis part. Les Autres quittent également le village.

À une échelle plus large, Kusimayu était la « chèvre » que les Autres protégeaient dans cet enclos naturel. Une fois intégrée, la porte s’ouvre, et tout le monde peut partir.

Cette scène montre deux choses essentielles :

  1. Les survivants peuvent changer d’avis et rejoindre la Jonction.
  2. Les Autres ne bluffaient pas : ils ont trouvé un moyen de convertir même les individus immunisés.

Cela fait directement écho à la révélation finale sur les ovules de Carol et l’extraction de cellules souches.


Manus et Carol – la fracture

60 jours, 16 heures et 30 minutes plus tard, un drone suit Manus arrivant chez Carol après un périple de milliers de kilomètres.
Carol et Zosa observent les images. Lorsque Carol demande ce que Manus veut, Zosa répond : « Il ne nous parlera pas. »
Ironiquement, c’était exactement l’attitude de Carol dans l’épisode 2 : méfiante, secrète, refusant que les Autres soient présents.

Un moment tendre entre Carol et Zosa révèle leur nouvelle dynamique : Zosa pose la main dans le dos de Carol pour la rassurer, un geste intime qu’ancienne Carol n’aurait jamais accepté. Mais on comprend plus tard que cette tendresse est une manipulation calculée destinée à maintenir Carol calme et sous contrôle.

L’ignorance des Autres à propos de Manus est aussi mise en avant lorsqu’ils disent : « Nous ne pensons pas qu’il te ferait du mal. » Une phrase inquiétante, car elle montre leur incapacité à garantir la sécurité humaine.

Lorsque Manus arrive et voit la Rolls-Royce dans l’allée, son regard traduit la confusion. Lui n’a rien pris. Carol, si. Elle a changé.

Leur confrontation révèle deux visions irréconciliables. Manus pense :

« Si on ne peut pas les réparer, ils sont mieux morts. »

Carol n’a jamais cru cela. Les tensions s’accumulent : où parler, utiliser le téléphone ou non, rester chez les voisins… Rien ne se passe comme prévu.

Un plan très symbolique montre un parapluie formant une frontière nette entre eux. Ils voulaient autrefois la même chose, mais ils sont désormais devenus deux individus radicalement différents.


La révélation finale

Zosa finit par avouer qu’elle ne peut pas mentir et qu’elle doit répondre à Manus. Carol réalise alors que l’amour qu’elle croyait exclusif ne l’était pas.
Lorsque Zosa dit :

« Nous l’aimons autant que toi »,
Carol comprend que ce lien n’était qu’une illusion.

La manipulation atteint son sommet lorsqu’on révèle que les Autres peuvent désormais extraire les cellules souches de Carol à partir de ses ovules congelés. Elle n’a plus que trois mois avant que la procédure ne soit effective.

C’est à cet instant que Carol comprend tout.

« Si tu m’aimais, tu ne ferais pas ça. »

Zosa répond :

« Tu dois le faire parce que je t’aime. »

Ce « je » au lieu de « nous » est la preuve ultime de la manipulation.

Carol revient alors à la réalité. L’amour était un mensonge. Et lorsqu’elle rentre chez elle, une bombe atomique l’attend sur son allée — un rappel brutal de la démesure et du danger des Autres.


Conclusion et saison 2

74 jours, 18 heures et 30 minutes.
Manus reste à Albuquerque pour étudier les champs électromagnétiques, les nœuds de courant et les interférences potentielles. Une piste claire pour une méthode de sabotage de la communication de l’esprit collectif.

Lorsque Carol dit enfin à Manus :

« Tu as gagné. On va sauver le monde. »

La saison 1 s’achève. Le compte à rebours est lancé.


Mon avis sur le final

Ce final est solide, tendu et intelligemment structuré. Pluribus est une série à combustion lente, rare et précieuse dans le paysage télévisuel actuel.
Elle fait confiance à l’intelligence du spectateur, pose de vraies questions sur l’individualité, l’amour, le consentement et le libre arbitre.

Vince Gilligan signe ici l’une des meilleures séries de l’année, peut-être même l’une des meilleures de la décennie.

Une saison 2 est confirmée, même si elle prendra du temps. Mais vu le succès massif sur Apple TV+, le retour est inévitable.

STRANGER THINGS – Saison 5, Volume 3 : Théories expliquées

Alors qu’il ne reste plus qu’un seul épisode de Stranger Things avant que la série ne s’achève définitivement, je pense qu’on peut dire sans se tromper que beaucoup d’entre nous sont un peu inquiets quant à la façon dont la série pourrait se terminer, surtout après ce qui nous a été montré dans le volume 2 de la saison 5.
Ce dernier n’a pas vraiment été à la hauteur du premier volume. Et avec l’équivalent d’un long-métrage encore à venir, il y a désormais énormément de choses à conclure.
À quelques jours seulement de la diffusion de l’épisode final, j’avais envie de partager ce que je pense qu’il pourrait se passer dans cet ultime épisode et comment, selon moi, la série se terminera au final. Alors, entrons dans le vif du sujet.
Voici l’explication des théories autour de Stranger Things, saison 5, volume 3.


Le retour du Flagelleur Mental

Le Flagelleur Mental sera révélé.
L’une des choses majeures que je pense que nous verrons dans l’épisode final de Stranger Things, et quelque chose qui, selon moi, doit arriver, c’est le retour du Flagelleur Mental.
Le Flagelleur Mental est le plus ancien antagoniste de l’univers. Et même si Vecna semble être celui qui tire les ficelles, je pense que l’épisode final va littéralement renverser toutes nos certitudes.

D’après la pièce de théâtre The First Shadow, Henry Creel a obtenu ses pouvoirs lorsqu’il est entré dans l’abîme et qu’il a été mis en contact avec le Flagelleur Mental. Celui-ci a essentiellement placé les ténèbres à l’intérieur de Henry et, lorsqu’il est revenu dans sa dimension après douze heures, il était devenu une autre personne.

Je pense que le groupe réussira à tuer Vecna dans le cadre de l’opération Beanstalk. On a d’ailleurs vu un Vecna affaibli dans le volume le plus récent, notamment à travers la manière dont Will a réussi à pénétrer son esprit et même à provoquer la fracture de son pied. Il n’est donc plus aussi puissant qu’il l’était dans la saison 4.

Avec l’opération Beanstalk mise en avant, une fois que le groupe entrera dans l’abîme, nous verrons Vecna être tué. Et alors qu’ils penseront avoir accompli leur mission, c’est à ce moment-là que le Flagelleur Mental se révélera.

Ils ne sont jamais allés dans l’abîme auparavant, seulement dans l’Upside Down, que l’on sait désormais être un trou de ver. Et une fois sur place, ils se retrouveront sur le terrain de jeu du Flagelleur Mental. Cela permettra de reconnecter la série à la toute première saison et de nous montrer le foyer de cette entité obscure qui a, en quelque sorte, tout créé.

Vecna a pour mission de fusionner les mondes et d’engloutir Hawkins dans les ténèbres. Mais si cette obscurité a en réalité été implantée en lui, il est possible que ce soit le Flagelleur Mental qui soit réellement aux commandes, et que ce soit là son véritable plan.

Le groupe devra alors trouver un moyen de vaincre le Flagelleur Mental. C’est là que je pense que les pouvoirs d’Eleven, de Kali et de Will entreront en jeu, et que nous pourrions assister à une mort majeure.

Will a vu le Flagelleur Mental il y a toutes ces années. Est-il capable de puiser dans l’obscurité de la créature, ou allons-nous voir Eleven utiliser ses pouvoirs d’une manière totalement inédite ? Je pense que ces deux possibilités sont plausibles.

Ils se trouveront dans le monde d’origine des ténèbres, donc quoi qu’ils fassent, ils devront très probablement être poussés à leurs limites.


Kali va trahir Eleven

Kali trahira Eleven.
Depuis le retour de Kali dans la première partie du volume, je me suis demandé quel serait son rôle réel. Et il semble désormais clair que son objectif est de provoquer des tensions et de pousser Eleven à se sacrifier littéralement pour le bien du monde.

Kali pense que même si l’Upside Down est détruit ou si le Dr Brenner est tué, il y aura toujours quelqu’un pour vouloir poursuivre son projet. Selon elle, la seule manière de mettre fin à l’obsession des scientifiques est de s’assurer qu’il n’existe plus aucun “numéro” porteur du sang de Henry que les scientifiques pourraient traquer.

Cela signifierait qu’il n’y aurait plus de nouveaux monstres créés, et que les amis d’Eleven seraient en sécurité, puisque les scientifiques cesseraient de la pourchasser.

Personnellement, même si Kali affirme qu’elle se sacrifierait aussi et resterait dans l’Upside Down pendant sa destruction aux côtés d’Eleven, je n’y crois pas. Je pense qu’elle n’a absolument pas cette intention.

Kali a été capturée et soumise à des expériences parce que les scientifiques voulaient Eleven, et qu’elle était le second choix. Eleven n’a plus jamais parlé à Kali après l’avoir quittée des années plus tôt. De son côté, Kali a vu toutes les personnes qu’elle aimait mourir, a été enfermée et n’a jamais été secourue. Elle pourrait nourrir une profonde rancœur envers Eleven.

Cela pourrait être la façon dont Kali cherche à se venger, à faire ressentir à Eleven une part de la douleur qu’elle a elle-même endurée lors des expériences.

Cela pourrait aussi s’inscrire dans l’arc narratif de Hopper, qui veut être le père qu’Eleven mérite. Il pourrait alors être celui qui se sacrifie ou qui tente de combattre Kali. Peut-être que Kali finit par le tuer ou par le blesser gravement, ce qui pousserait Eleven à tuer sa “sœur”.

Kali n’est pas un personnage particulièrement aimable, et je pense que c’est volontaire. Elle est là pour semer le chaos au sein du groupe, et ce chaos pourrait bien prendre la forme de la mort de Hopper. Il est moins présent que d’habitude, ce qui me fait penser que les scénaristes préparent sa fin.

La trahison de Kali envers Eleven apporterait une vraie tension dramatique, et j’espère sincèrement que nous verrons quelque chose de ce genre.


Le flashback dans la grotte

Nous verrons le flashback dans la grotte.
Je pensais que nous l’aurions dans le volume 2 de la saison 5, et j’ai été très déçu que ce ne soit pas le cas. Nous avons eu quelques aperçus de Henry dans la grotte, mais je pense que l’épisode final nous offrira enfin le flashback que nous attendons tous.

La dernière chose que nous avons vue, c’est Henry ouvrant la mallette du scientifique, contenant une technologie capable d’envoyer quelqu’un dans la Dimension X. Dans le final, je pense que nous verrons précisément cela se produire.

C’est là que le Flagelleur Mental a insufflé les ténèbres en Henry, déclenchant les événements de la saison 4 : le meurtre de sa famille et le canalisation de cette obscurité.

Je pense aussi que nous verrons la chronologie de 1959 et le souvenir où le nom de Patty apparaît sur une affiche de pièce de théâtre à l’école. Henry avait un lien fort avec Patty, mais il lui a finalement fait du mal au point de croire qu’elle était morte, sous l’influence du Flagelleur Mental.

Cela nous permettra de découvrir Henry Creel — et Vecna — avant les ténèbres, ainsi que l’impact immédiat du Flagelleur Mental sur son esprit. Ce serait fascinant, car cela montrerait que Henry était presque comme Will, et qu’il représente ce que Will aurait pu devenir si l’obscurité était restée en lui.

Cela montrerait aussi que l’humanité d’Henry était toujours présente dans Vecna, et que c’est le contrôle du Flagelleur Mental qui l’a conduit à commettre ces atrocités.

Nous ne connaissons toujours pas l’origine exacte des pouvoirs d’Henry en dehors de la pièce The First Shadow. J’espère donc que ces événements seront évoqués dans l’épisode final, même si je crains que ce ne soit pas le cas, afin de préserver l’intérêt de la pièce de théâtre.


Quels personnages vont mourir ?

Quels personnages vont mourir ?
Je pense qu’on peut désormais affirmer que ni Jonathan ni Nancy ne mourront. Je le pensais au moment des bandes-annonces, mais leur arc narratif menait surtout à une rupture.

En revanche, je pense que plusieurs personnages pourraient mourir dans cet épisode final. Ce ne sera pas un massacre, mais Kali pourrait très probablement être tuée par Eleven. Hopper pourrait mourir de la main de Kali, ou au moins être gravement blessé, ce qui pousserait Eleven à tuer Kali.

Je pense aussi que Vecna sera tué et que le Flagelleur Mental sera probablement détruit. Je ne vois pas un scénario où l’un des membres principaux du groupe meurt. Ils ont eu de nombreuses occasions de le faire au fil des saisons, sans jamais oser franchir le pas.

Si quelqu’un devait mourir, ce serait plutôt un personnage secondaire, comme Murray.

Pour l’instant, voilà les principaux événements que je pense voir se produire dans l’épisode final de Stranger Things. Je ne prédis pas exactement la fin, mais ce sont, selon moi, les éléments majeurs qui pourraient y mener.

Je pense que l’Upside Down sera détruit et que l’abîme sera définitivement coupé de Hawkins. Je ne vois pas un monde où la série se termine sur une victoire des ténèbres. Toutefois, je pense que cette fin comportera une part d’ombre, notamment à travers la mort de certains personnages.

Comme vous l’avez sans doute compris, je suis convaincu du retour du Flagelleur Mental. C’est quelque chose que je souhaite voir et qui me semble nécessaire pour boucler la boucle avec la saison 1 et offrir une conclusion mémorable.

C’est une entité terrifiante précisément parce qu’on en sait très peu à son sujet. Et avec le groupe se rendant littéralement dans son monde, je ne vois pas comment il pourrait ne pas apparaître.

À quelques jours de la diffusion du final, espérons simplement qu’il soit meilleur que le volume 2 et qu’il retrouve le niveau de l’épisode 4 de la saison 5, ou même de l’intégralité de la saison 4.