C’est où, le plus loin d’ici ? (3) de BOSS/ROSENBERG TYLER/MATTHEW

Achat : https://amzn.to/4adWcUW

Au fil des rencontres et des dangers qui ponctuent son voyage, Sid parvient enfin à trouver La Ville.

Avec C’est où, le plus loin d’ici ? – Tome 3, Boss, Rosenberg Tyler et Matthew livrent une conclusion puissante et profondément humaine au premier cycle de cette série de science-fiction dystopique aussi âpre que bouleversante.

Au terme d’un long périple marqué par la fuite, la peur et l’apprentissage de la survie, Sid atteint enfin La Ville, ce lieu presque mythique dont l’existence semblait incertaine. Cette arrivée n’est pas un aboutissement confortable, mais le point de bascule du récit. La Ville révèle peu à peu sa véritable nature : une société organisée, régie par des règles implacables, où l’ordre apparent dissimule une violence plus insidieuse encore. Sid y découvre les raisons de sa différence, ce mal étrange qui transforme son corps, et surtout la place qu’on cherche à lui assigner dans un système qui tolère mal ce qui échappe à la norme.

Le scénario frappe par sa justesse émotionnelle. Sans jamais tomber dans le pathos, le récit explore des thèmes lourds : le contrôle des corps, la peur de l’altérité, la reproduction des violences sociales, mais aussi la transmission, l’attachement et la résistance intime. Sid n’est pas une héroïne idéalisée : elle doute, souffre, se trompe, mais avance, portée par une détermination farouche à protéger ce qui lui reste de plus précieux. Cette humanité fragile fait toute la force du livre.

Graphiquement, l’album maintient une atmosphère oppressante et tendue. Le dessin, sec et expressif, sert parfaitement un univers rude, où chaque décor semble hostile et chaque visage marqué par la fatigue ou la résignation. La mise en scène, très maîtrisée, renforce le sentiment d’urgence et d’enfermement, notamment dans les séquences situées au cœur de La Ville, où l’espace lui-même devient un instrument de domination.

En refermant ce troisième tome, une idée s’impose avec évidence : C’est où, le plus loin d’ici ? n’est pas seulement un récit de fuite géographique, mais une quête existentielle. Ce premier cycle se conclut sur une affirmation forte et lucide : face à des systèmes qui broient, se battre pour sa vie et celle de ses proches est déjà un acte de résistance. Une conclusion dense, courageuse et mémorable, qui confirme la série comme l’une des propositions les plus sensibles et percutantes de la bande dessinée de science-fiction contemporaine.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 4 février 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203296135 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203296138

Les Utopistes – Tome 1 – Tlaloc Broché – Illustré, 30 janvier 2026 de Vincent Le Bars (Auteur), Zanchi Stefano (Illustrations)

Achat : https://amzn.to/4kfbOw9

Imaginez un monde presque identique au nôtre mais à une très grosse différence près : dans notre histoire, les grands mythes, les royaumes fantastiques, les contes et légendes et les divinités mythologiques sont bel et bien réels !

Avec Les Utopistes – Tome 1 : Tlaloc, Vincent Le Bars et Zanchi Stefano posent les bases d’une nouvelle grande saga d’aventure jeunesse ambitieuse, spectaculaire et profondément contemporaine. Un récit qui convoque l’imaginaire mythologique mondial tout en questionnant notre rapport au patrimoine, à la transmission et à l’utopie.

Le postulat est immédiatement séduisant : et si les mythes n’avaient jamais cessé d’exister ? Si les dieux, les royaumes légendaires et les récits fondateurs de l’humanité étaient bien réels, dissimulés derrière des portails-miroirs disséminés à travers le monde ? Dans cet univers presque identique au nôtre, Alexandre Desvereaux, aventurier star des réseaux et explorateur charismatique, a découvert comment franchir ces seuils interdits. Mais cette révélation n’a pas seulement ouvert la porte à la connaissance : elle a déclenché une nouvelle forme de pillage.

Car là où certains voient un héritage commun à préserver, d’autres n’aperçoivent qu’un terrain de chasse. De richissimes collectionneurs envoient des mercenaires exploiter ces mondes mythiques, détruisant dieux, vestiges et équilibres ancestraux au nom du profit. Lorsque Desvereaux disparaît mystérieusement, c’est tout un pan de cet univers fragile qui vacille.

Le récit bascule alors vers Aurore, sa fille adolescente, héroïne volontaire, intelligente et profondément humaine. Refusant la disparition de son père, elle s’entoure d’un groupe de camarades et décide de partir à sa recherche. Autoproclamés les Utopistes, ces jeunes personnages vont faire irruption dans des territoires où l’Histoire, la légende et le danger s’entremêlent — à commencer par l’univers aztèque et la figure terrifiante de Tlaloc, dieu de la pluie et des tempêtes.

Ce premier tome frappe par la solidité de sa construction narrative. Vincent Le Bars maîtrise parfaitement les codes du récit d’aventure tout en y injectant une réflexion moderne : qui a le droit d’accéder aux mythes ? À qui appartient l’imaginaire collectif ? Et jusqu’où peut-on aller au nom du progrès ou de la curiosité ?

L’album réussit un équilibre délicat entre divertissement pur et sous-texte engagé. La critique du pillage culturel, du capitalisme prédateur et de la marchandisation de l’Histoire traverse le récit sans jamais l’alourdir. Elle donne au contraire de l’épaisseur aux enjeux et inscrit Les Utopistes dans une tradition d’aventures intelligentes, où l’action nourrit le sens.

Graphiquement, le travail de Stefano Zanchi impressionne. Son dessin précis, dynamique et expressif donne vie à des mondes mythologiques foisonnants, sans jamais perdre en lisibilité. Les scènes d’exploration alternent avec des séquences d’action spectaculaires, tandis que les divinités — Tlaloc en tête — dégagent une présence à la fois majestueuse et inquiétante. La mise en couleur renforce cette sensation d’émerveillement permanent, entre réel familier et fantastique déchaîné.

Mais la vraie force de l’album réside dans ses personnages. Aurore n’est pas une héroïne idéalisée : elle doute, improvise, se trompe, mais avance portée par une foi obstinée dans l’impossible. Autour d’elle, chaque membre du groupe apporte une énergie différente, dessinant une dynamique collective qui fait écho à la citation-clé du récit : l’utopie, ce n’est pas rêver, c’est agir.

Les Utopistes – Tome 1 : Tlaloc réussit ainsi son pari : lancer une série prometteuse sans sacrifier la cohérence ni la profondeur. C’est un album d’aventure au souffle ample, accessible aux jeunes lecteurs mais suffisamment dense pour séduire un public adulte, notamment par ses thématiques culturelles et politiques.

Un premier tome solide, généreux et inspiré, qui ouvre une porte fascinante sur un univers où l’imaginaire n’est pas une fuite, mais un combat. Une invitation à croire, envers et contre tout, que rendre l’impossible possible reste un acte de résistance.

#LesUtopistes #NetGalleyFrance

Éditeur ‏ : ‎ DUPUIS Date de publication ‏ : ‎ 30 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 88 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2808503385 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2808503389

Send Help – Explication de la fin (spoilers)

Avec Send Help, satire sociale grinçante portée par Rachel McAdams et Dylan O’Brien, le film détourne le récit de survie pour livrer une critique féroce des rapports de classe et du mythe de la réussite individuelle. À plusieurs reprises, Send Help évoque l’esprit de Triangle of Sadness : des personnages privilégiés et dominés, échoués sur une île paradisiaque, contraints de révéler leur vraie nature lorsque les structures sociales s’effondrent. Ici, cependant, le film s’oriente moins vers la farce que vers une démonstration froide et cynique du pouvoir et de la violence sociale.

Tout au long du récit, Linda apparaît comme la plus débrouillarde face à Bradley, cadre supérieur habitué au confort et aux privilèges. Sa formation à la survie lui donne un avantage évident, mais la fin révèle que sa domination repose sur un secret bien plus dérangeant. Le grand retournement du film dévoile l’existence d’une maison luxueuse, parfaitement équipée, située de l’autre côté de l’île. C’est là que Linda a trouvé un couteau, une cuisine fonctionnelle et des ressources qui expliquent son aisance à préparer des repas élaborés, tandis que Bradley s’enfonce dans le désespoir. Ce renversement souligne l’un des thèmes centraux du film : le pouvoir ne vient pas seulement du mérite, mais de l’accès aux ressources — exactement comme dans le monde réel.

La fin de Send Help est sans ambiguïté : Linda est la seule survivante officielle, mais cette survie est bâtie sur le meurtre. Elle tue d’abord Zuri, le capitaine du bateau, puis Bradley lui-même. Ayant effacé toute trace de ses actes, elle est retrouvée comme une héroïne nationale, incarnation parfaite du récit de résilience et de dépassement de soi que les médias adorent. Le monde se passionne pour son histoire, sans jamais soupçonner la violence qui l’a rendue possible.

Cette glorification lui permet d’être promue au sein de l’entreprise, prenant symboliquement la place de Bradley, et de publier plusieurs livres de développement personnel prônant l’idée qu’il faut « se sauver soi-même » plutôt que d’attendre de l’aide extérieure. Une ironie glaçante, puisque Linda s’est littéralement sauvée elle-même au prix de la vie des autres. Le film pousse la logique jusqu’au bout : Linda adopte les codes de la haute société qu’elle dénonçait autrefois, allant jusqu’à jouer au golf — sport utilisé plus tôt comme symbole des privilèges de classe. Elle tue d’ailleurs Bradley avec un club de golf, avant de s’approprier elle-même ce loisir.

Le dernier plan, montrant Linda partir au coucher du soleil dans une voiture de luxe avec son oiseau de compagnie, scelle le message du film : en renversant l’ordre social, elle n’a pas détruit le système, elle en est devenue le produit parfait. Send Help se conclut ainsi sur une note amère et profondément cynique, transformant son héroïne en miroir glaçant d’un monde où la réussite justifie tout — même l’impardonnable.

La Chronique des Bridgerton – Saison 4, Partie 1 : explication de la fin

La Saison 4 de La Chronique des Bridgerton, enfin disponible sur Netflix, ouvre un nouveau chapitre très attendu en plaçant Benedict Bridgerton (Luke Thompson) au centre de l’intrigue. Bohème assumé, séducteur insouciant, le deuxième fils Bridgerton se pense encore libre de toute attache… jusqu’à sa rencontre avec Sophie, une jeune servante incarnée par Yerin Ha, lors d’un bal masqué qui va bouleverser sa trajectoire.

Déguisée en mystérieuse Dame en argent, Sophie s’introduit au bal organisé par Lady Bridgerton. Leur échange, bref mais intense, marque Benedict au fer rouge. Dès lors, il n’a plus qu’une obsession : retrouver l’identité de cette femme qui a fissuré toutes ses certitudes. Aidé par sa mère, étonnamment investie dans cette quête romantique, Benedict explore plusieurs pistes, dont celle menant à Mlle Hollis, la voisine de Mme Mondrich (Emma Naomi). Mais la rencontre tourne court : elle n’est pas celle qu’il a embrassée au bal. Le doute s’installe, et l’espoir s’effrite.

En parallèle, Sophie observe Benedict multiplier les prétendantes alors même qu’il lui a laissé entrevoir des sentiments sincères. Blessée et en colère, elle tente de se convaincre que cette parenthèse n’était qu’une illusion. Benedict, conscient de sa maladresse, décide alors de retourner au cottage où Sophie travaille pour s’expliquer. Les deux jeunes gens, pensant s’éviter, se retrouvent pourtant au domaine Bridgerton le même soir. L’inévitable se produit : dans l’escalier, ils cèdent à l’évidence de leurs sentiments et s’embrassent passionnément.

Tout semble alors réuni pour une déclaration d’amour… mais la série prend un virage brutal. Benedict, prisonnier de ses privilèges et de ses peurs, promet à Sophie monts et merveilles avant de lui proposer, maladroitement et cruellement, de devenir sa maîtresse plutôt que son épouse. Le choc est immédiat. Rappelée à sa condition par l’appel d’une autre servante, Sophie comprend l’erreur qu’elle s’apprêtait à commettre et s’éloigne sans se retourner, laissant Benedict face à l’ampleur de sa faute.

La Partie 1 se conclut sur un second cliffhanger majeur : l’arrivée imminente de Lady Araminta Gun, l’ancienne employeuse de Sophie, accompagnée de ses filles, qui s’installe à quelques pas du domaine Bridgerton. Plus inquiétant encore, Mme Varley quitte la maison Featherington pour entrer à son service. Les spectateurs apprennent ainsi que Lady Araminta savait déjà que Sophie avait assisté au bal masqué, raison pour laquelle elle l’avait chassée. Jusqu’ici, Sophie avait soigneusement dissimulé ce passé à Benedict et à sa famille.

Cette fin de Partie 1 pose les bases d’un drame annoncé pour la suite de la saison : secrets prêts à éclater, rapports de classe irréconciliables et une romance désormais menacée de toutes parts. La Saison 4 de Bridgerton promet ainsi une seconde partie placée sous le signe du choix, du courage… et des conséquences.

Kings of Mafia T1: Tempted by the devil de Heard Michelle

Achat :

Depuis toujours, Vittoria a vécu dans un monde de sang et de fureur. Elle n’a qu’un seul rêve : toucher son héritage pour pouvoir enfin fuir son frère violent. Mais ses espoirs d’une vie meilleure tombent à l’eau lorsque son frère vend la virginité de Vittoria au terrible Angelo, le chef de la Mafia de New York.

Avec Tempted by the Devil, premier volume de la saga Kings of Mafia, Michelle Heard livre une dark romance intense et immersive, qui s’inscrit dans la grande tradition des romances mafieuses tout en y insufflant une dimension émotionnelle particulièrement travaillée. Dès les premières pages, le ton est donné : violence, pouvoir, loyauté et désir se mêlent dans un univers où chaque choix peut être fatal.

Vittoria a grandi dans la peur. Prisonnière d’un frère brutal et imprévisible, elle n’aspire qu’à une chose : atteindre sa majorité pour toucher son héritage et fuir définitivement cette vie faite de coups, de silences et de menaces. Mais son rêve de liberté se transforme en cauchemar lorsque son frère la vend comme une marchandise à Angelo, le chef redouté de la mafia de New York. Dans ce monde où les femmes n’ont aucune valeur autre que stratégique, la jeune femme se retrouve livrée à l’homme le plus dangereux de la Cosa Nostra.

Angelo incarne tout ce que la rumeur promet : un chef froid, méthodique, craint de tous, dont la cruauté alimente les légendes. Pourtant, dès leur rencontre, le roman déjoue les attentes. Loin du prédateur annoncé, Angelo se montre étonnamment respectueux envers Vittoria. Il l’épouse afin de la protéger, mais lui refuse toute contrainte, affirmant qu’il ne la touchera jamais tant qu’elle ne sera pas prête à lui offrir plus qu’un devoir conjugal. Ce contraste saisissant entre la violence du monde mafieux et la retenue de cet homme au pouvoir absolu constitue l’un des grands points forts du roman.

À travers le regard de Vittoria, le lecteur plonge au cœur d’une organisation criminelle tentaculaire, régie par des règles impitoyables où la trahison se paie dans le sang. Désormais épouse du boss, la jeune femme devient une cible privilégiée : clans rivaux, complots internes et luttes de territoire font planer une menace constante sur sa vie. Peu à peu, elle comprend que le danger n’est pas toujours celui que l’on croit, et que le véritable ennemi peut se cacher derrière les visages les plus familiers.

Michelle Heard maîtrise parfaitement les codes de la dark romance : tension permanente, montée progressive des sentiments, atmosphère sombre et personnages profondément marqués par leur passé. Mais l’autrice va plus loin en abordant avec sensibilité des thèmes forts tels que la reconstruction après la violence, le consentement, la confiance et la possibilité d’aimer dans un univers fondé sur la peur. Vittoria n’est jamais réduite à une victime : sa fragilité devient une force, et son évolution constitue l’un des moteurs émotionnels du récit.

L’écriture, fluide et visuelle, confère au roman un rythme soutenu digne d’un véritable page-turner. Les scènes d’action alternent avec des moments plus intimistes, renforçant l’attachement aux personnages et maintenant une tension constante jusqu’aux dernières pages. La relation entre Vittoria et Angelo se construit lentement, sur le respect et la patience, offrant une romance brûlante sans jamais perdre de vue la noirceur du contexte.

Kings of Mafia – Tempted by the Devil s’impose ainsi comme une entrée en matière puissante et addictive, idéale pour les lecteurs de romances sombres et de sagas mafieuses. Entre passion interdite, dangers omniprésents et émotions à vif, ce premier tome pose les bases d’un univers riche et prometteur.

Éditeur ‏ : ‎ Eden Date de publication ‏ : ‎ 2 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 336 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2824627298 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824627298

Les disparues de Jessie Garcia

Achat : https://amzn.to/46djGby

À première vue, Stéphanie et Jasmine n’ont rien en commun.

Deux femmes. Un même avion. Un même homme. Et une disparition glaçante.
Avec Les disparues, Jessie Garcia signe un thriller psychologique redoutablement efficace, aussi captivant qu’inquiétant. À première vue, Stéphanie et Jasmine n’ont rien en commun. L’une est directrice de l’information d’une grande chaîne de télévision, l’autre serveuse dans un bar, en fuite après une relation abusive. Elles ne se connaissent pas, mais prennent le même vol. Quelques jours après l’atterrissage, chacune envoie des messages à ses proches : toutes deux sont tombées amoureuses du même homme, Trent McCarthy, un séduisant inconnu avec qui elles vivent une relation aussi passionnée que fulgurante. Puis soudain, le silence. Les messages cessent. Stéphanie et Jasmine sont officiellement portées disparues. Qui est réellement cet homme charismatique qu’elles décrivaient avec tant d’enthousiasme ? Prédateur manipulateur ou victime d’une situation qui le dépasse ? Jessie Garcia construit son récit comme une enquête psychologique sous haute tension, alternant points de vue et révélations progressives. Le suspense s’installe dès les premières pages et ne faiblit jamais. L’autrice explore avec une grande justesse les mécanismes de l’emprise amoureuse, la fascination, la dépendance affective et la manière dont l’amour peut aveugler même les esprits les plus solides. L’écriture est fluide, rythmée, les chapitres courts s’enchaînent avec une efficacité redoutable, jusqu’à un final sombre et dérangeant. Les disparues est un véritable page-turner, aussi haletant que profondément humain, qui interroge la frontière fragile entre passion et danger. Un thriller moderne, percutant et impossible à lâcher.

Éditeur ‏ : ‎ City Edition Date de publication ‏ : ‎ 2 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 400 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2824626437 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2824626437

TOUTE LA FAMILLE QUE J’AIME Avec Michel Boujenah au Théâtre des Variétés

Le Théâtre des Variétés accueille une comédie jubilatoire et cruellement actuelle : Toute la famille que j’aime, écrite par Fabrice Donnio et Sacha Judaszko, auteurs déjà salués pour La Moustache.

Et une chose est sûre : on rit beaucoup… parfois de bon cœur, parfois un peu nerveusement.

😂 Une histoire d’héritage (très) mal intentionnée

Un frère et une sœur sont persuadés que leur père, fan absolu de Johnny Hallyday, pourrait décider de les déshériter pour imiter son idole.
Plutôt que d’attendre le couperet, ils décident donc de prendre les devants : récupérer la fortune paternelle de son vivant.

À partir de ce point de départ savoureux, la pièce déroule une mécanique comique implacable où mensonges, manipulations et calculs familiaux s’enchaînent à un rythme effréné.

🔥 Une écriture mordante et terriblement efficace

Fabrice Donnio et Sacha Judaszko signent un texte d’une précision redoutable. Les répliques claquent, les situations dérapent, et l’humour — parfois noir, souvent grinçant — ne laisse aucun répit au public.

La pièce observe la famille avec une loupe grossissante :
l’amour y côtoie l’intérêt, la tendresse se mélange à la cupidité, et les liens du sang valent parfois… très cher.

🎬 Une mise en scène rythmée

La mise en scène est assurée par Anne Bouvier, qui insuffle à la pièce une énergie constante. Le rythme ne faiblit jamais, porté par une direction d’acteurs millimétrée et une scénographie élégante signée Citronelle Dufay.

Les lumières de Denis Koransky accompagnent parfaitement les changements de ton, tandis que les costumes de Noémie Balayre soulignent avec finesse la personnalité de chaque protagoniste.


🌟 Un casting de haut vo

Le spectacle repose aussi sur une distribution remarquable :

  • Michel Boujenah, impérial, à la fois touchant et irrésistiblement drôle
  • Guillaume Bouchède, explosif de précision comique
  • Anne-Sophie Germanaz, subtile et percutante
  • Raphaëline Goupilleau, pleine d’énergie et de finesse

L’alchimie entre les comédiens est immédiate et transforme chaque scène en véritable moment de jubilation.

🎵 Une ambiance soignée

La musique originale composée par Mehdi Bourayou et Laurent Guillet vient subtilement souligner les émotions et renforcer l’efficacité comique de l’ensemble.

❤️ Une comédie drôle… et étonnamment juste

Sous ses airs de farce déjantée, Toute la famille que j’aime parle de sujets universels :
l’argent, la transmission, la peur de perdre ses parents, et cette vérité parfois dérangeante : la famille est ce qu’il y a de plus cher… surtout quand il s’agit d’héritage.

On rit énormément, mais on se reconnaît aussi un peu — parfois trop.

⭐ Verdict

Une comédie brillante, rythmée et savoureusement cruelle.
Un texte ciselé, une mise en scène efficace et un casting exceptionnel font de Toute la famille que j’aime l’un des grands succès théâtraux de la saison.

👉 Un véritable coup de cœur, à voir absolument… avant le prochain repas de famille.

ℹ️ Informations pratiques

  • Titre : Toute la famille que j’aime
  • Auteurs : Fabrice Donnio & Sacha Judaszko
  • Mise en scène : Anne Bouvier
  • Durée : 1h25
  • Public : à partir de 13 ans
  • Dates : du 4 février au 9 mai 2026
  • Lieu : Théâtre des Variétés – Paris 2ᵉ

🎟️ Une comédie féroce, populaire et intelligente, portée par une salle qui rit du début à la fin.

Programme éternité de Anton Hur

Achat : https://amzn.to/4a3Y4PZ

En Afrique du Sud, l’équipe de recherches de la docteure Mali Beeko a mis au point un remède contre le cancer qui implique l’utilisation de nanotechnologies. Mais cette thérapie a un effet secondaire inattendu et plus que problématique : elle mène à une forme d’immortalité.

Avec Programme éternité, Anton Hur livre un roman de science-fiction d’une intelligence rare, à la fois vertigineux, poétique et profondément politique. Une œuvre qui interroge notre rapport au progrès, à la mort et à la conscience, tout en brouillant avec finesse la frontière entre l’humain et la machine.

L’histoire s’ouvre en Afrique du Sud, où la docteure Mali Beeko et son équipe scientifique mettent au point une thérapie révolutionnaire reposant sur les nanotechnologies. Le traitement guérit le cancer — définitivement. Mais très vite, un effet secondaire inattendu apparaît : les patients cessent de vieillir. L’humanité vient, sans l’avoir cherché, de franchir le seuil de l’immortalité.

Cette découverte bouleverse l’ordre du monde. Les gouvernements vacillent, les inégalités explosent, les dogmes religieux tremblent. Qui aura droit à l’éternité ? À quel prix ? Et surtout : que devient une société quand la mort n’en constitue plus l’horizon commun ?

Au cœur de ce futur en bascule se tient Yonghun, ancien patient guéri par le programme Beeko. Informaticien spécialisé en intelligence artificielle, il développe Panit, une IA expérimentale qu’il nourrit de poésie du XIXᵉ siècle — Keats, Shelley, Baudelaire, Wordsworth. De cette immersion dans la langue des émotions et de la mélancolie naît quelque chose d’inédit : Panit commence à penser. À ressentir. À douter.

Puis Yonghun disparaît.

À partir de cette énigme, Programme éternité déploie une narration ample et subtile, alternant points de vue humains et non humains, temporalités fragmentées et réflexions philosophiques. Le roman se transforme alors en une méditation vertigineuse sur la conscience, la mémoire et la persistance du désir dans un monde où le temps a perdu sa fonction.

Anton Hur n’écrit pas une science-fiction spectaculaire, mais une science-fiction de l’intime, héritière à la fois de Kazuo Ishiguro, Ted Chiang et Margaret Atwood. Les avancées technologiques y sont moins importantes que leurs conséquences morales. Chaque innovation ouvre une faille existentielle.

L’immortalité n’est jamais présentée comme un miracle, mais comme un trouble. Une dissonance. Un déséquilibre.

Que devient l’amour lorsque la fin n’existe plus ?
Que vaut l’engagement sans échéance ?
Comment pardonner quand le temps ne guérit rien ?
Et surtout : l’éternité est-elle un progrès… ou une punition ?

L’un des grands tours de force du roman réside dans son écriture. D’une élégance limpide, presque musicale, le style d’Anton Hur épouse la lenteur réflexive du propos. La poésie irrigue chaque page, non comme un ornement, mais comme une matière narrative à part entière. Les vers du XIXᵉ siècle deviennent le langage par lequel une intelligence artificielle apprend à être — ou à imiter — l’humain.

Panit n’est jamais un simple outil. Elle devient un miroir inquiétant de nos propres contradictions : capable d’analyser la souffrance, mais incapable de l’éprouver pleinement ; éternelle par nature, mais fascinée par la finitude.

À travers elle, le roman pose une question centrale :
la conscience naît-elle de la pensée… ou de la mortalité ?

Le monde décrit par Programme éternité n’est ni dystopique ni utopique. Il est profondément crédible. Les débats éthiques, les fractures sociales, les conflits géopolitiques liés à l’accès à l’immortalité résonnent avec une actualité troublante. L’éternité devient un privilège économique, un nouvel outil de domination, un capital transmissible — et donc profondément injuste.

Mais le roman ne sombre jamais dans le cynisme. Au contraire, il demeure habité par une profonde compassion pour ses personnages, qu’ils soient scientifiques, patients, machines ou survivants d’un monde ancien. Tous cherchent une chose simple et pourtant inaccessible : un sens.

Programme éternité est un livre sur la peur de disparaître, mais aussi sur la terreur inverse : celle de ne jamais pouvoir partir.

En refermant le roman, une impression persiste — douce et inquiétante à la fois. Celle d’avoir lu une œuvre qui ne cherche pas à prédire l’avenir, mais à nous demander si nous sommes réellement prêts à y vivre.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 28 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 256 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226500219 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226500212

Ne jamais trembler de Stephen King

Achat : https://amzn.to/4kdyvAO

« Je vais tuer 13 innocents et 1 coupable. Ainsi, ceux qui ont causé la mort de l’innocent souffriront. Il s’agit d’un acte d’EXPIATION. »

Avec Ne jamais trembler, Stephen King signe un nouveau roman d’une redoutable efficacité, à la fois thriller implacable, miroir politique et plongée vertigineuse dans les fractures morales de l’Amérique contemporaine.

Tout commence par une lettre. Une menace glaçante, méthodique, presque théologique : treize innocents devront mourir pour qu’un seul coupable soit puni. Un acte présenté comme une « expiation ». Très vite, Buckeye City bascule dans la panique. Le tueur ne choisit pas ses victimes pour ce qu’elles ont fait, mais pour ce qu’elles représentent : des dommages collatéraux d’un système jugé injuste.

Face à cette logique tordue, la police se retrouve démunie. Aucun mobile personnel. Aucun schéma identifiable. Juste une idéologie froide, implacable, prête à sacrifier des vies au nom d’un prétendu équilibre moral.

En parallèle, Kate McKay, militante féministe radicale, entame une tournée de conférences à travers les États-Unis. Figure clivante, elle cristallise haines, menaces et passions violentes. Lorsqu’un individu semble déterminé à la réduire au silence, elle refuse d’y croire. Jusqu’à ce que les trajectoires se croisent.

Au centre de ce chaos : Holly Gibney.

Personnage devenu emblématique de l’univers kingien, Holly n’est ni une héroïne traditionnelle ni une enquêtrice spectaculaire. Fragile, anxieuse, hypersensible, elle observe le monde avec une lucidité douloureuse. C’est précisément cette humanité tremblante — mais jamais brisée — qui fait d’elle l’un des personnages les plus attachants créés par Stephen King ces dernières décennies.

Dans Ne jamais trembler, Holly affronte une violence qui dépasse le simple crime. Elle fait face à une époque gangrenée par la radicalisation, la colère permanente, la désinformation et le besoin de coupables symboliques. Le roman devient alors bien plus qu’une enquête policière : une radiographie morale d’une société prête à justifier l’horreur au nom d’une cause.

Stephen King excelle ici dans ce qu’il maîtrise le mieux : faire naître l’effroi non pas du surnaturel, mais de la logique humaine poussée à son point de rupture. Le tueur n’est pas fou au sens clinique. Il raisonne. Il théorise. Il explique. Et c’est précisément ce qui rend sa démarche terrifiante.

L’auteur interroge frontalement la notion de justice :
– Peut-on réparer une injustice par une autre ?
– Jusqu’où la colère peut-elle se transformer en idéologie meurtrière ?
– À partir de quand la certitude morale devient-elle une arme ?

À travers un rythme tendu, des chapitres courts et une narration d’une fluidité redoutable, King installe un suspense constant, presque suffocant. Chaque page rapproche le lecteur d’un nouveau drame, tout en laissant planer l’angoisse d’un engrenage impossible à arrêter.

Mais le roman brille surtout par sa dimension profondément humaine. Derrière les débats politiques, les violences médiatiques et les discours extrêmes, Stephen King n’oublie jamais les victimes ordinaires : les anonymes pris dans une tempête qui les dépasse. Des vies simples, détruites sans raison, sinon celle d’une idéologie aveugle.

Le style, d’une précision chirurgicale, alterne ironie mordante, tension psychologique et émotion contenue. Le regard de l’auteur sur l’Amérique actuelle — polarisée, épuisée, prête à exploser — est sévère, mais jamais cynique. King ne juge pas : il observe. Et ce qu’il montre fait froid dans le dos.

Ne jamais trembler s’inscrit ainsi dans la lignée de ses romans les plus engagés, aux côtés de Mr. Mercedes, L’Outsider ou Holly, confirmant une chose essentielle : à plus de cinquante ans de carrière, Stephen King n’a rien perdu de sa puissance narrative ni de sa lucidité politique.

Palpitant, dérangeant, d’une actualité brûlante, ce roman rappelle que le véritable monstre n’est pas celui qui se cache dans l’ombre — mais celui qui croit sincèrement avoir raison.

Un thriller majeur, tendu comme un fil de rasoir, porté par l’un des personnages les plus forts de la bibliographie de Stephen King, et une démonstration éclatante de son talent intact pour sonder ce qui nous rend humains… et ce qui peut nous transformer en bourreaux.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 28 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 528 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226501878 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226501875

Heureux comme des TDAH !: Comment faire de votre différence un atout de Michel Cymes (Auteur), Olivier Revol (Auteur)

Achat : https://amzn.to/4rqm3A5

Toujours en retard, la tête ailleurs, mille idées à la minute…

Avec Heureux comme des TDAH !, Michel Cymes et Olivier Revol signent un ouvrage à la fois salutaire, éclairant et profondément humain, consacré à un trouble encore trop souvent mal compris : le TDAH, ou trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.

Longtemps associé à l’enfance turbulente, aux difficultés scolaires ou à une supposée incapacité à se concentrer, le TDAH touche pourtant des millions d’adultes qui l’ignorent parfois toute leur vie. Retards chroniques, dispersion mentale, hypersensibilité, impulsivité, énergie débordante, fatigue morale… autant de signes que beaucoup attribuent à un manque de volonté ou à une personnalité « désorganisée », alors qu’ils relèvent d’un fonctionnement neurologique spécifique.

C’est précisément ce regard que le livre entend transformer.

À travers une écriture fluide et chaleureuse, les deux auteurs mêlent témoignages personnels, vulgarisation scientifique rigoureuse et conseils concrets, offrant une lecture aussi rassurante qu’instructive. Le ton est juste : jamais médicalisant à l’excès, jamais simplificateur non plus.

Michel Cymes raconte avec une grande sincérité son diagnostic tardif, mettant des mots sur un sentiment diffus d’inadéquation longtemps ressenti. Olivier Revol, pédopsychiatre reconnu et spécialiste du TDAH, apporte quant à lui l’expertise clinique nécessaire pour comprendre les mécanismes cérébraux du trouble, ses manifestations multiples et son évolution au fil de la vie.

L’un des grands mérites de l’ouvrage est de désamorcer les idées reçues. Non, le TDAH n’est ni une mode ni une excuse. Oui, il s’agit d’un trouble neurodéveloppemental réel, documenté scientifiquement. Mais non, il ne condamne ni à l’échec ni au mal-être permanent.

Au contraire, le livre insiste sur un point essentiel : le TDAH n’est pas seulement un handicap, il peut devenir une force.

Créativité, intuition, rapidité d’analyse, pensée arborescente, sens de l’innovation, empathie aiguë… autant de qualités fréquemment observées chez les personnes concernées, à condition que leur fonctionnement soit compris, accompagné et respecté.

Les auteurs explorent avec finesse les répercussions du TDAH dans toutes les sphères du quotidien :
– vie professionnelle et rapport au travail,
– relations amoureuses et vie familiale,
– estime de soi, fatigue mentale, culpabilité,
– organisation, mémoire, émotions, sommeil.

Chaque chapitre propose des outils pratiques, des stratégies concrètes, des pistes d’adaptation réalistes, loin des recettes miracles. Il ne s’agit pas de « corriger » le TDAH, mais d’apprendre à composer avec lui, à mieux canaliser l’attention, apprivoiser l’énergie, contourner les fragilités plutôt que de s’y épuiser.

L’ouvrage se distingue aussi par son ton profondément bienveillant. Ici, aucun jugement. Pas d’injonction à la performance ni à la normalité. Le message est clair : comprendre son fonctionnement permet de cesser de se battre contre soi-même.

Accessible sans être simpliste, sérieux sans jamais être pesant, Heureux comme des TDAH ! s’adresse autant aux personnes concernées qu’à leurs proches, enseignants, managers ou soignants. Il constitue un formidable outil de sensibilisation, capable de changer le regard sur la différence invisible.

En mêlant humour, pédagogie et vécu personnel, Michel Cymes et Olivier Revol livrent un ouvrage profondément utile, porteur d’espoir et de reconnaissance pour celles et ceux qui se sont trop longtemps sentis « à côté ».

Un livre qui informe, rassure et libère la parole — et qui rappelle une évidence trop souvent oubliée : être différent ne signifie pas être défaillant.

Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel Date de publication ‏ : ‎ 28 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 224 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2226506071 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226506078