Congo Requiem (4 mai 2016) de Jean-Christophe Grangé

On ne choisit pas sa famille mais le diable a choisi son clan.
Alors que Grégoire et Erwan traquent la vérité ,jusqu à Lontano, au c ur des ténèbres africaines, Loïc et Gaëlle affrontent un nouveau tueur à Florence et à Paris.
Sans le savoir, ils ont tous rendez-vous avec le même ennemi.L Homme-Clou.
Chez les Morvan, tous les chemins mènent en enfer.

Critique: Ce roman est la suite du dernier roman de Grangé: Lontano , sorti il y a quelques mois seulement. On retrouve les personnages du précédent opus. L’action se passe majoritairement en Afrique.
Comme habituellement avec Grangé, le style est simple et efficace. Les descriptions des lieux comme des situations sociales et politiques sont très réalistes Avec ce nouveau roman on poursuit l’histoire avec la famille Morvan. Que vous avez lu où non le dernier roman, le lecteur pourra quand même plonger dans Congo Requiem vu que c’est la même enquête qui se poursuit mais avec plus d’intensité Grangé nous livre une Afrique horrible loin des complexes hôteliers, partagée entre les souvenirs de certaines grandeurs passées et le rejet du blanc colonisateur. Le livre nous pose la question de que s’est il passé à Lontano en 1969 ? Et pourquoi Grégoire essaie-t-il d’entraver l’enquête de son propre fils ? Les meurtres rituels reprennent en Europe alors que le père et le fils sont au cœur des conflits des forêts au nord Congo. Qui tue, pourquoi ? Qui s’attaquent au cercle des proches de la famille Morvan ? La famille des Morvan est complexes et tellement humains. Une enquête à tiroirs avec un auteur au meilleur de sa forme qui nous offre un turn over des plus puissant et arrive à dépasser son premier tome.  Excellent thriller d’un auteur qui maîtrise à merveille tous les codes, les finesses, les subtilités de la trame narrative. du grand art.

Note : 10/10

 

  • Broché: 736 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (4 mai 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Quand la neige danse de Delzongle,Sonja

2014. L’hiver est le plus froid que Crystal Lake ait jamais connu. Cette petite ville paisible proche de Chicago semble pétrifiée, mais la neige et le blizzard ne sont pas les seuls coupables. Depuis un mois, quatre fillettes se sont volatilisées. Les habitants sont sous le choc. Ce matin-là, Joe Lasko s’équipe pour une énième battue dans les bois gelés lorsqu’on lui dépose un paquet. Dedans repose une poupée, une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, comme sa fille Lieserl disparue. Comble de l’horreur : la poupée est vêtue exactement comme Lieserl le jour où elle s’est volatilisée. Ce matin de février 2014, toutes les familles des fillettes vont recevoir une poupée… C’en est trop pour Joe. Ce jeune divorcé n’a plus que Lieserl dans sa vie. Il décide de mener sa propre enquête, aidé par Eva Sportis, une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. Eva comprend très vite que l’affaire la dépasse et appelle à l’aide Hanah Baxter, son ancienne prof de fac, la célèbre et charismatique profileuse et son inséparable pendule. Hanah réalise au fil de l’enquête que quelque part, dans Crystal Lake, quelqu’un s’en prend aux enfants depuis très longtemps. Les détient-il prisonniers ? Sont-ils encore en vie ? Un criminel maintes fois condamné semble être le coupable tout indiqué, pourtant Hanah, Eva et Joe sont persuadés que la police se trompe de coupable. Dans un décor impressionnant de froid et de glace, Sonja Delzongle mène de main de maître une histoire trépidante dont les rebondissements et les fausses pistes trouvent leur sens dans le passé et nous mènent inexorablement vers un final terrifiant.

Critique : Un autre magnifique roman policier sorti de chez les Éditions Denoël avec un livre au mystère complet ou l’auteur va nous faire entrer dès le début face à une histoire complexe autour de laquelle s’articulent des personnages énigmatiques et un drame des pires avec l’enlèvement de fillettes, le roman ne donne pas l’impression de déjà-vu. Les éléments qui viennent s’y greffer rendent inquiétante la lecture. Par l’écriture à la troisième personne l’auteur nous change le point de vue des personnages et nous fait entrer dans plusieurs flashbacks, on y découvre beaucoup de choses sans vraiment y comprendre. Sonja Delzongle nous met des fragments de réponses au fur et à mesure du récit pour être de plus en plus dérangeant, tout en gardant le suspens intact. Les thèmes abordés comme choisit comme la maltraitance des enfants, les pathologies psychologiques mettent mal à l’aise. L’auteur prend plaisir à brouiller les pistes et le choix des lieux, et la saison donnent à cette histoire un côté surréaliste. Arrivé à la fin on se prend à reprendre souffle tellement l’histoire est prenante. Un superbe livre à lire dans s’ennuyer.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 432 pages
  • Editeur : Denoël (1 avril 2016)
  • Collection : Sueurs froides

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La Loi du silence de Anita Terpstra

Alma Meester, son mari Linc et leurs enfants Iris et Sander semblent être une famille heureuse. Tout bascule lorsque Sander, âgé de onze ans, disparaît avec un petit camarade lors d’une colonie de vacances. Le corps de ce dernier est retrouvé, mais Sander, lui, semble s’être évaporé dans la nature. Cinq ans plus tard, un jeune homme se signale à un poste de police en Allemagne. Fous de joie, Alma et Linc peuvent à nouveau serrer leur fils dans leurs bras. Il affirme être Sander, le garçon disparu des années plus tôt. Pourtant les retrouvailles sont loin d’être parfaites, et la famille commence à douter. Sander est-il vraiment celui qu’il prétend être ? Il a toujours été un garçon étrange, insaisissable, au comportement parfois malsain… Pour le savoir, ils devront se replonger dans un passé qu’ils préféreraient oublier afin de découvrir ce qui est réellement arrivé pendant la colonie de vacances. Dans ce récit brillamment construit, Terpstra dépeint avec empathie l’amour que porte une mère à son enfant, amour absolu et parfois aveugle.

Critique : L’histoire débute par un élèvement et le lecteur assiste à son retour avec sa familleSa mère n’a jamais cessé de chercher son enfant est folle de joie. Pour elle, le retour de son fils est synonyme de bonheur. En tant que lecteur on cherche à comprendre le pourquoi et le comment de la disparition du petit Sandler. Mais le père et la sœur aînée, ne sont pas d’accord et ont une réaction plus modérée. On est proche de la série américaine : The Family. et l’auteur construit son roman comme un film auquel on ne s’ennuie jamaisChaque chapitre donne envie de lire le suivant, il n’y a aucun moment de repos comme une chasse à la vérité nous allons de révélation en révélation et chaque personnage, chaque élément a son importance. C’est un livre fort et on est avec les personnages de bout en bout, l’écrivain nous présente une histoire écrite à la troisième personne ce qui vous met sur de fausses pistes, et qui arrivent à nous faire croire des choses sans rien dire et avec subtilité l’auteur nous donne au fur et à mesure des indices disséminés et des révélations tout au long du livre pour que l’a cette forge un fin idéal mais la vérité que l’ont pensé et la force de ce roman est cette fin insoutenable à laquelle le lecteur va vouloir reprendre le livre et se demander ce qu’il a raté. Un super roman qui ce lit d’une traite et que l’on vit comme un film.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Denoël (22 avril 2016)
  • Collection : POLICIER – SUSP

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L’Amante d’Étretat de Stanislas PETROSKY

Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d amour qui soit, passionnée et fusionnelle. Mais un jour où Frédéric part s’adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer. Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l homme qu’elle aime. Stanislas Petrosky nous entraîne dans les méandres de la dépression. Jusqu’où le manque de l être aimé peut-il mener ? Mais l auteur venant du monde du polar, il se pourrait que L Amante d Étretat ne soit pas qu’une simple histoire d amour tragique.

Critique : Voici un livre bouleversant et criant de vérité qui traite de tout ce qui peut faire mal. On commence par le journal intime d’une jeune fille, qui, sommes toutes logiques, grandit, devient adulte, commence un métier, puis sa vie de femme, d’épouse… ! Deux êtres qui s’aiment d’un amour comme il y en a peu, et que rien ne peut séparer sauf… Puis la catastrophe ! C’est le début d’une longue et profonde descente dans la folie.
L’auteur nous entraine avec talent et nous fait ressentir chaque morceau de douleur, de désespoir. le vivre traite de l’alcoolisme et la violence qui déchire toute une famille ainsi que de sa perte.
L’auteur arrive à nous captiver en explorant le désespoir de son héroïne. Un très livre avec une fin surprenante qui se lit d’une traite.

Note : 8,5/10

  • Poche: 120 pages
  • Editeur : l’Atelier Mosésu (27 février 2016)
  • Collection : PARABELLUM

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Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre

« À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt.
Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.
Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien… »

Critique : Ce nouveau livre de Pierre Lemaître est une histoire touchante que celle de ce jeune garçon de douze ans confronté à une situation dramatique. Un drame absolu, dont il est le protagoniste, et à travers lequel il devra survivre et se construire. Tout ça, découlant de la mort du chien des voisins… C’est un roman qui raconte tout autant ce drame indicible que la vie dans une petite bourgade entourée de forêts, où tout le monde se connaît et où tout le monde se juge. Une description de la vie d’un village à la fin de l’année 1999. On va traverser cette tragédie aux côtés du jeune Antoine ; au plus près de lui, de ses pensées, de sa perception d’une telle situation du haut de ses douze ans. on le suit, pas à pas, durant les premiers jours qui suivent la disparition d’un autre enfant. Nous découvrons, à travers lui les relations interpersonnelles des habitants. L’histoire est touchante parce qu’elle parle d’enfants et décrit ce drame humain avec beaucoup de délicatesse et de subtilité, ce qui est dommage c’est que ce roman soit court. On aurait aimé passer davantage de temps à Beauval, à côtoyer ces personnages, leurs failles et leurs doutes. Le style paraît moins enlevé et c’est vrai que je n’ai pas interpellé mon époux pour lui lire quelques passages dont la musique des mots transporte … tout est diffèrent ici mais la magie opère: le talent de Pierre Lemaître de nous installer le décor, les personnages, le suspens.
Et la fin surtout, vous pensez que c’est classique en réalité on y repense encore et encore après avoir fermé le livre… Est-ce un « accident » qui fait basculer votre vie ou le poids de l’entourage, les secrets de chacun, la lâcheté?
C’est un roman simple, limpide et prenant, proche des gens et dégageant une belle sensibilité. À lire sans aucun doute.

Note 9/10

 

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (2 mars 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Le secret interdit de Bernard Simonay

Un avion s’écrase dans les Rocheuses, avec plus de cent vingt passagers. Les corps de trois personnes restent introuvables. Or, il leur a été matériellement impossible de quitter l’avion avant l’explosion… Piégé au coeur d’un terrible cyclone en Floride, l’écrivain Kevin Kramer est témoin d’un phénomène inexplicable : un navire échappe à la destruction, protégé par une étrange sphère luminescente. Il décide alors de mener son enquête. Cette démarche insolite va l’entraîner, à la recherche d’un secret millénaire, dans une aventure hallucinante à travers l’espace et le temps. Elle lui révélera aussi l’existence d’un complot effrayant à l’échelle de la planète. Un complot dont il est, sans le savoir, une pièce maîtresse. Le secret interdit est un récit d’aventures fantastiques sans temps mort, où l’on retrouve les préoccupations humanistes de Bernard Simonay. Il est relié de façon indirecte à l’une des meilleures séries de l’auteur : Les enfants de l’Atiantide.

Critique :Dans ce roman on voyage beaucoup et c’est un plaisir de suivre nos héros aux 4 coins du monde. L’auteur a une plume magique et addictive qui fait qu’on ne veut pas lâcher le livre.
Une fois de plus, on admire sa façon de pointer du doigt les mystères non résolus de l’Histoire et mis de côté par les historiens car ils ne rentrent pas dans le cadre de leur théorie.
Il entraine ses personnages dans des aventures fabuleuses, leur tend des pièges dans lesquels ils tomberont, ou pas ! Alexandra est une jeune femme, pleine de fougue, au caractère bien trempé, elle ne s’en laisse pas conter et est pleine d’initiatives heureuses. Kevin est un homme un peu paumé au départ, mais qui se révèle petit à petit et suivre sa métamorphose est un véritable plaisir.
Je conseille vivement la lecture de ce livre. Si vous ne connaissez pas cet auteur, ruez-vous sur ce livre.

Note 9,5/10

 

  • Poche: 576 pages
  • Editeur : Folio (29 mai 2015)
  • Collection : Folio SF

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