Le cri (8 septembre 2016) de Nicolas Beuglet

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre.

Critique : Nicolas Beuglet emmène le lecteur dans les méandres de cette vaste enquête, chaque page du livre apporte intrigues… indices … Les chapitres courts dans un style efficace poussent le lecteur toujours plus loin et le tiennent en haleine jusqu’aux dernières lignes du livre. Il n’y a aucun temps mort, et les rebondissements successifs entraînent une addiction, tout s’enchaîne parfaitement, rien ne vient briser le flot de l’histoire, pas même la fin, qui semble tout à fait naturelle et en adéquation avec le reste de l’ouvrage. Les personnages sont bien détaillés et s’intègrent parfaitement à la fiction, et on souffle de temps à autre grâce aux quelques touches d’humour distillées par l’auteur. Enfin, la violence physique décrit reste supportable ; la torture mentale imaginée est plus dure. Un bon moment de lecture avec cette pincée de stress indispensable, ce livre est bel et bien une superbe découverte qui laissent le lecteur totalement en haleine et paniqué face à cette intrigue totalement folle, et pourtant… »Le cri » est un petit bijou !
Note : 9/10

 

  • Editeur : XO (8 septembre 2016)
  • Prix : 19,90 euros

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Missions à haut risque (16 juin 2016) de Madeleine Deny et Jérémie Fleury

Tu es Duroy et tu débutes ta carrière de lieutenant de police. Prendre en chasse des malfrats, arrêter un braqueur, négocier avec un preneur d’otages, enquêter sur une mort suspecte… Dans chacune de tes missions, ton courage et ta perspicacité seront mis à l’épreuve.
Selon tes choix au fil des aventures, tu accumuleras des points. Des quiz et des indices disséminés dans le livre te permettront d’améliorer ton score et de devenir le meilleur des policiers.

Critique : L’avantage de ce livre « Tu es le héros » par rapport à d’autres comme Cluedo, c’est qu’on ne meurt pas chaque fois que l’on fait le mauvais des deux choix ! Il existe au contraire une grande variété de parcours possibles, et l’on peut reprendre l’aventure à n’importe quelle étape en choisissant l’autre option. La différence se situe au niveau des points que l’on peut éventuellement cumuler en fonction de l’issue de l’histoire.
L’autre intérêt de cette collection, c’est que l’on apprend plein de petits détails en s’amusant ! Les missions des afin d’être policier sont très variées, et toutes évoquées: cellule de négociation , enquête de flagrance , braquage … Les quiz et les « bon à savoir » viennent enrichir le jeu sans alourdir la lecture. Nul doute que les amateurs du genres apprécieront !

Note :9/10

 

  • Poche: 64 pages
  • Editeur : Nathan (16 juin 2016)
  • Collection : Tu es le héros !

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Une colo de tout repos (3 juin 2016) de Timo Parvela et Zelda Zonk

C’est l’été ! Ella et sa bande s’ennuient… Heureusement, leurs parents ont la bonne idée de tous les inscrire dans la même colo. Ultime surprise : leur maître est là aussi. Mais très vite, le petit groupe déchante : c’est sûr, la cuisinière de la colo est une meurtrière. Une seule solution : se servir du bélier de la ferme voisine pour se protéger. Et le maître, lui ? Pas impossible qu’il vire chèvre…

Critique : L’histoire est très simple et très amusante.On sourit en se disant que les enfants ont vraiment beaucoup d’imagination. Cette dernière les pousse à surprotéger leur maître sans réel raison.
L’intrigue n’a rien d’extraordinaire, mais la surprise reste entière jusqu’au bout.
Les personnages sont vraiment attachants. Un texte drôle, richement illustré, avec le code couleur de la couverture, et plein de tendresse.

Note : 9/10

 

  • Poche: 120 pages
  • Editeur : Nathan (3 juin 2016)
  • Collection : Premiers Romans

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Le hibou n’est pas manchot (16 juin 2016) de Emmanuel Trédez

Archie Duc est un oiseau rare. Ce policier colérique a un œil d’aigle pour repérer les détails capables de couper les ailes aux pires criminels. Qu’il enquête sur le dernier tour de chant de l’alouette, les diamants du dindon, le triple meurtre de son cousin le Grand-Duc ou qu’il assure la surveillance des Œufs Olympiques, qu’on se le dise : le hibou est loin d’être un pigeon !

Critique: Léger et drôle, tout en étant touchant et attendrissant,ce livre  est surprenant dans son ensemble. Initialement adressé aux jeunes enfants, il fait preuve d’une maturité sans égal, contrairement à « La carotte se prend le chou » on voit que l’auteur à évoluer dans l’écriture;  c’est un livre avec une dose d’enquête policière et de mystère très agréable.
Engagée dans cette lecture sans a priori particulier, ce petit ouvrage jeunesse est surprenant et magnétiquement attachant.
Les personnages, plus attachants les uns que les autres, nous entraînent dans des aventures sympathiques.
Lecture rapide, sans prise de tête, agréable et marrante.

 Note : 9/10

  • Broché: 160 pages
  • Editeur : Nathan (16 juin 2016)
  • Collection : GF 8 10 ANS
  • Prix : 9,95 euros

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La carotte se prend le chou (16 juin 2016) de Emmanuel Trédez

Rien ne va plus à Plantigrad ! Le commissaire Brocoli doit faire face à plusieurs crimes : l’assassinat de Louison le Citron, la présence d’un Cereal Killer, la guerre sans fin que se livrent deux familles rivales, les Agrumes et les Curcubitacées, et le vol d’un tableau de maître. Un seul légume peut l’aider à élucider ces mystères : le détective belge Achille Carotte !

Critique: Plusieurs histoires toutes plus sympas les unes que les autres… Les paragraphes sont bien délimités, ce qui rend la lecture facile pour un enfant, et pratique pour Les parents (on peut facilement s’arrêter à la fin de l’un d’eux pour faire une pause suspens jusqu’au soir suivant)… Une série de jeux de mots loufoques sur les légumes à chaque page. Dès les premières lignes, le ton est donné :
« Adeline l’Aubergine venait de lui mettre une prune (…) mal venue (…) il n’avait plus un radis… » Au final, un texte hilarant, composé avec talent, mettant en valeur jeux de mots et expressions de la langue française.
Une composition savamment orchestrée -il s’agit quand même d’enquêtes policières !-, pleine d’humour, et de bon goût !
Des lectures attrayantes et amusantes pour ceux qui commencent à lire seuls ou ceux qui ont du mal à se lancer dans l’exercice.
A noter, la présence d’ illustrations -des crayonnés expressifs- qui enrichissent les récits.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 144 pages
  • Editeur : Nathan (16 juin 2016)
  • Collection : GF 8 10 ANS
  • Prix : 9,95 euros

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Je m’appelle Requiem et je t’… (15 juillet 2016) de Stanislas Petrosky

Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ?
Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons.
Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche.Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas…

Critique : Un roman surprenant de bien des façons ! On s’attend à un roman plus dur, plus coups de points, au contraire, c’ est une histoire très juste, très moralisatrice sans l’être trop ! Écrit dans un style à la San Antonio on suit les périple d’un prêtre et de ses démons.
Malgré une histoire un peu classique on a ici un auteur qui arrive à captiver le lecteur en explorant le désespoir de son personnage principale. Stanislas Petrosky a su décrire parfaitement l’état psychologique de cet homme meurtri et sa descente aux enfers
L’auteur nous entraine avec talent et nous fait ressentir chaque morceau de douleur, de désespoir, de folie qui habite Estéban.
Une histoire noire, loin de ce que l’on pourrait imaginer mais qui nous réserve une véritable pépite.

Note : 9/10

 

  • Poche: 200 pages
  • Editeur : Editions Lajouanie (8 juillet 2016)
  • Collection : ROMAN POLICIER,
  • Prix : 18 euros

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Les Courses (14 avril 2016) de Russell WANGERSKY

Depuis le départ de sa femme, après dix-huit ans d’un mariage calamiteux, Walt, la cinquantaine légèrement bedonnante, vit seul. Pas d’amis, pas de vie sociale. Ce qu’il aime : déambuler la nuit dans les rues de sa ville et, de temps en temps, aller à la pêche dans des coins isolés. Walt est aussi collectionneur, quoique d’un genre particulier : agent d’entretien dans un supermarché, il récolte les listes de courses que les clients jettent dès les caisses passées. C’est devenu un hobby : ramasser ces listes et essayer de se faire une idée de la vie de leurs propriétaires. Ensuite, il aime bien vérifier s’il est tombé juste, jusqu’à s’introduire en douce chez ceux qui ont éveillé sa curiosité…
Walt a-t-il seulement une petite manie inquiétante mais inoffensive ? Ou pourrait-il être à l’origine de la disparition de plusieurs femmes de la région ?

Critique : L’idée de quelqu’un qui construit des vies à partir de listes de courses est une très bonne idée
La plupart des chapitres commencent par une liste de courses. C’est Walt qui prend la parole. Jusqu’à la fin du roman, nous n’aurons, pratiquement, que sa vision. Il se lance dans une interprétation d’un univers qu’il recrée, non seulement à partir des produits mentionnés sur la liste, mais aussi d’une foule de petits détails : l’écriture, l’encre utilisée, les fautes d’orthographe, voire le support, la plupart des listes étant rédigées sur du papier de récupération : enveloppes, virements, talons de chèques, publicités… ce qui lui fournit des éléments bien utiles, comme des adresses.
Mais soudain, le monologue est interrompu. Voici qu’apparaissent des pages écrites en italiques par une autre personne. Il s’agit d’un journal intime. D’autres chapitres, chapeautés d’un texte en petits caractères et apparemment administratifs, sont pris en charge par un narrateur externe. Ils nous entraînent dans un commissariat de la GRT, la gendarmerie royale de Terre Neuve. Nous y faisons la connaissance de deux flics paumés, l’inspecteur Dean Hill et le sergent Jim Scoville, qu’on a relégués dans un placard et auxquels on refile des enquêtes pourries.
Le roman est mystérieux. La majeure partie de l’histoire nous est narrée par Walt qui est manifestement un malade mental. Il met le lecteur mal à l’aise. Par exemple, certaines personnes lui paraissent si parfaites qu’il a « envie d’aller mettre le bazar là-dedans ».       Le roman laisse une impression  malsaine mais c’est aussi le but et on s’en réjouit. Ce que l’auteur est arrivé à retranscrire est de voir le monde à travers le regard d’un tueur. L’histoire fait penser à un puzzle qu’il faut reconstituer avec patience.
Un livre qui ne plaira pas à tout le monde qui trouvera l’approbation des fan à la Stephen King.

Note : 9/10

 

  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (14 juin 2016)
  • Prix : 14,96 euros

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La disparue de Belleville (26 avril 2016) de PETIT CHRISTOPHE

Le détective Karbaï croise Éléanore Parvie avec qui il a eu une histoire damour et dont la sur reste introuvable. Il débute ses recherches par le Shan Fong, complexe détenu par la « 14K », mafia chinoise. En France, quarante mille disparitions par an ; trente mille sont retrouvées. Quen est-il des autres : une chute dans un ravin, une noyade ? Un suicide improvisé ou pas ? Un enlèvement ? Autant de possibilités, autant dangoisses pour les proches. Ny a-t-il rien de pire que de ne pas savoir ?

Critique :  Un petit roman policier qui ce lit très vite et où  l’auteur nous donne quelques clés dès les premières pages, il faut vraiment attendre le dénouement pour se saisir de tous les fils de l’intrigue. C’est bien mené, sans temps morts, c’est un roman policier qui répond à tous les codes du genre et qui nous fait découvrir  un nouvel auteur. On passe donc un moment agréable tout en voyageant, le seul point négatif est que le livre est bien trop court.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 204 pages
  • Editeur : Editions L’Harmattan (26 avril 2016)
  • Prix : 19,50 euros

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Joyeuses Retrouvailles: Les mystères de Tana T02 (11 mai 2016) de Franco CLERC

Vaness, fille d un richissime homme d affaires, fait l objet d une tentative d enlèvement en plein coeur de Tananarive. Sauvée par hasard par Ed, un jeune marginal plein de ressources, elle s enfuit avec lui vers la campagne, loin de la capitale. Obligés de se débrouiller par eux-mêmes pour survivre, les deux jeunes vont apprendre à se connaître pendant que le danger se rapproche… Avec ce deuxième volet des Mystères de Tana, Franco Clerc fait découvrir aux lecteurs un Madagascar luxuriant bien loin des clichés habituels sur ce pays surnommé «  »l île rouge » ».

Critique : Dans ce deuxième tome de la série Les Mystères de Tana, l’auteur Franco Clerk raconte l’histoire de Vanessa, une fille pas comme les autres. Cette suite de 62 pages fascinera les lecteurs par la singularité de l’histoire de Franco Clerc. Le scénario, hollywoodien à certains égards nous fait entrer dans une aventure entre suspens et aventure qui plongera le lecteur, averti ou non, dans les odeurs et la nuit de de Madagascar, et ce peu importe qu’on aime ou pas son trait. . récit haletant, personnages découpés au couteau, suspense et surprises une suite qui ce lit d’un trait.

Note : 9/10

 

  • Poche: 62 pages
  • Editeur : Harmattan BD (11 mai 2016)
  • Collection : HA.BD AFRICAINE

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Le temps des regrets (25 mai 2016) de Mary Higgins Clark

Delaney Wright est au sommet de sa carrière : couvrir le procès le plus sensationnel du moment vaut à cette jeune journaliste d’être promue au JT de 18 heures ! Le cas de Betsy Grant, accusée d’avoir tué son mari, un riche médecin, fascine le public. D’autant que si nombre d’indices accusent la veuve, celle-ci est prête à tout pour prouver son innocence. Y compris à refuser la négociation de peine que lui propose son avocat. Delaney, convaincue que Betsy n’est pas coupable, veut l’aider à tout prix. Mais, au moment où le procès commence, ses amis Alvirah et Willy Meehan lui révèlent un secret qui la bouleverse : l’identité de sa mère biologique, qu’elle ignorait jusqu’alors… Également dans la collection Spécial Suspense La Boîte à musique Le Bleu de tes yeux Une chanson douce Les Années perdues Quand reviendras-tu ?

Critique : Comme chaque année le nouveau cru de la reine du suspense: Mary Higgins Clark, Le temps des regrets qui comme à son habitude nous offre un très bon livre qui sait nous captiver. Dans ce récit on est amené à suivre en parallèle deux intrigues.On va assisté simultanément au déroulement du procès de Betsy Grant accusée d’avoir tué son riche mari Edward atteint d’Alzheimer et à l’enquête menée par les amis de la journaliste Delaney Wright pour tenter de retrouver la mère biologique de cette dernière qui couvre le procès. Le livre aborde des thèmes sensibles et d’actualité tels que le pouvoir de l’argent et de son comportements avec. Un autre sujet est celui du besoin pour les enfants adoptés d’obtenir des informations sur leurs parents biologiques , ce qui est très bien amené ici sous une histoire de thriller. Alors que l’issue du procès est incertaine, plusieurs théories quant à l’identité du meurtrier et ses motivations voient le jour et amènent le lecteur à s’impliquer dans le récit et à mener l’enquête au regard des éléments nouveaux à sa disposition au fil des pages. Si on connait un peut les ficelles de Higgins Clark on arrive plus où moins à découvrir où elle nous mène mais on reste scotché par sa magnifique écriture qui permet de maintenir le suspense jusqu’a la fin.                                       Toujours autant de suspense avec beaucoup de facilité dans l’écriture et des rebondissements inattendus . Que du bonheur ! A lire avec plaisir

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Editions Albin Michel (25 mai 2016)
  • Collection : Spécial suspense

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