Londres après minuit (5 décembre 2016) de Augusto Cruz

McKenzie, ancien homme de confiance de John Edgar Hoover, est contacté par Forrest J. Ackerman, un collectionneur passionné de cinéma. Une pièce de choix lui manque : une copie de Londres après minuit, film muet réalisé par Tod Browning en 1927. Tout laisse penser que ce film a disparu dans un incendie en 1967. Mais des rumeurs courent sur l’existence d’une pellicule rescapée. Ne pouvant concevoir de mourir sans avoir revu ce film, Ackerman missionne McKenzie pour le retrouver. Faisant fi de la malédiction qui frappe ceux qui ont tenté de s’approcher du film, l’ex-agent se plonge dans l’un des plus grands mystères de l’histoire du cinéma.

Critique : Le thème de départ de ce roman est la quête d’un vieux film muet perdu est une excellente idée. « Londres après minuit », de Tod Browning, avec Lon Chaney, « l’homme aux mille visages », est un joyau perdu du cinéma de genre ; cette œuvre apparaissait, avant lecture, comme un MacGuffin (Hitchcock) idéal pour mener tambour battant une enquête dans les archives cinématographiques du monde entier. L’enquête conduira le personnage de McKenzie sur les traces des stars du muet déchues par l’arrivée d’un film parlant. Et le parcours de ce détective à la recherche de stars vieillissantes et oubliées se transforme au fil des pages en clin d’oeil au magnifique Boulevard du Crépuscule. Entre découragements, séquences périlleuses et rencontres improbables, McKenzie sillonnera le continent américain jusqu’au Mexique pour réaliser le dernier rêve d’un passionné trahi par sa mémoire et son âge.
L’écriture est d’une modernité époustouflante. Augusto Cruz y déploie un univers à la fois poétique et foisonnant, notamment dans la seconde partie, mexicaine, de l’intrigue.

Note : 9/10

  • Poche: 448 pages
  • Editeur : Folio (5 décembre 2016)
  • Collection : Folio

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Secrets enterrés (3 novembre 2016) de Kate WATTERSON

Ellie MacIntosh, inspecteur de la crim à Milwaukee, dans le Wisconsin, se rend dans le nord de l’État à la suite d’un coup de fil de son grand-père, qui a découvert une tombe anonyme sur sa propriété. Arrivée sur les lieux, Ellie comprend que son aïeul lui cache quelque chose lorsqu’il prétend tout ignorer de l’identité du squelette… Mais, rappelée d’urgence par son supérieur, elle n’a pas le temps de creuser la question. Chad Brown, un agent de patrouille, vient d’être assassiné, à peine une semaine après Fielding, un collègue dont il était très proche…

Critique : Ellie est une jeune femme policière. Un jour, son grand-père lui téléphone pour lui demander de venir chez lui car il a un problème. Comme ce n’est pas souvent qu’Ellie reçoit un appel de son grand-père, elle y va sans hésiter une seule seconde. En effet, son grand-père a bien un problème qu’il faut gérer : il vient de retrouver un squelette au bord du lac sur une terre qui lui appartient. Une tombe à moitié creusée et sans cercueil. La jeune femme comprend tout de suite qu’il faut prévenir les autorités pour en savoir d’avantage sur ce mystérieux squelette qui n’a pas l’air récent.
Pendant ce temps là, en ville, Deux meurtres de policiers ont lieux sur une courte période. le chef de la police Metzer met sur l’affaire Ellie et l’inspecteur Grasso. Il s’allie avec Santiano qui a été sur place lors du deuxième mettre. Les policiers n’aiment vraiment pas quand on s’en prend à leurs collègues et vont tout faire pour découvrir qui se cache derrière ses assassinats. Pour eux, il ne peut s’agir que d’un professionnel…
On entre sans mal dans l’histoire. Le style de l’auteur est simple et agréable à lire. Les chapitres ne sont pas trop longs, le rythme du roman s’accélère au fur et à mesure de la lecture et le suspense est bien entretenu. Les personnages sont sympathiques, on les suit avec plaisir dans leurs enquêtes. Le parallèle entre les deux époques est fascinant ; il relate en temps réel le meurtre du cadavre inconnu et le temps présent avec l’enquête qui a lieu plus de cinquante ans plus tard.  Le dialogue intérieur du tueur nous fait échafauder les scénarios les plus fous à mesure que l’intrigue se déroule. Un livre passionnant qui fait ressurgir les secrets de famille, des secrets de liaisons que l’on voudrait garder pour soi et qui engendre bien des sacrifices que l’on doit « traîner » sa vie durant.

Note : 9/10

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (3 novembre 2016)
  • Collection : SANG D’ENCRE

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Tohu Bohu (13 octobre 2016) de Rémi Courgeon

Un oiseau joue de la flûte à bec, un ogre barbare mange un orgue de barbarie, un hautbois jouxte une contrebasse dans cet inventaire loufoque des instruments et de leur musique.

Critique : Voici un album surprenant, qui au premier abord n’attire pas dés le premier coup d’œil, mais ce livre est en réalité une pépite où l’auteur nous entraine sur des jeux de mots des plus inventif et avec une patte d’illustration pas commune avec se noir un peu fort mais qui fait ressortir toute l’harmonie de cette album qui arrive à passionné adulte et enfant pour le plus grand bien de cette lecture où on souhaite y retourner et faire découvrir au autres ce petit ovni.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 48 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Nathan (13 octobre 2016)
  • Collection : ALBUMS PETITS

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Été pourri à Melun (15 septembre 2016) de Nicolas DUPLESSIER

Florian traîne son mal de vivre dans les rues de Melun, entre un boulot minable et une vie sentimentale sans joie. De morose, son existence devient vraiment pourrie le jour où Roxane, l’ex-grand amour de sa vie, est portée disparue. Très vite dans la ligne de mire des policiers, Florian doit mener sa propre enquête et se confronter à ses fantômes, découvrant une histoire qui le dépasse et la tonne d’emmerdes qui l’accompagne. Été pourri à Melun-Plage est un roman noir et cinglant qui raconte la descente aux enfers d un loser pas du tout magnifique.

Critique : Voici un super-premier roman noir qui ce lit d’une traite, on voit que l’auteur connaît les codes de ce genre et s’amuse avec nos nerfs. Avec une histoire qui se déroule avec des personnes qui subisse la crise on y trouve notre héros, un loser bien sympa mais aussi une personne qui se cherche amoureusement quant à s’improviser dans cette affaire ce n’est peut-être pas la personne la plus apte à le faire, commence alors une descente aux enfers avec des bagarres, des imprévus dans un Melun miteux Florian ne tardera pas à être dans le collimateur de la police, on y retrouve une ambiance à la « Night Of » la série de HBO avec sa succession de péripéties et de sa pluie qui fait d’elle une bonne histoire.

Note : 9/10

 

  • Broché: 260 pages
  • Editeur : Atelier Mosésu (15 septembre 2016)
  • Collection : Parabellum

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Bart is back (11 mai 2016) de Soledad Bravi

L’épopée en 9 vies de Bart le Zombie Cat s’inspire d’un fait divers survenu en 2015 : à Tampa, Floride, un chat enterré depuis cinq jours est sorti de sa tombe à la stupeur de son propriétaire. Les médias se sont empressés de le surnommer Zombie Cat. Partant de là, Soledad imagine le destin de ce félin indestructible. Un destin fait de pulsions de liberté sans cesse contredites par les réalités du monde. C’est violent et lucide, avec une sorte de happy-end, of course, il faut toujours une happy-end. L’éternel recommencement, le cycle de la vie, est à ce prix.

Critique : Voici un album hors normes mais superbes dans sa composition. Tout d’abord le dessin est plein d’humour malgré certains passages qui pourront être trash on est dans un univers à la Tim Burton (la triste fin du petit enfant huître et autres histoires) et Marjane Satrapi. Le livre se divise en neuf parties, car nous savons tous que les chats ont neuf vies. Bart en aura bien besoin pour survivre au traitement cruel que lui réserve son voyage en Chine. Même si l’auteur dit à la fin du livre ne pas prendre de parti sur les pratiques culinaires en Chine on ressent que l’auteur est une défenseuse des animaux et y fait aussi la critique de ses pratiques tout en humour. Un livre à l’humour noir drôle et dur à la fois, ce court récit en neuf vies se révèle surprenant et engagé pour une histoire vraiment décalée.

Note : 9,5/10

  • Album: 128 pages
  • Editeur : Denoël (11 mai 2016)
  • Collection : Denoël Graphic

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