Cheval rouge (31 mai 2017) de Serge Brussolo

Serge Brussolo nous offre un roman inédit à la fois déjanté, noir et drôle. Jubilatoire  !

Chronique : Critique du cinéma, Cheval rouge insiste beaucoup sur les revers de la médaille du métier d’acteur et se moque gentiment au passage du septième art. Brussolo évoque au travers de son livre les acteurs d’un seul rôle qui ont ensuite sombré dans l’oubli ou qui ont fini par incarner leur personnage au quotidien, même en dehors des plateaux de tournage ( Bella Lugosi, qui incarnait Dracula, a finalement dormi dans un cercueil et a été enterré avec son costume de vampire ). Il évoque les femmes qui ont parfois des difficultés à retrouver des rôles passé un certain âge, les acteurs enfants qui refusent de grandir, les dépressions des comédiens parce que les scénaristes ont tué leur personnage, les problèmes de drogue, les fans qui collectionnent tout sur leur star préférée jusqu’à l’obsession. Tout est traité avec beaucoup d’humour et de second degré mais en écorchant tout de même avec une relative justesse l’industrie hollywoodienne.
De même, Brussolo nous donne de nombreuses informations, nous livre quelques anecdotes, tord le cou à certaines idées reçues ( comme les Indiens qui ne se sont pas servis longtemps d’arcs et de flèches ) et propose comme dans presque tous ses livres une petite touche culturelle intéressante, rétablissant certaines vérités en les intégrant habilement à son récit.
Les personnages, même s’ils souffrent de quelques stéréotypes, ont davantage d’envergure. Et on aime l’aspect visuel très maîtrisé avec cet immense cheval rouge dans le désert, de même que les scènes de western se sont vraiment imposées.
Bref un livre à l’imagination totalement débridée qui fait passer un bon moment, et c’est avec un grand plaisir on retrouve Serge Brussolo et ses visions hallucinées.

Note : 9,5/10

  • Poche: 456 pages
  • Editeur : Le Masque (31 mai 2017)
  • Collection : Masque Poche

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Ceux qui savent (1 juin 2017) de Julien Messemackers

Alexandre, jeune veuf au bout du rouleau, n’a qu’un seul espoir : celui de voir guérir sa fille, Hélène, atteinte d’une maladie orpheline depuis l’âge de 6 ans. Lorsque Frederick Stern, spécialiste des thérapies géniques, fait irruption dans leur vie en proposant de sauver l’adolescente, Alexandre croit à un miracle. Mais le rêve tourne vite au cauchemar quand Alexandre découvre les véritables agissements du scientifique, qui utilise sa fille comme cobaye.

Chronique:  Voici un livre coup de cœur que vous n’allez pas regretter. Julien Messemackers est un écrivain qui sait nous chambouler et avec ce livre il changera votre vision de la vie de famille et de l’impact que tous nos actes et paroles peuvent avoir sur une vie. L’enquête du livre n’est qu’un fil rouge mais elle est bien menée.
L’auteur nous offre une lecture passionnante tant par le contenu de son récit, que par la manière dont il nous le livre et surtout l’approche de style singulier à laquelle il nous confronte. Entre Alexandre et ses idées plus ou moins farfelues et pourtant résolument optimistes qui va passer peu à peu de l’inquiétude que doit susciter la disparition de sa jeune fille aux pires craintes pour la sécurité des enfants. Rien n’est laissé au hasard et on se laisse prendre au rythme et au ton de ce récit enlevé jusqu’à la dernière ligne.

Note : 9,5/10

  • Broché: 315 pages
  • Editeur : Anne Carrière (1 juin 2017)
  • Collection : THRILLER

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Récidive (6 avril 2017) de Sonja Delzongle

Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah.
Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.
À New York, au même moment, Hanah qui a appris la libération de l’assassin de sa mère est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour.
Pourquoi a-t-il tué sa mère ? Quand surgira-t-il ? Quels sont ces appels anonymes ?La confrontation est inévitable.Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux ?

Chronique : Un thriller psychologique dans une ambiance du film à la Seven, voir le silence des agneaux avec un peu d’Agatha Christie modernisé. Tout est un symbole. L’exploitation qui en est faite par Sonja Delzongle nous emmène sur des chemins métaphysiques. Avec ses faux airs de ressemblance avec des films et d’autres auteurs, avec ce roman vous n’allez pas l’oublier pas une fois refermée. Plusieurs raisons à cela, d’abord la structure très bien construite et qui vous tient en haleine à chaque page qui en distillant des bribes de solutions qui s’avèrent parfois justes et d’autres fois qui vous mènent sur une fausse piste. Ensuite l’histoire est vraiment bien vue avec une intrigue originale qui évite les ressorts éculés des polars avec serials killer et meurtres en série. Enfin les personnages qui sortent là encore des stéréotypes habituels et chacun à ses propres zones troubles et n’est pas en tous les cas pas le héros de roman habituel. Pas d’hésitation, à lire d’urgence !

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : Denoël (6 avril 2017)
  • Collection : Sueurs froides

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Suréquipée (6 avril 2017) de Grégoire Courtois

Lorsque la BlackJag a été mise en vente, il était évident qu’elle allait révolutionner le marché de l’automobile. Constitué uniquement de matériaux organiques, qui en font pour ainsi dire une voiture vivante, ce nouveau modèle a tout pour plaire. Le prototype qui a servi aux séances de démonstration devant la presse est aujourd’hui revenu en atelier : son propriétaire a disparu ; peut-être la BlackJag a-t-elle gardé en mémoire des éléments qui permettront de le retrouver. Ecoutons-la nous raconter son histoire. Avec Suréquipée, son premier roman de science-fiction, Grégoire Courtois, à la suite de J-G Ballard ou de Stephen King, s’empare avec brio du mythe moderne par excellence : la relation de l’homme à sa voiture.

Chronique : Dès les premières pages, On est transportée dans un autre monde avec, comme narratrice, une voiture dans les années futures. Celle-ci est suréquipée. Elle a été conçue avec le meilleur de l’être humain et de l’animal. le propriétaire y est tellement attachée qu’il ira jusqu’à… Des chapitres courts où un huissier cherche à comprendre ce qui s’est passé. Un roman qui ouvre plein de questionnement comme l’idolâtrie de l’homme face aux machines sophistiquées. Grégoire Courtois transpose les relations passionnelles que quelques humains, souvent masculins, pour leur véhicule. Chaque chapitre est un enregistrement de la « boîte noire » donc, théoriquement, sans affect de la BlackJag. Tout pousse vers une réflexion sur la bioéthique, sur la technologie humanoïde, intelligente, entre les mains de savants fous et de sociétés avides de gagner de l’argent sans le garde-fou que peut représenter les penseurs et autres philosophes. Le livre  se lit vraiment très rapidement, l’écriture est fluide et chaque passage nous en apprend un peu plus sur la voiture ou sur ce qu’il c’est passé dans l’intrigue elle même.

Note : 9/10

 

  • Poche: 176 pages
  • Editeur : Folio (6 avril 2017)
  • Collection : Folio SF

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Les dossiers de l’Agence 13 : Le Manoir de l’écureuil, Première partie (30 mars 2017) de Serge BRUSSOLO

Pour sa nouvelle mission, Mickie Katz, décoratrice d’intérieur au sein de l’Agence 13, doit remettre en état le manoir de Savannah Warlock, célèbre romancière disparue il y a dix ans dans des conditions demeurées obscures.
Située aux confins du désert, à proximité d’un lac insalubre, la demeure est devenue un musée assiégé par les fans. Savannah Warlock, aujourd’hui oubliée, a été un auteur de thrillers contesté mais vénéré telle une idole. Les légendes les plus absurdes circulent à son sujet. Ses livres, jugés insoutenables, ont provoqué maints scandales. Certains n’hésitent pas à voir en Savannah une tueuse en série, dont chaque roman serait en réalité un récit autobiographique !
Très vite, Mickie découvre que les mystères du manoir prennent racines dans son histoire personnelle…

Chronique : Michelle Annabella Katz est originaire de Suisse. Son père français l’a abandonnée toute jeune pour aller s’installer en Inde dans un ashram. Quant à sa mère, artiste peintre, elle est devenue alcoolique particulièrement dépendante. Désireuse de se lancer dans la vie, Michelle s’installe un temps à Paris mais finalement préfère New-York où elle commence une carrière de décoratrice d’intérieur dans l’agence de la célèbre Michelle. L’ennui, c’est que Michelle est aussi créative que dérangée. Elle accuse Michelle d’un vol d’objet d’art qu’elle n’a pas commis. Michelle se retrouve taularde et ruinée par son avocat…
« Le Manoir de l’écureuil, Première partie» est le quatrième roman  d’une série regroupée sous le titre générique d’Agence 13. Ce qui devait être un job assez simple, se transforme vite en plan survie.
Pas de chasse au meurtrier, pas d’enquête poussée à l’extrême, mais des gens banals qui tentent de lutter contre des phénomènes inexpliquées.
Serge Brussolo est un maitre dans l’art d’embrouiller ses lecteurs. On ne sait pas où mènent ses mots, mais on est happé dans une spirale de confusion, d’étrangeté, de pistes plausibles. Toutes ces histoires ne laissent pas respirer le lecteur: il est assailli de théories, de preuves contradictoires, il ne sait plus que croire. En outre, on croise plusieurs personnes à l’esprit dérangé, des fanatiques qui croient dur comme fer à ce qu’ils disent, et qui savent se rendre crédibles. Tout cela fait que jusqu’au dernier moment, on ne sait pas quelle solution Brussolo va choisir. Et même lorsqu’il finit par en choisir une, on doute encore. Il y a beaucoup de rebondissements, et pas seulement à cause de toutes les histoires racontées,  Mickie va apprendre des choses troublantes sur elle-même, son passé, sur les gens qui l’entourent. On ne s’attend pas du tout à ces révélations.

C’est donc un bon Brussolo, où on retrouve certaines ficelles chères à l’auteur: les histoires rocambolesques, les personnages extrêmes, fous ayant une obsession et ne vivant que pour et par cette obsession, les rebondissements en cascade (une chose en entraîne une autre)… Ces ficelles reviennent souvent chez Brussolo, mais elles ne sont pas éculées, étant utilisées dans d’autres contextes, le seul point négatif est d’attendre la seconde partie.

Note : 9/10

 

  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 104 pages
  • Editeur : 12-21 (30 mars 2017)

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Le jour du chien (29 mars 2017) de Patrick Bauwen

Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir. Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi. Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro. Et voilà qu’elle me menace… Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse. Et ce jour-là signera l’apogée du mal. Sur les traces d’un tueur psychopathe, dans un Paris souterrain plus hallucinant que l’Enfer, le nouveau thriller de Patrick Bauwen, un des maîtres du genre depuis L’Œil de Caine.

Chronique : Ce livre ce lit comme une mini série à suspens, Patrick Bauwen arrive à nous offrir un thriller fascinant. L’auteur permet à la tension de construire à travers les nombreuses torsions et tours que l’histoire prend tel que par le dernier tiers du livre, vous êtes collé à elle. La meilleure partie était que la fin qui est complètement imprévisible et surprenante. Cette histoire a de quoi vous faire dresser les cheveux sur la tête ! L’auteur a mis en scène une machination implacable où l’écriture y est habile tant dans sa rédaction que dans sa présentation : l’auteur choisit, bien volontairement, de terminer systématiquement chacun de ses chapitres par quelques mots ou une idée qu’il reprend aussitôt au chapitre suivant. Et effectivement, le lecteur n’a pas d’autre alternative que de tourner avec « frénésie » les pages de ce thriller prenant.
Avec cela, un suspense maintenu jusque à la fin et un dénouement à la hauteurDe bout en bout haletant. Une écriture limpide sans fioritures.

Note : 8,5/10

  • Editeur : Albin Michel (29 mars 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE
  • Langue : Français

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Un appartement à Paris (30 mars 2017) de Guillaume Musso

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

Chronique :  Voici le nouveau Musso; comme chaque année les lecteurs attende ses romans comme les spectateurs avec Woody Allen. Avec ce livre qui est plus un roman d’aventure  qu’un thriller qui se déroule sur cinq jours entre le 20 et le 25 décembre.  Musso nous offre une scène de suicide pour le prologue ce qui met le lecteur de suite dans l’ambiance. On fait ensuite connaissance avec un dramaturge misanthrope qu’est Gaspard, et une ex-flic cabossée de la vie avec Madeline qui se retrouvent contraints de partager un appartement avant de virer au noir le plus sombre avec l’assassinat d’un enfant et la présence d’un tueur en série terrifiant.
L’enfant assassiné c’est le fils d’un peintre à succès terrassé par la mort de son enfant. Cristallisation de plusieurs artistes le personnage de Sean Lorenz est l’occasion pour Musso de parler avec beaucoup d’acuité du processus de création.
Gaspard et Madeline, qui s’entendent comme chat et chien, se retrouvent sur la piste des trois derniers tableaux perdus de l’artiste. Mais ce n’est que le début d’une quête qui les conduira à New York en passant par Madrid…
L’histoire est racontée du point de vue de chacun des personnages. Cela donne au récit un rythme haletant et permet à Musso de donner plus de complexité à ses protagonistes.
Comme dans beaucoup de ses ouvrages, il est énormément question d’identité mais, c’est nouveau, il est question aussi du rapport à la paternité ou la maternité. Madeline va à Madrid pour une procréation médicalement assistée, l’égoïste Gaspard, orphelin de son père, pourrait-il finalement avoir la force et le courage de devenir père…
Roman de la maturité, il donne subtilement à réfléchir sur les bouleversements intimes, les lignes de faille, les ambiguïtés et les désirs contradictoires qui habitent tout un chacun. Une belle surprise.

Note : 9/10

  • Broché: 484 pages
  • Editeur : XO (30 mars 2017)

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Ragdoll (9 mars 2017) de Daniel COLE

Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes ;dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Chronique : Un superbe livre digne des meilleurs thriller qui se lit comme une très bonne série ou film de David Fincher.  C’est un thriller très sanglant et pourtant l’humour dans une grande partie des dialogues vont vous faire rire; ce qui permet de détendre l’atmosphère parfois trop sombre du roman. Les personnages sont charmants en particulier le personnage principal, William Fawkes ou Wolf comme il est mieux connu
L’histoire est rapide et pleine d’action. Il y’a des meurtres en abondance avec un nombre disproportionné de parties du corps et des choses très bizarres qui se passe le long de l’enquête de Wolf.  Le lecteur va aimer regarder tout le travail de la police et la reconnaissance et ce livre montre que la plupart du travail est fastidieux et ennuyeux. Wolf est l’un de ces personnages que les écrivains du crime aiment ; il est celui qui préfère travailler seul, ne collabore jamais avec l’équipe mais il y arrive avec un dénouement  qui est surprenant, loin de ce que tout lecteur pourrait imaginer.
Ce thriller qui est un véritable page turner et place directement Daniel Cole comme un auteur à suivre.

Note : 9/10

  • Broché: 464 pages
  • Editeur : Robert Laffont (9 mars 2017)
  • Collection : La Bête noire

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Fallen Angel (1 mars 2017) de Stéphanie Janicot

Le soir du réveillon, Sybille, jeune journaliste, assiste au concert du prestigieux Fersen Orchestra et à l’effondrement de sa chef d’orchestre face au public. L’ex-enfant prodige, comparée à Mozart, adulée et couverte de prix, est à 36 ans au faîte de la gloire et de la maturité. Tout le contraire de Sybille et de sa bande d’amis qui vont avoir 30 ans et peinent à s’émanciper.

Chronique : Un des films qui a inspiré la scéne d’ouverture du livre est L’Homme qui en savait trop réalisé en 1956 par Alfred Hitchcock. La scène qui se déroule pendant le concert de musique classique et la tension qui en émane a été un modèle pour mettre ce superbe thriller. Le livre est comme si on regardait un excellent film de Brian de Palma . Un suspens amusant au possible ,une écriture virevoltante au possible ce qui permets de nous faire entrer dans une intrigue et d’être au plus proche de cette orchestre voir de Lucie et le personnage de Sybille est vraiment attachant. Un très bon thriller psychologique avec un découpage très intéressant et une intrigue prenante. À découvrir pour tous les amateurs de thrillers psychologiques.

Note : 9/10

  • Broché: 276 pages
  • Editeur : Albin Michel (1 mars 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Test Blu- Ray – Don’t Breathe (15 Février 2017)de Fede Alvarez avec Stephen Lang, Jane Levy

Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune s?ur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient.

Critique Film : On présente le film comme étant de l’horreur, détrompez vous c’est un thriller mais de très haute qualité. Le film démarre lentement jusqu’à ce que la victime du cambriolage réalise ce qui arrive et n’inverse les rôles. A partir de là, les rôles s’inversent et les 3 amis se retrouvent traqués dans la maison par un homme sans pitié qui compense sa cécité par d’autres sens aiguisés et une détermination qui n’a d’égal que sa cruauté. Le film est plein de rebondissements, porteur d’une certaine radicalité tout en restant réaliste. Il livre aussi une petite réflexion au passage sur les limites du droit de propriété ainsi que sur l’état immobilier de certains quartiers des états unis. Le film  a été réalisé de façon classique, ce qui nous permet au mieux appréciez le spectacle  avec un bon casting et bénéficie d’un scénario simple mais en béton qui dispense d’ailleurs quelques surprises et s’ajoute un côté malsain à l’ensemble qui souffle comme un véritable vent de fraîcheur dans ce genre de productions souvent aseptisées en ce domaine. Roublard et redoutable, « Don’t Breathe » s’avère être une sacrée bonne surprise dans le genre qu’il serait dommage de manquer !

Note : 9/10

Jane Levy

Test Blu-ray :

Image : La colorimétrie est parfaitement étalonnée et nous permet de profiter d’une très belle photographie. Le piqué n’en fait pas trop mais nous fait don de certains détails indiscernables en basse résolution. La compression fait quelquefois des siennes en faisant ressortir un peu de bruit vidéo dans les scènes en basse lumière mais rien de bien méchant.

Son : La répartition du son lors du film est minutieuse, et les effets sonores sont magnifiquement mises en valeur, particulièrement lors des scènes amenant le spectateur dans une certaine ambiance pour le faire sursauter. L’intelligibilité des voix est exemplaire et il le fallait pour un film de tension. La piste VO donne d’ailleurs plus de consistance aux voix que la VF.

Bonus : Des bonus du film superbe avec 5 modules making of  qui reprend les grande ligne du film: Pris au piège, L’homme des ténèbres, Rencontre avec l’équipe du film,  Créer la maison de l’horreur et L’ambiance sonore ce qui nous permet en tant que spectateur de visionnez non un making off complet mais ce qui nous intéresse et en dernier bonus un très bon commentaire audio avec l’équipe du film.

  • Acteurs : Stephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette, Daniel Zovatto, Emma Bercovici
  • Réalisateurs : Fede Alvarez
  • Audio : Allemand (DTS-HD 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Sous-titres : Arabe, Néerlandais, Anglais, Turc, Allemand, Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Sony Pictures
  • Date de sortie du DVD : 15 février 2017
  • Durée : 88 minutes

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