L’Impérieux Destin du Dr Elise – Tome 3 de Mini (Auteur), Yuin (Auteur)

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Impératrice tyrannique puis chirurgienne de génie, Élise de Clorence a une nouvelle chance de réparer ses erreurs.

Dans ce troisième tome haletant de L’Impérieux Destin du Dr Élise, la tension monte d’un cran pour notre héroïne au destin hors norme. Tour à tour impératrice crainte puis chirurgienne de génie, Élise de Clorence poursuit sa quête de rédemption dans un royaume où les secrets politiques rivalisent avec les drames du cœur.

Contrainte de révéler ses talents médicaux face à une urgence, Élise se retrouve au centre de toutes les attentions – y compris celles du roi, qui lui impose un choix impossible : réussir l’exigeant concours de médecine ou… épouser le prince héritier. Mais Élise n’est plus la femme d’autrefois. Déterminée à reprendre son destin en main, elle relève le défi, bien décidée à éviter les erreurs du passé.

Dans l’ombre de cette lutte intérieure, un autre trouble grandit : celui que provoque le mystérieux Ron, dont la présence la trouble plus qu’elle ne veut bien l’admettre.

Alliant romance, intrigues de palais et suspense médical, ce manhwa riche en rebondissements séduira autant les fans de dramas historiques que les amateurs de récits féminins puissants. Et pour prolonger l’expérience, ne manquez pas l’adaptation animée Doctor Elise: The Royal Lady with the Lamp, disponible sur Crunchyroll.

Éditeur ‏ : ‎ Kotoon; Illustrated édition (17 avril 2025) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 256 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2494102588 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494102583

Les Sisters – Mon livre double-face – Amitié/Amour

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Exprime-toi en toute liberté avec tes Sisters préférées !

Avec Mon livre double-face – Amitié/Amour, la collection Les Sisters continue de séduire les jeunes lectrices en leur offrant un espace d’expression joyeux, tendre et totalement décomplexé. Fidèle à l’univers espiègle et complice de Wendy et Marine, ce livre interactif invite les enfants à explorer leurs émotions, leur imaginaire… et à se confier sans tabou !

Le concept est simple mais diablement efficace : deux entrées, deux ambiances ! Côté amitié, on retrouve l’énergie débordante de Marine, ses licornes préférées et ses blagues à gogo. Côté amour, Wendy prend le relais pour parler petits cœurs battants, crushs secrets et lettres passionnées. Le tout est parsemé d’activités ludiques et créatives : à toi les paillettes, les confidences et les éclats de rire !

Un livre à remplir, à décorer, à garder comme un trésor ou à partager avec sa BFF. Un formidable support pour aider les enfants à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent, en toute liberté.

Éditeur ‏ : ‎ Dragon D’Or; Illustrated édition (10 avril 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 144 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2821218567 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2821218567

Une enfant prodigieuse de Helena Echlin

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Qui connait mieux son enfant que sa propre mère ?

Une enfant prodigieuse de Helena Echlin est un roman qui nous plonge dans l’abîme de la maternité, avec ses peurs, ses dilemmes et ses tourments. C’est un thriller psychologique captivant qui nous interroge sur les mystères de l’influence, de l’identité et de l’intuition maternelle, tout en explorant la fine frontière entre la raison et l’instinct.

L’histoire se concentre sur Charlotte Mason, une mère qui tente désespérément d’être parfaite pour sa fille Stella, une enfant prodige de huit ans. Mais après le décès brutal de la nourrice de Stella, Blanka, une mystérieuse femme originaire d’Azerbaïdjan, tout bascule. Stella commence à adopter peu à peu les manières de Blanka – son accent, ses gestes, et même sa passion pour des plats qu’elle n’avait jamais goûtés, comme le ragoût à l’agneau, alors qu’elle a toujours été végétarienne. Cette transformation de sa fille met Charlotte dans une position de plus en plus inconfortable.

Le roman navigue entre les peurs maternelles, l’angoisse croissante de Charlotte et le mystère autour de ce qui se passe vraiment avec Stella. Charlotte, qui est épuisée par une grossesse inattendue, commence à douter de son propre jugement. Sa fille semble échapper à toute rationalité, et elle se trouve seule face à une question déstabilisante : sa fille est-elle en proie à une influence surnaturelle ou est-ce simplement son esprit qui lui joue des tours ? Charlotte se retrouve dans un dilemme où la raison et l’instinct se heurtent, l’amenant à se demander si elle peut vraiment connaître son enfant aussi bien qu’elle le pensait.

L’atmosphère tendue de Une enfant prodigieuse est magnifiquement construite par Helena Echlin, qui nous entraîne dans un tourbillon de doutes et de révélations. Le twist final, choquant et inattendu, ajoute une couche de suspense psychologique qui hantera les lecteurs bien après la dernière page. Mais plus que le simple mystère qui entoure Stella, ce roman explore aussi la maternité sous son aspect le plus complexe et ambigu. Charlotte est une mère qui cherche à tout prix à comprendre sa fille, mais se rend compte que peut-être il existe des aspects de son enfant qui échappent totalement à sa compréhension, aussi profondément qu’elle l’aime.

Le livre est un puissant mélange de psychologie, de suspense et de réflexion sur la maternité. La narration, immersive et poignante, fait naître un sentiment de désespoir et de désorientation chez le lecteur, qui, comme Charlotte, sera tenté de remettre en question ses perceptions. Le mystère autour de l’enfant et de sa transformation progressive soulève des questions sur la nature de l’identité et la manière dont les influences extérieures peuvent perturber l’équilibre fragile d’une vie familiale.

En somme, Une enfant prodigieuse est un roman qui pousse à réfléchir sur les ténèbres de l’âme humaine et la complexité de la relation mère-enfant, tout en offrant un thriller psychologique qui tiendra le lecteur en haleine jusqu’à la dernière ligne.


Éditeur ‏ : ‎ Hauteville (2 avril 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2381228055 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2381228051

Le matin où je t’ai quitté de Caroline Bishop

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Je n’oublierai jamais le matin où je t’ai quitté.

Le matin où je t’ai quitté de Caroline Bishop est un roman bouleversant, où la frontière entre l’amour, le passé et les secrets est aussi mince qu’un fil. C’est une histoire qui s’étend au-delà du temps, entre la guerre froide, l’Allemagne de l’Est, l’Angleterre et les souvenirs déchirants d’un amour mystérieux et interrompu.

Le récit débute sur une scène intime et poignante, où Greta Schneider décide de quitter Henry Henderson, l’homme qu’elle aime, sans explication. Elle s’éclipse du jour au lendemain, ne laissant derrière elle qu’une écharpe et un mot – une seule trace de son passage. Henry, dévasté et sans réponses, ne sait que faire de cette perte soudaine et inexplicable. Le temps passe, mais l’ombre de Greta plane toujours sur lui.

Puis, trente ans plus tard, un hasard – ou plutôt, un collier porté par une jeune femme – semble offrir à Henry la chance de retrouver celle qu’il n’a jamais pu oublier. Pourtant, des années d’incertitude et de douleur sont désormais ancrées en lui, et l’énigme de Greta demeure entière : pourquoi a-t-elle disparu ? Que cache-t-elle ? Quels secrets sombres ont poussé une femme libre et amoureuse à fuir sans un mot ?

Caroline Bishop tisse une narration poignante, alternant les époques pour mieux dévoiler les mystères enfouis et les traumatismes cachés. Le récit explore non seulement l’amour, mais aussi la trahison, la liberté et la culpabilité, le tout dans le contexte historique de la Guerre froide et des divisions politiques qui marquaient l’époque. Le mur de Berlin, le rideau de fer, la promesse de liberté et les illusions perdues sont autant de métaphores pour le mystère intime que porte Greta, une femme qui n’a jamais vraiment été libre de choisir son destin.

Les personnages sont complexes et attachants, notamment Greta, dont la résilience et les choix incompréhensibles poussent le lecteur à se poser des questions sur le pouvoir de la mémoire et les raisons qui poussent une personne à se cacher de l’autre, même dans l’amour. Henry, lui, incarne ce désir inassouvi et cette quête interminable de vérité, tout en affrontant ses propres démons.

Ce roman n’est pas seulement une histoire d’amour tragique, mais aussi une réflexion sur le temps, la mémoire et la capacité de pardonner. Caroline Bishop réussit à créer un équilibre délicat entre les émotions fortes et les réflexions profondes, le tout enveloppé dans une écriture fluide et subtile.

Le matin où je t’ai quitté est une lecture qui remue, qui pousse à la réflexion sur les mots non dits, les sacrifices invisibles et la quête d’une réconciliation après des années d’oubli. Un livre à la fois romantique et émouvant, qui saura toucher le cœur de ceux qui croient encore au pouvoir des secrets et des retrouvailles.

Éditeur ‏ : ‎ Hauteville (9 avril 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 416 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2381229167 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2381229164

La Petite Boutique de sortilèges de Sarah Beth Durst

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Une somptueuse fable qui foisonne de livres de sortilèges volés, d’amitiés inattendues, de confitures délectables et d’amours plus délicieuses encore. Une comédie romantique peuplée de créatures mythiques et saupoudrée de roulés à la cannelle et de magie, qui met du baume au coeur et nourrit l’âme.

Dans un monde où les livres de sortilèges volés se mélangent aux confitures maison et où les amitiés improbables se tissent autour d’une magie à la fois douce et dangereuse, La Petite Boutique de Sortilèges de Sarah Beth Durst s’impose comme une fable moderne et envoûtante. Un roman qui évoque la chaleur d’une comédie romantique, où le quotidien se saupoudre de roulés à la cannelle, de créatures mythiques et de magie, le tout dans un univers où chaque page est un véritable réconfort pour l’âme.

L’histoire suit Kiela, une jeune femme solitaire, passionnée par les livres et le savoir, qui trouve refuge dans la Grande Bibliothèque d’Alyssium, parmi les sortilèges les plus précieux de l’empire. Mais lorsqu’une révolution éclate, plongeant la bibliothèque dans les flammes, Kiela doit fuir. Avec son étrange assistant, Caz, une plante sentiente, elle prend la direction d’une île lointaine, la terre de son enfance, où elle espère se cacher du monde. Cependant, les choses ne se déroulent pas comme prévu. Elle se retrouve face à un village en ruines, malmené par des tempêtes magiques et un empire négligent, un voisin mystérieusement séduisant, et un peuple désespéré.

Loin de se résigner, Kiela décide de remettre de l’ordre dans ce chaos en ouvrant une sortilègerie secrète, une boutique de magie accessible à tous. Mais partager des sortilèges avec les gens du peuple est illégal, et la menace de mort plane sur elle. Plus encore, elle devra apprendre à se faire confiance et à ouvrir son cœur, abattant les murs qu’elle a bâtis autour d’elle pour survivre.

Durst réussit à mélanger des éléments classiques de fantasy avec une écriture pleine de chaleur et d’humour, offrant un cadre riche en détails qui ne manque jamais de tendresse et de lumière. Kiela, bien que plongée dans des dilemmes moraux complexes, est un personnage profondément humain, qui lutte pour faire ce qui est juste, même si cela signifie risquer sa vie. Les personnages secondaires, notamment Caz, l’assistant végétal, apportent une touche d’ironie et de fraîcheur à l’intrigue, tout en renforçant l’aspect magique du récit.

La force du roman réside dans cette magie simple mais puissante, qui est à la fois le cœur de l’histoire et une métaphore pour l’espoir, l’entraide et la réparation des blessures du passé. Kiela et les habitants de l’île montrent que parfois, pour sauver ce qui nous est cher, il faut savoir partager et s’unir, même si cela nous expose à un danger certain.

Entre magie, romance et réflexion sur la solidarité, La Petite Boutique de Sortilèges est une lecture pleine de douceur et de magie positive, parfaite pour les amateurs de récits empreints de chaleur humaine et d’évasion enchantée. Un vrai baume au cœur, idéal pour retrouver la foi en la magie de la vie.

ASIN ‏ : ‎ B0DSKK2DPN Éditeur ‏ : ‎ Bragelonne (9 avril 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 416 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1028124090

Nos héritages: Une histoire de nos révolutions racontée à mon fils de FRED BERNARD

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À travers un voyage dans l’espace et le temps, retraçant la naissance et les progrès de l’humanité – qu’ils soient techniques, moraux, spirituels ou juridiques – l’auteur entrelace son propre parcours de vie avec ses découvertes, ses joies et ses peines.

Comment grandit-on ? À quoi sert la vie ? Est-ce que c’était mieux avant ? Face aux questions, grandes et graves, que lui pose son jeune fils, Fred Bernard n’élude rien. Il choisit de répondre en dessinant, en racontant, en explorant. Nos héritages est né de ce besoin-là : transmettre, comprendre, lier les fils du passé à ceux de l’avenir. À travers ce roman graphique aussi foisonnant que lumineux, l’auteur nous propose une véritable odyssée, mêlant l’histoire de l’humanité à celle, plus modeste mais non moins essentielle, de sa propre vie.

Du Big Bang aux luttes sociales, des premiers outils à l’intelligence artificielle, de ses souvenirs d’enfance aux grandes révolutions spirituelles, Bernard compose une mosaïque de récits qui n’en font qu’un. Car l’humain, dit-il entre les lignes, est toujours en train de se raconter, de chercher un sens, d’avancer à tâtons en s’appuyant sur ceux qui l’ont précédé. Cette quête du sens, il la dessine avec délicatesse, sans didactisme, porté par une émotion sincère, palpable à chaque page.

Ce qui frappe, dans Nos héritages, c’est l’équilibre entre le personnel et l’universel. L’auteur ne se place pas en historien, encore moins en donneur de leçons. Il est un père, d’abord. Un homme qui regarde son enfance avec tendresse, ses erreurs avec honnêteté, le monde avec inquiétude parfois, mais toujours avec amour. Ses souvenirs – de lectures fondatrices, de rencontres, de révoltes intimes – résonnent avec les grands mouvements de l’Histoire. Et ce regard, résolument humaniste, vient nous rappeler que la petite histoire fait toujours partie de la grande.

Graphiquement, l’ouvrage est un émerveillement. Les couleurs vives, les compositions foisonnantes, les visages attentifs, les détails de chaque planche participent à cette sensation de mouvement perpétuel, de flux vital. Fred Bernard, qui est aussi illustrateur et naturaliste, n’a rien perdu de son sens de l’observation ni de sa poésie du trait. Il parvient à faire dialoguer les époques, les continents et les âges de la vie avec une fluidité rare.

Nos héritages est donc bien plus qu’un roman graphique. C’est une déclaration d’amour à la vie, à la transmission, à la connaissance, au progrès – pas celui qui écrase, mais celui qui élève. C’est aussi un acte de foi en l’intelligence des enfants, en leur capacité à poser les bonnes questions et à recevoir des réponses sincères, même si elles sont complexes.

À l’heure où le monde semble vaciller, Fred Bernard nous invite à reconsidérer ce que nous transmettons, ce que nous voulons préserver, et ce que nous devons, collectivement, réinventer. Nos héritages est un livre qui console et qui éclaire, une lecture essentielle pour les parents, les enfants, les rêveurs, les curieux – pour tous ceux qui cherchent à comprendre d’où ils viennent, et comment continuer à marcher.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN; Illustrated édition (16 avril 2025) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 240 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203172002 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203172005

Parc des Expositions de la Porte de Versailles : Un siècle d’innovation et de transformation

Le Parc des Expositions de la Porte de Versailles, situé dans le 15e arrondissement de Paris, est bien plus qu’un simple lieu d’exposition. Depuis sa création en 1925, il incarne l’histoire de Paris, de son urbanisme, de son dynamisme économique et de son rayonnement culturel. À l’aube de son centenaire, ce lieu emblématique mérite que l’on retrace son parcours, marqué par des transformations architecturales, des événements marquants et une capacité constante à se réinventer.


Un lieu né de l’essor des foires et expositions

L’histoire du Parc des Expositions est intimement liée à celle de la Foire de Paris, créée en 1904. À l’origine, cette foire se tenait sur des sites temporaires comme les Tuileries ou le Champ-de-Mars. Mais face à son succès croissant, il devient urgent de lui trouver un emplacement pérenne. C’est ainsi que les anciens bastions 72 et 73 de l’enceinte de Thiers, à la Porte de Versailles, sont choisis en 1922 pour accueillir ce qui deviendra le Parc des Expositions.

Le site, alors occupé par la briqueterie de Vaugirard, est transformé en un espace moderne et fonctionnel. Les architectes Marcel Dastugue et Paul Viard conçoivent un parc organisé autour d’une entrée monumentale, avec des halls d’exposition disposés en V. Les premiers travaux débutent en 1923, et le Parc ouvre officiellement en 1925, accueillant dès ses débuts des événements majeurs comme le Salon de la Machine Agricole et le Concours Général Agricole.

Vue aérienne du Parc des Expositions de la Porte de Versailles, par Roger Henrard, 1952. CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet.


Une architecture qui évolue avec son temps

Le Parc des Expositions a toujours été un lieu d’innovation architecturale. Dès les années 1920, il se distingue par des constructions modernes, comme la porte monumentale conçue par Louis-Hippolyte Boileau et Léon Azéma en 1933. Cette entrée, avec ses deux tours de 30 mètres reliées par une série de guichets, est un exemple emblématique du style Moderne, qui privilégie les lignes épurées et les matériaux contemporains comme le béton armé.

Entrée monumentale du Parc des Expositions, 1928. Agence Rol – 128668. BNF.

Au fil des décennies, le Parc s’agrandit et se modernise. Dans les années 1970, le hall 7, surnommé le « Palais Sud », est inauguré. Avec ses 72 000 m², il devient l’un des plus grands bâtiments d’exposition en Europe. Plus récemment, des architectes de renom comme Jean Nouvel ont contribué à redessiner le visage du Parc, notamment avec la rénovation du Pavillon 6, qui arbore aujourd’hui une façade contemporaine.

Le hall 7, inauguré en 1970, est l’un des plus grands bâtiments d’exposition en Europe.


Un lieu de vie et de rencontres

Depuis un siècle, le Parc des Expositions est bien plus qu’un simple espace d’exposition : c’est un véritable lieu de vie. Chaque année, il accueille plus de 7,5 millions de visiteurs et plus de 200 événements, allant des salons professionnels aux manifestations culturelles ou sportives. Parmi les événements les plus emblématiques, on retrouve le Salon International de l’Agriculture, le Salon de l’Automobile, ou encore le Concours Lépine, qui récompense les inventions les plus innovantes.

Le Parc a également joué un rôle clé dans l’histoire sportive de Paris. En 2024, il a accueilli plusieurs épreuves des Jeux Olympiques et Paralympiques, sous le nom d’Arena Paris Sud. Mais son lien avec le sport remonte bien plus loin : dès les années 1930, il accueillait des démonstrations de gymnastique, des tournois de tennis, et même des compétitions de ski sur une piste artificielle.

Le Parc des Expositions de la Porte de Versailles a accueilli plusieurs épreuves des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.


Un parc tourné vers l’avenir

À l’aube de son centenaire, le Parc des Expositions de la Porte de Versailles continue de se réinventer. Depuis 2015, un vaste programme de modernisation a été lancé, avec pour objectif de renforcer son attractivité et de mieux l’intégrer dans son environnement urbain. Ce projet, divisé en trois phases, prévoit la rénovation de plusieurs pavillons, la création de nouveaux espaces verts, et l’amélioration des infrastructures pour accueillir des événements toujours plus ambitieux.

Le Parc s’inscrit également dans une démarche de développement durable, avec des initiatives comme la végétalisation des toitures et la gestion écoresponsable des événements. Ces efforts visent à faire du Parc un modèle d’innovation, tant sur le plan architectural qu’environnemental.

La façade rénovée du Pavillon 6, conçue par Jean Nouvel, est un exemple de la modernisation récente du Parc.


Un héritage qui perdure

Depuis sa création, le Parc des Expositions de la Porte de Versailles a su s’adapter aux évolutions de la société, tout en restant fidèle à sa vocation première : être un lieu de rencontres, d’échanges et de découvertes. En un siècle, il a accueilli des millions de visiteurs, témoigné de l’évolution des modes de vie, et contribué au rayonnement de Paris à l’international.

Alors que le Parc s’apprête à célébrer son centenaire, il continue de regarder vers l’avenir, prêt à accueillir de nouvelles générations de visiteurs et à écrire de nouvelles pages de son histoire. Plus qu’un simple parc d’exposition, il est aujourd’hui un symbole de l’innovation, de la résilience et de la capacité de Paris à se réinventer sans cesse.

Avis sur la pièce de théâtre : Je m’appelle Adèle Bloom – L’intime brûlure de l’enfermement

Avec Armelle Deutsch, Sophie-Anne Lecesne, Laura Elko, Philippe d’Avilla ou Franck Harscouët​

Dans l’ombre glaciale d’un hôpital psychiatrique canadien de l’après-guerre, Je m’appelle Adèle Bloom nous plonge dans un huis clos troublant où la folie n’est plus une échappée, mais un territoire conquis, balisé, mutilé. Sous la plume acérée et poétique de Franck Harscouët, cette pièce bouleversante dévoile les contours violents d’une époque où l’on « soignait » à coups de lobotomies transorbitales et de sentences médicales totalitaires.

Placée par sa mère, Adèle Bloom, jeune postière et autrice en devenir, se retrouve projetée dans un monde suspendu où l’écriture devient sa dernière boussole. Face à Miss Wilbord, infirmière en chef tyrannique, et au docteur Freeman, tortionnaire au scalpel idéologique, Adèle lutte pour ne pas sombrer. Une amitié fragile avec Poppie, internée depuis longtemps, vient troubler ce cauchemar éveillé d’une humanité à bout de souffle.

La mise en scène volontairement cloisonnée, presque statique, accentue cette sensation d’étouffement collectif. Les corps semblent figés dans une prison mentale saturée d’angoisses, où les murs ne protègent rien, sinon l’orgueil aveugle d’un corps médical qui se prend pour Dieu.

Mais c’est surtout le jeu habité des comédiens qui saisit :
Armelle Deutsch, incandescente, campe une Adèle qui se délite tout en s’accrochant désespérément à ses mots comme à un radeau ;
Sophie-Anne Lecesne, caméléon de l’ombre, traverse les figures maternelles et soignantes avec une intensité troublante ;
Philippe d’Avilla incarne un médecin à la séduction glaçante, dont les élans visionnaires masquent la cruauté clinique ;
– et Laura Elko, tout en douceur, redonne un souffle poétique à cette tragédie grâce à sa marionnette complice.

Je m’appelle Adèle Bloom est plus qu’un spectacle : c’est une fable noire, documentée, portée par une langue précise et viscérale. Harscouët ne décrit pas seulement l’horreur : il la fait ressentir, dans toute son absurdité, sa violence et ses résonances contemporaines. Car au-delà du cadre historique, c’est bien d’un système que l’on parle — d’un regard sur les femmes, sur les déviantes, sur les rêveuses — que l’on a voulu corriger à coup de piques à glace et de sourires forcés.

On en ressort bouleversé, presque hanté, avec l’étrange impression d’avoir lu un roman à haute voix dans une salle d’audience silencieuse.

Un spectacle à vif, nécessaire, terriblement humain.

Je suis le roi de Heyna Bé (Auteur), Gaya Yoyotte (Illustrations)

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Un voyage fantastique dans l’imaginaire d’un enfant roi de mille univers !

Il suffit d’un banc au parc, d’un regard échangé avec un parent, et d’un soupçon de ciel bleu pour que l’enfance s’invente mille royaumes. Dans Je suis le roi de Heyna Bé, un petit garçon devient successivement roi des mers, explorateur de l’impossible, chef étoilé ou acrobate téméraire. Chaque double page nous plonge dans un univers différent, nourri par une imagination débordante qui transforme le quotidien en aventure grandiose.

La grande force de cet album réside dans la justesse de son ton. Le texte, à la fois simple et poétique, capte à merveille cette manière qu’ont les enfants de glisser d’un monde à l’autre sans effort, avec une logique qui n’appartient qu’à eux. Les illustrations signées Gaya Yoyotte accompagnent cette traversée avec un éclat particulier : les couleurs sont franches, les formes pleines de mouvement, et chaque scène est un tremplin vers le rêve.

Mais derrière le jeu, une tendresse subtile affleure : celle du lien parent-enfant. L’ultime page, tout en douceur, nous ramène au réel sans le trahir. Papa est là, il soulève, il fait tournoyer. Et c’est dans ses bras que le petit roi devient roi du ciel — pour de vrai cette fois.

Je suis le roi de Heyna Bé est un hommage vibrant à l’imaginaire libre, à ces jeux qui n’ont besoin d’aucun accessoire, sinon de temps, d’espace et d’un peu d’amour. C’est aussi une invitation à observer l’enfance comme un territoire magique, où tout est encore possible.

ASIN ‏ : ‎ B0DPK8YT3Q Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J; Illustrated édition (4 avril 2025) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 32 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040122005

Interdit de me faire mal ! de Mai lan Chapiron

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« Il y a une règle très simple: on n’a pas le droit de te faire mal. Personne n’a le droit. Ni les enfants, ni les parents, personne. C’est interdit. Et toi, tu n’as pas le droit de faire mal aux autres non plus ! »

Avec Interdit de me faire mal !, son troisième album jeunesse, Mai Lan Chapiron signe un ouvrage aussi ludique que salutaire. D’entrée de jeu, une règle fondamentale est posée : personne n’a le droit de te faire mal. Ni les copains, ni les adultes, ni qui que ce soit. Et toi non plus, tu n’as pas le droit de faire mal aux autres. Ce principe, d’une évidence trop souvent oubliée, est ici martelé avec douceur et fermeté.

Conçu comme un jeu de questions-réponses, le livre interpelle l’enfant : « Est-ce qu’on a le droit de me taper ? », « Est-ce qu’on a le droit de me forcer ? », « Est-ce qu’on a le droit de me faire peur ? »… À chaque fois, la réponse est un « Non » retentissant, porteur d’émancipation et de clarté.

Avec ses mots simples, son humour bienveillant et ses illustrations pleines de tendresse, Mai Lan Chapiron réussit un exercice délicat : parler de violences sans effrayer, mais sans édulcorer. Ce livre n’est pas seulement un support de lecture, c’est un véritable outil de prévention, à mettre entre toutes les mains — petites et grandes.

ASIN ‏ : ‎ B0DPK7PZ96 Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE J; Illustrated édition (18 avril 2025) Langue ‏ : ‎ Français Nouveauté littéraire ‏ : ‎ 30 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040122043