Rien ni personne (1 février 2017) de Lorris Murail

La vieille dame semble avoir poussé comme un champignon, au milieu de la clairière. Quand Jeanne la trouve par hasard, elle ne
réagit pas, semble égarée. Jeanne n’a que faire d’une mamie sauvage : elle s’apprête à l’abandonner à qui voudra… et cependant, contre toute attente, elle revient sur sa décision
et l’emmène avec elle pour un temps. La voilà dans la cabane où elle s’est établie, face à la mer, avec sur les bras cette vieille
mutique qui ne lui appartient pas.
Jeanne a ses propres problèmes. En fuite, elle vise la lointaine Thaïlande, où elle espère exercer ses talents de boxeuse thaï. En
effet, elle sait pouvoir encaisser les coups : son corps ne les sent pas. À l’intérieur, c’est une autre histoire.

Chronique : Nous sommes ici face à un simple thriller mais loin s’en faut et c’est tant mieux ! Plus on tourne les pages, et plus on se rend compte que l’on est dans une autre dimension.  L’histoire de Jeanne, l’héroïne est forte et on vit avec elle, au point de trembler pour elle, et de se demander comment on réagirait en pareille situation.Immédiatement happé par les premières pages, le lecteur est plongé aux côtés des protagonistes. Le lecteur est toujours sous pression et ne peut s’empêcher de tourner les pages, se perdant de chapitre en chapitre, afin de savoir jusqu’où elle devra aller dans l’horreur, pour survivre…La construction du roman est parfaite, il s’agit d’une prouesse remarquable.Ainsi, les points positifs sont nombreux, c’est un sans faute concernant le scénario. Pour ce qui est de l’écriture, il n’y a aucune lourdeur, le style de Lorris Murail reste simple, rythmé et efficace. Aucun de ses personnages n’est stéréotypé, chacun a ses ambiguïtés, là aussi le travail est époustouflant.Quant aux décors et aux descriptions, on n’est pas déçu, malgré le peu d’horizons qui nous sont offerts. On visualise les scènes.Mais ce n’est pas tout, impossible de révéler un des gros rebondissements de l’histoire, mais il nous fait basculer dans une autre dimension, tel un triller paranoïaque, il nous fait vibrer et nous questionner encore plus.Le livre est un vrai turn-over, on le dévore d’une traite, pour assécher cette soif de savoir qui nous conduit vers la fin.Un super roman à lire, où on ne s’ennuie jamais.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 225 pages
  • Editeur : SARBACANE (1 février 2017)
  • Collection : Exprim’

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Yellowstone (4 novembre 2016) de L. Albar

2056, la Terre se meurt du réchauffement climatique, de la pollution et des conflits interethniques. La lune et d’autres plates-formes sont en chantier pour préparer l’évacuation des futurs survivants vers Mars.

Critique : Haletant, choquant, prenant, dérangeant, puissant, on ne saurait trop comment décrire ce livre. Yellowstone mêle habilement le côté science-fiction avec une réalité plus qu’aisément identifiable, intrigante, voire effrayante ! Articulée sur la ligne de Thalys qui va de Liège à Paris, l’action se passe essentiellement dans la capitale française et l’enquête policière est sans temps morts, efficace et prenante. Les personnages se révèlent cohérents, humains, ambigus et mêmes s’il est parfois difficile d’être d’accord avec eux, ils sont efficacesNous avons donc un roman qui se déroule dans un futur proche, non encourageant et durant lequel l’apocalypse se déclenche sur la Terre. Dans ce cadre hyper sombre, nous suivons Frank Malissol, flic d’élite, contraint et force de mener une enquête infiltré dans un service corrompu, le département du contrôle des zones.
Le récit est dense, compact, mais sans être étouffant, car l’auteur ajoute des touches d’humour, à prendre souvent au second degré, tout le long de l’histoireMélange des genres savamment dosé, parfaitement maîtrisé, pour un résultat agréablement surprenant.

Note : 9/10

 

  • Poche: 480 pages
  • Editeur : MNEMOS (4 novembre 2016)
  • Collection : Hélios

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La loi des Sames (14 novembre 2016) de Lars Pettersson

Anna Magnusson, jeune substitut du procureur à Stockholm, mène une existence à mille lieues de ses origines sames, que sa mère a reniées en venant vivre en Suède… Jusqu’au jour où sa grand-mère l’appelle à l’aide : son cousin Nils Mattis est accusé de viol. Chargée de trouver un arrangement avec la plaignante, Anna accepte de retourner à Kautokeino, qui n’évoque pour elle que de lointains souvenirs d’enfance.
Une fois sur place, rien ne se passe comme prévu. Traitée comme une étrangère, Anna se trouve confrontée aux lois implicites qui règnent dans ces contrées reculées. Entre les menaces qu’elle subit et les vérités qu’on lui cache, la jeune femme se rend compte que cette affaire de viol n’est que la partie émergée d’une situation bien plus complexe. Commence pour elle une périlleuse enquête, qui lui fera redécouvrir ses racines et l’univers de ses ancêtres.
Originellement conçu comme un scénario, La loi des Sames est un thriller qui se vit, se voit, se ressent.

Critique : Les Sames sont un peuple de Laponie norvégienne. Cet excellent thriller dont il faut souligner l’excellent français de la traduction met en relief les coutumes ancestrales de ce peuple éleveur de rennes et la modernité la plus crue. L’enquêtrice, substitut du procureur, est d’origine Same mais vit à Stockholm. Sa mère fut considérée comme une traîtresse par la famille en préférant une autre vie plus douce à celle, rude et impitoyable du Grand Nord. L’enquêtrice répond donc à un appel de sa grand-mère Same qui lui demande de venir au plus tôt apporter ses conseils pour défendre un de ses jeune cousins poursuivi pour viol. Nous suivons le périple de 3 semaines de cette femme de la grande ville plongée dans une dure réalité, celle des clans Sames, des non-dits, des conditions de vie extrêmes. Ce voyage ne sera pas une partie de plaisir mais à l’issue, après de multiples rebondissements et des mises en situation ambigües où ses choix seront difficiles, la jeune femme ne sera jamais plus la même, aura renoué avec un sentiment d’appatenance enfoui au plus profond, aura par sa détermination vengé et réconcilié ses hôtes avec la mémoire de sa mère. Au-delà de l’intrigue il y a dans ce livre comme une révélation d’une identité d’un peuple autochtone minuscule,fier mais pas exempt de membres corrompus. Il faut souligner enfin l’aptitude de l’auteur à décrire cette région du Finnmark, bien au-delà du Cercle polaire, son environnement, ses animaux (les rennes) sources de vie et de mort

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 528 pages
  • Editeur : Folio (14 novembre 2016)
  • Collection : Folio Policier

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Le hibou (28 septembre 2016) de Samuel Bjørk

L’armateur le plus riche de Sandefjord est proche de la mort. Il a une condition, une seule, pour que son fils aîné puisse hériter de sa fortune : du sang impur ne devra pas être mélangé à celui de la famille. Or son fils est amoureux d’une femme déjà mère d’un garçon de deux ans et une fille de quatre ans. Les enfants sont envoyés à l’étranger et le couple est marié dans le plus grand secret. Mais cette union sera de courte durée, et sanglante.
Plusieurs années plus tard, quand une jeune femme est retrouvée assassinée, placée dans un pentagramme de bougies et sur un lit de plumes, certains distinguent des associations en lien avec une autre époque. Les enquêteurs Holger Munch et Mia Krüger ne sont pas du tout préparés à la cruauté à laquelle ils seront confrontés dans cette affaire.

Critique : Samuel Bjork a l’art et la manière d’écrire un livre qui vous plonge en total immersion dans son univers. Lorsqu’on lit se livre, on sait que rien est anodin mais sans savoir à l’avance qu’elle est la place de chacun. Ici le sentiment est renforcé, on entre directement dans le vif du sujet. De petits retours en arrière dans l’affaire précédente nous permet de nous remettre les idées en place ce qui n’est pas sans intérêt mais cela se fait rapidement et n’alourdit en rien le livre.Le hibou est un efficace thriller dont la fin est bien amenée et nous proposer une fin d’enquête avec de très nombreux rebondissements. Les personnages se croisent, s’entrecroisent… On croit a chaque instant avoir identifié le prédateur ..et la piste s’avère encore fausse…ET puis soudain tout s’accélère, les enquêteurs vont ils arriver à temps…
Difficile de poser se livre quand on l’a commencé….

Note : 9/10

  • Broché: 450 pages
  • Editeur : JC Lattès (28 septembre 2016)
  • Collection : Thrillers

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Têtes de dragon (2 novembre 2016) de David Defendi

Tuer un homme n’a jamais fait peur à Christo, cet ancien légionnaire qui a passé sa vie à mentir, bluffer, trahir ceux qui croisaient sa route. Alors qu’il est incarcéré à Fresnes, la DGSI lui propose d’infiltrer un réseau de trafiquants d’antiquités chinoises en échange de sa libération. Mais, pris en étau entre les mafias chinoises et les flics, sa marge de manoeuvre est étroite…

Critique : Une très belle surprise que ce polar de David Defendi. On lit ce court roman comme on regarde un film policier. Dès les premières pages on entre dans le vif du sujet avec Christo qui à cause d’une partie de cartes qui tournent mal va se faire arrêter et finir en prison. Il va être assez rapidement contacté par un agent de la DGSI pour infiltrer un réseau de trafiquants d’antiquités chinoises pour gagner sa libération. On ne sait pas vraiment la motivation de l’agent quant à la libération de Christo. David Defendi a une écriture qui va droit à l’essentiel, il ne nous abreuve pas de description sans fin et place son intrigue dans un contexte totalement actuel, évoquant aussi bien le djihad en Syrie que la population carcérale. En effet, l’infime proportion d’Asiatiques derrière les barreaux peut surprendre. N’en tirons aucune conclusion hâtive sur une communauté dont la discrétion est légendaire. En lisant le livre de David Defendi, soyez prêts à fouiller le vice et le cynisme, à côtoyer le mensonge et la trahison, le chantage et le crime.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 216 pages
  • Editeur : Editions Albin Michel (2 novembre 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Oranges amères (6 octobre 2016) de Liad SHOHAM

Petah Tikva, une petite ville israélienne tranquille, loin du bouillonnement de Tel-Aviv, son exubérante voisine. Tous les habitants se plaisent à le répéter, rien ne se passe jamais à Petah Tikva. Alors, quand un journaliste d’investigation disparaît, l’inspectrice Anat Nahmias est aussitôt sur le qui-vive. Qui aurait pu avoir intérêt à le faire taire? Sur quoi enquêtait-il?

Critique : Un polar installé dans le climat très particulier d’une ville de province en Israël. Sous une apparente bonhomie, la ville et son maire cachent bien des secrets. Ici pas de crimes sanglants, de courses-poursuites ou de tirs intempestifs. Tout se passe dans l’ambiance feutrée de la salle du conseil municipal. La ville est tenue officiellement par un maire corrompu, et officieusement, par deux parrains issus des deux familles de pionniers qui l’ont fondée et qui, à coup de magouilles, chantages, pots de vin et dessous de table, contrôlent tout le marché de l’immobilier. Ce système où l’honneur tient aussi sa place est chamboulé par l’apparition d’un mystérieux troisième larron, plus jeune, plus dur, qui n’hésite pas à abattre ceux qui voudraient se mettre sur sa route.
Liad SHOHAM nous promène dans les arcanes de la corruption avec ce polar surprenant et riche en tensions et en rebondissements. Famille, politique, mafia, argent, sexe et sentiments sont au cœur d’une enquête menée par un duo original et séduisant. Une belle réussite que cette immersion dans une ville israélienne où le maire omnipotent sait ménager les religieux, la société civile et ses  »mécènes » mais n’oublie jamais de veiller à ses intérêts personnels.

Note : 8/10

 

  • Poche: 432 pages
  • Editeur : 10 X 18 (6 octobre 2016)
  • Collection : Domaine policier

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Sphinx (13 octobre 2016) de Christian Jacq

Neuf représentants d’une confrérie mystérieuse dénommée SPHINX.
Neuf détenteurs des secrets de la vie, disséminés à travers le monde.
Neuf condamnés à mort par les nouveaux maîtres de la technologie, adeptes de l’argent-roi, dont l’objectif fait froid dans le dos : la prise de contrôle définitive du cerveau humain par les machines.
Depuis New York ces derniers ont engagé une traque implacable pour éliminer, un à un, les membres de Sphinx.
C’est compter sans la détermination d’un journaliste écossais, Bruce Reuchlin, redoutable enquêteur, prêt à prendre tous les risques pour déjouer leur plan diabolique.
Pour Bruce, désormais, chaque pas est un danger de mort. Plus il avance dans son enquête, plus la question l’effraie :
QUI GOUVERNE VRAIMENT NOTRE MONDE ?

Critique : Le nouveau livre de Christian Jacq est tout aussi surprenant que fascinant, l’auteur nous propose un thriller contemporain avec un dénonciation sur la folie des hommes qui en créant des machines dites inintelligentes et qui prennent le risque de perdre le contrôle de leur destin. La lecture de ce superbe roman présente les dérives d’une logique de progrès technologique poussé à l’extrême avec de nombreux personnages il y a Bruce un écossais pas comme les autres qui est le spécialiste des mots de travers et de pensé non conforme et il y aussi Mark son seul ami qui nous offre ne histoire passionnante et pleine de rebondissements. Le livre se lit facilement, et on est embarqué dès les premières lignes dans une histoire passionnante. On attend impatiemment, la parution du tome suivant. Merci Christian Jacq de nous offrir de si bon roman.

Note : 9/10

 

  • Broché: 387 pages
  • Editeur : XO (13 octobre 2016)
  • Langue : Français

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Secrets enterrés (3 novembre 2016) de Kate WATTERSON

Ellie MacIntosh, inspecteur de la crim à Milwaukee, dans le Wisconsin, se rend dans le nord de l’État à la suite d’un coup de fil de son grand-père, qui a découvert une tombe anonyme sur sa propriété. Arrivée sur les lieux, Ellie comprend que son aïeul lui cache quelque chose lorsqu’il prétend tout ignorer de l’identité du squelette… Mais, rappelée d’urgence par son supérieur, elle n’a pas le temps de creuser la question. Chad Brown, un agent de patrouille, vient d’être assassiné, à peine une semaine après Fielding, un collègue dont il était très proche…

Critique : Ellie est une jeune femme policière. Un jour, son grand-père lui téléphone pour lui demander de venir chez lui car il a un problème. Comme ce n’est pas souvent qu’Ellie reçoit un appel de son grand-père, elle y va sans hésiter une seule seconde. En effet, son grand-père a bien un problème qu’il faut gérer : il vient de retrouver un squelette au bord du lac sur une terre qui lui appartient. Une tombe à moitié creusée et sans cercueil. La jeune femme comprend tout de suite qu’il faut prévenir les autorités pour en savoir d’avantage sur ce mystérieux squelette qui n’a pas l’air récent.
Pendant ce temps là, en ville, Deux meurtres de policiers ont lieux sur une courte période. le chef de la police Metzer met sur l’affaire Ellie et l’inspecteur Grasso. Il s’allie avec Santiano qui a été sur place lors du deuxième mettre. Les policiers n’aiment vraiment pas quand on s’en prend à leurs collègues et vont tout faire pour découvrir qui se cache derrière ses assassinats. Pour eux, il ne peut s’agir que d’un professionnel…
On entre sans mal dans l’histoire. Le style de l’auteur est simple et agréable à lire. Les chapitres ne sont pas trop longs, le rythme du roman s’accélère au fur et à mesure de la lecture et le suspense est bien entretenu. Les personnages sont sympathiques, on les suit avec plaisir dans leurs enquêtes. Le parallèle entre les deux époques est fascinant ; il relate en temps réel le meurtre du cadavre inconnu et le temps présent avec l’enquête qui a lieu plus de cinquante ans plus tard.  Le dialogue intérieur du tueur nous fait échafauder les scénarios les plus fous à mesure que l’intrigue se déroule. Un livre passionnant qui fait ressurgir les secrets de famille, des secrets de liaisons que l’on voudrait garder pour soi et qui engendre bien des sacrifices que l’on doit « traîner » sa vie durant.

Note : 9/10

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (3 novembre 2016)
  • Collection : SANG D’ENCRE

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Les enquêtes de l’inspecteur Higgins – tome 22 La malédiction de Toutankhâmon (1 septembre 2016) de Christian Jacq

Après la découverte, en 1922, de la tombe de Toutânkhamon, remplie de trésors, se
propagea la rumeur d’une malédiction, causant plusieurs victimes.
Rumeur ou réalité ? Cinq meurtres sont revendiqués par le spectre de Toutânkhamon, qui éliminera quiconque voudrait, comme les victimes, toucher à sa momie, au nom de la recherche scientifique.

Critique : La nouvelle enquête d’Higgins nous entraîne dans le monde de l’Égypte avec Cinq meurtres sont revendiqués par le spectre de Toutankhamon. L’inspecteur va-t-il réussir à découvrir le coupable, à moins que d’autres personnes soient impliquées… Secrets, suspicions, ragots, révélations sur une grande énigme connut de tous, voilà ce que vont trouver Higgins et Marlow.
Une nouvelle fois, Christian Jacq nous plonge dans un nouvel univers lors de l’enquête qu’il nous propose quand il s’agit de la psychologie des personnages, si bien que tout le monde paraît suspect. Plus l’histoire avance, plus la tension augmente, C’est toujours aussi plaisant de suivre Higgins dans son cheminement et de vouloir trouver le coupable au fil des éléments qu’il note dans son petit carnet. Il n’y a jamais de précipitations mais de la réflexion. Cette fois-ci Marlow reste un peu plus en retrait. N’excellent volet des enquêtes de l’inspecteur Higgins. Bien entendu, l’affaire en question est bien plus compliquée qu’il n’y paraît au premier abord. Heureusement, l’inspecteur ne se laisse pas duper et arrive à démêler le vrai du faux.
Note : 8/10

 

  • Broché: 215 pages
  • Editeur : XO (1 septembre 2016)

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48 HEURES POUR MOURIR (17 août 2016) de Andreas Gruber

Le corps d’une femme est retrouvé près du grand orgue de la cathédrale de Munich. Un crime pour le moins singulier : on lui a fait ingurgiter deux litres d’encre noire…
Sabine Nemez, jeune commissaire de police, est bien malgré elle mêlée à l’affaire : la victime n’est autre que sa mère, énième victime d’un inconnu qui enlève des femmes, les torture et les achève au bout de 48 heures si l’énigme qu’il a soumise à un proche n’a pas été résolue.
L’enquête est confiée à Maarten S. Sneijder, un expert du BKA, l’Office fédéral de police criminelle. Sabine parviendra-t-elle à convaincre cet homme aussi talentueux qu’irascible qu’un recueil de contes pour enfants sert de modèle au criminel ?
Au même moment, une psychologue viennoise ayant reçu un macabre colis suivi d’un coup de téléphone comprend qu’elle dispose de deux jours pour sauver une vie…

Critique: Voici un polar qui nous viens Allemagne; on le ressent surtout dans la façon dont s’organisent le système policier et judiciaire, bien différent de ce dont on a l’habitude. En effet, il y a la notion de land que l’on n’a pas en France. Mais cela ne fait qu’ajouter une touche d’exotisme sans gêner la lecture.
Le principe est simple : une personne est enlevée et un proche à 48h pour découvrir pourquoi…sinon c’est la mort. Lorsque la mère d’une jeune inspectrice est visée, elle se lance à corps perdu dans l’enquête. Elle réclame vengeance, tout en voulant sauver son père. Mais ses supérieurs ne sont pas d’accord. Sa seule chance est d’impressionner Sneijder. Un flic que personne n’aime – et qui ne cherche pas à se faire apprécier.
En parallèle on suit des séances de thérapie – dont on devine aisément qu’elles joueront un rôle crucial ou pour déterminer le coupable ou pour le comprendre, et une victime. Une patiente est enlevée et c’est à sa thérapeute de déterminer pourquoi. Elle devra alors tout abandonner pour sauver une femme qui cache bien des secrets. Cette thérapeute qui ne s’attendait pas à découvrir autant de secret en ouvrant sa boîte aux lettres…
Toutes ces histoires se croiseront à la fin et permettent au lecteur de bien appréhender tout ce qui se passe. À la fois la traque par la police, par une victime, et ce qui pousse le tueur à faire ça, à cette mise en scène si particulière.
Dans un terrible thriller, Andreas Gruber frôle les limites de la noirceur pour livrer un ouvrage angoissant, dur et armé d’une histoire parfaitement maitrisée.

Note : 9/10

  • Poche: 500 pages
  • Editeur : Archipoche (17 août 2016)
  • Collection : Suspense
  • Prix : 8,80 euros

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