À retardement de Franck Thilliez

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Quand on bascule dans la folie, il est souvent trop tard !

Avec À retardement, Franck Thilliez frappe une nouvelle fois fort en mêlant habilement enquête policière, science borderline et terreurs psychologiques. Son duo fétiche, Sharko et son équipe, est lancé sur une affaire sordide et incompréhensible : un homme retrouvé massacré chez lui, sans aucune trace, pas même les siennes. Une scène de crime comme nettoyée par l’irréel.

En parallèle, dans l’unité pour malades difficiles de Chambly, un homme au comportement délirant est interné après avoir poussé un inconnu sous un train. Il dit fuir « des vers ». Aucun nom, aucun papier, juste la peur à l’état brut. Deux histoires a priori sans lien, mais dont les fils se rejoignent dans une toile bien plus vaste — et bien plus sombre — que prévu.

Thilliez, fidèle à son style précis et glaçant, construit un récit qui brouille les pistes : folie ou manipulation ? Hallucination ou vérité dérangeante ? Le réel se dérobe à mesure que l’enquête progresse, et l’auteur nous entraîne dans un abîme de suspense et d’effroi où la raison vacille.

À retardement est un thriller dense, diaboliquement construit, qui interroge notre perception du réel, la fragilité mentale et les dérives de certaines expériences scientifiques. C’est aussi une réflexion troublante sur la mémoire, le temps… et les cicatrices invisibles.

Une réussite aussi haletante qu’inquiétante, qui laisse des traces longtemps après la dernière page.

Éditeur ‏ : ‎ Fleuve éditions; 1er édition (2 mai 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 456 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2265157813 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2265157811

Intérieur nuit de Nicolas Demorand

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« Les évènements racontés dans ce livre se déroulent sur plus de vingt ans. Pendant toutes ces années, je me suis tu. Aujourd’hui, j’écris en pensant à toutes celles et ceux, des centaines de milliers, peut-être des millions, qui souffrent en silence du même mal. »

Avec Intérieur nuit, Nicolas Demorand livre un récit profondément intime, presque clandestin, à la frontière du journal personnel et du témoignage universel. Vingt ans de silence, vingt ans d’un combat intérieur, d’un mal tapi dans l’ombre, que les mots n’arrivaient pas à formuler. Jusqu’à aujourd’hui.

Ce livre n’est pas un règlement de comptes, ni un récit sensationnaliste. C’est une tentative lucide et bouleversante de mettre en lumière ce qui ronge de l’intérieur, en l’absence de mots, de reconnaissance ou de soin. Une douleur psychique sourde, chronique, souvent invisibilisée, que Demorand évoque avec une pudeur désarmante. À travers une écriture directe, parfois brutale, mais toujours sincère, il tend la main à celles et ceux qui, comme lui, traversent la nuit en silence.

Intérieur nuit est un acte de courage. Celui de parler, enfin. D’oser nommer ce qui détruit lentement. Et de dire que oui, il est possible d’avancer malgré tout. Loin de la figure médiatique que l’on connaît, Nicolas Demorand apparaît ici dans sa plus grande vulnérabilité — et paradoxalement, dans sa plus grande force.

Un livre essentiel, qui frappe par sa justesse, et qui laissera en chacun une empreinte durable. Parce qu’écrire, c’est parfois résister. Et qu’oser dire, c’est déjà un début de lumière.

ASIN ‏ : ‎ B0F2KYDS84 Éditeur ‏ : ‎ Les Arènes (27 mars 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 104 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1037514233

Les heures fragiles de Virginie Grimaldi

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Diane a toujours eu des rêves simples. Un mari, deux enfants, un métier qui lui plaît, c’est plus que ce qu’elle osait espérer. Le jour où Seb la quitte, son monde vacille.

Dans Les heures fragiles, Virginie Grimaldi touche au cœur avec une justesse rare. C’est l’histoire de Diane, une femme ordinaire, aimante, qui croyait avoir trouvé un équilibre : un mari, deux enfants, un métier qu’elle aime. Mais lorsque Seb, son compagnon, claque la porte, tout s’effondre. Le vertige de la rupture, la solitude, le cœur qui bat trop vite pour de mauvaises raisons.

Mais ce n’est pas seulement l’histoire d’un amour qui meurt. C’est surtout celle d’un lien mère-fille, de cette intimité parfois rugueuse, faite de silences et de gestes maladroits. Car pendant que Diane tente de recoller les morceaux de sa propre vie, elle ne voit pas que sa fille Lou, seize ans, s’éteint doucement dans la chambre d’en face. Un premier chagrin d’amour, l’enfance qui s’échappe, et ce mal-être qui ne dit pas son nom.

Grimaldi excelle dans l’art de capter les émotions ténues, les blessures invisibles du quotidien. Elle raconte sans pathos, avec une humanité bouleversante, cette lente reconquête d’un lien fragilisé. Pour sauver sa fille, Diane devra plonger dans un passé qu’elle avait soigneusement enfoui — affronter ses propres fantômes, pour mieux apprivoiser ceux de Lou.

Les heures fragiles est un roman sur la tendresse qui sauve, les silences qui abîment, et la force discrète des femmes. C’est une ode à la résilience, à la maternité dans ce qu’elle a de plus lumineux et de plus vulnérable. Un récit pudique et puissant, où l’on pleure souvent, mais toujours avec le cœur ouvert.

Éditeur ‏ : ‎ FLAMMARION; 1er édition (7 mai 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 336 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 208046888X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2080468888

La Meute: Enquête sur la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon de Olivier Pérou (Auteur), Charlotte Belaïch (Auteur)

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Ils attaquent en meute. Soudés, du moins en apparence. Les insoumis ont conquis des sièges de députés, dans le bruit et la fureur, saturant l’espace médiatique.

Dans La Meute, les journalistes Olivier Pérou et Charlotte Belaïch livrent une enquête explosive sur les rouages internes de la France Insoumise, mouvement aussi fascinant que redouté. Loin de l’image d’un parti horizontal et populaire, ce livre dévoile un système hypercentralisé, autoritaire, où la fidélité à Jean-Luc Mélenchon passe avant tout — souvent au mépris de la démocratie interne.

Pendant deux ans, les auteurs ont écouté. Militants de base, élus désabusés, anciens cadres évincés, victimes de violences ou d’intimidations… Tous décrivent un univers de pression constante, de silences forcés, de loyautés imposées. On découvre une organisation structurée comme une forteresse assiégée, obsédée par les médias, paranoïaque face à la critique, et gangrenée par des pratiques que certains n’hésitent pas à qualifier de sectaires.

Les faits rapportés sont édifiants : témoignages de harcèlement, accusations de violences sexistes et sexuelles étouffées, financement opaque, propos antisémites tolérés, et purges internes menées sans ménagement. Tout cela au nom d’un objectif : maintenir Mélenchon et ses proches au centre du jeu.

Mais La Meute n’est pas un brûlot sensationnaliste. C’est un travail d’investigation rigoureux, documenté, qui donne à voir l’envers d’un mouvement qui a su séduire les marges et les jeunes, tout en pratiquant en coulisses des méthodes radicales et parfois brutales. Une lecture nécessaire pour qui veut comprendre les nouvelles formes de militantisme politique, les dérives autoritaires à gauche, et les zones d’ombre d’un leadership charismatique devenu écrasant.

Un livre courageux, essentiel, qui interroge notre rapport à la démocratie, à la parole politique… et à la fidélité aveugle.

Éditeur ‏ : ‎ FLAMMARION (7 mai 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2080428713 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2080428714

La femme de ménage se marie de Freida McFadden

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Aujourd’hui est censé être le plus beau jour de la vie de Millie. La femme de ménage se marie avec Enzo, l’homme de ses rêves, et rien ne peut gâcher son bonheur. D’autant que ses parents, avec lesquels elle est brouillée depuis quinze ans, ont promis d’assister à la cérémonie.

Freida McFadden nous revient avec une nouvelle plongée dans l’univers trouble et délicieusement malsain de Millie, cette femme de ménage pas tout à fait comme les autres. Après le succès de La femme de ménage, puis de sa suite, l’autrice frappe une nouvelle fois fort avec ce troisième volet où les apparences sont plus trompeuses que jamais.

Aujourd’hui, c’est censé être le plus beau jour de la vie de Millie. Elle va épouser Enzo, un homme qu’elle aime sincèrement, et pour la première fois depuis quinze ans, ses parents seront là. L’occasion de tourner la page, de réparer les blessures, de se sentir enfin à sa place. On pourrait presque croire à un happy end… si seulement Millie n’avait pas ce sentiment d’être épiée, traquée, menacée jusque dans sa chambre. Une ombre plane sur les préparatifs, une présence qui ne veut manifestement pas qu’elle atteigne l’autel.

Ce qui rend ce roman si captivant, c’est la manière dont Freida McFadden joue avec notre empathie. On connaît déjà Millie, on l’a vue lutter pour s’en sortir, cacher ses blessures, composer avec les non-dits et les tensions de la bourgeoisie américaine. Ici, elle est à la fois plus vulnérable que jamais — en robe de mariée, entourée de sourires factices — et plus résolue aussi. Car rien, pas même la peur, ne pourra l’empêcher d’aller au bout de ce qu’elle a choisi.

La femme de ménage se marie est un thriller psychologique tendu, haletant, mais aussi un récit profondément humain sur les cicatrices familiales, le besoin de reconnaissance, et la force qu’il faut parfois déployer pour simplement croire en son bonheur. À travers une narration au cordeau, des dialogues acérés, et un suspense savamment distillé, McFadden confirme qu’elle est passée maître dans l’art de faire douter le lecteur à chaque page.

Un roman qui se lit d’une traite, le cœur battant, avec cette question lancinante : et si le pire arrivait avant même que les vœux soient prononcés ?

Éditeur ‏ : ‎ City Edition (21 mai 2025) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 128 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2824629428 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824629421

MAY Un film de Lucky McKee Avec Angela Bettis, Jeremy Sisto, Anna Faris

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May travaille dans un cabinet vétérinaire. C’est une jeune fille timide et complexée qui a beaucoup du mal à se faire des amis et dont l’attitude est étrange aux yeux des autres. Elle partage son appartement avec sa seule vraie amie, une poupée que lui a donné sa mère quand elle était petite.

Œuvre à part dans le cinéma d’horreur américain des années 2000, May est un conte macabre sur la solitude, la marginalité et le besoin déchirant d’amour. Lucky McKee signe ici son premier long métrage, et impose déjà une patte singulière, entre esthétique gothique, horreur psychologique et poésie morbide.

Angela Bettis incarne une héroïne inoubliable : May, jeune femme introvertie et fragile, mal à l’aise dans son corps et face aux autres. Incapable de tisser des liens durables, elle finit par se replier sur une idée délirante : construire un partenaire « parfait » à partir des « plus belles parties » de ceux qu’elle a croisés. Le film glisse progressivement du malaise au cauchemar, avec une lente montée en tension qui culmine dans un final tragique et démentiel.

La grande force du film repose sur son ton profondément empathique. McKee ne juge jamais son personnage. Il filme May avec tendresse, sans la réduire à une « folle » ou une tueuse. C’est ce qui rend le basculement vers l’horreur d’autant plus saisissant : c’est une douleur extrême, et non une pulsion sadique, qui pousse l’héroïne vers l’irrémédiable.


🎧 LE SON : INTROSPECTION ET DISSONANCES

La bande-son, oscillant entre compositions minimalistes et bruitages organiques, renforce l’enfermement psychique du personnage principal. Les silences sont pesants, et les rares moments de musique plus rythmée marquent des ruptures émotionnelles violentes. Le travail de design sonore rend palpable la porosité entre l’univers intérieur de May et la réalité qui l’entoure.


🎨 L’IMAGE : UNE ESTHÉTIQUE INTIMISTE ET VISCÉRALE

Visuellement, May navigue entre douceur pastel et crudité clinique. Les décors étriqués, les jeux d’ombres dans l’appartement, et la lumière blafarde de la clinique vétérinaire participent à créer un monde refermé sur lui-même. Le regard que porte la caméra sur Angela Bettis est d’une rare subtilité, captant ses tics, ses hésitations, ses fêlures — comme autant d’indices d’une psyché en lente dislocation.


📀 LES BONUS : UN ÉCLAIRAGE PRÉCIEUX ET INTIME

Cette édition Combo DVD + Blu-ray enrichit l’expérience du film avec une série de suppléments inédits et pertinents :

🎙 Commentaire audio de Lucky McKee

Un commentaire humble, passionné et profondément sincère. Le réalisateur revient sur la genèse du projet, ses influences (de Carrie à Frankenstein), son lien personnel avec le personnage de May, et le casting d’Angela Bettis, qu’il considère comme son alter ego féminin à l’écran.

🎬 « Morceaux choisis » : sur le tournage de May

Un documentaire de plateau rare, montrant McKee à l’œuvre avec son équipe. On y découvre une ambiance de tournage artisanale, presque familiale, où chaque détail compte. L’alchimie entre le réalisateur et son actrice principale est palpable.

🧸 « Le Fabricant de jouets » : entretien inédit avec Lucky McKee

Un échange riche et analytique où McKee aborde May comme une métaphore sur la création artistique. Pour lui, fabriquer un être à partir de morceaux épars revient à construire un film à partir de fragments émotionnels. Un bonus précieux pour comprendre l’intimité de son geste cinématographique.

✂️ « Des mains de maître » : entretien inédit avec Jeremy Sisto

L’acteur évoque son personnage — un homme fasciné par l’étrangeté de May, puis repoussé par sa fragilité. Il revient aussi sur la direction d’acteurs fine et intuitive de McKee, et sur la difficulté à maintenir l’équilibre entre sensualité et malaise.

🧟‍♀️ « De Frankenstein à May » : analyses de Miranda Corcoran

Une intervention universitaire captivante, qui replace May dans la tradition du monstre créé par rejet. Corcoran établit des ponts entre Mary Shelley, la figure du golem et le cinéma de genre féminin, en soulignant la modernité et la profondeur du film.

📽 Bande-annonce

Un trailer envoûtant, presque trompeur, qui met l’accent sur la bizarrerie du film plus que sur sa charge émotionnelle. Il reflète bien l’ambiguïté de l’œuvre : ni purement horreur, ni purement drame.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.85:1 Classé ‏ : ‎ 16 ans et plus Dimensions du produit (L x l x h) ‏ : ‎ 13,5 x 1 x 17,5 cm; 90 grammes Format ‏ : ‎ Couleur, Importé Durée ‏ : ‎ 1 heure et 33 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 4 juin 2025 Acteurs ‏ : ‎ Angela Bettis, Jeremy Sisto, Anna Faris, James Duval, Nichole Hiltz Sous-titres : ‏ : ‎ Français Studio  ‏ : ‎ ESC Editions

DÉTOUR MORTEL de Rob Schmid avec Eliza Dushku, Emmanuelle Chriqui, Jeremy Sisto, Kevin Zegers

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Sur une autoroute de Virginie, un accident paralyse totalement la circulation. Chris quitte l’autoroute et s’engage dans un chemin de terre pour tenter de contourner l’embouteillage

Détour Mortel s’inscrit dans la tradition du survival horrifique américain, croisement entre Massacre à la tronçonneuse et Délivrance. L’histoire est simple mais redoutablement efficace : un groupe de jeunes se retrouve piégé dans une forêt reculée de Virginie, traqué par une famille de mutants cannibales. La structure narrative est linéaire, mais parfaitement rythmée. Dès l’accident qui lance l’intrigue, la tension grimpe et ne redescend plus.

Rob Schmidt livre un film sans prétention, mais remarquablement tenu. En moins d’1h30, il exploite à fond l’espace forestier, multipliant les cachettes, les pièges, les poursuites, et surtout les scènes de mise à mort, souvent brutales, parfois inventives. Le film évite l’ironie et joue la carte du sérieux, avec une réalisation propre et une économie de dialogues qui favorise l’action pure.

Côté casting, Eliza Dushku impose un vrai charisme de final girl, athlétique et farouche, loin des héroïnes tremblotantes. À ses côtés, Desmond Harrington incarne un citadin pragmatique et volontaire. Les autres personnages sont rapidement écartés, mais apportent assez d’épaisseur pour que leurs morts suscitent un frisson d’empathie.


🔊 LE SON : UN ENVIRONNEMENT QUI RÉSONNE DE TERREUR

La bande-son signée Elia Cmiral mêle nappes anxiogènes et silences tendus. Les ambiances sonores — branches qui craquent, respirations paniquées, hurlements lointains — participent grandement à l’immersion. Le mixage accentue chaque moment de violence avec un réalisme saisissant, donnant parfois l’impression d’être physiquement à côté des victimes.


🖼 L’IMAGE : UNE FORÊT DEVENUE PIÈGE

Visuellement, Détour Mortel est dense et poisseux. Le chef opérateur John S. Bartley joue sur les contrastes entre lumière naturelle et pénombre totale. La forêt n’est pas un simple décor : elle devient un organisme vivant, écrasant les personnages. Les plans larges sur les cimes des arbres laissent place à des cadrages serrés, étouffants, dès que le groupe entre dans le territoire des tueurs. La violence est montrée frontalement, sans voyeurisme mais avec une volonté d’impact brut.


📀 LES BONUS (Édition collector DVD/Blu-ray)

Un soin particulier a été apporté aux suppléments, qui permettent de mieux comprendre la fabrication du film et le contexte de sa sortie.

🎙 Commentaire audio de l’équipe du film

Un commentaire classique mais plaisant, réunissant le réalisateur Rob Schmidt et quelques membres du casting. Ils reviennent sur les conditions de tournage en extérieur, les choix esthétiques, et les scènes marquantes du film. Quelques anecdotes savoureuses parsèment la piste.

🎥 Making of promotionnel (4 min)

Une courte featurette d’époque, au format EPK, montrant rapidement les coulisses du tournage. Les interviews sont très calibrées, mais donnent un aperçu du climat sur le plateau.

🧟 « De la viande fraîche » – Les maquillages de Détour Mortel (9 min)

Un module passionnant consacré aux effets spéciaux sanglants. On y découvre les techniques de prothèses utilisées pour les mutants et les cadavres mutilés. L’accent est mis sur le réalisme organique : sang, chairs ouvertes, os apparents, tout est fait main. Un bel hommage au savoir-faire artisanal.

👹 « Stan Winston : le seigneur des monstres » (5 min)

Petit portrait du mythique concepteur de créatures, à qui l’on doit également les dinosaures de Jurassic Park ou les monstres de Predator. Winston a supervisé la création des mutants, leur donnant une identité visuelle forte, grotesque mais crédible. Ce bonus permet de comprendre son influence capitale sur le film.

🌲 « Eliza Dushku : la petite fille dans les bois » (4 min)

Interview centrée sur l’actrice, qui parle de son approche du rôle, de son goût pour les films de genre et des cascades physiques qu’elle a effectuées elle-même. Un supplément qui met en lumière son implication.

🎤 Interviews de l’équipe (7 min)

Un condensé d’interviews plus libres, dans lesquelles les comédiens et le réalisateur évoquent leurs inspirations, les conditions climatiques difficiles, et l’aspect viscéral du film.

🎬 Behind-the-scenes (9 min)

Une immersion plus organique dans le tournage. On voit les techniciens à l’œuvre, les répétitions de cascades, les essais de prothèses. Un complément idéal pour les curieux des effets spéciaux pratiques.

💀 Scène coupée – La cascade & le meurtre de Francine (3 min)

Une séquence inédite violente et bien montée, qui renforce encore la sauvagerie des antagonistes. Elle n’apporte rien de crucial à l’intrigue mais vaut le détour pour les amateurs de gore.

📽 Bande-annonce d’époque

Une bande-annonce dans la pure tradition du survival US : voix off grave, plans rapides, musique saturée, slogans accrocheurs. Un bel objet rétro.

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.85:1 Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du produit (L x l x h) ‏ : ‎ 13,5 x 1 x 17,5 cm; 130 grammes Format ‏ : ‎ Blu-ray et DVD Durée ‏ : ‎ 1 heure et 24 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 7 mai 2025 Acteurs ‏ : ‎ Rob Schmidt Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1) Studio  ‏ : ‎ ESC Editions

Pokémon – Mon grand combat – Jeu de société avec 5 cartes-scènes cherche-et-trouve et 200 cartes défis – De 2 à 6 joueurs – 20 minutes de jeu

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Un petit jeu de cherche-et-trouve Pokémon pour mettre tes amis au défi !

Dans l’univers foisonnant des jeux de société inspirés par les licences cultes, Pokémon – Mon grand combat tire habilement son épingle du jeu en misant sur une mécanique simple, rapide et diablement efficace : l’observation. Accessible dès 6 ans, ce jeu cherche-et-trouve propose aux petits (et aux grands) d’aiguiser leur regard tout en retrouvant leurs créatures favorites de l’univers Pokémon. Une formule gagnante pour les familles et les fans.

La boîte, compacte et facile à emporter, contient 5 grandes cartes-scènes foisonnantes de détails et 200 cartes de défis. Chaque partie invite les joueurs à se concentrer, repérer le bon Pokémon parmi la foule, et être le plus rapide à pointer sa cible. Un principe qui rappelle les fameux « Où est Charlie ? », mais revisité avec l’attrait coloré, dynamique et nostalgique des Pokémon. Les règles sont vite assimilées : on peut lancer une partie en quelques minutes, ce qui rend ce jeu idéal pour les goûters d’anniversaire, les voyages ou les week-ends en famille.

Ce qui séduit, au-delà de l’aspect ludique, c’est l’équilibre réussi entre jeu compétitif et accessibilité. Pas besoin d’être un fin stratège ou un dresseur expert : ici, tout se joue à l’œil nu, à l’attention, à la vivacité d’esprit. Les plus jeunes peuvent ainsi rivaliser avec les adultes, ce qui crée des parties pleines de rebondissements et d’éclats de rire.

L’univers graphique est fidèle à la franchise, coloré et vivant, avec des scènes qui fourmillent de détails sans jamais devenir illisibles. On y retrouve une grande diversité de Pokémon — un vrai bonheur pour les fans de tous âges.

Mon grand combat est une jolie réussite. Sans prétention mais parfaitement conçu, ce jeu d’observation offre un moment de plaisir pur, où la concentration, la mémoire visuelle et l’esprit d’équipe sont mis à contribution dans un esprit bon enfant. Le tout dans un format pratique et à prix accessible. De quoi ravir petits et grands dresseurs en herbe !

Éditeur ‏ : ‎ Dragon D’Or; Illustrated édition (10 avril 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 200 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2821218583 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2821218581

Mon voeu le plus sincère – Tome 5 de Kiri

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Si un génie vous offrait un seul et unique vœu, que demanderiez-vous ?

Dans ce cinquième tome à la fois poignant et lumineux, Kiri continue de creuser la complexité émotionnelle de ses personnages. Alors qu’Api vacille sous le poids du retour brutal de son père, c’est au tour de Praince de voir les fondations de sa propre histoire vaciller : secrets enfouis, douleurs héritées, héritages imposés. Ce volume met au cœur du récit une tension douce-amère entre la fidélité aux siens et le droit d’inventer sa propre voie.

Graphiquement, le trait reste empreint de délicatesse, avec des planches subtilement contrastées entre rêve et mélancolie. Mais c’est surtout l’écriture des silences, des regards et des hésitations qui frappe : Kiri réussit à faire du vœu d’Api une métaphore bouleversante de l’entrée dans l’âge adulte. Un tome charnière, profondément humain, où le merveilleux n’efface jamais les cicatrices — mais leur offre un autre avenir.

Éditeur ‏ : ‎ Kotoon; Illustrated édition (17 avril 2025) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 288 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2494102790 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494102798

Le croque-en-murs de Mickaël Brun-Arnaud (Auteur), Jérémy Pailler (Illustrations)

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Au village des animaux, le croque-en-murs a mauvaise réputation. Qui est ce blaireau mystérieux, que l’on dit porteur de malheurs ? Edgar, un petit lapereau curieux, va tenter de percer le mystère qui l’entoure…

Dans le village des animaux, chacun vit paisiblement… sauf lorsqu’on évoque le Croque-en-murs. Mi-légende, mi-cauchemar, ce blaireau solitaire aux allures d’ombre fait trembler les cœurs et taire les conversations. On murmure qu’il porte malheur, qu’il est le signe que quelque chose de terrible est arrivé ou va arriver. Et pourtant, Edgar, un petit lapin aux yeux immenses et au courage discret, va choisir de ne pas croire ce que les autres colportent. Il veut savoir. Comprendre. S’approcher.

Dans Le Croque-en-murs, Mickaël Brun-Arnaud – déjà salué pour La Maison qui parcourait le monde – signe un récit d’une délicatesse rare sur la peur de l’inconnu, le deuil et ce que nous faisons de la mémoire des absents. Il nous rappelle, sans jamais forcer le trait, que la vérité est souvent plus belle que la rumeur. Que derrière les figures qui nous effraient se cachent parfois des âmes qui veillent.

Les illustrations de Jérémy Pailler, tout en textures feutrées et lumières tamisées, accompagnent avec une grâce infinie ce texte subtil. Chaque planche semble respirer, comme traversée par les saisons, les émotions et le silence. Une véritable œuvre d’art, qui donne au récit toute sa dimension onirique et sensible.

À travers le regard d’Edgar, Le Croque-en-murs devient bien plus qu’un album pour enfants : c’est une fable intergénérationnelle sur la transmission, le lien entre les vivants et les disparus, et la magie douce des souvenirs. Un livre qui parle à l’enfant que nous avons été, à celui que nous accompagnons, et à celui qui veille peut-être encore, quelque part, derrière un mur.

Éditeur ‏ : ‎ KALEIDOSCOPE; Illustrated édition (23 avril 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 44 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2378882858 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2378882853