Schuss (4 novembre 2016) de Boileau-Narcejac

« On peut nous imiter, murmure-t-il. Je ne suis pas seul à travailler sur ce ski. Je suis bien obligé d’avoir des collaborateurs, au laboratoire, à l’atelier d’assemblage, bref, tout le long de la chaîne de fabrication. C’est pourquoi je vous le répète : le temps joue contre nous. Qu’on commence à murmurer « Il y a du nouveau chez Combaz », et vous verrez les concurrents pointer leur nez. Ce genre d’espionnage, ça existe. Et alors, ce sera, en moins de deux, non pas la contrefaçon mais une formule toute voisine… Enfin, quoi, je ne vais pas vous faire un dessin… »

Critique : Incontestablement, l’un des plus clairs et aussi l’un des meilleurs ouvrages du tandem policier français. Ce récit est, à la fois, merveilleux et enrageant . L’écriture est simple, par contre l’intrigue est assez bien construite. Un thème qui apparaît dans « Sueurs Froides » et « Celle qui n’était plus » réapparaîtra dans « Terminus ». C’est une vraie obsession pour ces auteurs. La personne qui tire les ficelles n’est pas celle que l’on croit. De rebondissement en rebondissement, on se laisse prendre au jeu.
Beaucoup de finesse et une très belle écriture dans la transcription des sentiments et des émotions des différents personnages.
Ce livre est un petit bijou…

Note : 9,5/10

 

  • Nombre de pages  : 224 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (4 novembre 2016)

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Le hibou (28 septembre 2016) de Samuel Bjørk

L’armateur le plus riche de Sandefjord est proche de la mort. Il a une condition, une seule, pour que son fils aîné puisse hériter de sa fortune : du sang impur ne devra pas être mélangé à celui de la famille. Or son fils est amoureux d’une femme déjà mère d’un garçon de deux ans et une fille de quatre ans. Les enfants sont envoyés à l’étranger et le couple est marié dans le plus grand secret. Mais cette union sera de courte durée, et sanglante.
Plusieurs années plus tard, quand une jeune femme est retrouvée assassinée, placée dans un pentagramme de bougies et sur un lit de plumes, certains distinguent des associations en lien avec une autre époque. Les enquêteurs Holger Munch et Mia Krüger ne sont pas du tout préparés à la cruauté à laquelle ils seront confrontés dans cette affaire.

Critique : Samuel Bjork a l’art et la manière d’écrire un livre qui vous plonge en total immersion dans son univers. Lorsqu’on lit se livre, on sait que rien est anodin mais sans savoir à l’avance qu’elle est la place de chacun. Ici le sentiment est renforcé, on entre directement dans le vif du sujet. De petits retours en arrière dans l’affaire précédente nous permet de nous remettre les idées en place ce qui n’est pas sans intérêt mais cela se fait rapidement et n’alourdit en rien le livre.Le hibou est un efficace thriller dont la fin est bien amenée et nous proposer une fin d’enquête avec de très nombreux rebondissements. Les personnages se croisent, s’entrecroisent… On croit a chaque instant avoir identifié le prédateur ..et la piste s’avère encore fausse…ET puis soudain tout s’accélère, les enquêteurs vont ils arriver à temps…
Difficile de poser se livre quand on l’a commencé….

Note : 9/10

  • Broché: 450 pages
  • Editeur : JC Lattès (28 septembre 2016)
  • Collection : Thrillers

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Moissons sanglantes (2 novembre 2016) de Peter Robinson

N°1 des ventes en Grande-Bretagne et au Canada, Peter Robinson s’impose avec sa série des enquêtes de l’inspecteur Banks (plus de 10 millions d’exemplaires dans le monde) comme une des références du polar britannique. La nouvelle chef de la police du Yorkshire ayant placé la sécurité des campagnes au sommet de ses priorités, Alan Banks et les flics de la Criminelle sont sommés d’élucider au plus vite un simple vol de tracteur ! Mais cette affaire banale en cache peut-être une autre. Alors que deux garçons d’un village voisin sont portés disparus, un promeneur découvre non loin de là une flaque de sang suspecte dans un hangar désaffecté. Un cadavre décapité, une jeune fille inquiétée par un faux policier, un accident de la route aux macabres révélations… l’enquête de routine bascule brutalement dans une dangereuse course contre la montre, contre la mort

Critique : Ce roman regroupe trois histoires qui ne semblent a priori pas mais dont on va comprendre qu’elles se recoupent pour ne conduire qu’à une seule et unique enquête.
Peter Robinson nous présente des personnages  enquêteurs victimes ou les suspects avec grand précision  afin d’entrer au vif du sujet qu’est l’enquête.
Le livre est violent et les lieux le sont d’autant plus que on est dans des abattoirs et
au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête, les pistes explorées, les indices collectés vont conduire les enquêteurs à recouper tous les éléments,comme un puzzle qui nous offre une fin digne des meilleurs policier.
On se doute de pas mal de choses et notamment du fait que ce n’est pas si simple que ça. Malgré cela, le plaisir n’est jamais gâché et on tourne les pages très facilement. Les passages relatifs à la vie personnelle de l’inspecteur auraient pu être moins nombreux mais personnellement, cela gêne pas au contraire, on s’attache encore plus au personnage Ames sensibles s’abstenir. Pour les autres, l’énigme est bien ficelée et nous rappelle que les apparences sont parfois bien trompeuses.
Loin d’être un chef d’œuvre, ce polar se lit néanmoins facilement grâce à un rythme soutenu et des menus indices distillés au fil des chapitres.

Note : 9/10

 

  • Broché: 450 pages
  • Editeur : Editions Albin Michel (2 novembre 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Le Tableau (2 novembre 2016) de Laurence Venturi

Qui n’a jamais rêvé de trouver un chef-d’oeuvre dans sa cave ou son grenier ?
Pour Laura, c’est une histoire vraie. Et le début d’une enquête folle et passionnante, entre Paris et Rome, sur les traces d’un trésor signé Modigliani… qui va bouleverser sa vie.
Coups de théâtre, rebondissements, suspense : le récit d’un conte de fées devenu réalité.

Critique : Bravo à Laurence Venturi qui nous plonge dans la vie des peintres à travers ce beau roman qui se lit d’une traite. L’auteur nous entraine dans une série de recherches afin de trouver des preuves que le tableau est bien un vrai Modigliani ; se demander comment il avait atterri dans sa familleOn apprend avec curiosité les techniques du peintre, et pourquoi les yeux de ses portraits sont si envoûtants. On entre dans cette enquête où la narratrice nous entraine dans cette quête où le lecteur souhaite aussi connaître l’issue de cette histoireUne enquête passionnante. On ne peut plus s’arrêter de tourner les pages. Ça commence comme un conte de fées, puis il y a un prix à payer.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 205 pages
  • Editeur : Editions Albin Michel (2 novembre 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Têtes de dragon (2 novembre 2016) de David Defendi

Tuer un homme n’a jamais fait peur à Christo, cet ancien légionnaire qui a passé sa vie à mentir, bluffer, trahir ceux qui croisaient sa route. Alors qu’il est incarcéré à Fresnes, la DGSI lui propose d’infiltrer un réseau de trafiquants d’antiquités chinoises en échange de sa libération. Mais, pris en étau entre les mafias chinoises et les flics, sa marge de manoeuvre est étroite…

Critique : Une très belle surprise que ce polar de David Defendi. On lit ce court roman comme on regarde un film policier. Dès les premières pages on entre dans le vif du sujet avec Christo qui à cause d’une partie de cartes qui tournent mal va se faire arrêter et finir en prison. Il va être assez rapidement contacté par un agent de la DGSI pour infiltrer un réseau de trafiquants d’antiquités chinoises pour gagner sa libération. On ne sait pas vraiment la motivation de l’agent quant à la libération de Christo. David Defendi a une écriture qui va droit à l’essentiel, il ne nous abreuve pas de description sans fin et place son intrigue dans un contexte totalement actuel, évoquant aussi bien le djihad en Syrie que la population carcérale. En effet, l’infime proportion d’Asiatiques derrière les barreaux peut surprendre. N’en tirons aucune conclusion hâtive sur une communauté dont la discrétion est légendaire. En lisant le livre de David Defendi, soyez prêts à fouiller le vice et le cynisme, à côtoyer le mensonge et la trahison, le chantage et le crime.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 216 pages
  • Editeur : Editions Albin Michel (2 novembre 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Le Petit Chaperon se bouge (13 octobre 2016) de Mymi Doinet et Glen Chapron

Le salon du livre va ouvrir ses portes. Et, cette année, tout le monde sera déguisé en personnage de conte. Le père d’Anouk a confectionné un formidable buffet et les petits fours ont disparu. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, la star du salon, l’auteure Mary Dickinson, manque à l’appel. Foi d’enquêtrice en herbe, il va falloir résoudre ces mystères !

Critique :  Un petit roman d’aventures quasi policières qui rappelle un peu le couple Scarlett et Watson dans les enquêtes de Scarlett et Watson (de JM Payet), un duo enfant / animal familier qui a tout pour plaire aux jeunes lecteurs.
Les illustrations colorées de Glen Chapron rythment bien la lecture, tantôt en pleine page, tantôt en vignette dans le texte, c’est très bien fait

Note : 8,5/10

 

  • Poche: 48 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 9 années
  • Editeur : Nathan (13 octobre 2016)
  • Collection : Premiers Romans

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La ville noire(15 octobre 2015) de Boris AKOUNINE

 » C’est absurde, songea Eraste Pétrovitch. Je suis en proie à une hallucination. Vous êtes là, installé dans votre chambre d’hôtel, occupé à lire La Cerisaie, tentant pour la énième fois de comprendre pourquoi l’auteur a qualifié de comédie cette pièce d’une tristesse intolérable, et tout à coup un fou en uniforme de général fait irruption et commence à vous débiter une histoire à dormir debout, mêlant Ulysse, Athéna et on ne sait quel Mannlicher à visée optique. Tous les deux mots, il répète : « Vous seul pouvez sauver l’honneur d’un vieux soldat », tandis que ses yeux à fleur de tête s’emplissent de larmes.  »
1914. La vie du tsar est menacée. Eraste Fandorine est chargé de capturer le révolutionnaire Ivan Ivanovitch Ivantsov pour le mettre hors d’état de nuire. Il découvre vite que l’homme, surnommé Ulysse, s’est réfugié à Bakou. Bakou, la ville noire. Bakou, la ville la plus riche de l’Empire russe, contrôlée par quelques magnats du pétrole de toutes nationalités, et qui, en cette veille de Première Guerre mondiale, constitue un nid d’espions particulièrement actifs. Et dangereux…

Critique: Fonctionnaire à la retraite du ministère de l’Intérieur, devenu membre d’une commission chargée de la succession Tchekhov, Fandorine part sur les traces d’Ulysse, un terroriste recherché sans succès depuis 14 ans …
L’heure est grave en ces temps troublés précédant la 1ère guerre mondiale que l’Autriche cherche à tout prix à éviter après le meurtre sanglant de l’Archiduc en Serbie. Or sans guerre, pas de révolution possible en Russie ! Se séparer élégamment de son épouse  et sauver la paix seront les ressorts de cette ultime enquête dans la ville de Bakou, où l’or noir règne en maître …
C’est un grand Fandorine qui contrairement qui ne se perd pas dans des babillages indignes et s’attaque a l’histoire et s’inscrit dans le maelstrom précédent la première guerre mondiale.
Le suspense demeure entier jusqu’à la fin surtout quand on suit le héros depuis le premier récit on est ravi de découvrir sa dernière aventure admirablement racontée

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 528 pages
  • Editeur : 10 X 18 (20 octobre 2016)
  • Collection : Grands détectives

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Vipère noire (2 novembre 2016) de Boris Starling

Banlieue d’Aberdeen. Le corps d’une femme est retrouvé dans les fourrés. Poignardée. Sur sa gorge, fixée par un arceau métallique, une vipère noire. Vivante.
En mer du Nord, quelque part entre la Norvège et l’Écosse, un car ferry sombre. Des centaines de passagers étaient à son bord…

Critique : Voici un thriller psychologique avec des meurtres symboliques et ésotériques. On ce retrouve dans une ambiance de film à la Seven, voir le silence des agneaux avec un peu d’Agatha Christie modernisée où les cadavres se ramassent à la petite cuillère. Tout un symbole. L’exploitation qui en est faite par l’auteur nous emmène sur des chemins métaphysiques. Avec ses faux aires de ressemblance avec des films, d’autres auteurs celui ci  vous n’oubliez pas une fois refermé. Plusieurs raisons à cela, d’abord la structure très bien construite et qui vous tient en haleine à chaque page en distillant des bribes de solutions qui s’avèrent parfois justes et d’autres fois qui vous mène sur une fausse piste.
Ensuite l’histoire est vraiment bien vue avec une intrigue super originale qui évite les ressorts éculés des polars avec serials killer et meurtres en série.
Enfin les personnages qui sortent là encore des stéréotypes habituels et chacun à ses propres zones troubles et n’est en tous les cas pas le héros de roman habituel.
Pas d’hésitation, à lire d’urgence !

Note : 9/10

 

  • Poche: 480 pages
  • Editeur : Archipoche (2 novembre 2016)
  • Collection : Suspense

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Sphinx (13 octobre 2016) de Christian Jacq

Neuf représentants d’une confrérie mystérieuse dénommée SPHINX.
Neuf détenteurs des secrets de la vie, disséminés à travers le monde.
Neuf condamnés à mort par les nouveaux maîtres de la technologie, adeptes de l’argent-roi, dont l’objectif fait froid dans le dos : la prise de contrôle définitive du cerveau humain par les machines.
Depuis New York ces derniers ont engagé une traque implacable pour éliminer, un à un, les membres de Sphinx.
C’est compter sans la détermination d’un journaliste écossais, Bruce Reuchlin, redoutable enquêteur, prêt à prendre tous les risques pour déjouer leur plan diabolique.
Pour Bruce, désormais, chaque pas est un danger de mort. Plus il avance dans son enquête, plus la question l’effraie :
QUI GOUVERNE VRAIMENT NOTRE MONDE ?

Critique : Le nouveau livre de Christian Jacq est tout aussi surprenant que fascinant, l’auteur nous propose un thriller contemporain avec un dénonciation sur la folie des hommes qui en créant des machines dites inintelligentes et qui prennent le risque de perdre le contrôle de leur destin. La lecture de ce superbe roman présente les dérives d’une logique de progrès technologique poussé à l’extrême avec de nombreux personnages il y a Bruce un écossais pas comme les autres qui est le spécialiste des mots de travers et de pensé non conforme et il y aussi Mark son seul ami qui nous offre ne histoire passionnante et pleine de rebondissements. Le livre se lit facilement, et on est embarqué dès les premières lignes dans une histoire passionnante. On attend impatiemment, la parution du tome suivant. Merci Christian Jacq de nous offrir de si bon roman.

Note : 9/10

 

  • Broché: 387 pages
  • Editeur : XO (13 octobre 2016)
  • Langue : Français

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Secrets enterrés (3 novembre 2016) de Kate WATTERSON

Ellie MacIntosh, inspecteur de la crim à Milwaukee, dans le Wisconsin, se rend dans le nord de l’État à la suite d’un coup de fil de son grand-père, qui a découvert une tombe anonyme sur sa propriété. Arrivée sur les lieux, Ellie comprend que son aïeul lui cache quelque chose lorsqu’il prétend tout ignorer de l’identité du squelette… Mais, rappelée d’urgence par son supérieur, elle n’a pas le temps de creuser la question. Chad Brown, un agent de patrouille, vient d’être assassiné, à peine une semaine après Fielding, un collègue dont il était très proche…

Critique : Ellie est une jeune femme policière. Un jour, son grand-père lui téléphone pour lui demander de venir chez lui car il a un problème. Comme ce n’est pas souvent qu’Ellie reçoit un appel de son grand-père, elle y va sans hésiter une seule seconde. En effet, son grand-père a bien un problème qu’il faut gérer : il vient de retrouver un squelette au bord du lac sur une terre qui lui appartient. Une tombe à moitié creusée et sans cercueil. La jeune femme comprend tout de suite qu’il faut prévenir les autorités pour en savoir d’avantage sur ce mystérieux squelette qui n’a pas l’air récent.
Pendant ce temps là, en ville, Deux meurtres de policiers ont lieux sur une courte période. le chef de la police Metzer met sur l’affaire Ellie et l’inspecteur Grasso. Il s’allie avec Santiano qui a été sur place lors du deuxième mettre. Les policiers n’aiment vraiment pas quand on s’en prend à leurs collègues et vont tout faire pour découvrir qui se cache derrière ses assassinats. Pour eux, il ne peut s’agir que d’un professionnel…
On entre sans mal dans l’histoire. Le style de l’auteur est simple et agréable à lire. Les chapitres ne sont pas trop longs, le rythme du roman s’accélère au fur et à mesure de la lecture et le suspense est bien entretenu. Les personnages sont sympathiques, on les suit avec plaisir dans leurs enquêtes. Le parallèle entre les deux époques est fascinant ; il relate en temps réel le meurtre du cadavre inconnu et le temps présent avec l’enquête qui a lieu plus de cinquante ans plus tard.  Le dialogue intérieur du tueur nous fait échafauder les scénarios les plus fous à mesure que l’intrigue se déroule. Un livre passionnant qui fait ressurgir les secrets de famille, des secrets de liaisons que l’on voudrait garder pour soi et qui engendre bien des sacrifices que l’on doit « traîner » sa vie durant.

Note : 9/10

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (3 novembre 2016)
  • Collection : SANG D’ENCRE

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